Départ du Tivatski Zaljev, 11 avril 2019 DSCN9639

Jeudi 11 avril 2019. Réveil à 7h, départ à 7h30 de Tivat, après un derniertour aux sanitaires tous neufs de la marina. On a pris un peu de retard par rtapport à l'horaire de départ que j'ai négocié hier avec les douaniers, mais personne ne vient nous faire de réflexion. Michèle est à la barre. Un bateau est juste devant nous ; nous effectuons le départ sur une garde arrière pour dégager le nez de notre voilier. Notre équipage est au complet : Thomas, qui avait mal supporté l'avant-veille la traversée de Mljet au Montenegro, a finalement décidé de poursuivre sa croisière. Le temps est encore couvert, la mer est d'huile, la visibilité totale. En l'absence de vent, nous prenons au moteur à vue la direction de Zelenika, où nous devons effectuer les formalités de départ du Montenegro.

La nouvelle marina en chantier, à l'est de Zelinca

Veille dans le Hercegnovski Zaljev, 11 avril 2019

A8h30, nous avons quitté le Tivatski Zaljev (Zaljev = bassin, NRD) pour entrer dans le Hercegnovski Zaljev, le premier bassin des Bouches de Kotor. Nous croisons deux plastiques flottants, que nous récupérons à bord ; Michèle est à la barre pour la manœuvre, Joaquin à la gaffe. Il y a un quart d'heure, un timide rayon de soleil a réussi à percer la couche nuageuse, alors que nous passions devant la nouvelle marina - en construction depuis déjà quelques années. Il confirme ce que dit la météo : nous allons vers le beau temps. Le soleil devrait être au rendez-vous à 14h à Dubrovnik, et des vents de 5 à 10 kt de SE devraient nous procurer une allure confortable une fois sortis des Bouches de Kotor. En attendant, le plafond reste important.

A 9h, nous arrivons à Zelenika.Thomas est à la barre pour l'accostage sur tribord le long du quai des douanes. Je fonce à la capitainerie, où les formalites se font très vite avec le harbour master, puis je reviens en courant sous une pluie battante au poste des douanes ! Celui-ci est conçu de telle façon que les visiteurs ne puissent pas y pénétrer ; tout se passe par un guichet vitré. Heureusement, un petit auvent au-dessus du guichet permet aux clients de s'abriter de la violence des intempéries. Les pluies méditéranéennes n'ont rien du crachin breton.

Sortie des Bouches de Kotor, 11 avril 2019 (1) DSCN9645

A 9h30 nous sommes repartis. Thomas est à la barre et quitte le quai sur une garde arrière, Michèle gère l'aussière. Nous sommes toujours au moteur, le vent n'a pas encore daigné se lever. Il arrivera une vingtaine de minutes plustard, quand nous serons à deux milles au sud-ouest de Zelenika, et nous permettra en envoyant la totalité de la toile tribord amures d'avancer à 5,7 kt. Des vaguelettes de dix centimètres animent la mer, et le baromètre du bord est remonté à 1026 hpa. En attendant, nous avons eu ce matin deux alarmes "essence", dues à la présence résiduelle d'eau dans nos réservoirs de gazole, qui nous ont obligé à stopper le moteur et purger le principal filtre eau/carburant

Le fort de la pointe Ostra, sortie des Bouches de Kotor 11 avril 2019

A 11h nous sommes à un mille au sud de Rt Ostra et de ses fortifications, en train de quitter les Bouches de Kotor et le Montenegro en suivant le cap 180°. Nous venons de passer une heure d'entraînement à la récupération de l'homme à la mer à la voile, et durant ce laps de temps le ciel s'est dégagé ; nous naviguons au près, sous génois et GV, à 4,6 kt. Sans l'abri des Bouches de Kotor, les vagues atteignent désormais 0,7 m. Durant nos manœuvres, nous n'avons pas récupéré que du plastique ; nous avons repéré aussi un gros baril métallique flottant à la surface, trop gros pour pouvoir être hissé à bord. Nous l'avons signalé à 10h40 par un appel "sécurité" sur le canal 16.

Depuis la sortie des Bouches de Kotor, nous prenons au cap 307°, route directe de 27 milles nautiques sur Dubrovnik en suivant à distance le trait de côte, au running avec les voiles en ciseaux. Cependant, cette allure devient petit à petit difficile à tenir. Je calcule que tirer un bord plein ouest suivi d'un bord de nord serait plus efficace, et à 13h10 nous prenons le cap 270°. Nous sommes à la latitude de V. Skolj (42°26N, 018°17E). Le nouveau cap nous met bâbord amures, entre grand-largue et largue, pour une vitesse fond de 7 à 8 nœuds.

Soixante-cinq minutes plus tard, nous sommes suffisamment à l'ouest pour pouvoir changer d'amures et retrouver un grand largue confortable. Nous prenons désormais le cap 351°. Depuis notre sortie des Bouches de Kotor, le ciel est resté dégagé. C'est un ciel de traîne, avec une visibilité totale. A 15h15, le vent a forci à 22 kt, le bateau file à 9 nœuds, et la barre est devenue dure. Je fais réduire d'un tiers et génois, et d'un tiers la grand-voile ; je rajoute un degré au cap. Ainsi toilé, le "Prestige" court encore à 7,5 nœuds sur le fond. Muriel à la barre, nous faisons route directe sur l'entrée du port de Dubrovnik.

En route pour Dubrovnik, carré du D&D Kufner Prestige 11 avril 2019

En route pour Dubrovnik 11 avril 2019 1

En route pour Dubrovnik 11 avril 2019 2

Devant le pont Franjo-Tudman, 11 avril 2019

A 16h38, nous arrivons tribord amures face au pont à haubans Franjo-Tudman (premier président de la République de la Croatie indépendante, NDR). Celui-ci enjambe l'embouchure de la Rijeka Dubrovnicka, qui conduit à la marina ACI de Dubrovnik. Pour y avoir loué un bateau cinq ans auparavant, je sais que cette marina est isolée, située au bout d'une route à plusieurs kilomètres de la cité historique et peu pratique pour tous ceux qui veulent visiter Dubrovnik. Ce soir, nous irons dormir au port de commerce de Gruz. Joli et très agréable, Gruz dispose de tous les commerces et d'un marché très coloré. Pour nous qui faisons face au pont Franjo-Tudman, le port de Gruz est au fond du large ria qui s'ouvre à notre droite.

L'entrée de Rijeka Dubrovacka et le pont Franjo Tudman, proche de Dubrovnik, 11 avril 2019

 

L'entrée du port de Gruz (Dubrovnik), 11 avril 2019

Nous gardons les voiles dans le ria de Gruz aussi longtemps qu'il est légalement possible de le faire, avec Joaquin à la barre. Parvenus à l'entrée du port, je reprends celle-ci pour les manœuvres d'accostage. A 16h52 nous sommes revenus au moteur, et l'équipage s'affaire à préparer aussières et pare-battages en vue d'unamarrage le long du quai côté tribord. A 16h 58 nous laissons à bâbord le navire Bios  Dva. Légèrement rouillé, il affiche fièrement sur ses superstructures "Institut za oceanografiju i ribarstvo Split" (Institut d'Océanographie et des Pêches Split). Conçu our un équipage de 6 marins et 17 scientifiques, ce bateau de 36,6 m de long pour 8,15 de large est équipé de sondes pour la recherche sur l'hydroacoustique et l'acoustique des pêches jusqu'à un millier de mètres de profondeur, treuils hydrauliques pour l'échantillonnage, et de grues, congélateurs et réfrigérateurs pour le stockage des échantillons. Classé "navire de recherche", il est destiné à travailler en Adriatique et en mer Ionienne (le 9 juin 2019, il était à Sibenik où nous étions le 14 avril, NDR).

De là, nous voyons bien la caraque Karaka, réplique d'un bateau traditionnel qui fut aussi le navire amiral du premier voyage de Christophe Colomb en 1492. Un petit voilier s'est mis à couple sur son tribord. J'ai pris l'habitude de m'amarrer devant ou derrière la caraque, en arrivant souvent tard le soir et en repartant tôt le matin. Cette année, à peine notre voilier amarré à la proue de la caraque, nous voyons arriver un employé du port, qui prétend que des ferries ont besoin de la place où nous sommes pour manœuvrer. Nous sommes obligés de quitter la place pour aller nous installer près de la capitainerie du port, entre la capitainerie et les ferries plus à l'est. Pour cela nous devons attendre que deux ferries finissent leurs manœuvres. Appartenant peut-être à la même compagnie, ils arrivent de concert et s'installent à couple le long du quai.

Le navire océanographique Bios Dva au port de Gruz, 11 avril 2019

La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019 (2)

La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019

A 18h, notre voilier est amarré à bâbord le long du quai. L'employé de la capitainerie est venu nous y retrouver et nous lui avons confié les documents du bateau. Notre timing est parfait : à 18h05, Joaquin et moi avons un rendez-vous vidéo avec Jacques Dussol, qui dirige avec Renée Dussol le Riem (Réseau Initiatives des Eco-explorateurs de la Mer). La vidéo passe bien ; à 19h nous mettons fin à la communication, et Joaquin et moi nous dirigeons vers l'arrêt de bus proche du bateau. Situé sur le quai, l'arrêt permet de prendre le bus 1B, qui mène directement à l'entrée des fortifications de la ville historique. Après avoir parcouru la Plaka depuis la fontaine d'Onofrio sur toute sa longueur, nous passons peu avant 19h30 devant la statue du chevalier Roland. Celle-ci a disparu, la colonne à laquelle elle est adossée est masquée par des palissades décorées de photos. Est-elle en rénovation ? Je l'ignore. Non loin de là nous nous attablons avec le reste de l'équipage au Café bar None Nina. Juste en face le Premier ministre chinois achève la visite du musée de Dubrovnik, provoquant un petit attroupement sur la place, devant l'entrée du bâtiment où il se trouve ; les services d'ordre sont omniprésents.

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 2

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 3

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 1

Dubrovnik 11 avril 2019

Clocher de Dubrovnik 11 avril 2019

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 4

Rassemblement pour la visite du Premier ministre chinois à Dubrovnik, 11 avril 2019

Les prix ont-ils augmenté en un an ? Nous paierons très cher nos Spritz, l'apéritif issu de la domination par les soldats autrichiens de la Vénétie et de l'Italie du nord. A base d'Apérol, de prosecco et d'eau gazeuse, le spritz dolce est généralement peu cher ; ici, nous le paierons 78 kunas le verre, soit près de 11 euros. A ce tarif, je préfère le luxe relatif du Gradska Kavana Arsenal et le charme de sa terrasse surélevée, à quelques pas de là. Cependant, en passant devant elle il y a quelques instants, j'ai noté que la foule ne permettait pas d'y accueillir les douze membres de notre équipage. 

Apéritif à Dubrovnik pour l'ensemble de l'équipage du Prestige 11 avril 2019

Spritz à Dubrovnik 11 avril 2019

Peut-être échaudé par le prix de l'apéritif, l'équipage décide de dîner à bord plutôt que dans un restaurant de la cité médiévale, et d'acheter des pizzas. Nous quittons le café None Nina, repassons devant le statue songeuse de Marin Drzic, le "Shakespeare de Dubrovnik"  et la terrasse de l'Arsenal, et quittons la ville en remontant le Stradun. A 20h30 nous sommes de retour à l'arrêt où le bus nous a déposés, Joaquin et moi, une heure et quart plus tôt. Le bus qui nous reconduira au port se prend en face de nous. Des policiers bloquent la circulation et empêchent les piétons de traverser pour libérer le passage des voitures des personnalités chinoises ; nous attendrons quelques minutes avant que le passage ne soit autorisé.Marin Drzic à Dubrovnik 11 avril 2019

Revenus au port de Gruz, nous trouverons non loin du bateau une pizzéria qui vend des pizzas à emporter, la Konoba Zrinski. A douze, la commande est un peu délicate à passer et prend un peu de temps. A 21h22, on nous a retiré de l'addition quatre pizzas supplémentaires ; il nous en reste encore quatorze sur notre note, deux de trop. Qu'importe, les pizzas ramenées au bateau sont bonnes, et les prix corrects : nous aurons payé la pizza Margarita 50 kunas, soit 6,76 euros pièce.

Parmi les petits problèmes matériels su jour, j'ai noté sur le journal du bord le store de la cabine pointe avant cassé. Nous l'avons revissé, mais il est non-fonctionnel).

 * "Méconnu en France avant que son chef-d'œuvre Dundo Maroje ne soit représenté en 1958 au théâtre des Nations, Marin Drzic (en italien Marino Darsa) est pourtant le plus grand écrivain de la Renaissance Dalmate. Abbé, organiste, comédien et auteur dramatique, secrétaire d'un comte, chapelain et conspirateur, ce Figaro ragusain, cadet de Machiavel, contemporain de Ruzzante et précurseur de Molière, dont la vie agitée, de Vienne à Istanbul et de Dubrovnik à Sienne et à Venise, témoigne de l'intense circulation des idées et des hommes sur la frange occidentale de l'empire ottoman, a su, par la vigueur de la satire sociale, renouveler les stéréotypes de la pastorale, de la farce et de la comedia erudita héritée du théâtre latin" (source : universalis.fr). La légende veut que toucher cette statue en bronze doré soit porte chance, soit garantisse un retour un jour à Dubrovnik. Le trou visible au côté droit de son cou serait l'œuvre d'une balle reçue durant la dernière des guerres qui ont agité la Croatie.

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Thursday, April 11, 2019. Wake up at 7am, departure at 7:30 from Tivat, after a finalyour sanitary brand new marina. We were a little late by the report on the departure schedule I negotiated yesterday with the customs officers, but no one comes to us to think. Michele is at the helm. A boat is right in front of us; we start on a rear guard to clear the nose of our boat. Our crew is complete: Thomas, who had not supported two days before the crossing of Mljet in Montenegro, finally decided to continue his cruise. The weather is still cloudy, the sea is oil, total visibility. In the absence of wind, we take the engine at sight Zelenika direction, where we must make the departure formalities of Montenegro.At 08.30 we left Tivatski Zaljev (Zaljev = basin, NRD) to enter Hercegnovski Zaljev, the first basin of Kotor Bay. We meet two floating plastics, which we recover on board; Michele is at the helm for the maneuver, Joaquin at the blunder. A quarter of an hour ago, a shy ray of sunshine managed to pierce the cloud layer, as we passed the new marina - under construction for some years now. It confirms what the weather says: we are heading for good weather. The sun should be at 14h in Dubrovnik, and winds of 5 to 10 kt SE should give us a comfortable pace once out of the Kotor Bay. In the meantime, the ceiling remains important. At 9 o'clock we arrive at Zelenika. Thomas is at the helm for docking on starboard alongside the customs dock. I go to the captaincy, where the formalities are done very quickly with the harbor master, then I come running back under a pouring rain at the customs station! It is designed in such a way that visitors can not enter it; everything happens through a window. Fortunately, a small awning over the counter allows customers to shelter from the violence of the weather. The Mediterranean rains have nothing of the Breton drizzle.At 9:30 we left. Thomas is at the helm and leaves the dock on a rear guard, Michèle manages the hawser. We are still driving, the wind has not yet bothered to get up. It will arrive about twenty minutes later, when we are two miles southwest of Zelenika, and will allow us to send the entire canvas starboard tack forward to 5.7 kt. Wavelets of ten centimeters animate the sea, and the barometer of the edge is raised to 1026 hpa. In the meantime, this morning we had two "gasoline" alarms, due to the residual presence of water in our diesel tanks, which forced us to stop the engine and bleed the main water / fuel filter.At 11 o'clock we are one mile south of Rt Ostra and its fortifications, leaving the Bays of Kotor and Montenegro following the 180 ° course. We have just spent an hour training the recovery of man overboard, and during this time the sky has cleared; we sail upwind, under genoa and GV, at 4.6 kt. Without the shelter of the Kotor Mouths, the waves now reach 0.7 m. During our maneuvers, we did not recover that plastic; we also spotted a big metal barrel floating on the surface, too big to be hoisted on board. We reported it at 10:40 am by a "security" call on channel 16. From the exit of Kotor Bay, we take the 307 ° heading, a 27-nautical-mile direct route over Dubrovnik, following the coastline at a distance, running with scissor sails. However, this pace is slowly becoming difficult to hold. I calculate that pulling a full west edge followed by a northern edge would be more efficient, and at 1:10 we take the 270 ° heading. We are at the latitude of V. Skolj (42 ° 26N, 018 ° 17E). The new course puts us on the port tack, between wide and wide, for a speed of 7 to 8 knots. Sixty-five minutes later, we are far enough west to change tack and find a large comfortable sail. We are now heading 351 °. Since our exit from Kotor Bay, the sky has remained clear. It is a trolling sky, with total visibility. At 15:15, the wind got stronger at 22 kt, the boat went to 9 knots, and the bar became hard. I reduce by one-third and Genoa, and a third the mainsail; I add a degree to the cape. Thus clothed, the "Prestige" still runs at 7.5 knots on the bottom. Muriel at the helm, we make direct route to the entrance to Dubrovnik harbor.  At 16:38, we arrive on the starboard tack facing the cable-stayed bridge Franjo-Tudman (first president of the Republic of Independent Croatia, NDR). It straddles the mouth of the Rijeka Dubrovnicka, which leads to the ACI marina of Dubrovnik. Having rented a boat five years ago, I know that this marina is isolated, located at the end of a road several kilometers from the historic city and impractical for all those who want to visit Dubrovnik. Tonight we will go to sleep at the commercial port of Gruz. Nice and very nice, Gruz has all the shops and a very colorful market. For us facing the Franjo-Tudman Bridge, the port of Gruz is at the bottom of the wide ria that opens to our right. We keep the sails in the Gruz estuary as long as it is legally possible to do so, with Joaquin at the helm. Arrived at the entrance of the port, I resume it for docking maneuvers. At 16:52 we returned to the engine, and the crew was busy preparing hawsers and fenders for docking along the dock on the starboard side. At 16h 58 we leave on the port side the ship Bios Dva. Slightly rusty, it proudly displays on its superstructures "Institute za oceanografiju i ribarstvo Split" (Institute of Oceanography and Fisheries Split). Designed for a crew of six sailors and 17 scientists, this 36.6-meter-long, 8.15-meter boat is equipped with probes for research on hydroacoustics and fishing acoustics up to a thousand meters away. depth, hydraulic winches for sampling, and cranes, freezers and refrigerators for storing samples. Classified as "research vessel", it is intended to work in the Adriatic and Ionian Sea (June 9, 2019, it was in Sibenik where we were on April 14, NDR). From there, we can see the caraque Karaka, replica of a traditional boat that was also the flagship of the first voyage of Christopher Columbus in 1492. A small sailboat was paired on its starboard. I am used to mooring in front of or behind the caraque, arriving often late at night and leaving early in the morning. This year, just our boat moored at the bow of the caraque, we see arrive a port employee, who claims that ferries need the place where we are to maneuver. We are obliged to leave the place to go and settle near the harbor master's office, between the harbor master's office and the ferries to the east. For this we have to wait for two ferries to finish their maneuvers. Belonging perhaps to the same company, they arrive in concert and settle together along the wharf. At 18h, our boat is moored to the port side along the wharf. The captain's clerk came to meet us there and we gave him the documents of the boat. Our timing is perfect: at 18:05, Joaquin and I have a video meeting with Jacques Dussol, who leads with Renée Dussol the Riem (Initiatives Network of Eco-explorers of the Sea). The video goes well; at 7 pm we end the communication, and Joaquin and I head for the bus stop near the boat. Located on the pier, the bus stop takes bus 1B, which leads directly to the entrance to the fortifications of the historic city. After crossing the Plaka from the fountain of Onofrio all along its length, we pass shortly before 19:30 in front of the statue of the knight Roland. This one has disappeared, the column to which it is leaned is masked by palisades decorated with photos. Is it under renovation? I do not know. Not far from here we sit with the rest of the crew at the Nina Café bar. Just opposite the Chinese Prime Minister finishes the visit of the Museum of Dubrovnik, causing a small crowd on the square, in front of the entrance of the building where it is located; the services of order are ubiquitous.  Perhaps scalded by the price of the aperitif, the crew decides to dine on board rather than in a restaurant of the medieval city, and buy pizzas. We leave the Cafe None Nina, go back to the dreamy statue of Marin Drzic, the "Shakespeare of Dubrovnik"* and the terrace of the Arsenal, and leave the city up the Stradun. At 8:30 pm we are back at the stop where the bus dropped us, Joaquin and me, an hour and a quarter earlier. The bus that will take us back to the port is in front of us. Police block traffic and prevent pedestrians from crossing to free the passage of cars of Chinese personalities; we will wait a few minutes before the passage is allowed.Marin Drzic in Dubrovnik April 11, 2019 Arriving at the port of Gruz, we will find not far from the boat a pizzeria that sells takeaway pizzas, the Konoba Zrinski. At twelve, the order is a little tricky to pass and takes a little time. At 21:22, we were removed from the addition four more pizzas; we still have fourteen on our note, two more. Anyway, the pizzas brought back to the boat are good, and the correct prices: we will have paid the pizza Margarita 50 kuna, or 6.76 euros each. Among the little material problems on the day, I noticed on the log the cabin awning tip before broken. We have screwed it again, but it is non-functional).

 *"Unknown in France before his masterpiece Dundo Maroje was represented in 1958 at the Theater of the Nations, Marin Drzic (in Italian Marino Darsa) is the greatest writer of the Dalmatian Renaissance." Abbé, organist, actor and Dramatic author, secretary of a count, chaplain and conspirator, this Ragusan Figaro, cadet of Machiavelli, contemporary of Ruzzante and forerunner of Molière, whose busy life, from Vienna to Istanbul and from Dubrovnik to Siena and Venice, testifies to the The intense circulation of ideas and people on the western fringe of the Ottoman Empire, has, by the vigor of social satire, renewed the stereotypes of pastoral, farce and comedia erudita inherited from Latin theater "( source: universalis.fr). Legend has it that touching this golden bronze statue is lucky enough to guarantee a return to Dubrovnik one day. The visible hole on the right side of his neck would be the work of a bullet received during the last of the wars that agitated Croatia.

Photos : Départ du Tivatski Zaljev, 11 avril 2019 ; La nouvelle marina en chantier, à l'est de Zelinka, 11 avril 2019 ; Veille dans le Hercegnovski Zaljev, 11 avril 2019 ; Sortie des Bouches de Kotor, 11 avril 2019 (1) ; Le fort de la pointe Ostra, sortie des Bouches de Kotor 11 avril 2019 ; En route pour Dubrovnik, carré du D&D Kufner Prestige 11 avril 2019 ; En route pour Dubrovnik  11 avril 2019 (1 et 2) ; Devant le pont Franjo-Tudman, 11 avril 2019 ; L'entrée de Rijeka Dubrovacka et le pont Franjo Tudman, proche de Dubrovnik, 11 avril 2019 ; L'entrée du port de Gruz (Dubrovnik), 11 avril 2019 ; Le navire océanographique Bios Dva au port de Gruz, 11 avril 2019 ; La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019 ; La caraque Karaka basée au port de Gruz, détail de la proue, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, 11 avril 2019 (1) ; Dubrovnik, le Stradun, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, 11 avril 2019 (2 et 3) ; Visite de Dubrovnik, le clocher, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, l'Arsenal et le musée, 11 avril 2019 ; L'équipage du Prestige à la terrasse du None Nina (1 et 2) ; Spitz dolce à Dubrovnik, 11 avril 2019 ; La statue de Marin Drzic à côté de l'Arsenal, Dubrovnik, 11 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon. Vidéo : De Tivat à Dubrovnik, 11 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.