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Samedi 23 décembre, longue journée. Evelyne et moi atterrissons à l’aéroport d’Athènes à 0h25, en provenance de Charles-de-Gaule via Munich. Hier par un mail envoyé à 10h27, le chef de base de Dream Yacht à la marina d’Athènes Kalamaki nous a gentiment offert de nous laisser le bateau ouvert pour nous permettre d’y passer la nuit : « As I understand you arrive on Sunday morning 24/12  at 00:25am. Hence S/Y Morning Harmony will be left unlocked with a light on and keys in the chart table. Yacht will be at end of pier 3 on the floating pier. Check in and paperwork will be done 09:00 on Sunday morning. Feel free to contact us if you need assistance.”

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Mais son offre généreuse arrive trop tard : Dream Yacht France nous ayant affirmé que le bateau ne serait pas disponible avant 17h nous avons pris d’autres dispositions. Nous prenons le bus X95 sur le trottoir à droite de la sortie de l’aéroport, qui nous mène pour six euros chacun au centre-ville d’Athènes. De là nous prenons un taxi pour l’avenue Meintati. Diane y a pris pour la nuit un logement pour quatre personnes et nous invite à y dormir quelques heures avant de partir pour la marina. Expliquer au chauffeur du taxi où se trouve le carrefour de l’avenue Meintati et de la rue Dimitraiapoulou est difficile, même en lui faisant voir un plan envoyé par Diane. Quand nous y parvenons, il est facilement deux heures du matin. L’heure n’est pas aux longs échanges, et après une infusion vite avalée nous allons tous nous coucher. Le logement dispose de deux grandes pièces faisant office de chambres et d’une cuisine. Personne ne sait comment s’éteint la lumière du vestibule de l’appartement ; à l’usage, il semble qu’elle soit commandée par un détecteur de mouvements.

Nous mettons le réveil à sept heures. Après une courte nuit de quelques heures et une bonne douche nous voici en route pour la marina. D’un précédent passage je me souviens qu’aucun tram ni métro ne la relie au centre ; et après quelques centaines de mètres à pied nous hélons un taxi qui pour une dizaine d’euros nous amène à l’entrée du pier 3 de la marina. Il n’est pas encore tout à fait neuf heures et les gens de Dream Yacht ne sont pas encore arrivés. Nous trouvons notre Harmony 47 ouvert – le bateau répond au joli nom de Morning Harmony. Les formalités prennent un peu de temps ; une nouvelle loi semble obliger le chef de base à aller présenter ma licence et mon passeport à la capitainerie, ce qui rajoute un délai supplémentaire. Bram et sa compagne Mailys - deux de nos équipiers - sont arrivés entre temps au bateau. Benjamin et Viviane, les deux derniers, ont leur avion qui atterrit à Athènes après 16h. Comme le bateau est disponible, nous leur proposons de les retrouver non pas à Athènes mais à Lavrio. Depuis l’aéroport le temps de route est sensiblement le même, ça nous permet de naviguer cet après-midi, et demain l’étape qui nous mènera à Serifos sera plus courte de quelques heures. Ils sont d’accord, et on fixe le rendez-vous à partir de 19h au bar Aqua, juste devant le quai de Lavrio.

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A 11h, le check-in est fini. Nous avons vérifié tous les points de sécurité, les vannes, la boîte à eaux noires, les gilets et harnais, le gaz, les feux, le moteur de l’annexe, etc. (je publierai sur ce blog durant l’hiver une liste des points à vérifier lors du check-in). Le moment est venu d’aller faire l’avitaillement du bateau. Le chef de base nous appelle un monsieur très obligeant qui va nous emmener faire nos courses, dont la voiture ne peut contenir que trois d’entre nous. Bram et Mailys resteront à bord et prendront le temps de s’installer tranquillement. Notre chauffeur nous embarque dans sa voiture et nous amène dans son vieux supermarché dont les rayons sont pratiquement vides. Il n’y a plus que des alcools et des eaux minérales. La bouteille de Ballantine’s est à 22 euros. Entre les eaux et les alcools, que nous consommons pourtant de façon très raisonnable nous laissons dans son magasin une addition de 165 euros, qu’il nous demande de régler en liquide. Encore quelques minutes de perdues pour aller chercher du cash au distributeur heureusement situé de l’autre côté de la rue. Satisfait, notre chauffeur nous dépose ensuite devant un supermarché Delicatessen en nous affirmant que le patron nous ramènera avec nos courses à la marina. J’ai imprimé à l’avance ma liste de courses, et je distribue à chacun des morceaux de papier correspondant à un rayon donné.

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Le supermarché est petit, très encombré (on est samedi, les gens préparent leur Noël), et les queues sont longues pour obtenir de la viande hachée, puis du fromage (autre longue queue), de la poitrine fumée, etc. Heureusement, les Grecs sont sympathiques et accueillants, et nous aident à trouver ce dont nous avons besoin.

Nous repassons ensuite un grand moment à la caisse du supermarché, où nous en aurons pour 630 euros. Quand nous revenons à la marina, effectivement ramenés par un employé du supermarché, il est déjà deux heures de l’après-midi. Le Pier 3 étant en dur, la voiture nous dépose devant la passerelle du Morning Harmony. Je fais rentrer tout l’approvisionnement à bord, avec la consigne de ne rien ranger : la priorité est désormais de quitter Athènes. La navigation étant ensuite facile, il y aura tout le temps pour ranger les vivres une fois en mer. J’explique ensuite le fonctionnement des pendilles à mes équipiers qui pour la plupart n’en ont jamais entendu parler, et leur fais un petit briefing sur la manœuvre que nous allons accomplir, ce qui peut nous arriver durant cette manœuvre et ce que j’attends d’eux. Notre bateau est encastré entre deux autres bateaux, et il va falloir le sortir à la main. L’électricité et les passerelles sont rentrées à bord, je place deux équipiers à l’avant aux pendilles, nous larguons simultanément les aussières arrière et les pendilles et nous partons en avant très lente, aidés en cela par l’absence de vent latéral. La marina est bien conçue, et il y a de la place pour manœuvrer entre les pontons. Nous finissons par quitter le port à 14h30, en route pour Lavrio. 

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Nous prenons d’abord au 168° pour passer devant Glyfada, une autre marina d’Athènes, puis déborder la tourelle Mermigkia et l’îlot Prossonisi. Nous touchons 6 kt de vent du nord, dans une mer de 0,5m ; nous naviguons deep reach, sous GV et moteur, avec pour objectif de maintenir une vitesse de 7 nœuds sur le fond (SOG). Je mets en place une retenue de bôme, fixée sur le taquet du maître bau. Notons au passage que ce taquet est joli mais pas plat, ce qui fait que les nœuds de taquet ne peuvent s’y plaquer et tiennent mal – un matériel à éviter. Le vent forcissant nous prendrons rapidement un ris dans la GV. Nous obliquerons ensuite au 162° pour laisser l’île Fleves à bâbord et obliquer au 310° pour passer à tribord de Gaidouroniso. Ce faisant, nous découvrons que le pilote automatique réagit très lentement (dans le meilleur des cas), voire décroche sans raison. Son affichage comporte parfois près de quarante degrés d’erreur. Nous n’arriverons pas à régler correctement son gain, et finirons par l’utiliser de façon épisodique, en contrôlant très régulièrement son action. Le compas de route, contrôlé sur des transits et le compas de relèvement, présente lui aussi des déviations, moindres mais néanmoins importantes, pouvant atteindre jusqu’à quinze ou vingt degrés. Une abaque de ces déviations aurait été la bienvenue - on n‘en trouve jamais sur les bateaux de location. J’ai pensé à la faire – sur une semaine durant laquelle on décrivait une boucle compète autour des Cyclades on avait largement le temps – une bonne idée complètement oubliée par la suite.

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La nuit est tombée quand nous passons Gaidouroniso, puis Cap Sounio à 19h. Le vent est passé à 15 kt, nous le recevons par le travers bâbord amures. Le temple de Poséidon dont les colonnes sont largement éclairées fournit un excellent amer, de même que le feu Fl(2)14s au sud de Makronisos. Nous remontons sur Lavrio sous la pluie, en passant devant Ak Fonias et Olympic Marina, dans une mer qui, dans le chenal entre le continent de Makronisos commence à former des creux d’un mètre. A 21h, le vent atteint 35 kt de NW ; nous sommes au moteur, à sec de toile devant l’entrée du port de Lavrio. Nous mettons les défenses. J’explique la manœuvre à l’équipage : nous allons arriver le long du quai, et je m’attends à ce que le vent ait  tendance à nous en écarter. Evelyne prendra une traversière fixée au maître bau et la frappera aussi vite que possible sur une bitte d’amarrage sur le quai. Bram prendra une pointe avant qu’il ramènera aux haubans pour descendre à terre commodément avec l’amarre à la main et ira la frapper à terre assez loin devant le bateau, tandis que Mailys prendra une pointe arrière préparée de la même façon. Diane s’occupera d’un pare-battage volant, prête à parer le quai en cas de besoin. J’attends pour m’approcher du quai que mes équipiers soient prêts, postés à proximité des haubans. J’aime beaucoup ce type de manœuvre où on commence par fixer le maître-bau par une traversière : il n’y a pas de stress, une fois la traversière posée on peut prendre tout son temps pour le reste. Je descends ensuite à terre pour contrôler les nœuds et poser les gardes montante et descendante. Pour cela nous disposons d’une très longue aussière (à mon avis pas loin de quarante mètres) qui pèse au moins autant qu’un âne mort, mais qui, une fois sortie du coffre et débarquée à terre est bien pratique pour les gardes. A 21h30 la pluie s’est arrêtée ; le Morning Harmony est garé côté tribord le long du quai, moteur coupé et amarres en ordre, juste devant le bar Aqua où nous attendent Benjamin et Viviane.

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C’est un vrai bonheur de naviguer en hiver. Durant l’été – et au moins jusqu’à la mi-novembre - le quai où nous sommes est bondé, occupé en grande partie par des bateaux de location amarrés sur pendilles. Je m’attendais à devoir chercher une place sur un ponton visiteur, éventuellement situé loin du quai de la ville. Là, agréable surprise, tous les voiliers ont disparu et nous avons le quai de la ville pour nous tout seuls.

Comme on n’est pas en avance, je laisse mes équipiers boucler le bateau et je fonce au bistrot. Là je découvre Benjamin, grand et mince, cheveux longs très bruns, et sa compagne Viviane, au physique plus classique. Benjamin est professeur de latin-grec (classique), et Viviane est chercheuse en latin médiéval. Ils sont arrivés à Lavrio vers 18h30, mais savaient notre retard, et ne se sont pas inquiétés. Benjamin connaît la mer et sait que les horaires sont parfois difficiles à tenir. Quelques instants plus tard le reste de l’équipage pénètre dans le bar et nous rejoint. La serveuse s’enquiert de ce que nous désirons boire. Entre les embrassades, les présentations et le choix difficile entre dîner ici ou à bord, la réponse tarde et la malheureuse s’impatiente. Finalement nous décidons de dîner à bord. Benjamin revient avec moi au bateau pendant que les autres savourent une bière dans le cadre sympathique de l’Aqua.

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De retour à bord je m’attaque au repas du soir. La priorité est aux spaghetti bolognaise : la viande hachée ce matin au supermarché est la denrée la plus périssable du bord. Je les améliore en flambant la viande au whisky après l’avoir fait revenir à la poêle. Je prépare un kilo entier de spaghetti au lieu des 850 g initialement prévus, et j’aurai l’agréable surprise de les voir intégralement disparaître dans les assiettes de mes nouveaux amis. Je profite de ce que nous sommes tous réunis pour faire le « safety brief » traditionnel, et distribuer à chacun des documents : le plan de navigation de la semaine, la procédure de mayday et la procédure en cas d’homme à la mer. J’ai scotché dans l’après-midi un exemplaire plastifié de ces deux procédures au-dessus de la table à cartes. Je distribue ensuite les quarts du lendemain, devant un public qui commence à s’endormir. C’est important, car d’une part ce sont ces quarts de trois heures qui permettront théoriquement à l’équipage de se reposer six heures sur neuf, et d’autre part nous devons partir de bonne heure ce dimanche. Déterminer qui sera d’attaque demain matin entre six heures et neuf heures permettra aux autres de faire la grasse matinée. Bram se propose, et Mailys fera avec lui et moi le départ demain matin à six heures. Tout le monde étant parti ensuite se coucher, j’affiche sur une feuille scotchée au-dessus de la table à cartes l’étape du lendemain, les quarts décidés, la météo prévue pour ce dimanche et le menu du soir. Je m’attaque ensuite à la mise au propre du journal de bord de la journée. J’ai noté à 21h30 la pression au baromètre du bord : 1026 hPa.

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Saturday, December 23, long day. Evelyne and I land at the airport of Athens at 0:25. We take the X95 bus on the sidewalk to the right of the airport exit, which takes us for six euros each to downtown Athens. From there we take a taxi to Meintati Avenue. Diane has taken for the night accommodation for four people and invites us to sleep a few hours before leaving for the marina. Explaining to the taxi driver where is the intersection of Meintati Avenue and Dimitraiapoulou Street is difficult, even showing him a map. When we succeed, it is easily two o'clock in the morning. We put the alarm clock at seven o'clock. After a short night of a few hours and a good shower we are on our way to the marina. From a previous passage I remember that no tram or metro connects to the center; and we hail a taxi which for ten euros brings us to the entrance of pier 3 of the marina. We find our Harmony 47 open - the boat meets the nice name of Morning Harmony. The formalities take a time; a new law seems to oblige the base chief to present my license and passport to the captaincy, which adds an additional delay. Bram and his girlfriend Mailys - two of our teammates - arrived meanwhile at the boat. Benjamin and Viviane, the last two, have their plane that lands in Athens after 16h. As the boat is available, we offer them to find them not in Athens but in Lavrio. They agree, and we set the appointment from 19h at Aqua bar, just in front of the wharf Lavrio. At 11am, the check-in is finished. The time has come to do victualling. The base manager calls us a very obliging gentleman who will take us shopping. Our driver takes us to his old supermarket, whose shelves are almost empty. There is only alcohol and mineral water. Ballantine's bottle is 22 euros. Between the waters and the spirits, which we consume in a very reasonable way, we leave in his store an addition of 165 euros, which he asks us to pay in cash. Satisfied, our driver then drops us in front of a Delicatessen supermarket, telling us that the boss will bring us back with our races at the marina. I have printed my shopping list in advance, and I distribute to each piece of paper corresponding to a given department. The supermarket is small, very crowded (it is Saturday, people are preparing their Christmas When we return to the marina, it is already two o'clock in the afternoon. The priority now is to leave Athens. I then explain the operation of the mooring lines to my teammates who for the most part have never heard about it, and give them a short briefing on the maneuver we are going to accomplish. Electricity and bridges are back on board, we start very slow, helped by the absence of side wind. The marina is well designed, and it’s easy to maneuver between the pontoons. We end up leaving the port at 14:30, underway to Lavrio. In doing so, we discover that the autopilot reacts very slowly (in the best case) or even stalls without reason. Its display sometimes has nearly forty degrees of error. The steering compass, controlled on transits and the bearing compass, also shows important deviations of up to fifteen or twenty degrees. The night fell when we pass Gaidouroniso, then Cap Sounio at 19h .

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The wind has risen to 15 kt, we receive it through the port tack. The temple of Poseidon appears, whose columns are largely illuminated. At 21h, it rains. The wind reaches 35 kt NW in front of the entrance to the port of Lavrio. We put the defenses. I explain the maneuver to the crew: we are going to arrive along the wharf, and I expect the wind to tend to move us away. Evelyne will take a breast line attached to the beam max and hit it as quickly as possible on a bollard on the dock. Bram will take a bow line before he returns to the shrouds to land comfortably with the hawser in his hand and will hit it on the ground far enough in front of the boat, while Mailys will take a stern line prepared in the same way. Diane will take care of a flying fender, ready to protect the boat when needed. I'm waiting to get closer to the dock that my teammates are ready, posted near the guys. I like this type of maneuver where we start by fixing the master-beam with a breast line: there is no stress, once the cross posed one can take all his time for the rest. I then go down to control the knots and put the spring lines. The Morning Harmony is the only sailboat, the quay is desert in this season. At 9:30 pm the rain stopped; the Morning Harmony is parked alongside on starboard, engine cut just in front of the Aqua restaurant where Benjamin and Viviane wait us. There I discovered Benjamin, tall and thin, very long brown hair, and his wife Viviane, more classic. Benjamin is a teacher of Latin-Greek, and Viviane is a researcher in medieval Latin. Benjamin returns with me to the boat while the others enjoy a beer in the nice setting of the Aqua. Back on board I attack the evening meal : spaghetti Bolognese. After eating, I take advantage of what we are all together to do the traditional safety brief, and distribute to each of the documents: the navigation plan of the week, the procedure of mayday and the procedure in case of man overboard ; I explain it and we determine the watches for tomorrow. Everyone then went to bed, I display on a sheet taped above the chart table the next day's stage, the watches decided, the weather forecast for this Sunday and the evening menu. I then tackle the setting of the logbook of the day. I noted at 9:30 pm the barometer pressure on board: 1026 hPa.

 

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Photos : Aéroport Paris CDG, 221217 ; Petit déjeuner à Paris CDG, 221217 ; Sieste à l'aéroport de Munich, 221217 ; Athènes vue de la mer 231217 (1 et 2) ; Philippe et Diane, Golfe Saronique 231217, Evelyne et Diane, Golfe Saronique 231217, Coucher de soleil dans le Golfe Saronique (1 et 2) ; Bram au coucher du soleil, Golfe Saronique 231217 ; Décor de pendules à l'aéroport de Munich (1) 221217 ; Grain sur le Golfe Saronique 231217 ; Décor de pendules à l'aéroport de Munich (2 à 6) 221217. Auteur : Aéroport Paris CDG, 221217 et Evelyne et Diane, Golfe Saronique 231217 : Philippe Bensimon. Autres photos : Evelyne Chadaigne.