Parker C à Hyères 160814

Parker C à St Tropez 180814

16 août - 24 août 2014 : Hyères - Cannes AR avec visite de Porquerolles, Saint-Tropez, Saint-Raphaël et Cannes à la demande d'une famille (la maman, ses deux filles, son fils et l’amie de son fils) qui voulait découvrir la voile et avait besoin d'un skipper bénévole pour conduire le bateau sur un programme de quelques heures de navigation par jour, plus baignades et visites. J’ai fait la connaissance de cette petite famille par le biais du site vogavecmoi.com, et j’ai pu rencontrer une partie de l’équipage deux mois avant l’embarquement au cours d’un déjeuner à l’Isle-sur-Sorgue. 

Le programme que j’avais initialement conçu et proposé lors de ce déjeuner était un peu plus ambitieux : aller jusqu’à Monaco et mouiller dans une très belle anse voisine. Le désir de l’équipage de flemmarder le matin dans la cabine et de ne pas passer trop d’heures en navigation fait qu’on s’est arrêtés à Cannes, mais c’était déjà bien pour des personnes qui, sauf une, n’avaient jamais mis les pieds sur un voilier, et dont certaines ont découvert à l'occasion qu'elles pouvaient avoir le mal de mer. 

Rendez-vous pris pour le 16 août en fin de matinée au port de Hyères. Je suis descendu du Jura la veille avec un enseignant-chercheur en sociologie des TIC, très sympa, qui m’a invité à passer la nuit dans sa maison, dans le vieil Hyères, à deux pas de la basilique. Découverte des aspects historiques de Hyères, ses vieilles pierres, sa maison des Templiers du XIIe siècle, la vue imprenable sur la rade… Le samedi matin, on se retrouve tous chez le loueur, et on découvre quelques minutes après le bateau, le Sun Odyssey 36i Parker C, sur lequel on s’entasse tant bien que mal. 6 sur un 36 pieds, c’est vraiment juste. Comme il fait beau, j’abandonne ma cabine pour laisser mes affaires dans leur sac sur une des banquettes du carré : je dormirai dans le cockpit autant que possible, ou dans le carré si le temps devient mauvais. Ca me va d’autant mieux que j’adore dormir dehors, et que le programme comprend un mouillage un soir sur deux. Le second soir est destiné à la vie nocturne azuréenne : les filles sortent de l’adolescence et le jeune couple a une vingtaine d’années.

Parker C en route pour Port-Cros, 16 août 2014

Vers 14h30, on prend la direction du supermarché pour l’avitaillement ; et peu après 16h, les aussières sont larguées, direction Port-Crau. La mer est ridée, il n’y a pas beaucoup de vent et on avance tribord amures sous génois et GV, et tout le monde s’installe pour le premier bain de soleil de la croisière. A 18h50 on est en vue de la tour fortifiée qui contrôle la passe à l’Est de Port-Crau, et un quart d’heure après on rentre les voiles devant la calanque de Port-Man. Une cinquantaine de bateaux y sont déjà au mouillage, et je me demande comment ça se passerait pour ceux bloqués près de la plage si un coup de vent se levait dans la nuit et que l’un d’eux dérape. Comme je ne tiens pas à la savoir, je décide de mouiller à distance respectueuse, et je fais larguer nos soixante-dix mètres de chaîne par 15m de fond. Le vent ici souffle du nord ou de l’ouest, et si je dois chasser, ce sera vers des eaux libres. Après la baignade, le coucher du soleil nous voit réunis dans le cockpit pour l’apéro, le dîner se fera ensuite aux chandelles : l’équipage a pensé aux bougies, une bonne chose puisque Jeanneau n’a pas prévu d’éclairage de  cockpit sur ce modèle de bateau. Seul allongé dans le cockpit, pendant que les autres sont partis dormir, je contemple les étoiles, et un très long feu d’artifice tiré depuis la côte. Avec mon appareil photo, les images ne sont pas extraordinaires ; j’obtiendrai de meilleurs résultats avec le mode vidéo, dont une séquence de six minutes que j’ai conservée. Vers 23h30, je décide que le moment est venu de me reposer, et je m’allonge pour la nuit sur les bancs du cockpit. Le feu d’artifice continuera encore, mais sans moi… je suis déjà endormi.

 Dimanche 17 août : Réveil peu avant huit heures, bien au chaud dans un petit sac de couchage Quéchua (confort 15°), génial pour l’été en Méditerranée. Le grand beau est au rendez-vous, mer à peine ridée, juste quelques brumes à l’Est sur l’horizon. Une heure après on est toujours au petit déjeuner, copieux (tartines de pain poêlé, mmmm…), et on lève l’ancre vers 9h45. C’est les vacances ! Direction Saint-Tropez via l’incontournable plage de Pampelune.

17 août nappes de pollution

 Au bout d’une heure et demie, on traverse une nappe de pollution, issue sans doute d’un bateau au large ; heureusement, ce sera la seule vue durant la semaine. A 15h, le bateau est mouillé parmi les grands yachts dans la baie de Pampelune, et on déjeune en regardant ce que peut donner l’argent : des bateaux avec hélicoptère sur le pont supérieur, grosse vedette voire voilier (carrément !) logé à bord, et, pour les plus fauchés des milliardaires, toboggans qui descendent dans la mer depuis le troisième pont du yacht… On mouille l’annexe pour aller à la plage, c’est le moment de découvrir qu’il y a pas mal de courant dans la baie, que l’annexe est prévue pour deux personnes (avec deux filles très minces, c’est déjà limite), et qu’il est impossible de fixer les rames dans leurs taquets. Le problème des rames de l’annexe est récurrent sur les bateaux de location, c’est un point à vérifier très soigneusement lors de l’embarquement, lol ! Je me suis déjà fait avoir en avril, et pourtant, hier, j’ai un peu négligé ce point.

Yacht à toboggan en baie de Pampelune 170814

Vers 17h15 on est en face des murailles de Saint-Tropez et on appelle la capitainerie à la VHF pour savoir si on peut avoir une franchise de quelques heures pour visiter. Las ! Il est trop tard pour avoir une place visiteur, il faut revenir demain vers 11h. C’est ce qu’on décide de faire, et pour l’heure on met le cap sur la calanque de Bonne-Eau, qui a l’air jolie sur le pilote côtier de Voiles & Voiliers, mais ne figure pas sur ma carte du SHOM. On va la rater, faire quelques milles en trop, revenir sur nos pas et finalement on mouillera pour la nuit devant la plage de La Gaillarde, un peu au sud de l’entrée du chenal traversier. Souvenirs : notre chef de famille y a passé des étés aux côtés de son père, moniteur de voile et plongeur dans la gendarmerie affecté à la surveillance de la plage. A la tombée du jour, j’y conduis avec l’annexe en plusieurs voyages les « jeunes » - qui ne le sont déjà plus tellement, pour un petit tour à terre. De fait, la route est de suite au-dessus de la plage, et il n’y a pas grand’chose à voir hormis la casemate de surveillance et un petit restaurant qui a installé ses paillottes et ses transats sur la plage. Nous rentrons rapidement à bord, ce qui n’est pas plus mal : l’annexe ne dispose d’aucun éclairage et je n’ai pas pensé à prendre une lampe torche.

 Lundi 18 août : le temps au réveil est le même que la veille, pas un souffle de vent. Après le petit déjeuner, à 9h45 (c’est notre heure), j’envoie le jeune homme remonter l’ancre. Il a parfaitement compris la manœuvre et deviendra le « préposé » à l’ancre jusqu’à la fin du voyage. Direction Saint-Tropez ; génois roulé, une partie des filles font du bronzing à l’avant du bateau, pendant que d’autres s’initient au maniement de la barre.

Spritz chez Sénéquier 180814

A 10h30 on passe à côté de la Sèche à l’Huile, et à 11h20 le Parker C est amarré par pointes et gardes le long du quai des visiteurs, entre d'énormes yacht qui le regardent du haut de leurs ponts. On a une franchise visiteurs jusqu’à quinze heures, et on se disperse dans la ville. Pour ma part, je prends mes quartiers à l’intérieur chez Sénéquier (éviter la terrasse, les boiseries intérieures sont belles et il y fait plus frais). Un serveur sympa m’apporte une carte sur laquelle je découvre quatre type de Spritz, ces cocktails de l’Italie du nord (et de la Croatie) que j’ai découverts l’été précédent à Venise : une moitié d’eau gazeuse, une moitié de prosecco, un doigt d’un alcool aromatique, souvent de l’Apérol ou du Campari, et des glaçons. Ici, le serveur me propose un Spritz au Saint-Germain. J’en commande un sans trop savoir à quoi ça va ressembler (j’ignore ce qu’est le Saint-Germain, mais il faut vivre dangereusement), et une tarte tropézienne maison, ça va faire mon déjeuner. L’ensemble n’est pas donné, mais ça en vaut la peine ! C’est délicieux. Peu après 13h, mon équipage vient me récupérer et prendre un verre avec moi. Un petit vent malin plaque le bateau contre le quai, et on a pas beaucoup de place pour manœuvrer et quitter le quai de Saint-Tropez. Le vent s’est levé, et on touchera par moments un petit force 5 bien agréable au portant. Vers 18h on est à Saint-Raphaël, où on dort au Vieux Port. Superbe et pas cher : 28 euros la nuit au ponton avec eau et électricité. A la capitainerie, située au premier étage au-dessus d’un des bistrots de la croisette, des gens très  serviables nous offrent des plans, nous indiquent comment nous rendre au supermarché, et on en profite pour refaire l’avitaillement du bateau au Monoprix du coin. Le Monoprix ne prête pas de chariot aux plaisanciers, mais livre directement les marchandises au bateau, pour peu qu’elles soient payées à la caisse adéquate, et surtout que la note dépasse un certain montant… ce qui n’est pas notre cas.

 Mardi 19 août : le départ étant fixé à 10H, je prends le temps le matin de prendre un café de bonne heure dans un bistrot près du bateau, et d’aller visiter l’église de la Paroisse de la Victoire, dont les jeunes qui l’on vue la veille m’ont qu’elle valait un coup d’œil. Construite en pierres taillées et en cailloux, elle a le rouge de la chaîne des Maures voisine. A 10h30 on est en route pour Cannes, et on double l’Ilot de la Tête du Lion. Une école de voile est à l’œuvre dans la baie, et une dizaine de concurrents sur de petites embarcations attendent dans la pétole le départ d’une régate.

L'île d'Or et sa tour 190814

Vers onze heures nous doublons le cap Dragomont et l’Ile d’Or (îlot privé qui le précède, avec une grande tour carrée en pierre de six niveaux), et à midi nous jetons l’ancre devant la calanque de Maubois, déjeuner, baignade, etc. Tous à bord sommes bons nageurs, et une partie de l’équipage rejoint à la nage les rochers rouges qui bordent la calanque. Le vent va se lever un peu dans l’après midi, et à 17h nous sommes en vue de Cannes, avec 22 nœuds de vent, la GV sous deux ris et un petit bout de génois. Le bateau avance bien.

Le château de Cannes domine le port, 200814

Quarante-cinq minutes plus tard, le Parker C est à la place F7, au vieux port de Cannes, et on fonce vers la capitainerie, située à côté du casino. De retour de la capitainerie, l’équipage se disperse dans la ville, certains voulant goûter l’ambiance de la Croisette et des palaces, tandis que j’aspire plutôt à un repas tranquille au pied du château éclairé. Il est vrai qu’étant Niçois d’origine, je connais suffisamment les cités azuréennes – et notamment Cannes – pour ne pas avoir forcément envie de les arpenter. Je préfère flâner à proximité du port, regarder les derniers boulistes disputer la partie de pétanque du soir, et me poser tranquillement sur une terrasse (ce soir-là, pour les terrasses, c’est plutôt bondé, mais la salle du Grand Café, toutes baies ouvertes, est sympa pour l’apéritif et la glace en dessert).

Direction Bonne-Eau 200814

Mercredi 20 août : nous larguons la pendille et les aussières aux alentours de dix heures, avec comme but de trouver la fameuse calanque de Bonne-Eau qui nous a échappé à l’aller. Le ciel s’est voilé durant la nuit ; le vent n’est toujours pas au rendez-vous, il se lèvera un peu plus tard et nous permettra de faire un près efficace sous génois et grand-voile. Vers 15h30 le ciel s’est complètement couvert de nuages gris ; le Parker C est à l’ancre devant Bonne-Eau qu’on a fini par identifier grâce à un bâtiment en forme de soucoupe qui borde un côté de la plage.

Ninah 200814

Il y a un peu de monde au mouillage ; et nous découvrons le grand catamaran Ninah, un « charter yacht » de près de 24 mètres, qui ressemble plus à une embarcation de boat-people qu’à un bateau de croisière : une trentaine de passagers s’y entassent ce jour-là – il paraît qu’on y tient à 56 ! Le catamaran géant ne s’attardera pas, et la petite baie retrouvera rapidement sa quiétude : les bateaux mouillés sont des day-boats qui retourneront à leur port d’attache en fin d’après-midi ; nous aurons la baie pour nous seuls ce soir. Seul point notable de la soirée, vers 17h30 je repère un très gros tronc d’arbre flottant entre deux eaux, qui dérive à une centaine de mètres de la côte. Ces troncs d’arbre sont un problème récurrent : Franck et moi en avons croisé un autre quelques semaines plus tard, et ils sont capables de faire des dégâts sur une coque en polyester. A 20h, le coucher du soleil a chassé le vent et les nuages, et un ciel limpide veillera sur nous cette nuit. 

Jeudi 21 août : grand beau ; comme chaque jour, les nuages reviendront dans l’après-midi et repartiront le soir. En attendant la lumière du sud est très belle. Sous deux ris et un bout de génois, et environ 20 nœuds de vent au près, on tire des larges bords. A 15h40, nous sommes en vue de la tour de Port-Man, où nous passerons la nuit. Il y a toujours beaucoup de voiliers à l’ancre dans la calanque, et, comme à l’aller, je décide de mettre le bateau dans l’entrée de la baie, sur la ligne des 15-17 mètres, pour ne pas être dans les rayons d’évitage des autres bateaux et pouvoir m’enfuir rapidement en cas de besoin. A l’abri de Port-Cros, le vent et la houle d’ouest disparaissent, mais on ne sait jamais… Le mouillage est un peu difficile, l’ancre ne veut pas accrocher et on s’y reprend à quatre reprises avant d’obtenir un ancrage solide. Vers 17h, nous découvrons que nous n’avons plus d’électricité à bord. Le moteur ne démarre plus, les batteries moteur et servitude semblent vidées.

Dépannage à Port-Man 210814

Après avoir vérifié sans trop d’espoir les cosses des batteries, nous appelons vers 18h le loueur pour lui demander son avis. Consulté, son technicien décide de nous envoyer illico une équipe de dépannage : « ils seront là dans quinze minutes». Quarante minutes après notre coup de téléphone à Hyères nous voyons arriver un zodiac rapide arborant fièrement le drapeau corse. A son bord, deux marins qui boiront leur apéro sur leur zodiac, mis à couple du Parker C pendant l’intervention, un électricien et une assistante (l’électricien est aussi le plongeur du loueur, on le verra le lendemain soir à l’œuvre au port de Hyères), et une batterie de secours qu’on transfère à bord du Parker C. Leur retard a énervé notre maman chef d’équipage, mais ça m’a paru déjà très bien d’avoir un dépannage à 19h30 sur une île. L’électricien constate un mauvais montage des batteries (inversées au montage, la 110 ampère ayant été affectée au service et la 70 Ah au moteur). Il les remet en place, démarre le moteur à la pince crocodile et nous dit de le faire tourner une heure. A 20h15, tout est réglé, et c’est à notre tour de prendre l’apéritif…

Vendredi 22 août : réveil matinal dans le cockpit. Il est 5h45, c’est aube nautique, et un sloop est en train de quitter la calanque ; je le regarde hisser sa grand voile et s’éloigner silencieusement sur une mer d’huile. Il fait frais ; quelques écharpes nuageuses traînent dans le ciel, annonciatrices des lourds nuages de l’après-midi. Trois heures après, c’est à notre tour de partir, pour Porquerolles d’abord, puis Hyères où nous rendrons le bateau. Nous arrivons à Porquerolles peu après midi. Une brève négociation avec l’employé de la capitainerie venu nous accueillir me permet d’obtenir 1h30 de franchise visiteur. C’est peu, mais c’est déjà ça. Notre petit groupe se disperse dans l’île ; de mon côté, j’ai envie de retrouver l’ambiance de l’Alycastre, un restaurant où j’ai de bons souvenirs. J’ai découvert l’Alycastre il y a deux ans, lors d’un retour de Corse via Porquerolles ; ma compagne d’alors et moi nous étions alors régalés d’une dorade Maï-Maï que je n’ai pas oubliée, tandis que le serveur nous expliquait les légendes de l’île. Ce midi, le restaurant n’a pas beaucoup de clients, et je n’ai pas beaucoup de temps, je prendrai juste un dessert – une glace avec du melon et des fruits rouges – et un café. J’ai à peine fini mon café que mon équipage vient me récupérer, puis me présente à des amis qui sont au même ponton que nous. Equipés de deux grosses vedettes à moteur identiques, ils nous font visiter leurs bateaux et nous invitent à prendre un verre avec eux. Hélas le temps manque pour s’attarder, notre franchise est déjà dépassée de quelques minutes et l’employé de la capitainerie n’est pas d’accord pour nous laisser quelques minutes de plus.

Le plein à Porquerolles 220814

De retour sur le Parker C, nous prenons d’abord la direction du poste de carburant, et, le plein fait, nous mettons le cap sur la Baie des Langoustiers, à l’extrémité ouest de l’île. Nous avons un peu de temps devant nous, et ce serait dommage de ne pas aller la voir. Nous y mouillons vers 14h30 devant le vieux fort qui se découpe sur le ciel devenu gris. Dans la baie plusieurs bateaux dont un joli ketch sont à l’ancre, et les poissons disputent aux mouettes dépitées les morceaux de pain que les touristes leur jettent. On restera dans la baie une petite heure, le temps d’un casse-croûte et trop peu pour aller voir de l’autre côté de l’isthme la baie peu profonde, pendant de celle des Langoustiers.

Retour à Hyères à 7,4 kt 220814

Parker C, le carré avant rangement, 180814

Le retour sur Hyères va s’effectuer au largue, et on tire 7,4 kt pour 20 nœuds de vent, avec trois points roulés sur le génois, et un ou deux ris dans la grand-voile. Le bateau passe bien dans les vagues, et je passe de temps en temps la barre au jeune homme de l’équipage ; quand le vent monte, il me la rend, ayant peur de ne pas pouvoir contrôler les réactions du bateau. On aura une place au quai d’honneur de la ville, juste en face de la brasserie Tocco ; ça tombe bien, on y dînera ce soir avec une tante de la famille qui est à Hyères au mois d’août. En attendant, on retrouve vers 18h30 l’électricien-plongeur de notre loueur, venu inspecter la coque. A ce stade, les pertes de la croisière sont juste constituées par la disparition d’une manivelle de winch, qui a échappé à un équipier une heure avant l’arrivée à Hyères, et un peu de gelcoat éraflé à St-Tropez ; le samedi matin, en nous réveillant, on découvrira que durant la nuit des inconnus sont montés à bord et ont fauché une des rames de l’annexe. La pratique du loueur de les laisser à poste sur l’annexe n’est sans doute pas la plus sûre... Ce vol a coïncidé aussi avec une nuit où j’ai préféré dormir dans le carré, plus calme que le cockpit exposé à la proximité du Tocco. En prenant ensemble un dernier petit déjeuner, on commente ce vol : certains, dans les cabines, ont entendu des pas sur le pont durant la nuit, mais ne se sont pas dérangés. Personnellement, je dors comme un bébé, et on aurait pu scier le mat du bateau et l’emporter sans que je m’en rende compte…

J'ai mis les vingt plus belles photos de cette croisière dans un album intitulé : "Croisière en voilier sur la Côte d'Azur du 16 au 24 août 2014", visible dans la série des albums photos de ce blog.