La baie d'Epidhavros au lever du soleil 101116 2

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IMG_5597Jeudi 10 novembre 2016. Réveil à 7h. La baie autour de nous est magnifique dans le soleil levant. Le bateau n’a pas bougé, la mer est étale dans la baie d’Epidhavros. L’objectif de la matinée est d’aller visiter le site antique d’Epidaure, situé à quelques kilomètres à l’intérieur des terres. Nous prenons un petit déjeuner tranquille à bord, puis je mets l’annexe à l’eau, et l’amarre à l’arrière du bateau avant de m’y installer. Après avoir sécurisé le moteur avec un bout, un de mes équipiers me passe le moteur que je fixe sur le tableau arrière de l’annexe.

Le moteur Honda 2,3 CV

C’est un petit moteur Honda Intercooler de 2,3 CV a refroidissement par air – le seul de son espèce. J’adore ce petit moteur 4 temps, léger et facile à manipuler, vif et nerveux dans l’eau, qui démarre (presque) au quart de tour ! On en trouvera sans doute un exemplaire à bord de notre futur bateau, en complément d’un Mercury ou d’un Evinrude plus puissant. A 8h30 nous embarquons dans l’annexe pour un premier voyage destiné à emmener l’équipage du Nena à Epidhavros ; après un second voyage nous sommes tous réunis au port où nous laissons l’annexe. J’ai garé celle-ci  à un anneau complètement à l’extrémité nord du port, près de la petite déclivité qui sépare le port de la plage où nous laissons l’annexe. J’ai juste retiré la sécurité homme à la mer que je garde sur moi. Il y a peu de vols en Grèce, et je peux me le permettre ; je ne le ferai pas partout.

Le côté nord du port d'Epidaure 101116

PhB aux commandes de l'annexe 101116

Le

Jus d'orange à la terrasse du Koilon 101116

Près de notre annexe se trouve une longue barque nommée Sophia Loren. Une pancarte en français et en anglais nous apprend qu'elle a servi au tournage du film "L'enfant et le dauphin", traduction erronée de "Boy on a dolphin". Il s'agit en fait du film de Jean Negulesco "Ombres sous la mer", qui révélà en 1957 la plastique de Sophia Loren sortant de l'eau et la propulsa au rang de sex-symbol. Nous allons ensuite prendre des jus d’orange et des cafés dans un petit bistrot, le Koilon, tenu par une jeune femme très sympa d’une quarantaine d’années qui nous appelle les taxis dont nous avons besoin pour nous rendre sur le site antique d’Epidaure. Nonchalante, elle ne réalise pas de suite que nous sommes pressés par le temps. Le premier étage du bar est joliment décoré.

Epidaure, la salle au 1er étage du Koilon 101116

Epidaure, peintures au 1er étage du Koilon Epidaure, le port 101116

Epidhavros, la terrasse du Koilon 101116

Epidhavros, l'Amphithéâtre vu du bas 101116

A 10h, après 18 km d’une petite route en lacets qui serpente dans la montagne, nous sommes en train de visiter le site. Nous découvrons le plaisir de visiter la Grèce après le premier novembre : tous les prix des visites sur les sites archéologiques sont divisés par deux, et nous payons nos entrées six euros par personne au lieu de douze euros. En plus, il n’y a presque personne en ce moment, alors que trois mille personnes par jour visitent ce site en été. Nous passons avec nos ticket un portique qui rappelle le métro. Nous commençons notre visite par l’amphithéâtre. Niché au cœur de la pinède, c’est paraît-il l’amphithéâtre le mieux conservé du monde gréco-romain. Pour moi qui ne suis pas un connaisseur, c’est saisissant : on a l’impression qu’il ne manque pas une pierre à l’édifice. 

Epidaure, l'Amphithéâtre vu du haut des gradins 101116

Epidaure, le site antique 101116

L'acoustique de l'amphithéâtre d'Epidaure est célèbre dans le monde entier, et je ne résiste pas au plaisir de tenter l’expérience : effectivement, quand Evelyne laisse tomber une pièce de monnaie exactement au centre de la scène, j’entends le choc de la pièce sur le sol du haut des gradins. S la pièce est jetée ailleurs qu’au centre de la scène, le son n’est pas transmis ; de même, lorsque j’appelle Evelyne et Caroline depuis le haut des gradins, celles-ci sur la scène n’entendent rien. Des visiteurs en profitent pour chanter, troublant l’atmosphère très particulière de ce lieu en masquant le murmure du vent dans les pins et le chant des oiseaux. La visite de l’amphithéâtre terminée, je perds rapidement de vue mes amis. Je passe ainsi du temps à parcourir les différents quartiers de l’antique cité, ses bains et ses temples, m’attardant à faire une centaine de photos et de vidéos. J’ai cherché en vain une gravure de la déesse Niké (la déesse de la victoire), qui aurait du se trouver sur les bains d’Asklepios, avec l’idée de la comparer à celle que j’ai vue à Ephèse il y a quelques années, Je termine par le joli petit musée, riche de très belles statues et de jolis bas-reliefs - issus je pense pour la plupart du site. Je publierai ultérieurement un ou plusieurs articles consacrés à la visite du site antique d'Epidaure : cela en vaut la peine, et je ne tiens pas à alourdir outre-mesure le présent récit de cette journée.

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Epidhavros, Temple of Asklepios 101116

Epidaure, le musée sur le site antique 101116

Epidhavros, le site antique 101116

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Vers 11h30 le groupe a terminé sa visite et nous retrouvons notre taxi. Celui-ci n’a pas voulu que nous le payons à l’aller (une sorte de garantie pour lui que nous le prendrions au retour) ; le second taxi ne va pas tarder à arriver. Evelyne, Caroline et moi prenons le premier taxi et allons profiter de notre avance sur le reste du groupe pour faire quelques courses. Dans un petit Market d’abord, dans une boulangerie où nous trouvons du pain frais et des petites pâtisseries ensuite ; pour finir nous entrons dans une boucherie ou rien ne figure sur l’étal. Nous demandons au boucher un poulet ; il nous sort le gallinacé de la chambre froide, c’est un énorme poulet. Le boucher accepte de nous le couper en six morceaux au hachoir ; en deux temps et trois mouvements l’affaire est conclue et nous repartons tout contents. Il y aura du poulet au curry au menu de ce soir, et je vais gagner du temps : je n’aurai pas à découper la volaille, qui atterrira directement dans la poêle où elle commencera à dorer avant de finir à la cocotte-minute.

Epidaure, café frappé à la terrasse du Koilon 101116

Epidaure, Evelyne sympathise avec un chien 101116

Nous avons retrouvé le reste de l’équipage  là où nous avions commencé la matinée, à la terrasse du bistrot sur le port. Lorsque nous y sommes arrivés, Caroline a commandé un Martini bianco, Sarah avait déjà pris un café frappé (en anglais : « café frappé ») ; j’ai pris la même chose - c’est très bon – tandis que les autres prenaient des bières. Nous avons fini par quitter cette terrasse accueillante vers midi ou midi et demi. Nous avons récupéré notre annexe, qui en deux voyages a ramené l’équipage à bord. Les animaux en Grèce sont très sympas, vivent dans la rue et sont visiblement bien traîtés par tout le monde. ils ne manifestent ni peur ni agressivité, et ne demandent qu'à jouer avec les passants. Caroline a ainsi sympathisé avec un chat sur le site antique, et Evelyne avec un chien qui ne demandait qu'à se faire papouiller.

Epidhavros, retour en annexe à bord du Nena pour Caroline 101116

Retour à bord du Nena 091116

Navette en annexe pour PhB 101116

A 13h nous sommes de retour au bateau. Evelyne a fait partie du premier voyage ; elle a commencé à préparer la salade du repas de midi. Le ciel, bleu en début de matinée, s’est peu a peu voilé, et quelques nuages sont arrivés du sud-est. Mieux vaut ne pas traîner dans le coin. Hier soir, il y a eu des vents de 8 à 9 Beaufort à Athènes, au point que les ferries n’ont pu quitter le port de la capitale. Donc, mieux vaut y aller tant que les conditions sont favorables. Avec Lucile, Caroline et un autre équipier nous rangeons le moteur de l’annexe sur sa chaise fixée au balcon arrière côté tribord, et l’annexe elle-même à plat sur le pont à l’avant du mât. 

Epidaure, départ du Nena, Lucille 101116

Epidaure, PhB en pied de mat sur le Nena 101116

Epidaure, le Nena sur corps mort devant le port 101116

Epidhavros, le départ du Nena, Caroline 101116

En route pour le Golfe Saronique, Lucille à la barre du Nena 101116

Epidhavros, départ du Nena, Lucille à la barre 101116

Péloponnèse, déjeuner sur le Sun Odyssey 45 Nena 101116

Nous détachons ensuite l’aussière du corps-mort où le Nena est amarré depuis hier soir, et à 13h45, nous sommes en route pour Cap Sounio où nous allons passer la nuit. Nous suivons le cap 090° d’abord pour sortir de la baie, puis passons au 084° sur 12,8 M, à 5 nœuds de vitesse surface. La visibilité est totale, nous avons un vent de 3 Beaufort de travers et les vagues dans la partie nord du Golfe d’Epidaure font environ trente centimètres. A 14h41 nous nous dirigeons droit vers l’entrée du Golfe Saronique ; le Nena n’est cependant pas encore tout à fait au sud de Nisos Agkistri, pas même arrivé au droit de la péninsule de Methana. 

Déjeuner à bord du Nena 101116

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On a des vaguelettes d’une trentaine de centimètres, et une douzaine de nœuds de vent par le travers. Nous venons de régler la grand-voile à 45° de l’axe du bateau, et de réduire le « moulin » à 1200 tours/minute. Je demande à Sarah de me donner l’indication du speedo : 4,4 kt. C’est un peu insuffisant et je lui demande de redonner un peu de gaz, de manière à revenir à 1500 tours/minute. Plusieurs voiliers croisent dans les parages, l’un toutes voiles roulées, et l’autre qui navigue au près vers le nord-ouest entre Méthane et Aigina. Tandis que je dicte ce journal, l’équipage finit de déjeuner, en dégustant un verre de blanc Apelia. La marque commercialise des magnums de blanc et de rouge à 5,90 euros, d’une qualité très suffisante pour nous : c’est devenu le vin de table du bord depuis le début de notre croisière il y a quinze jours. La journée est très belle, très agréable, et j’espère que cela va continuer comme cela jusqu’à Cap Sounio.

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A 15h06 nous passons au sud de l’extrémité ouest de Nisos Agkistri. Nous croisons beaucoup de voiliers ; en ce moment nous en avons un à tribord et deux à bâbord ; ils naviguent au près et viennent à notre rencontre. La mer est toujours tranquille, nous avons conservé un régime de 1500 trs/mn au moteur. Des petits cumulus épars sont apparus dans le ciel, qui ressemble à un ciel de traîne.

Voilier au sud de Nisos Agkistri 101116

Capture d’écran 2017-03-09 à 00

A 15h56 nous sommes au nord de la pointe Georgios, au nord-est de la péninsule de Méthane à 16h nous obliquons légèrement plus au sud, au cap 093°, pour un long bord de 25,6M. Le vent est toujours de travers, mais il a forci petit à petit et nous avons coupé le moteur. La moyenne de 6,4 nœuds en vitesse surface donnée par le speedo est en fait de 13-14 nœuds sur le fond ! Un vrai plaisir ! Cela va nous faire gagner près de deux heures sur notre timing.

 

Le fishingship Nikolaos, au sud de Nisos Aigina 101116

A 16h43 nous croisons au sud de la grande île Nisos Aigina (Egine) le fishing ship Nikolaos (31m de long par 7 m au maître bau). Il doit son nom à Hagios Nikolaos, qui, après avoir ressuscité un marin mort en tombant du haut d’un mât et accompli de nombreux autres prodiges, est devenu le patron des marins et des pêcheurs (http://www.info-grece.com/forums/6-decembre-343-mort-d-hagios-nikolaos-le-saint-des-marins).

A 17h20, dans le crépuscule nautique, le point nous place sensiblement au sud de la pointe est d’Egine, et à l’est du nord de la péninsule de Méthane. Le ciel s’est dégagé, quelques bancs de cirrus déploient leurs écharpes rosies  par les derniers rayons d’un soleil déjà disparu derrière les collines du Péloponnèse.

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Peu après, notre bateau fonce dans la nuit ! Dans moins d’une heure nous allons commencer à traverser le rail d’Athènes.

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 A 20h34, après avoir laissé à bâbord l’île Gaidouroniso, nous sommes au sud de Cap Sounio (Sounio pour les cartes marines, Sounion pour Wikipédia). Le cap est bien repéré par le temple de Poséidon dont les colonnes sont éclairées dans la nuit. La météo prévoyant du vent d’ouest pour cette nuit, je ne veux pas courir de risque en mettant l’ancre au pied du temple (la baie de Sounio est plutôt abritée des vents du nord et de l’est), et je propose à mon équipage d’aller passer la nuit dans la petite baie très abritée, à environ 2,7 milles au nord-est de Cap Sounio, un peu en dessous de l’ancien phare d’Akra Fonias. C’est un peu plus loin (une demi-heure), mais au moins nous seront à l’abri et nous pourrons dormir sur nos deux oreilles. L’entrée de la baie n’est pas éclairée du tout, mais avec Compass 54 et la position du bateau sur la photo GoogleEarth, elle est facile à embouquer. A l’automne dernier j’avais trouvé un corps mort dans la baie, il semble qu’il ait aujourd’hui disparu. Après l’avoir un peu cherché – la nuit est noire mais nous constaterons le lendemain son absence effective – je décide de mouiller l’ancre, et d’envoyer 50 m de chaîne dans 7 m d’eau. Après le test du recul sur l’ancre, celle-ci semble solidement crochée dans le fond.

A 21h20 les manœuvres sont terminées, et le bateau est en sécurité pour la nuit. Comme la veille, je mettrai un anchorwatch en route pour la nuit… on n’est jamais trop prudent.

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Je m’attaque ensuite à la préparation du repas de ce soir : poulet au curry. Une spécialité que je dois à Martine, la compagne du guide de haute-montagne Michel Thivierge. Vous en trouverez la recette sur ce blog. Délicieuse et bien épicée, elle procure un repas complet avec de la viande et des légumes, et fournit pour les repas suivants une excellente soupe de légumes.

A 22h, le poulet au curry cuit dans la cocotte du bord pendant que nous prenons l’apéritif. A 23h41, tout l’équipage est réuni dans le carré autour des assiettes fumantes, et le vin rouge est servi dans les verres. Une demi-heure plus tard, Evelyne s’attaque à la préparation des bananes flambées au whisky. Un délice ! Nous ne sommes pas pressés d’aller nous coucher :  demain grasse matinée. Notre programme pour notre dernier jour de croisière est « léger » : rebrousser chemin jusqu’à à Cap Sounio pour se baigner et visiter le temple, puis quelques milles pour revenir à Lavrio, où est basé le Nena.

Dîner à bord du Nena 101116

Bananes flambées à bord 101116

En fin de soirée, je note dans le journal de bord : « 10 novembre 2017, 1h30 de moteur ». C’est moins du quart de ce que nous avons fait la veille. Si tous les jours pouvaient être comme celui-là !

Nena dans le Golfe Saronique 101116

Sailboat cruise to discover the most beautiful sites of the Peloponnese. Day D + 5, breakfast on board the Sun Odyssey 45 Nena, orange juice on Koilon bar terrace, visit of the ancient site of Epidaurus, its amphitheater and museum, then return to the port of Epidhavros. Purchase a chicken for the evening meal, "café frappé" at the Koilon then back on board. Departure at 13:45 for a small bay 2.7 miles northeast of Cap Sounio. Arrival at 21:20, dinner on board with chicken curry and bananas flambées.

Photos : Epidhavros, la baie au lever du jour 101116 1 ; Petit déjeuner à bord du Sun Odyssey 45 Nena 101116 ; Epidhavros, la baie au lever du jour 101116 (3,4 et 5) ; Le moteur Honda 2,3 CV du Nena 121116 ; Le côté nord du port d'Epidaure 101116 ; PhB aux commandes de l'annexe 101116 ; Le "Sophia Loren" au port d'Epidaure 101116 ; Epidhavros, jus d'orange à la terrasse du Koilon 101116 ; Epidaure, la salle au 1er étage du Koilon 101116 ; Epidaure, peintures au 1er étage du Koilon ; Epidaure, le port 101116 ; Epidhavros, la terrasse du Koilon 101116 ; Epidhavros, l'Amphithéâtre vu du bas 101116 ; Epidaure, l'Amphithéâtre vu du haut des gradins 101116 ; Epidaure, le site antique 101116 1 ; Epidaure, le site antique 101116 2 ; Epidhavros, Temple of Asklepios 101116 ; Epidaure, le musée du site antique 101116 ; Epidaure, le site antique 101116 3 ; Epidaure, Caroline et son ami le chat près de l'entrée du site antique 101116 ; Epidaure, café frappé à la terrasse du Koilon 101116 ; Epidaure, Evelyne sympathise avec un chien 101116 ; Epidhavros, retour en annexe à bord du Nena pour Caroline 101116 ; Epidhavros, retour à bord du Nena en annexe pour Sarah et Lucille 101116.jpg ; Navette en annexe pour PhB 101116 ; Epidhavros, le Sun Odyssey 45 Nena appareille 101116 1 ; Epidhavros, le Sun Odyssey 45 Nena appareille 101116 2 ; Départ d'Epidhavros, Lucille à la barre du Sun Odyssey 45 Nena 101116 2 ; Péloponnèse, déjeuner à bord du Nena 101116 1 ; Départ d'Epidhavros, Lucille à la barre du Sun Odyssey 45 Nena 101116 1 Péloponnèse, déjeuner à bord du Nena 101116 2 ; Caroline à bord du Nena 101116 ; Exercice de proprioception à bord du Nena pour Lucille 101116 ; Récifs au nord de la Péninsue de Méthane 101116 ; Voilier au sud de Nisos Agkistri 101116 ; Lucille à bord du Nena 101116 ; Le fishingship Nikolaos, au sud de Nisos Aigina 101116 ; Nuages au coucher du soleil sur le Péloponnèse 101116 ; Préparation du dîner dans la cuisine du Nena 101116Le poulet au curry dans la cocotte-minute du Nena 101116 ; Dîner à bord du Nena 101116 ; Bananes flambées à bord du Nena, 101116 ; Epidhavros, la baie au lever du jour 101116 2. Auteur : Philippe Bensimon.

Epidhavros, la baie au lever du jour 101116