Arctic-fr (author CIA World Factbook)

Avec une vague de records de chaleur, 2019 débute mal : en Alaska, plusieurs rivières ont vu la glace hivernale se briser à la date la plus précoce jamais enregistrée ; au Groenland la saison des fontes des glaces a commencé un mois plus tôt que d’habitude, et avril 2019 est le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré pour l’ensemble de la planète. Mai ne s’annonce pas mieux : une zone de haute pression centrée sur l’ouest de la Russie et les fluctuations du Jet Stream, ce courant de vent très fort soufflant entre 200 et 300 km/h en haute altitude ont amené des chaleurs inhaituelles : le 12 mai on enregistrait 31,2°C à Koynas (Oblast d'Arkhangelsk), à 65° N de latitude, près du cercle polaire, et le mercure montait à 34°C dans le sud de la Russie. Depuis la veille « une chaleur exceptionnellement précoce a en effet été observée en Russie, du Kazakhstan à la mer Blanche et à l'Oural, faisant tomber des records pour une première et même deuxième décade de mai » (source Météo France). Le 13 mai c’était au tour de la ville russe d'Elabouga, située dans la république du Tatarstan, de battre son record mensuel du 31 mai 2015 (32,6°C) en enregistrant 32,9 °C. Cependant, "La chaleur (enregistrée en mai dans cette zone) trouve donc son origine dans un contexte météorologique bien défini et n'est pas la conséquence directe du réchauffement climatique global. Le réchauffement climatique global, lui, peut être vu comme "ajoutant" les dixièmes de degrés supplémentaires permettant de battre les records par rapport à la même situation plusieurs années auparavant »(source : Météo-France, "Est-il exceptionnel de voir de la chaleur dans les régions polaires?", 18 mai 2019)

« Ces températures inattendues interviennent alors que le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère n'a jamais été aussi haut, souligne le journal Le Parisien. 415,26 ppm (parties par millions) de dioxyde de carbone ont été constatées ce samedi à l’observatoire Mauna Loa d’Hawaii alors que le taux moyen de CO2 dans l’air était de 393 ppm en 2012 et 400 ppm en avril 2014 », écrit Mélanie Rostagnat pour BFMTV (16 mai 2019).

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With a wave of heat records, 2019 started badly: in Alaska, several rivers saw the winter ice break at the earliest date ever recorded; in Greenland the ice melting season started a month earlier than usual, and April 2019 is the second hottest month ever recorded for the entire planet. May not look better: a zone of high pressure centered on the west of Russia and the fluctuations of the Jet Stream, this current of very strong wind blowing between 200 and 300 km / h at high altitude brought unusual heats Koynas (Arkhangelsk Oblast) was recorded at 12 ° C on 31 May at 65 ° N near the Arctic Circle, and mercury was rising to 34 ° C in southern Russia. Since the day before, "an unusually early heat has indeed been observed in Russia, from Kazakhstan to the White Sea and the Urals, bringing down records for a first and even second decade of May" (source Météo France). On May 13 it was the turn of the Russian city of Elabouga, located in the Republic of Tatarstan, to beat its monthly record of May 31, 2015 (32.6 ° C) recording 32.9 ° C. However, "The heat (recorded in May in this area) has its origin in a well-defined meteorological context and is not a direct consequence of global warming global warming, it can be seen as" adding " the tenths of extra degrees to break records compared to the same situation several years ago "(source: Météo-France," Is it exceptional to see the heat in the polar regions? ", May 18, 2019). "These unexpected temperatures come as the rate of carbon dioxide in the atmosphere has never been higher," said Le Parisien. 415.26 ppm (parts per million) of carbon dioxide was found this Saturday at the Mauna Loa Observatory in Hawaii while the average rate of CO2 in the air was 393 ppm in 2012 and 400 ppm in April 2014 ", wrote Mélanie Rostagnat for BFMTV (May 16, 2019).

Carte de la région arctique : Arctic-fr (author CIA World Factbook).