Lâcher de lanternes chinoises devant l'amphithéâtre de Pula, 26 octobre 2019 DSCN0074

Pula (Croatie, Istrie), samedi 26 octobre. Réveil à 6h30. Je suis seul sur le pont, l'équipage de quart tarde à venir. Je mets le moteur en marche et commence à remonter l'ancre lorsque je suis rejoint par mes équipiers. A 6h40 nous quittons le mouillage au fond de la baie de Pula, cap à vue sur la marina. Elle le répond pas à la VHF, et nous garons le Sun Odyssey 51 Grant II entre deux bateaux au ponton extérieur de la marina. C'est Matthias qui réalisera la manoeuvre. A 7h le bateau est amarré sur deux pendilles entre les places 17 et 19 du ponton. La marina n'est pas encore ouverte. Même si quelques policiers utilisent un local attenant au bureau d'accueil de la marina, il nous faut attendre huit heures pour nous inscrire et faire les formalités.

Certains de nos équipiers nous quittent, leur semaine de navigation avec nous terminée ; d'autres arrivent et les remplacent. Nous faisons leur connaissance et allons faire les courses, munis d'u grand chariot fourni trouvé près de l'entrée de la marina. Mal renseignés, nous irons d'abord dans un petit supermarché de quartier où nous ne trouverons pas tout. La majeure partie de l'équipage retournera à bord avec le chariot rempli de provisions. Michel (76 ans) se proposera pour aller avec moi à la recherche du Supermarché Pandora, plus vaste mais situé dans une zone commerciale en banlieue. Nous regretterons rapidement l'absence du chariot : les bouteilles de butane vide nous scient les doigts. Nous n'avons trouvé aucune station service ni aucun supermarché qui distribue du gaz. Il est pratiquement 18h30 lorsque Michel et moi regagnons le bord, avec le complément des provisions. Des choses manquent encore, qui semblent avoir disparu des rayons croates : le saumon par exemple est devenu introuvable, qu'il s'agisse de saumo fumé, ou bien de pavés ou de darnes de saumon. Même congelé, ce poisson est devenu introuvable en grande distribution. 

Nous sommes toujours en manque de gaz. Mario se propose de prendre un taxi. Il semble qu'un distributeur de gaz se trouve en périphérie, un peu plus loin que l'endroit où Michel et moi nous sommes arrêtés. Je puise dans la caisse de bord le cash nécessaire et le confie à Mario, ainsi que les deux bouteilles vides du bord. Fort heureusement, le loueur du bateau nous avait donné au départ une troisième bouteille de gaz. C'est quand même avec plaisir que nous verrons Mario revenir un peu plus tard avec deux bouteilles pleines. On ne les lui a pas échangées, mais rechargées devant lui. L'opération aura coûté 63,60 kunas (environ neuf euros), et le taxi presque trois fois plus cher. 

N'ayant pas prévu de passer autant de temps à faire les courses (plus de trois heures et demie), j'ai raté l'heure de fermeture de la Marina. Le dossier du bateau s'y trouve toujours, et il nous faudra attendre demain matin huit heures pour pouvoir le récupérer avant de partir. Un retard qui va nous procurer une heure de sommeil supplémentaire - deux heures en comptant le changement d'heure, que la Croatie va effectuer cette nuit en même temps que la France.

Dans la soirée nous assisterons à un grand lâcher de lanternes volantes (dites aussi lanternes chinoises) devant l'Amphithéâtre romain. Nous sommes aux premières loges pour l'observer depuis le cockpit du bateau. 

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Pula (Croatia, Istria), Saturday 26 October. Wake up at 6:30. I'm alone on deck, the shift crew is slow to come. I start the engine and start to anchor when I am joined by my teammates. At 6:40 we leave the anchorage at the bottom of the bay of Pula, cape overlooking the marina. She does not answer the VHF, and we park the Sun Odyssey 51 Grant II between two boats at the marina outboard deck. Matthias will do the maneuver. At 7am the boat is moored on two hangers between places 17 and 19 of the pontoon. The marina is not open yet. Although some police officers use a room adjoining the reception desk of the marina, we have to wait eight hours to register and do the formalities.
Some of our team members leave us, their week of navigation with us finished; others arrive and replace them. We get to know them and go shopping with a big cart provided near the entrance to the marina. Misinformed, we will go first in a small neighborhood supermarket where we will not find everything. Most of the crew will return with the cart full of provisions. Michel (76 years old) will come with me in search of the Pandora Supermarket, which is larger but located in a suburban commercial area. We will quickly regret the absence of the trolley: the bottles of empty butane we saw the fingers. We did not find any gas stations or supermarkets that distribute gas. It is almost 18:30 when Michel and I regain the edge, with the complement of provisions. Things are still missing, which seem to have disappeared from the Croatian rays: salmon, for example, has become impossible to find, whether smoked salmon, or cobblestones or salmon steaks. Even frozen, this fish has become impossible to find in supermarkets.
We are always short of gas. Mario proposes to take a taxi. It seems that a gas distributor is in the periphery, a little further than the place where Michel and I stopped. I draw the necessary cash from the cash register and give it to Mario, as well as the two empty bottles on board. Fortunately, the owner of the boat had initially given us a third bottle of gas. It is still with pleasure that we will see Mario come back a little later with two full bottles. They were not exchanged, but reloaded in front of him. The operation cost 63.60 kuna (about nine euros), and the taxi almost three times more expensive.
Not having planned to spend as much time shopping (over three and a half hours), I missed the closing time of the Marina. The boat's file is still there, and we will have to wait eight hours tomorrow morning to be able to recover it before leaving. A delay that will give us an extra hour of sleep - two hours counting the change of time, that Croatia will perform that night at the same time as France.
In the evening we will see a great release of flying lanterns (also called Chinese lanterns) in front of the Roman Amphitheater. We are in the front row to watch from the cockpit of the boat.

Photo : Lâcher de lanternes chinoises devant l'amphothéâtre de Pula, 26 octobre 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon