L'Amazonie en flammes, ça fait des années que cela dure et que le monde entier laisse faire ce qui est un véritable crime contre l'humanité. Car ces feux ne sont pas liés à la sécheresse, mais bien à la cupidité d'hommes et d'entreprises qui au nom du profit détruisent la plus grande forêt tropicale de la planète, et aussi celle qui abrite le plus de biodiversité (pour une surface donnée où on trouve dix espèces dans une forêt française, on en trouve 150 dans la forêt amazonienne). C'est aussi celle où on trouve les plus gros arbres, et aussi celle qui abrite trois millions d'hommes répartis en 420 tribus, des populations humaines dont on détruit l'habitat naturel sans leur demander leur avis. Pour le nouveau président du Brésil – mais sans doute aussi pour ses prédécesseurs – ces Brésiliens ne doivent sans doute pas êtres des hommes à part entière, mais peut-être des sous-hommes dont respecter les droits est une option très facultative. La doctrine affichée par Bolzonaro est sans ambiguïté : « La politique environnementale ne peut pas entraver le développement du Brésil. Nous voulons préserver l'environnement, mais pas de la façon dont on le fait actuellement ». Le Point International, dans un article du 24 août 2019 rappelle que « avant même la campagne électorale, en mai-juin dernier, il (Bolsonaro) avait sillonné les régions de l'Amazonie en faisant des discours « montrant qu'il allait tout changer, que les producteurs étaient des victimes et les ONG environnementales des êtres dangereux qui gênaient l'activité économique ». Selon l'homme politique, ces ONG auraient même contribué à un complot international visant à empêcher le développement du Brésil. »

Incendies de la forêt amazonienne images Nasa Capture d’écran 2019-08-24 à 17

Ce vendredi 23 août 2019, on compte 10.000 foyers d'incendie, en très grande majorité d'origine criminelle. En effet, en Amazonie il ne fait pas plus chaud cette année que l'année dernière, et le réchauffement climatique n'a rien à voir avec ces feux.

 

En cause : le climato-scepticisme du président brésilien Jair Bolsonaro qui encourage les éleveurs et agriculteurs à la déforestation et a allégé les contrôles sur les déforestations sauvages. En un an, on a multiplié par quatre la déforestation de l'Amazonie : +278 % entre juillet 2018 et juillet 2018. Méthode utilisée : le brûlis : on coupe le bois, on le fait sécher et on le brûle ensuite, les cendres devant fertiliser les sols. Le 10 août, se sentant intouchables, des éleveurs de bovins du Brésil se sont rassemblés pour allumer ensemble de gigantesques incendies pour agrandir le territoire de leurs élevages. De leur côté les planteurs de soja font la même chose sous le regard bienveillant des autorités. Rien qu'au Brésil on compte 2.500 nouveau incendies allumés au cours des dernières quarante-huit heures. Aujourd'hui, c'est l'équivalent d'un terrain de football qui disparaît chaque minute dans les flammes en Amazonie (source : Institut de recherche spatiale du Brésil). La fumée de ces incendies est telle qu'à Sao Paulo, située à plus de 2.500 km de là, le ciel est devenu obscur ce lundi 19 août en milieu d'après-midi, le soleil masqué par un halo d'une épaisse fumée : c'est « la nuit en plein jour », une nuit qui est tombée en l'espace de quelques minutes. Une situation qui a provoqué le réveil de la capitale économique du Brésil, qui jusque-là regardait brûler l'Amazonie sans s'y intéresser vraiment.

19-03-2019_Encontro_com_o_Senhor_Donald_Trump,_Presidente_dos_Estados_Unidos_da_América (auteur:author Palácio do Planalto)

De son côté, Jair Bolsonaro, au centre d'un scandale écologique sans précédent, accusait il y a quelques jours les ONG qui se battent pour l'Amazonie d'avoir elles-mêmes allumé ces feux : « Concernant les feux en Amazonie, j’ai l’impression qu'ils ont été allumés par ces ONG parce qu'elles ont demandé de l'argent ». Bolsonaro leur ayant coupé les subventions, elles se vengeraient en détruisant ce pourquoi elles se battent ? Hypothèse peu crédible. Mais Bolsonaro n'est pas à cela près, lui qui a réussi à dire que le nuage de fumée qui a plongé dans le noir Sao Paulo était un « fake », au mépris des 12,18 millions de témoins qui ont vécu sur place la situation.

Le problème est que les 390 milliards d'arbres de la forêt amazonienne stockent une énorme quantité de carbone, et que ces incendies relâchent ce carbone dans l'atmosphère, accentuant un peu plus le réchauffement climatique. Si le Brésil vivait sous une cloche et avait sa propre atmosphère, le problème serait simplement entre Bolsonaro et sa population qu'il extermine (les tribus) ou condamne à respirer un air pollué. Le malheur est que nous partageons tous la même atmosphère sur l'ensemble de la planète, et que les désastres créés par Bolsonaro nous touchent tous où que nous soyons : « ces incendies n'affecteront pas seulement le Brésil ou les villes du Brésil mais ils touchent le monde entier », déclare le scientifique canadien Robert Muggah, directeur de recherche à l'Institut Igarapé. L'influence de l'incendie de l'Amazonie sur le réchauffement climatique semble inévitable.

Les premiers touchés sont les pays voisins du Brésil : les incendies se propagent du côté Bolivien de la forêt amazonienne. 45.000 hectares de la forêt bolivienne sont déjà détruits par les flammes, et les fumées des incendies arrivent jusqu'à la capitale La Paz. La Bolivie a décrété l'état d'urgence. « Ça ne sert à rien de lutter contre les incendies en Bolivie si au Paraguay et au Brésil ils ne sont pas maîtrisés » se plaignent les Boliviens. Le Pérou est également touché par les incendies. En un mois, c'est vingt fois la surface de Paris qui a été dévastée en Amazonie.

Le problème touche aussi l'eau, polluée par les fumées.

 

Raoni place des droits de l'homme au Trocadéro de Paris, tenant la pétition internationale contre le barrage de Belo Monte, qu'il a lancé avec d'autres chef indiens kayapos (auteur:author Gert-Peter Bruch 9 juin 2011)

Avec 2.400 départs de feux en 48 heures (1.663 rien qu'entre jeudi et vendredi, 78.383 incendies depuis janvier 2019, source INPE), les indiens ont de quoi être inquiets. Connu dans le monde entier depuis ses tournées avec le chanteur Sting pour sensibiliser la communauté internationale aux problèmes de l'Amazonie, le chef kayapo Raoni Metuktire (ci-dessus) avertit : « Si le blanc continue à détruire l'Amazonie, le monde entier n'aura plus d'oxygène ». Parmi les propos recueillis auprès d'indiens vivant là-bas, « Dans dix ou quinze ans, on ne pourra plus vivre comme aujourd'hui » ; « pour nous c'est de la destruction. Ce qui se passe ici c'est une atrocité. Personne n'aurait pu imaginer que cela puisse arriver » ; « chaque jour qui passe la destruction de notre forêt avance avec le déboisement, les scieries... On est tristes parce que c'est notre forêt qui meurt ».

Crise diplomatique

Emmanuel Macron tweet Capture d’écran 2019-08-24 à 18

Jair Bolzonaro tweet Capture d’écran 2019-08-24 à 18La crise a débuté avant-hier vendredi 23 août avec un tweet d'Emmanuel Macron. Reprenant les termes de Jacques Chirac (2 septembre 2002 à Johannesburg), le président français écrit : « Notre maison brûle littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale ». Jair Bolsonaro riposte – également sur Tweeter – en accusant Emmanuel Macron d'avoir « une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle ». Avec quelques heures de décalage, estimant que Jair Bolsonaro n'a pas respecté ses engagements en matière climatique pris à Osaka (« le président Bolsonaro a menti lors du Sommet d'Osaka »), Emmanuel Macron a riposté à son tour en dénonçant avant-hier les accords commerciaux pris récemment par l'Union Européenne avec le Mercosur. L'Irlande a suivi, annonçant quelle ne signerait pas les accords tant que le Brésil n'aurait pas envoyé un signal fort concernant l'environnement. A noter : l'Espagne, qui s'est battue pour ces accords qui sont restés sur la table durant vingt ans, a refusé de sanctionner Bolsonaro en les dénonçant. 

De leur côté, l'Allemagne et la Norvège ont annoncé la suppression d'une subvention de 65 M€ octroyée au Brésil pour la protection de l'Amazonie.

Angela Merkel déclarait que la crise amazonienne devait être une des priorités du G7.

Jair Bolsonaro disait il y a quelques jours « réfléchir à envoyer l'armée ». Le président brésilien a enfin pris sa décision ce vendredi d'envoyer l'armée, en affirmant « ces feux ne peuvent pas servir de prétexte à des sanctions internationales ».

En France, Ségolène Royal et l'ensemble de la classe politique ont pris de façon quasi unanime position contre l'attitude de Bolzonaro.

Vers un tribunal climatique

Brune Poirson

On a notamment pu voir sur le plateau d'Antenne 2 la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson (ci-dessus) déclarer : « Je suis prise de dégoût quand j'entends certaines déclarations de certains responsables politiques. Et je me console en me disant que peut-être un jour ces responsables politiques auront à répondre de leur inconséquence, de leurs actes aussi irresponsables devant un tribunal ».

Il apparaît de plus en plus évident que les responsables politiques qui par leur inaction, le non respects de leurs engagements, voire même le déni de la réalité du réchauffement climatique et le non respect d'un principe de précaution élémentaire auront porté atteinte aux biens et à la vie de centaines de millions de personnes devront un jour être jugées et condamnées.

La notion juridique de « crime contre l'humanité » dans son acception actuelle n'est pas adaptée à cela. Mais c'est bien d'un crime contre l'humanité toute entière et contre les générations futures dont nous parlons ici. Il n'est pas possible de continuer à laisser agir impunément des politiciens conscients de leurs actes qui sont responsables depuis quarante ans de la disparition désormais inéluctable de pays entiers (les atolls du Pacifique, le sud du Bangladesh par exemple sont désormais condamnés de façon irréversible à être recouverts par les eaux). Alors que la population ne cesse de croître (on va passer de 7,5 millards d'habitants à 9 milliards en 2050), le réchauffement climatique va se traduire par une raréfaction des terres utilisables et une baisse des ressources halieutiques. Bref, des famines et l'apparition de zones de violence et de déstabilisation politique. Ce sacrifice de l'humanité entière au profit de quelques uns qui se battent sur le court terme pour assurer leur réélection aurait déjà du être sanctionné il y a bien longtemps. La Sibérie ne serait pas en train de brûler, nous n'aurions pas à craindre des canicules de plus en plus violentes et la question de l'accueil des migrants climatiques – que tout le monde occulte mais qui est bien un des enjeux majeurs de ce siècle – ne se poserait pas. S'il est aujourd'hui trop tard pour sauver notre climat, nous pouvons au moins tenter de ralentir le réchauffement. Sanctionner par des peines extrêmement lourdes et dissuasives le « crime climatique » semble un premier pas pour éviter des situations telles que celles que nous vivons aujourd'hui.

Le chef Raoni Metuktire demande a à la communauté internationale de se mobiliser pour obtenir le départ de Bolsonaro « le plus vite possible ». « C'est une catastrophe ce qu'il est en train de faire avec nous » a t-il déclaré à l'AFP depuis Rio. « Il veut en finir avec la forêt, avec nous (les indigènes), c'est vraiment  terrible ce qu'il fait ». (Sources : JT A2 22, 23 et 24 août 2019)

Curieusement, c'est le nuage de fumée noire qui a englouti Sao Paulo qui va peut-être venir en aide au cacique de 89 ans, qui se bat inlassablement pour les droits des indigènes. En provoquant la colère des habitants d'une des villes les plus populeuses du monde et un buzz international, il amène les Brésiliens à se désolidariser de leur président. De leur côté les milieux agro-alimentaires brésiliens craignent les retombées internationales : sanctions étatiques, mais aussi atteinte à l'image de marque du Brésil et de ses produits. Ainsi Marcelo Britto, président de l'Association brésilienne de l'agrobusiness a déclaré dans le quotidien économique Valor que cette politique de déforestation donne une mauvaise image du Brésil à l'extérieur et que cela pourrait lui « coûter cher de regagner la confiance de certains marchés internationaux ».

Après Sao Paulo, le nuage de fumée de l'Amazonie pourrait-il engloutir Jair Bolsonaro ?

Carte géographique des écorégions de la forêt amazonienne délimitées par le WWF

 

The burning Amazon has been going on for years and the whole world is letting go of what is a real crime against humanity. Because these fires are not related to the drought, but to the greed of men and companies who in the name of profit destroy the largest tropical forest on the planet, and also the one that harbors the most biodiversity (for a given area where there are ten species in a French forest, there are 150 in the Amazonian forest). It is also the one where one finds the largest trees, and also that which shelters three million men distributed in 420 tribes, human populations of which one destroys the natural habitat without asking them their opinion. For the new president of Brazil - but probably also for his predecessors - these Brazilians probably do not have to be men in their own right, but perhaps sub-men who respect the rights is a very optional option. The doctrine displayed by Bolzonaro is unambiguous: "Environmental policy can not hinder the development of Brazil. We want to preserve the environment, but not in the way we currently do it. " The International Point, in an article of August 24, 2019 recalls that "even before the election campaign, last May-June, he (Bolsonaro) had traveled the regions of the Amazon by making speeches" showing that he was going to change everything , that producers were victims and environmental NGOs dangerous beings that hindered economic activity ". According to the politician, these NGOs have even contributed to an international conspiracy to prevent the development of Brazil. " This Friday, August 23, 2019, there are 10,000 fireplaces, overwhelmingly of criminal origin. Indeed, in the Amazon it is not hotter this year than last year, and global warming has nothing to do with these fires. At issue is the climate-skepticism of Brazilian President Jair Bolsonaro, who encourages farmers and farmers to deforestation and has eased controls on wild deforestation. In one year, the deforestation of Amazonia has been multiplied by four: +278% between July 2018 and July 2018. Method used: burning: the wood is cut, it is dried and then burned, the ashes before fertilize the soil. On August 10th, feeling untouchable, cattle farmers from Brazil gathered to light gigantic fires together to expand the territory of their farms. For their part, soybean planters do the same under the benevolent eyes of the authorities. In Brazil alone there are 2,500 new fires on during the last forty-eight hours. Today, it is the equivalent of a football field that disappears every minute in the flames in the Amazon (source: Institute for Space Research of Brazil). The smoke from these fires is such that in Sao Paulo, located more than 2,500 km away, the sky became dark Monday, August 19 in the middle of the afternoon, the sun masked by a halo of smoke: it is "night in broad daylight", a night that has fallen in a matter of minutes. A situation that caused the awakening of the economic capital of Brazil, which until then looked to burn the Amazon without really interested in it. For its part, Jair Bolsonaro, at the center of an unprecedented environmental scandal, accused the NGOs fighting for the Amazon of lighting these fires a few days ago: "Concerning the fires in Amazonia, I have the impression that they were turned on by these NGOs because they asked for money ". Bolsonaro having cut the subsidies, they would revenge themselves by destroying what they are fighting for? Hypothesis not credible. But Bolsonaro is not that close, he who managed to say that the cloud of smoke that plunged into the black Sao Paulo was a "fake", in defiance of the 12.18 million witnesses who lived on the spot. situation.

The problem is that the 390 billion trees of the Amazon rainforest store a huge amount of carbon, and that these fires release this carbon into the atmosphere, accentuating a little more global warming. If Brazil lived under a bell and had its own atmosphere, the problem would be simply between Bolsonaro and its population that exterminates (the tribes) or condemns breathing a polluted air. The misfortune is that we all share the same atmosphere all over the planet, and that the disasters created by Bolsonaro affect us all wherever we are: "these fires will not only affect Brazil or the cities of Brazil but they the world, "says Canadian scientist Robert Muggah, research director at the Igarapé Institute. The first affected are the neighboring countries of Brazil: fires spread on the Bolivian side of the Amazon rainforest. 45,000 hectares of the Bolivian forest are already destroyed by the flames, and the fumes from the fires reach the capital La Paz. "There is no point in fighting fires in Bolivia if in Paraguay and Brazil they are not under control," complain Bolivians. Peru is also affected by fires. In a month, it's twenty times the surface of Paris that has been devastated in the Amazon. The problem also affects the water, polluted by fumes. With 2,400 fires in 48 hours (1,663 just between Thursday and Friday, 78,383 fires since January 2019, source INPE), the Indians have something to be worried about. Known around the world since his tours with singer Sting to educate the international community about the problems of the Amazon, Kayapo leader Raoni Metuktire (above) warns: "If the white continues to destroy the Amazon, the whole world will have no more oxygen. Among the remarks collected from Indians living there, "In ten or fifteen years, we will not be able to live like today"; "For us it's destruction. What is happening here is an atrocity. Nobody could have imagined that this could happen "; "Every day that passes the destruction of our forest advances with the deforestation, sawmills ... One is sad because it is our forest which dies".

Diplomatic crisis

The crisis began the day before yesterday, August 23 with a tweet from Emmanuel Macron. Echoing the words of Jacques Chirac (September 2, 2002 in Johannesburg), the French president writes: "Our house burns literally. The Amazon, the lung of our planet that produces 20% of our oxygen, is on fire. It's an international crisis. Jair Bolsonaro retorts - also on Tweeter - accusing Emmanuel Macron of having "an outdated colonialist mentality in the twenty-first century". With a few hours' lag, considering that Jair Bolsonaro did not respect his commitments in terms of climate in Osaka ("President Bolsonaro lied at the Osaka Summit"), Emmanuel Macron retaliated by denouncing before yesterday the trade agreements recently taken by the European Union with Mercosur. Ireland followed, announcing that it would not sign agreements until Brazil sent a strong signal about the environment. To note: Spain, which fought for these agreements which remained on the table during twenty years, refused to sanction Bolsonaro while denouncing them. For their part, Germany and Norway have announced the withdrawal of a grant of € 65 million granted to Brazil for the protection of the Amazon. Angela Merkel said the Amazon crisis should be one of the priorities of the G7. Jair Bolsonaro said a few days ago "think about sending the army". The Brazilian president finally made his decision on Friday to send the army, saying "these fires can not serve as a pretext for international sanctions." In France, Segolene Royal and the whole of the political class took almost unanimous stance against the attitude of Bolzonaro.

Towards a climatic tribunal

On the Antenne 2 stage, Secretary of State for Environmental Transition Brune Poirson said: "I am disgusted when I hear some statements by some politicians. And I console myself by saying that perhaps one day these politicians will have to answer for their inconsistency, for their irresponsible acts in a court of law ".  On the Antenne 2 stage, Secretary of State for Environmental Transition Brune Poirson said: "I am disgusted when I hear some statements by some politicians. And I console myself by saying that perhaps one day these politicians will have to answer for their inconsistency, for their irresponsible acts in a court of law ". It is becoming more and more obvious that politicians who, by their inaction, the neglect of their commitments, or even the denial of the reality of global warming and the non-respect of a basic precautionary principle, have harmed the property and to the lives of hundreds of millions of people will one day be judged and condemned. The legal concept of "crime against humanity" in its current meaning is not suited to that. But it is a crime against humanity as a whole and against future generations that we are talking about here. It is not possible to continue to allow politicians aware of their actions, who have been responsible for the last forty years, for the disappearance of whole countries (the atolls of the Pacific, southern Bangladesh, for example, are now irreversibly condemned). to be covered by water). While the population continues to grow (we will go from 7.5 billion inhabitants to 9 billion in 2050), global warming will result in a scarcity of usable land and a decline in fisheries resources. In short, famine and the appearance of areas of violence and political destabilization. This sacrifice of the whole humanity for the benefit of some who are fighting on the short term to ensure their re-election should already have been sanctioned a long time ago. Siberia would not be burning, we would not have to worry about ever more violent heatwaves and the issue of welcoming climate migrants - that everyone is hiding but that is one of the major issues of this century - would not arise. If it is too late today to save our climate, we can at least try to slow down the warming. Sanctioning with extremely heavy and dissuasive penalties the "climate crime" seems a first step to avoid situations such as those we are experiencing today. Chief Raoni Metuktire calls on the international community to mobilize for the departure of Bolsonaro. (Sources: JT A2 22, 23 and 24 August 2019). Curiously, it is the cloud of black smoke that has engulfed Sao Paulo who will perhaps come to the aid of the 89-year-old cacique who fights tirelessly for the rights of the natives. By provoking the anger of the inhabitants of one of the most populous cities of the world and an international buzz, he leads the Brazilians to dissociate themselves from their president. For their part, Brazilian agri-food circles fear the international fallout: state sanctions, but also undermine the image of Brazil and its products. For example, Marcelo Britto, president of the Brazilian Agribusiness Association, told the business daily Valor that this deforestation policy is giving Brazil a bad image abroad and that it could "cost him dearly to regain the confidence of some international markets ".

After Sao Paulo, could the smoke cloud of Amazonia engulf Jair Bolsonaro?

Photos : Les incendies de l'Amazonie vus de l'espace (auteur/author Nasa) ; 19-03-2019 Encontro com o Senhor Donald Trump, Presidente dos Estados Unidos da América (auteur/author Palácio do Planalto) ; Raoni place des droits de l'homme au Trocadéro de Paris, tenant la pétition internationale contre le barrage de Belo Monte, qu'il a lancé avec d'autres chef indiens kayapos (auteur/author Gert-Peter Bruch 9 juin 2011) ; Emmanuel Macron tweet Capture d’écran ; Jair Bolzonaro tweet Capture d’écran ; Brune Poirson "Je suis prise de dégoût" Capture d’écran 2019-08-25 à 03.52.11 ; Carte géographique des écorégions de la forêt amazonienne délimitées par le WWF. Les lignes en blanc délimitent les contours de la forêt amazonienne. Le bassin de l'Amazone est indiqué en bleu (auteur/author Aymatth2).