06 avril 2018

25 millions de migrants climatiques en 2016 - 25 million climate refugees

Françoise Gaill en 2015

Françoise Gaill, directrice émérite au CNRS et coordinatrice scientifique d’Ocean & Climate Platform alertait en 2015 : « Si nous ne faisons rien en tant que citoyens aujourd’hui, non seulement nous aurons du mal à respirer, par exemple, mais les générations futures à un moment donné n’auront même plus de terres sur lesquelles se déplacer. L’accroissement du niveau des mers est inéluctable et s’accroît tous les ans, il y aura des réfugiés climatiques. La seule manière de faire évoluer les choses, c’est que les jeunes s’approprient aussi la connaissance que les scientifiques ont » (https://www.youtube.com/watch?v=oVlIDhEiriA).  

Ces migrations climatiques ont déjà commencé.

François Gemenne, interrogé au micro de RFI, donnait il y a quelques mois le nombre de 25 millions de migrants climatiques en 2016, soit une personne déplacée toute les secondes, trois fois plus que par les guerres et les violences : « Nous sommes à l’aube d’un changement environnemental majeur, vraisemblablement cela va aussi générer une redistribution des populations sur le plan géographique ». Pour ce chercheur, spécialiste des flux migratoires qui travaille à l’Université de Liège et à Science-Po Paris, « On distingue généralement trois grandes régions du monde qui sont particulièrement concernées, ce sont d’ abord l’Afrique subsaharienne qui sera touchée par la dégradation des sols, le changement des précipitations, la désertification, ensuite l’Asie du sud et du sud-est, qui est la région la plus peuplée du monde, et qui sera elle touchée essentiellement par des inondations, des catastrophes naturelles et la hausse du niveau des mers, et puis il y a bien entendu la situation des petites îles, des petits territoires et états insulaires dans le Pacifique sud, dans l’Océan indien, et puis aussi dans les Caraïbes comme on l’a vu l’été dernier lors de la saison des ouragans » (https://www.youtube.com/watch?v=l5ICseh3PZY&t=338s).  

Jean-François Gemenne à RF1

Le réchauffement climatique, ce sont 25 millions de personnes déplacées, souvent sans moyens économiques, parfois rejetées par les pays qu’elles traversent, et pour lesquelles le réchauffement climatique se traduit toujours par la douleur, et parfois par la mort.

En comparaison, l’un des plus importants mouvements de population au XXe siècle en Europe fut l’exode des populations belges, hollandaises, luxembourgeoises et françaises en mai-juin 1940 lorsque l’armée allemande envahit leurs pays respectifs. Huit à dix millions de personnes s’enfuirent alors.

Réfugués français (auteur Tritschler) Bundesarchiv_Bild_146-1971-083-01,_Frankreich,_französische_Flüchtlinge

Françoise Gaill, director at the CNRS and scientific coordinator of Ocean & Climate Platform alerted in 2015: "If we do nothing as citizens today, we not only have trouble breathing, for example, but future generations at some point will not even have any more land to move on. Increasing sea levels are inevitable and growing every year, there will be climate refugees. The only way to change things is for young people to take ownership of the knowledge that scientists have "(https://www.youtube.com/watch?v=oVlIDhEiriA).

These climatic migrations have already started.

François Gemenne, questioned at micro RFI, gave the number of 25 million climate migrants in 2016, a displaced person every second : "We are at the dawn of a major environmental change, it is also likely to generate a geographical redistribution of populations ". For this researcher, specialist in migratory flows who works at the University of Liège and at Science-Po Paris, "There are generally three main regions of the world that are particularly affected. It is primarily sub-Saharan Africa that will be affected by land degradation, changes in rainfall, desertification, then south and southeast Asia, which is the most populated region of the world, and it will be affected primarily by floods, natural disasters and rising sea levels, and then there is of course the situation of small islands, small territories and island states in the South Pacific, in the Indian Ocean, and then in the Caribbean as we have seen last summer during the hurricane season "(https://www.youtube.com/watch?v=l5ICseh3PZY&t=338s).

Global warming is 25 million displaced people, often without economic means, sometimes rejected by the countries they cross, and for whom global warming is always reflected in pain, and sometimes death. One of the most important population movements in the twentieth century in Europe was the exodus of Belgian, Dutch, Luxembourgish and French populations in May-June 1940 when the German army invaded their respective countries. Eight to ten million people fled then.

Photos : Françoise Gail en 2015 ; François Gemenne au micro de RFI ; Réfugués français (auteur Tritschler) Bundesarchiv_Bild_146-1971-083-01,_Frankreich,_französische_Flüchtlinge.

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