Réveil à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1)

Réveil à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (2)

Calanque de Vela Garska (côte sud de Hvar, Croatie), samedi 21 mars 2020. Réveil à 7h. Départ à 7h10 avec l'annexe pour récupérer l'aussière à terre. La manœuvre se fait très vite : il nous suffit de haler l'annexe le long de l'aussière (restée à poste à l'arrière du bateau durant la nuit) pour atteindre les rochers. Monter au bollard, défaire les tours morts et les deux demi-clefs qui retiennent l'aussière se fait en quelques secondes. Je me charge de la manœuvre pendant qu'Olivier qui m'accompagne vérifie que le dinghy ne s'éloigne pas de la côte. 

Vela Garska, écupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (1)

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (4)Tout cela ne nous prend que sept minutes. Le retour au bateau où nous attend Claude se fait de la même manière, en halant l'annexe le long de l'aussière, que nous récupérons au fur et à mesure. A 7h30 Olivier hisse l'annexe sur le pont à l'avant du bateau ; quelques instants plus tard elle est solidement arrimée par un point à l'avant et deux points à l'arrière. 

Vela Garska, écupération de l'annexe, samedi 21 mars 2020

Vela Garska, on relève l'ancre, samedi 21 mars 2020

 Dix minutes après nous remontons l'ancre, et à 7h50 nous quittons la calanque de Vela Garska. Je prends la barre pour quelques instants. La météo est au rendez-vous : vent d'est faible, vagues de dix centimètres, grand beau. Nous longeons la côte vers l'est, passons devant Mala Garska, et nous arrivons au port de Hvar à 8h40. 

Départ de Vela Garska, samedi 21 mars 2020

Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020 (2)

Uvala Podstine, entre Mala Garska et Hvar, samedi 21 mars 2020

Hvar, samedi 21 mars 2020 (1)

Hvar est un joli village, qui porte le même nom que l'île qui l'abrite - comme c'est souvent le cas en Croatie. Le "Guide du routard" le décrit comme "Le Saint-Tropez de la Croatie". C'est peut être le cas en plein été. Hors-saison, c'est un village tranquille, centré sur une immense place en marbre au bout de laquelle trône l'église. Un grand supermarché à une rue de l'église offre tout pour l'avitaillement du bateau - sauf du gaz. Aujourd'hui, le château qui domine la ville se découpe sur l'azur du ciel. Aucun ferry ni aucun voilier n'occupent le quai. Il y a juste quelques petites barques de pêche qui attendent, amarrées au fond du quai bordé de palmiers. Lorsque nous approchons du quai, un policier nous dit d'aller chercher notre gaz dans la seconde baie à gauche. C'est une baie que je ne connais pas encore.

Hvar, en route vers la seconde baie, samedi 21 mars 2020

Quelques minutes plus tard je découvre pour la première fois la seconde baie de Hvar. S'y entassent un bric-à-brac invraisemblable de bateaux, emmélés les uns à côté des autres, a tel point qu'il est impossible d'avancer jusqu'à la station des carburants INA. Pas question non plus de mouiller l'ancre (nous ne pourrions jamais la récupérer), ni d'arriver suffisamment près d'un quai pour prendre une pendille. Nous trouvons un corps mort qui nous paraît suffisamment solide et à 9h le Quint II est amarré. Nous remettons l'annexe à l'eau, et fixons notre petit moteur hors-bord sur son tableau arrière. Je laisse le bateau aux bons soins de Claude et Olivier. Equipé d'un masque FFP2, je pars avec l'annexe rejoindre le dépôt INA. Là, les employés me font signe de ne pas m'amarrer. Ils m'expliquent qu'ils n'ont pas de gaz. Compte tenu des indications du policier qui nous a parlé depuis le quai, je pense plutôt qu'ils n'ont pas envie de faire du commerce avec moi. Retour au bateau.

Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (2)

Là,  une mauvaise surprise m'attend. Olivier me signale qu'une pendille de très fort diamètre a du se prendre dans l'hélice du Quint II. On la voit qui ressort derrière le bateau, tendue. Je n'ai plus la GoPro perdue quelques jours plus tôt pour le vérifier en l'immergeant au bout d'une perche, mais la confirmation arrive très vite : notre moteur, bloqué, ne démarre plus. Olivier, échaudé par ses précédentes baignades, n'a plus envie de se remettre à l'eau, et j'enfile ma petite combinaison Lycra. Parvenu sous la coque, je découvre que la pendille, énorme, n'a pas réussi à s'entortiller au tour de l'arbre d'hélice. Elle a fait deux tours et demi, qui ont suffi à bloquer le moteur. Je réussis sans trop de difficulté à libérer le premier tour. La tension, très forte, rend difficile la libération du tour suivant, et je remonte prendre de l'air. Des policiers sont là, dans une petite vedette à moteur. Il nous expliquent en anglais que la plaisance est désormais interdite en Croatie du fait de la pandémie de covid-19. Nous devons impérativement regagner Biograd et restituer le bateau à notre loueur. Ils ont déjà contacté celui-ci. Nous n'avons pas le droit de faire escale d'ici là. Nous devons aussi leur envoyer une copie de nos passeports. Je leur confirme que nous avons l'habitude de naviguer de nuit, et que le retour à Biograd (une nuit de navigation) ne posera pas de difficulté. Les policiers m'interdisent aussi de replonger pour dégager la pendille de l'hélice ; ils vont nous envoyer gratuitement un plongeur qui va s'en charger. A 10h20 je prends en photo avec mon iPhone la toute nouvelle liste d'équipage que notre loueur nous a fait parvenir hier par mail. Elle est visée sur un document officiel aux armoiries de la Croatie. Je prends également les photos de chacun de nos passeports.

Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (3)

A 10h35 le plongeur de la police est venu et a libéré notre bateau. Nous quittons la seconde baie de Hvar, et prenons le chemin du retour, au cap 306°. A 10h40 j'envoie par SMS les photos de nos passeports et de la liste d'équipage au numéro de téléphone de la police de Hvar. Le beau temps est toujours là. Les vagues font désormais une trentaine de centimètres. Nous bénéficions d'un vent d'est de 8 kt. Sous grand-voile et génois, tantôt au vent arrière et tantôt au grand largue, ce vent va pousser notre bateau à quatre nœuds jusqu'en fin d'après-midi. La météo nous indique : "vents forcissant dans la nuit du 21 au 22 mars".

A 18h, le point nous place à l'ouest du Drvenicki Kanal, et au sud de Primosten, jolie presqu'ile dominée par une église et son cimetière, eux-mêmes juchés sur une petite colline. Le vent d'est est tombé à 3 k, les vagues ne font plus que 20 cm de haut. Cependant, la mer nous porte, et nous conservons malgré cela trois nœuds de vitesse sur le fond. Nous avons pris au 340° pour passer de nuit entre les îles Zirje et Kakan, dans le Zirjanski Kanal.

Deux heures plus tard, le vent est complètement tombé, et nous mettons le moteur. La mer continue à nous porter, et un régime de 1.500 trs/mn suffit à nous faire avancer à 5,6 nœuds sur le fond. Nous avons presque atteint la latitude de Primosten. Nous corrigeons notre route au cap 320°, puis trente-cinq minutes plus tard au cap 307°, dans l'optique de passer juste au sud de l'écueil Hrid Bosnjak et de son feu Fl R 5s 35m 5Nm. A 21h30 c'est chose faite, nous sommes 100 m à l'ouest du feu. Notre vitesse, tombée une heure plus tôt à 4 kt, est remontée à 5 kt. Nous entrons dans le Zirjanski Kanal, et remontons celui-ci au cap 307°, en longeant la côte ouest de la longue île Kakan. Une heure plus tard, nous arrivons à l'extrémité nord de l'île, où nous corrigeons nélèrement notre cap, passant au 304°. Nous dînons tardivement, avec des avocats entrée, un poulet au curry et une tarte garnie de pommes, de poires et de kiwis. A 23h30, nous passons à l'ouest du danger isolé Plic Cavlin. Le ciel est clair, nous nous dirigeons vers le feu Fl(3) 10s Prisnjak. 

 

Dimanche 22 mars. A 0h45, je note sur le livre de bord le point GPS : 43°50'N, 15°53'E. Nous avons laissé à tribord depuis quelques minutes le phare de l'îlot Prisnjak, et nous obliquons au 320°. Sur ce cap, notre vitesse fond tombe à 4,6 kt - c'est amplement suffisant pour nos dernières heures de croisière. Olivier est à la barre, et surveille le pilote automatique. Assis à la table à cartes, je fais la navigation et la caisse de bord. L'idée est maintenant de passer entre l'île Vrgada à bâbord et l'îlot Artica à tribord. En même temps que j'enregistre les factures sur un tableur, je contrôle la route sur le radar du bord, en comparant l'image radar et la carte marine du secteur affichée sur OpenCpn.

A 1h15, nous passons à l'ouest de l'îlot Artica. Nous conservons le cap, et embouquons le chenal entre la grande île Pasman que nous laissons à bâbord et le continent. Très bien signalé par de nombreux feux, ce chenal qui aboutit au Pasmanski Kanal passe juste devant Biograd. L'arrivée de nuit dans le port de Biograd est délicate. Le vent s'est levé. Je connais mal le port, et nous cheminons un bon moment dans des travées étroites entre les pontons, où les manœuvres sont parfois difficiles pour un bateau de la taille du nôtre, avant de réaliser que le ponton B6 où nous pensions devoir garer notre bateau est complet. Notre place à été prise. A 3h30, nous finissons par décider de nous amarrer sur pendille dans une place disponible au ponton B5. C'est la fin de notre croisière. L'équipage, fatigué par une journée longue et assez riche en évènements, va se coucher. Vers neuf heures du matin, nous verrons Marco, le marin du loueur, venir faire le check-out du bateau ; je lui ai préparé dans la nuit une petite liste des principaux points à revoir sur le Quint II. Je crois que son plongeur est déjà passé inspecter la coque, à la recherche d'un talonnage éventuel. Marco nous autorise très gentiment à passer encore la journée du dimanche 22 et une nuit à bord : tous les cars ont été supprimés, et la seule façon de rentrer en France est pour nous de prendre un avion le lundi matin à Zagreb. Un taxi viendra nous prendre à la marina de Biograd à 4h30 pour nous conduire à 7h à l'aéroport de Zagreb. 

 

Lundi matin, 4h. Je suis à peine réveillé que mon téléphone sonne : le chauffeur est déjà au ponton. La bora, ce vent catabatique d'une violence extrême, s'est levée et a coupé les routes de l'itinéraire normal qui passe par des cols de montagne. Notre taxi va devoir faire des détours pour arriver à Zagreb, et souhaite partir dès que possible. Une demi-heure plus tard, nous serons prêts - mais pas avant. Nous laissons le bateau ouvert, et prenons la direction de la barrière d'entrée de la marina, où nous attend notre chauffeur. Pour nous, c'est la fin de notre croisière... Nous arriverons à temps à l'aéroport. Tout est désert, à Zagreb comme à Charles de Gaulle. Quelques rares personnes prennent encore le métro parisien. Gare de Lyon, les bureaux de vente et d'information son fermés, et s'asseoir sur les bancs pour attendre un train est devenu interdit. Des policiers m'obligent à m'allonger par terre, ce qui est sans doute la pire stupidité en terme d'hygiène et de protection contre le Sars-cov-2. Je finis par attraper un train pour l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. De là, une navette m'emmènera à la gare de Lyon Part-Dieu, et un  dernier train me ramènera chez-moi.

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 3)

 

Calanque de Vela Garska (south coast of Hvar, Croatia), Saturday March 21, 2020. Wake up at 7am. Departure at 7:10 am with the annex to recover the hawser ashore. The maneuver is done very quickly: we just have to haul the tender along the hawser (remained stationed at the back of the boat overnight) to reach the rocks. 

Vela Garska, écupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (2)

Going up to the bolard undoing the dead towers and the two half-keys which hold the hawser is done in a few seconds. I take charge of the maneuver while Olivier who accompanies me checks that the dinghy is not moving away from the coast. It only takes us seven minutes. The return to the boat where Claude is waiting for us is done in the same way, by hauling the tendisière d'hiver, er along the hawser, which we recover as we go along. At 7:30 am Olivier hoists the tender on the deck at the front of the boat; a few moments later it is firmly secured by a point at the front and two points at the rear. Few minutes later we go up the anchor, and at 7.50 am we leave the cove of Vela Garska. I take the helm for a few moments. The weather is at the rendezvous: light east wind, ten-centimeter waves, great weather. We follow the coast to the east, pass Mala Garska, and we arrive at the port of Hvar at 8:40 am. Hvar is a pretty village, which bears the same name as the island that shelters it - as is often the case in Croatia. The "Backpacker's Guide" describes it as "The Saint-Tropez of Croatia". This may be the case in the middle of summer. Out of season, it is a quiet village, centered on a huge marble square at the end of which stands the church. A large supermarket one street from the church offers everything for fueling the boat - except gas. Today, the castle which dominates the city stands out against the azure sky. No ferry or sailboat occupies the dock. There are just a few small fishing boats waiting, moored at the bottom of the palm-lined dock. When we approach the wharf, a police officer tells us to get our gas in the second bay on the left. It is a bay that I do not yet know. A few minutes later I discover for the first time the second bay of Hvar. A pile of implausible odds of boats are piled up there, tangled up next to each other, so much so that it is impossible to advance to the INA fuel station. No question either of anchoring the anchor (we could never get it back), or of arriving close enough to a quay to take a pendulum. We find a dead body which seems sufficiently solid to us and at 9h the Quint II is moored. We put the tender back in the water, and fix our small outboard motor on its transom. I leave the boat in the good care of Claude and Olivier. Equipped with a FFP2 mask, I leave with the annex to join the INA depot. There, the employees signal me not to moor. They explain to me that they have no gas. Given the indications of the policeman who spoke to us from the dock, I rather think that they do not want to trade with me. Back to the boat. There, a bad surprise awaits me. Olivier tells me that a very large pendulum had to be caught in the propeller of Quint II. We see her coming out behind the boat, tense. I no longer have the GoPro lost a few days earlier to check it by submerging it at the end of a pole, but confirmation comes very quickly: our engine, blocked, does not start anymore. 

Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020

Olivier, scalded by his previous swimming, no longer wants to get back in the water, and I put on my little Lycra suit. Arrived under the hull, I discover that the huge pendulum has failed to twist around the propeller shaft. She did two and a half laps, which was enough to block the engine. I manage without too much difficulty to free the first round. The tension, very strong, makes it difficult to release the next lap, and I go back up to get some air. Police are there in a small motorboat. He explains to us in English that boating is now prohibited in Croatia due to the covid-19 pandemic. We must return to Biograd and return the boat to our rental company. They have already contacted him. We do not have the right to stop over here. We also need to send them a copy of our passports. I confirm to them that we are used to sailing at night, and that the return to Biograd (one night of navigation) will not pose any difficulty. The police also forbid me to dive to free the pendulum from the propeller; they will send us a diver for free who will do it. At 10:20 am I take a photo with my iPhone of the brand new crew list that our rental company sent us by email yesterday. It is referred to on an official document with the coat of arms of Croatia. I also take photos of each of our passports. At 10.35 am the police diver came and released our boat. We leave the second bay of Hvar, and take the way back, at cap 306 °. At 10.40 am I send by SMS the photos of our passports and the crew list to the telephone number of the Hvar police. The good weather is still there. The waves are now about thirty centimeters. We benefit from an east wind of 8 kt. Under mainsail and genoa, sometimes downwind and sometimes at the big drop, this wind will push our boat at four knots until the end of the afternoon. The weather tells us: "winds forcing the night of March 21-22".

 

Hvar, samedi 21 mars 2020 (2)

At 6 p.m., the point places us to the west of Drvenicki Kanal, and to the south of Primosten, a pretty peninsula dominated by a church and its cemetery, themselves perched on a small hill. The east wind has dropped to 3 k, the waves are only 20 cm high. However, the sea carries us, and we still keep three knots of speed on the bottom. We took 340 ° to spend the night between the Zirje and Kakan islands, in the Zirjanski Kanal. Two hours later, the wind is completely gone, and we start the engine. The sea continues to carry us, and a speed of 1,500 rpm is enough to make us advance at 5.6 knots on the bottom. We have almost reached the latitude of Primosten. We correct our course at heading 320 °, then thirty-five minutes later at heading 307 °, with a view to passing just south of the Hrid Bosnjak reef and its traffic light Fl R 5s 35m 5Nm. At 9:30 p.m. it's done, we are 100 m west of the traffic light. Our speed, which fell an hour earlier to 4 kt, rose to 5 kt. We enter the Zirjanski Kanal, and go up this one to cap 307 °, along the west coast of the long Kakan Island. An hour later, we arrive at the north end of the island, where we slowly correct our course, going to 304 °. We have a late dinner with avocado, a curry chicken and a pie topped with apples, pears and kiwis. At 11:30 p.m., we pass west of the isolated danger Plic Cavlin. The sky is clear, we are heading towards the fire Fl (3) 10s Prisnjak. At 0:45, I note on the log book the GPS point: 43 ° 50'N, 15 ° 53'E. We have left to starboard for a few minutes the lighthouse of Prisnjak islet, and we turn at 320 °. On this heading, our bottom speed drops to 4.6 kt - that's more than enough for our last hours of cruising. 

 

Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020

Olivier is at the helm, watching the autopilot. Sitting at the chart table, I do the navigation and the checkout. The idea is now to go between Vrgada Island to port and Artica Island to starboard. At the same time as I record the invoices on a spreadsheet, I control the route on the on-board radar, by comparing the radar image and the nautical chart of the corner displayed on OpenCpn. At 1:15 am, we pass to the west of the Artica islet. We stay the course, and muddy the channel between the big Pasman Island that we leave to port and the mainland. Very well signaled by numerous lights, this channel which ends at Pasmanski Kanal passes just in front of Biograd. The arrival at night in the port of Biograd, where the wind has risen, is delicate. I do not know the port well, and we are going for a long time in narrow bays between the pontoons, where maneuvers are sometimes difficult for a boat the size of ours, before realizing that the pontoon B6 where we thought we should park our boat is full. Our place has been taken. At 3:30 am, we finally decide to moor on a pendulum in a place available at pontoon B5. It's the end of our cruise. The crew, tired by a long day and quite eventful, will go to bed. Around nine in the morning, we will see Marco, the sailor's sailor, come to check out the boat; I prepared a small list of the main points to review on Quint II during the night. I believe her diver has already gone to inspect the hull, looking for any tailgating. Marco kindly authorizes us to spend the day of Sunday 22nd and a night on board again: all the buses have been deleted, and the only way to return to France is for us to take a plane on Monday morning in Zagreb. A taxi will pick us up at the Biograd marina at 4:30 am to take us to Zagreb airport at 7:00 am. 

Monday morning, 4:00. I am barely awake when my phone rings: the driver is already at the pontoon. The bora, this catabatic wind of extreme violence, rose and cut the roads of the normal route which passes through mountain passes. Our taxi will have to make detours to arrive in Zagreb, and wishes to leave as soon as possible. Half an hour later, we will be ready - but not before. We leave the boat open, and take the direction of the entrance barrier to the marina, where our driver is waiting for us. For us, this is the end of our cruise ... We will arrive at the airport in time. Everything is deserted, in Zagreb as in Charles de Gaulle. A few rare people still take the Paris metro. Gare de Lyon, sales and information offices are closed, and sitting on the benches to wait for a train has become prohibited. The police force me to lie down on the ground, which is probably the worst stupidity in terms of hygiene and protection against the Sars-cov-2. I end up catching a train for Lyon Saint-Exupéry airport. From there, a shuttle will take me to the Lyon Part-Dieu station, and a last train will take me home.

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1)

 

Photos :  Réveil à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1 et 2) ; Vela Garska, récupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (1) ; Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1) ; Vela Garska, récupération de l'annexe, samedi 21 mars 2020 ; Vela Garska, on relève l'ancre, samedi 21 mars 2020 ; Départ de Vela Garska, samedi 21 mars 2020 ; Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020 ; Uvala Podstine, entre Mala Garska et Hvar, samedi 21 mars 2020 ; Hvar, samedi 21 mars 2020 (1) ; Hvar, en route vers la seconde baie, samedi 21 mars 2020 ; Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (1 et 2) ; Le Sun Odyssey) 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (2) ;  Vela Garska, récupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (2) ; Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020 ; Hvar, samedi 21 mars 2020 (2) ; Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (1 et 3) ; Le Sun Odyssey) 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (3). Auteur/author : Philippe Bensimon. Vidéo : De Vela Garska à Biograd, samedi 21 mars 2020. Réalisation : © Philippe Bensimon 2020.