FridaysforFuture, le mouvement de la suédoise de 16 ans Greta Thunberg,  a lancé un appel à une grève générale en faveur du climat à l’école dans le monde entier pour ce vendredi 15 mars. L’ONG espère obtenir plus de 1 000 rassemblements dans une centaine de pays. « Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves ! » déclare-t-elle sur Facebook. Les preuves réclamées sont celles que les gouvernements luttent réellement contre le réchauffement climatique. Une question brûlante, alors qu’en début de semaine un journaliste au JT de 20h d’Antenne 2 s’interroge sur « la sincérité d’Emmanuel Macron » dans ce domaine, et que quatre ONG ont lancé hier des poursuites judiciaires devant le Tribunal administratif de Paris contre l’Etat français, taxé « d’inaction climatique » dans ce même domaine. La pétition « L’affaire du siècle » lancée par ces ONG a recueilli deux millions de signatures.

De son côté, Greenpeace affirme sur son site : « En France, Emmanuel Macron a tenté de se construire une image de champion du climat. Mais la communication du président français et de son gouvernement ne résiste pas à l’épreuve des faits. »

Nous-mêmes avons pu constater depuis dix-huit mois une volonté non affichée mais bien réelle du gouvernement de ne pas aller au delà de la simlple communication.

En France, le ministre de l’Éducation nationale a appelé tardivement à des débats sur le climat dans les lycées ce vendredi entre 16h et 18h dans le but évident de perturber les manifestations. Un "geste désespéré pour tenter d’étouffer les contestations", a dénoncé le collectif Youth for Climate France.

Des débats que les proviseurs auront beaucoup de mal à organiser dans leurs établissements : “En ce moment, on fait passer des bacs blancs, on termine les inscriptions sur Parcoursup (la plateforme de voeux universitaires, ndlr) et c'est aussi la période des conseils de classe. Ce n'est pas au ministre de programmer notre agenda”, raconte une proviseure lyonnaise à l’AFP (citée par France-Inter). D’autant que beaucoup d’élèves ont d’ores et déjà choisi de sécher une partie de la journée pour rejoindre les manifestations pour le climat.

Plusieurs maires de l’alliance C40 des grandes villes pour le climat, comme Paris et Milan, ont eux apporté leur soutien aux jeunes. "Ils ont le plus à perdre de l’inaction des gouvernements", a déclaré dans un communiqué le maire de Sydney Clover Moore, se disant "fier d’être solidaire" de leur "combat pour la justice".

 « Puisque nos leaders se comportent comme des enfants, nous sommes obligés d'assumer la responsabilité qu'ils auraient dû endosser il y a bien longtemps » ; « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n'existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? » (Greta Thunberg)

« Bien sûr, il y en a qui ne nous prennent pas au sérieux, en disant qu'on est jeune et qu'on ne sait pas de quoi on parle », estime une lycéenne belge de 18 ans, interrogée par l’AFP. « Moi je leur dis que justement on s'informe, et en s'informant on a remarqué qu'on était loin de nos buts (...), qu'on est en train de foncer dans le mur », ajoute la jeune femme. France-Inter cite également une étudiante qui organise la timide mobilisation au Japon : « Les gens n'ont pas encore réalisé que la situation environnementale est tellement critique qu'elle nécessite une grève des étudiants ». 

FridaysforFuture, the movement of 16-year-old Swedish Greta Thunberg, has called for a global climate strike at school around the world this Friday, March 15th. The NGO hopes to get more than 1,000 gatherings in a hundred countries. "We are going on strike to tell our governments to do their homework and show us some evidence! She says on Facebook. The evidence demanded is that governments really fight against global warming. A burning question, while at the beginning of the week a reporter at the 20:00 newscast of Antenne 2 questions "the sincerity of Emmanuel Macron" in this area, and that four NGOs yesterday launched legal proceedings before the Tribunal Paris against the French State, taxed "inaction climate" in the same field. The petition "The business of the century" launched by these NGOs has collected two million signatures. For its part, Greenpeace says on its website: "In France, Emmanuel Macron tried to build a climate champion image. But the communication of the French president and his government does not stand the test of facts. " We ourselves have seen for eighteen months an unstated but very real desire of the government not to go beyond communication. In France, the Minister of National Education has called late for debates on the climate in high schools on Friday between 16h and 18h ​​with the obvious purpose of disrupting the demonstrations. A "desperate gesture to try to quell disputes," denounced the collective Youth for Climate France. Debates that principals will have a lot of trouble organizing in their institutions: "At this moment, we pass white bins, we finish the inscriptions on Parcoursup (the platform of academic greetings, ed) and it is also the period of class advice. It's not up to the minister to schedule our agenda, "says a Lyon principal at AFP (quoted by France-Inter). Especially since many students have already chosen to dry part of the day to join the events for the climate. Several mayors of the C40 alliance of major cities for the climate, such as Paris and Milan, have given their support to young people. "They have the most to lose from the inaction of governments," Sydney Mayor Clover Moore said in a statement, saying "proud to be in solidarity" with their "fight for justice". "Since our leaders behave like children, we are forced to assume the responsibility they should have borne long ago"; "Why should we study for a future that will not exist soon, when no one is doing anything to save it? »(Greta Thunberg) "Of course, there are some who do not take us seriously, saying that we are young and that we do not know what we are talking about," said an 18-year-old Belgian high school student, interviewed by AFP. "I tell them that we just get informed, and by inquiring we noticed that we were far from our goals (...), that we are running into the wall," says the young wife. France-Inter also quotes a student organizing the shy mobilization in Japan: "People have not yet realized that the environmental situation is so critical that it requires a student strike."