Views of Hurricane Dorian from the International Space Station - August 31, 2019 Dorian est passé ce dimanche 1er septembre en catégorie 5 et menace la Floride.

Un très court flash au JT de 13h d'Antenne 2 ce mercredi 28 août a dévoilé le contenu de la future « Convention citoyenne pour le climat », annoncée par Emmanuel Macron après le grand débat national.

250.000 appels téléphoniques sur des numéros tirés au sort sont passés en ce moment pour recruter 150 Français qui deviendront membres de cette convention. Le panel sur lequel les citoyens sont tirés au sort devra être représentatif de la société française. Ces citoyens seront grassement indemnisés : 

  • 86 € par jour pour chacun des six week-ends de deux jours et demi (vendredi après-midi inclus) prévus à Paris entre octobre et février,

  • frais de transport payés

  • frais d'hébergement

  • frais de restauration payés

  • indemnités de garde d'enfants payées

 Selon la journaliste d'Antenne 2, « Les citoyens auront toute latitude pour réfléchir à la question mais ils seront accompagnés par le comité de pilotage ». Une phrase qui en dit long sur l'indépendance et la créativité attendues de cette convention. Le co-président du Comité de gouvernance de la convention citoyenne, Thierry Puech confirme cette mauvaise impression : « Les citoyens qui composent cette convention citoyenne pour le climat pourront demander à rencontrer, auditionner, questionner des experts, des scientifiques, des académies, des acteurs et bien sûr on leur proposera des noms pour cela ». La journaliste d'Antenne 2 finit le flash en affirmant : « Les propositions citoyennes seront soumises au Gouvernement qui s'est engagé à en tenir compte ».

Petit calcul :

  • indemnités : 86 x 150 x 6 x 3 : 232.200 €

  • frais de transport : un petit calcul faux mais globalement correct montre que le territoire français est en moyenne situé à 310 km par la route de Paris (moyenne divisée par deux des distances à Paris de Bayonne, Dunkerque, Strasbourg et Nice). Cela représente pour nos 150 citoyens A 0,543 € par kilomètre (base véhicule moyen de 5 CV), on arrive à 558.000 km parcourus et un budget pour l'Etat de 302.994 euros.

  • Frais d'hébergement. En tenant compte du prix moyen d'une chambre d'hôtel à Paris, évalué à 138 € par Statista Research Department (mise à jour du 18 juillet 2019), et de deux nuits par week-end on arrive à un budget de 240.400 euros.

  • Frais de restauration. À Paris, un dîner complet pour deux, service inclus coûtait 60 euros, sans les boissons en 2015. (Statista Research Department (mise à jour du 1er septembre 2015). Le site Combiençacoute.net estime qu'en 2019 un dîner à Paris coûte bien 30 euros et un déjeuner 15 euros. Ce qui nous donne pour trois déjeuners et deux dîners par personne et par week-end un budget de 94.500 euros.

  • Indemnités de garde d'enfants. En 2016/2017, le tarif net moyen de garde d'enfants s’élève à 8,99€/heure en France selon une étude Yoopies portant sur 650 000 baby-sitters. 

  • D'après l'Insee (2019) 27 % des Familles sont monoparentales. A 9h de l'heure, tarif moyen d'une nounou à domicile, on arrive à 578 € par week-end de trois jours, soit 140.454 €.

Budget de l'opération pour les seuls membres de la convention : 1.018.546 €.

Ces chiffres sont bien sûr très approximatifs, mais estimer le budget alloué aux participants autour du million d'euros est correct. Est-ce tout ? Eh bien non. La société de sondage Harris Interactive, chargée de recruter les 150 participants, ne travaille pas gratuitement. Le comité, et tout un tas de personnes et de structures gravitent autour de la convention : experts, etc. Selon Le Point, repris le 29 août par Boulevard Voltaire, le budget total de l'opération est de quatre millions d'euros.

A quoi sert cette convention citoyenne sur le climat ?

On peut légitimement s'interroger sur l'intérêt de cette convention extrêmement coûteuse.

Nicolas_Hulot_-_Assemblée_nationale_16 mai 2018 Auteur:author Jacques Paquier

Nicolas Hulot, dont on peut penser qu'il a une bonne connaissance du dossier « Réchauffement climatique » de par son rôle de ministre de la Transition écologique et d'auteur du « Plan Climat » rédigé au début de son mandat, disait le 28 avril 2019 au micro de « 20h30 » : « On a tous les outils sur la table, technologiques, économiques, intellectuels, historiques ».

Le médecin et explorateur Jean-Louis Etienne, au micro de « 28 '» disait la même chose en d'autres termes : « Le temps n'est plus à la recherche, il faut agir » (cité de mémoire, Arte 11 septembre 2017).

Qu'attend-t-on donc de cette convention ? 

De nouvelles connaissances ? Certainement pas. Les membres de la convention ne sont pas des scientifiques, et ils n'ont ni le temps, ni les compétences, ni les moyens à leur disposition pour cela.

De stratégies d'action ? Sûrement pas. D'une part on a déjà tous les outils et on sait ce qu'il faut faire – hélas depuis longtemps. D'autre part, demander à cent cinquante personnes de réfléchir sur un sujet qu'ils ne connaissent pas et de se prononcer dessus, en les abreuvant de connaissances forcément parcellaires et tronquées – par le manque de temps et par la sélection annoncée des sources de connaissances – est la pire des façons de procéder. Dans le meilleur des cas on va arriver à réinventer la roue, une roue dont on connaît parfaitement l'existence. Dans l'immense majorité des autres cas on va aboutir à une roue carrée, un outil bancal et inefficace, voire contre-productif. Le grand public en France n'a qu'une vision très parcellaire du réchauffement climatique, et n’a aucune idée de l'horreur absolue que représente l'ensemble de ses effets. Si 150 personnes peu ou mal formées pouvaient faire mieux en dix-huit jours que des armées de scientifiques et d'ONG qui réfléchissent au problème depuis plusieurs lustres, ça se saurait.

Alors ? Pourquoi sacrifier quatre millions d'euros pour mettre en place un outil coûteux, dont on sait l'inefficacité certaine, et la probable dangerosité  – le gouvernement s'étant engagé à tenir compte d'avis sans doute du niveau de la roue carrée ? Sans compter le temps perdu alors que tout le monde sait l'urgence qu'il y a à agir sans attendre ? Les dernières réunions sont prévues en février, le temps que le rapport soit effectué et entre les mains du gouvernement, plusieurs mois vont encore s'écouler et le printemps sera largement passé.

Justement. Tout l'intérêt du gouvernement est là. Nous savons tous que la meilleure façon d'enterrer un projet est de dire à celui qui le présente : « faites-moi un rapport ». 

Alors qu'on se rapproche des élections (plus que deux ans et demi avant les prochaines présidentielles, cela va aller très vite), le gouvernement est pris entre deux feux : 

  • agir, avec la certitude de n'être pas réélu – car les mesures drastiques qu'il faut absolument prendre de façon de plus en plus urgente touchent aux libertés individuelles et sont très impopulaires, ou

  • ne pas agir, et se mettre à dos toute une vague d'ados, nourris des discours de Greta Thumberg et de Brune Poirson, qui en 2022 vont voter pour la première fois. Ces ados seront soutenus par tous les Français qui, pour la première fois, auront été touchés dans leurs bien et dans leur chair par le réchauffement climatique : ostréiculteurs de l'Etang de Thau, détenteurs de parcelles boisées en Alsace et dans les Vosges, acteurs du transport fluvial, viticulteurs et maraîchers, victimes d'épisodes cévenols qui réalisent qu'il y a un lien entre les catastrophes dont ils sont victimes et la température de la Méditerranée, apiculteurs dont la cire des ruches commence à fondre sous l'effet de la chaleur, retraités qui voient leurs maisons se fissurer, retraités dont les interdictions d'arroser mettent à mal jardins et potagers, etc.

Agir sans agir, ne rien faire tout en faisant semblant, c'est devenu le credo de tous les gouvernements de la planète, ou presque. Les Accords de Paris en sont la preuve, vaste pantalonnade organisée à l'échelon mondial dans laquelle 190 pays se sont empressés de trahir leur signature et leurs engagements vis à vis du climat – à commencer par la France qui a nettement augmenté ses émissions de gaz à effet de serre au lieu de les diminuer. 

C'est tout le sens du message que Greta Thunberg a lancé devant les députés de l'Assemblée nationale, le mardi 23 juillet 2019 : « Je suis convaincue que le plus grand danger ce n’est pas le fait d’être inactif. Le plus gros danger c’est lorsque les entreprises, les politiques, font semblant d’agir alors que rien n’est fait, sauf de belles campagnes de communication.

Aucun gouvernement (ou presque, seuls 5 pays sur 195 ont respecté les accords de Paris) ne veut que les consommateurs consomment moins (ce serait la fin de leurs recettes de TVA, des taxes professionnelles, des impôts sur les sociétés, etc. alors que tous ont contracté une dette énorme et ont besoin d'argent pour la rembourser. Et aucun gouvernement (ou presque) ne peut se permettre une baisse des rentrées fiscales liées aux taxes sur les produits pétroliers, notamment sur les carburants.

Taxes sur les carburants et taxe carbone :  

D'après Total, cité par Quentin Guéroult le 8 août 2019, les taxes représentent « la part la plus importante du prix du carburant ». L'an dernier, selon l'entreprise, les taxes perçues par l'Etat représentaient par exemple «63% du prix du Sans Plomb 95-E10 et 60% de celui du gazole » (in "Prix de l'essence : nouvelle hausse en août après la baisse de juillet", linternaute.com).

Lorsque vous achetez votre carburant, vous payez deux taxes différentes : la TVA, et la taxe intérieur de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, ex-Taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers dont le nom a changé fin 2010 pour pouvoir taxer les agriculteurs qui mettaient de l'huile de colza dans leurs tracteurs). La TICPE est plus importante sur l'essence que sur le gazole. En mars 2019, la TICPE représentait près de 70 centimes sur l'essence, 60 centimes sur le prix d'un litre de gazole. La TICPE est la 4e recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. En 2016, les recettes de TICPE (hors TICGN) se sont élevées, pour les produits pétroliers, à près de 28,5 milliards d’euros selon le ministère en charge de l'énergie. 

Enfin, d'autres taxes, payées celles-ci par les exploitants, finissent inéluctablement par se retrouver dans les prix des carburants : le,surcoût d’incorporation des biocarburants ou TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes) par exemple.

La taxe carbone (aussi appelée Contribution Climat-Énergie ouCCE)

Depuis le 1er avril 2014, une contribution climat-énergie (CCE) est intégrée dans la TICPE. Elle s'élèvait à 44,6 € par tonne de CO2 émise en 2018 et à 55 /t CO2 en 2019. Le problème de cette taxe – comme de toutes les taxes en France – réside dans la règle dite de la « non affectation des recettes ». Issue du Principe d'universalité budgétaire et apparue sous la Restauration, cette règle est affirmée à l'article 18 de l'ordonnance du 2 janvier 1959. 

Elle interdit l'utilisation d'une recette déterminée pour le financement d'une dépense déterminée.

La célèbre « vignette automobile » a été ainsi créée en 1956 et annoncée pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau « Fonds national de solidarité ». Les personnes âgées ont très peu perçu des énormes recettes de cette taxe, ces recettes étant parties au « pot commun ». Il en va de même de la Taxe carbone. Ainsi, sur les recettes issues de la Taxe carbone qui ont été estimées à 3,8 Mds € en 2016, 3 Mds ont été affectés au financement du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), et ont été ainsi soustraits à leur objectif initial de lutte contre le réchauffement climatique. En 2018, la CCE a représenté 9,1 Mds €.

L'augmentation de 3 % de la Taxe carbone sur les carburants prévue à l'automne dernier était donc doublement de la poudre aux yeux.

D'une part on expliquait que cette augmentation était destinée à financer la lutte contre le réchauffement climatique (alors qu'on vient de voir que ce n'est pas le cas) ; d'autre part on expliquait que la hausse des prix allait entraîner une diminution des consommations d'énergies fossiles – alors que là non plus ce n'est pas le cas. Toutes les études montrent que l'élasticité des ventes de carburants par rapport au prix est extrêmement faible, d'autre part, l'exemple de l'Italie où les prix des carburants ont toujours été élevés montre que les italiens se sont toujours serré la ceinture à chaque hausse des prix du carburant mais n'ont jamais réduit leur consommation de façon significative, au motif qu'il faut bien mettre de l'essence dans le réservoir pour aller travailler, faire les courses, etc. Bref, double mensonge. 

Un mensonge intéressant et des Français peu motivés

Mensonge donc, mais mensonge intéressant. Car la révolte des Gilets jaunes n'a pas pris naissance dans la haine d'un gouvernement manipulateur, mais dans le refus des Français de payer quelques centimes de plus pour lutter contre le réchauffement climatique, dont ils perçoivent mal l'ampleur des dégâts présents et à venir. 

Ce sont ces mêmes Français peu motivés et peu informés auxquels on va demander leur avis sur la meilleure façon de lutter contre le réchauffement climatique. On a envie de dire : « De qui se moque-t-on ? ».

On en est donc là : pour gagner trois trimestres de « paix climatique » et se donner bonne conscience vis-à-vis des électeurs, le gouvernement français est prêt à dépenser quatre millions d'euros dans une manœuvre dilatoire. Et continuer à sacrifier en toute impunité des millions de personnes qu'on aurait pu sauver si on s'était donné la peine d'agir à temps.

Dans le même temps notre expédition scientifique et pédagogique Tour des deux Amériques peine à trouver les fonds pour acheter son bateau, toutes les instances gouvernementales contactées ayant toutes le même discours introductif : « on ne peut pas vous aider, on n'a pas d'argent ».

Lamentable.

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Emmanuel Macron at the Phare de Biarritz in Biarritz, France 24 août 2019 (Official White House Photo by Andrea Hanks)

A very short flash at the 1:00 pm newscast on Wednesday August 28 revealed the content of the future "Citizen Convention for the Climate", announced by Emmanuel Macron after the big national debate.

250,000 phone calls on drawn numbers have now been sent to recruit 150 French people who will become members of this convention. The panel on which citizens are drawn by lot will have to be representative of French society. These citizens will be highly compensated: € 86 per day for each of the two and a half day (Friday afternoon included) weekends planned in Paris between October and February, paid freight charges, accommodation costs, paid catering expenses, paid child care benefits.

 According to the Antenne 2 journalist, "Citizens will be free to think about the issue but they will be accompanied by the steering committee". A sentence that says a lot about the independence and creativity expected from this convention. The co-chair of the governance committee of the citizens' convention, Thierry Puech, confirms this bad impression: "The citizens who make up this citizen convention for the climate can ask to meet, audition, question experts, scientists, academies, actors and of course we will propose names for them. " The Antenne 2 reporter ends the flash by saying: "Citizens' proposals will be submitted to the Government which has undertaken to take them into account".

Small calculation: allowances: 86 x 150 x 6 x 3: 232.200 €. Transport costs: a false but generally correct calculation shows that the French territory is on average located 310 km by road from Paris (average divided by two distances to Paris from Bayonne, Dunkerque, Strasbourg and Nice). This represents for our 150 citizens A € 0.543 per kilometer (average vehicle base of 5 HP), we arrive at 558,000 km traveled and a budget for the state of 302,994 euros. Accommodation costs. Taking into account the average price of a hotel room in Paris, valued at 138 € by Statista Research Department (updated July 18, 2019), and two nights per weekend we arrive at a budget of 240,400 euros . Catering expenses. In Paris, a full dinner for two, service included cost 60 euros, without drinks in 2015. (Statista Research Department (updated 1 September 2015) .The site Quelleçacoute.net estimates that in 2019 a dinner in Paris costs well 30 euros and a lunch 15 euros which gives us for three lunches and two dinners per person and per week a budget of 94,500 euros. Childcare benefits. In 2016/2017, the average net childcare rate is € 8.99 / hour in France according to a Yoopies survey of 650,000 baby-sitters. According to INSEE (2019) 27% of families are single parents. At 9am, the average price of a nanny at home, we arrive at € 578 per weekend of three days, or € 140,454. Total of the operation (for the membrers of the convention): € 1,018,546. These figures are of course very approximate, but estimating the budget allocated to participants around one million euros is correct. Is that all ? Well no. The Harris Interactive polling firm, responsible for recruiting the 150 participants, does not work for free. The committee and a whole lot of people and structures revolve around the convention: experts, etc. According to Le Point, taken again on August 29 by Boulevard Voltaire, the total budget of the operation is four million euros.

What is the purpose of this citizen convention on climate?

One can legitimately wonder about the interest of this extremely expensive convention. Nicolas Hulot, who we can think that he has a good knowledge of the file "Global Warming" by his role as minister of ecological transition and author of the "Climate Plan" written at the beginning of his term, said April 28 2019 at the microphone of "20:30": "We have all the tools on the table, technological, economic, intellectual, historical". The doctor and explorer Jean-Louis Etienne, at the microphone of "28" said the same thing in other words: "Time is no longer in search, we must act" (Cité de mémoire, Arte September 11, 2017 ).

What is the expectation of this convention? New knowledge? Certainly not. The members of the convention are not scientists, and they have neither the time nor the skills nor the means at their disposal for that. Action strategies? Surely not. On the one hand we already have all the tools and we know what to do - alas for a long time. On the other hand, ask one hundred and fifty people to reflect on a subject they do not know and to decide on it, by watering them with knowledge necessarily fragmented and truncated - by the lack of time and the announced selection of sources of knowledge - is the worst way to proceed. In the best case we will succeed in reinventing the wheel, a wheel whose existence we know perfectly well. In the vast majority of other cases we will end up with a square wheel, a wobbly and ineffective tool, even counterproductive. The general public in France has only a very fragmented view of global warming, and has no idea of ​​the absolute horror of all its effects. If 150 people with little or poor training could do better in eighteen days than armies of scientists and NGOs who have been thinking about the problem for several decades, that would be known. So ? Why sacrifice four million euros to put in place an expensive tool, whose inefficiency is certain, and the probable dangerousness - the government having committed itself to take into account opinions of the level of the square wheel? Not to mention the time lost while everyone knows the urgency to act without delay? The last meetings are scheduled for February, the time the report is done and in the hands of the government, several months will still pass and the spring will be over. Exactly. All the interest of the government is there. We all know that the best way to bury a project is to tell the person who presents it: "report to me". As we approach the elections (more than two and a half years before the next presidential elections, it will go very quickly), the government is caught between two fires: act, with the certainty of not being re-elected - because the drastic measures that must be taken in an increasingly urgent way affect individual freedoms and are very unpopular, or not to act, and to set back a whole wave of teens, fed speeches of Greta Thumberg and Brune Poirson, who in 2022 will vote for the first time. These teens will be supported by all the French who, for the first time, have been affected in their good and in their flesh by the global warming: oyster farmers of the Etang de Thau, holders of wooded parcels in Alsace and in the Vosges, actors river transport, winemakers and market gardeners, victims of episodes Cevennes who realize that there is a link between the disaster of which they are victims and the temperature of the Mediterranean, beekeepers whose bee wax begins to melt under the effect of the heat, retirees who see their homes crack, retirees whose prohibitions to water undermine gardens and vegetable gardens, etc.

To act without acting, to do nothing while pretending, has become the credo of almost every government in the world. The Paris Agreements are proof of this, a vast global gathering in which 190 countries are eager to betray their signature and their commitment to the climate - starting with France, which has significantly increased its gas emissions. greenhouse effect instead of reducing them. This is the meaning of the message that Greta Thunberg made to the deputies of the National Assembly on Tuesday, July 23, 2019: "I am convinced that the greatest danger is not being inactive. The biggest danger is when companies, politicians, pretend to act when nothing is done, except beautiful communication campaigns. No government (or almost only 5 out of 195 countries have complied with the Paris agreements) wants consumers to consume less (this would be the end of their VAT revenues, business taxes, corporate taxes, etc. while all have incurred a huge debt and need money to repay it, and no government (almost) can afford a drop in tax revenues from taxes on petroleum products, including fuels.

Taxes on fuel and carbon tax:

According to Total, quoted by Quentin Guéroult on August 8, 2019, taxes represent "the most important part of the price of fuel". Last year, according to the company, the taxes collected by the State represented for example "63% of the price of lead-free 95-E10 and 60% of that of diesel" (in "Price of gasoline: new increase in August after the fall of July ", linternaute.com). When you buy your fuel, you pay two different taxes: the VAT, and the domestic consumption tax on energy products (TICPE, formerly the domestic tax on consumption of petroleum products whose name changed at the end of 2010 to be able to tax farmers who put rapeseed oil in their tractors). The TICPE is more important on gasoline than on diesel. In March 2019, the TICPE accounted for nearly 70 cents on gasoline, 60 cents on the price of a liter of diesel. The TICPE is the fourth state revenue after VAT, income tax and corporation tax. In 2016, TICPE revenues (excluding TICGN) amounted to nearly € 28.5 billion for petroleum products, according to the ministry in charge of energy. Finally, other taxes, paid by farmers, inevitably end up in fuel prices: the additional cost of incorporating biofuels or TGAP (General Tax on Polluting Activities) for example. 

The carbon tax (also called Climate-Energy Contribution or CCE) : Since 1 April 2014, a climate-energy contribution (CCE) has been integrated into the TICPE. It amounted to € 44.6 per tonne of CO2 emitted in 2018 and to 55 / t CO2 in 2019. The problem of this tax - as of all taxes in France - lies in the so-called "non-allocation" rule. recipes ". Resulting from the principle of budgetary universality and appeared under the Restoration, this rule is affirmed in Article 18 of the Ordinance of 2 January 1959. It prohibits the use of a given revenue to finance a particular expense. The famous "vignette automobile" was thus created in 1956 and announced to guarantee a minimum income for all people over 65, via a new "National Solidarity Fund". Older people have received very little revenue from this tax, as these receipts are part of the "common pot". The same is true of the carbon tax. Thus, of the revenue from the carbon tax that was estimated at € 3.8 billion in 2016, € 3 billion was allocated to the financing of the Competitiveness and Employment Tax Credit (CICE), and were thus away from their original goal of fighting global warming. In 2018, the CEC accounted for € 9.1 billion.The 3% increase in the carbon tax on fuels planned for last fall was therefore doubly powder.

On the one hand it was explained that this increase was intended to finance the fight against global warming (whereas we have just seen that this is not the case); on the other hand it was explained that the rise in prices would lead to a decrease in fossil fuel consumption - whereas that is not the case either. All the studies show that the price elasticity of fuel sales is extremely low, on the other hand, the example of Italy where fuel prices have always been high shows that Italians have always every fuel price increase but have never significantly reduced their fuel consumption, on the grounds that you have to put fuel in the tank to go to work, do the shopping, etc. In short, double lie.

An interesting lie and poorly motivated French

So lie, but interesting lie. Because the revolt of the Yellow Vests did not originate in the hatred of a manipulative government, but in the refusal of the French to pay a few cents more to fight against global warming, which they perceive badly the extent of the damage present and to come. It is these same French people who are not very motivated and uninformed and who will be asked their opinion on the best way to fight against global warming. We want to say: "Who are we laughing at? ". So we are here: to win three quarters of "climate peace" and to have a good conscience vis-à-vis the voters, the French government is ready to spend four million euros in a delaying maneuver. And continue to sacrifice with impunity millions of people who could have been saved if we had taken the trouble to act in time. At the same time our expedition is struggling to find the funds to buy his boat, all the government authorities contacted all having the same introductory speech: "we can not help you, we have no money".

Lamentable.

Sources : « https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/structuration-des-prix-de-l-essence-et-du-gazole-france », A2 JT 13h 28 août 2018,https://www.linternaute.com/auto/magazine/1419061-prix-de-l-essence-nouvelle-hausse-en-aout-apres-la-baisse-de-juillet-08-08-2019/, etc.

Vidéo : "Des caméras situées à l'extérieur de la Station spatiale internationale ont capturé des vues de l'ouragan Dorian le 31 août à 11 h 28, heure de l'Est, alors qu'il se retournait au-dessus de l'océan Atlantique. Selon le National Hurricane Center, la tempête, qui se déplace dans une direction généralement ouest avec des vents de 145 km / h, pourrait approcher du statut d’ouragan de catégorie 5, alors qu’elle se dirige vers la côte est de la Floride et peut éventuellement remonter la côte. côte sud-est la semaine prochaine. Téléchargez ces images: https://images.nasa.gov/details-jsc2019m000804_Hurricane_Dorian_190831.html Pour obtenir les dernières mises à jour des vues orbitales de l'ouragan Dorian depuis la NASA, visitez le site: https://blogs.nasa.gov/hurricanes/tag/dorian-. 2019 /" Auteur : Nasa

"Cameras outside the International Space Station captured views August 31 of Hurricane Dorian at 11:28 a.m. Eastern time as it churned over the Atlantic Ocean. The storm, which is moving in a generally westerly direction with winds of 145 miles an hour, may approach Category 5 hurricane status, according to the National Hurricane Center, as it makes its way toward the east coast of Florida and a possible ride up the southeastern seaboard next week. Download this footage: https://images.nasa.gov/details-jsc2019m000804_Hurricane_Dorian_190831.html For the latest updates on orbital views of Hurricane Dorian from NASA, visit: https://blogs.nasa.gov/hurricanes/tag/dorian-2019/" Author : Nasa.

Photos : Nicolas_Hulot_-_Assemblée_nationale_16 mai 2018 Auteur/author Jacques Paquier ; Emmanuel Macron at the Phare de Biarritz in Biarritz, France 24 août 2019 (Official White House Photo by Andrea Hanks) ; Dorian, 31 août 1019 (auteur/author : Nasa)

Dorian, 31 août 2019