L'Émission politique saison 3 - Épisode du jeudi 22 novembre 2018 HD

Mercredi soir 21 novembre nous avons pu voir l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire interviewé dans le train de la Mer de Glace, en route pour le Montenvers. A une quinzaine de jours de l'ouverture de la Cop 24, Nicolas Hulot y parle de son estime, voire même de son amitié pour Emmanuel Macron, et de son respect pour le premier ministre, mais déclare que leur diagnostic de la situation (concernant le réchauffement climatique) n’est pas le même et que donc il y a désaccord entre eux sur le remède à prendre : « une bronchite et un cancer généralisé, ce n’est pas la même chose ». Il s’agissait d’un extrait d’une émission plus longue (« L’émission politique ») consacrée le lendemain soir à Nicolas Hulot. 

Nicolas_Hulot_2015_(cropped, auteur COP Paris 7 décembre 2015)Voici un florilège des réflexions du bon docteur Hulot, après quinze mois passés au chevet du malade :

-      « on est en train de perdre la guerre » (à propos de la Cop)

-      « à un moment ou un autre nos démocraties vont s’effondrer »

-      « les petits pas ne suffisent pas, il faut une véritable révolution »

-      « une croissance infinie dans un monde fini, non » (répondant à Geoffroy Roux de Bézieux, actuel président du Medef)

-      « on assiste en spectateurs informés à la plus grande tragédie de l’humanité »

-      « le temps est compté »

-      « chaque seconde qu’on perd nous rapproche de l’irréversible »

-      « tout a été dit dans les années 1970 au Club de Rome »

 

-      « il faut parler d’un sujet qui s’appelle ni plus ni moins la fin du monde »

-      « on cherche les bonnes nouvelles »

-      « le fatalisme des uns nourrira le fanatisme des autres »

-      « quand l’instinct de survie des uns les poussera vers le nord, que va-t-il se passer ? »

(source : « L’émission politique », jeudi 22 novembre 2018)

 

 

Il est certain que le passage de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et solidaire (nom alambiqué dont l’ex-présentateur TV revendique la paternité) a été très décevant. Cependant, pouvait-il en être autrement ?

Les petites phrases ci-dessus sont à prendre au premier degré. Elles reflètent l’urgence de la situation, l’angoisse d’un avenir désastreux, et le sentiment d’impuissance de Cassandre à faire évoluer les choses dans le bon sens.

L’émission a survolé ces petites phrases, dont la plupart n’ont pas été développées, par manque de temps ou d’intérêt de la part des producteurs/animateurs de l’émission. Chacune d’elles mériterait à elle seule une émission portant sur la psychologie humaine, sur la géopolitique, l’avenir de nos sociétés, les limites de la démocratie, l’accueil des migrants, etc.  Nous reviendrons sur ces phrases dans les semaines qui viennent.

L'émission politique, la suite saison 2 - Épisode du jeudi 22 novembre 2018 :

On Wednesday evening, November 21, we were able to see the former Minister of the Ecological and Solidarity Transition interviewed in the Sea of ​​Ice train en route to Montenvers. Nicolas Hulot talks about his esteem, even his friendship for Emmanuel Macron, and his respect for the prime minister, but states that their diagnosis of the situation (concerning global warming) is not the same and that therefore he There is disagreement between them on the remedy to be taken: "a bronchitis and a generalized cancer, it is not the same thing". It was an excerpt from a longer program ("The political program") devoted the next evening to Nicolas Hulot. Here is an anthology of the reflections of the good doctor Hulot, after fifteen months spent at the bedside of the patient:

- "we are losing the war" (about Cop 24)

- "at one time or another our democracies will collapse"

- "small steps are not enough, it takes a real revolution"

- "infinite growth in a finite world, no" (answering Geoffroy Roux de Bézieux, current president of Medef)

- "we watch as informed spectators the greatest tragedy of humanity"

- " time is counted "

- "every second we lose brings us closer to the irreversible"

- "everything was said in the 1970s at the Club of Rome"

- "we must talk about a subject that is called neither more nor less the end of the world"

- "we are looking for the good news"

- "the fatalism of one will feed the fanaticism of others"

- "When the survival instinct of some will push them to the north, what will happen? " (source: "The political program", Thursday, November 22, 2018)

It's certain that the passage of Nicolas Hulot to the Ministère de la Transition écologique et solidaire (convoluted name whose former TV presenter claims paternity) was very disappointing. But could it be otherwise? The sentences above are to be taken first. They reflect the urgency of the situation, the anguish of a disastrous future, and Cassandre's sense of helplessness to change things in the right direction. The show flew over these short sentences, most of which were not developed, for lack of time or interest from the producers / hosts of the show. Each of them alone deserves a program on human psychology, geopolitics, the future of our societies, the limits of democracy, the reception of migrants, and so on. We will return to these sentences in coming weeks.

Nicolas Hulot dans l'Emission Politique 221118 DSCN8859

Photos : Nicolas_Hulot_2015_(cropped, auteur COP Paris 7 décembre 2015) ; Nicolas Hulot à la télévision, 22 novembre 2018.