Jeudi 15 octobre. Un peu plus d'une journée de car pour aller de Lyon à Trogir, où vont débuter nos deux semaines de croisière d'entraînement d'octobre. C'est le prix à payer – minime – pour éviter l'avion et sa pollution, et diviser au passage la note par quatre (en bénéficiant il est vrai des billets Flixdeal). Le confort est correct, un siège sur deux était libre dans le car que j'ai pris le jeudi 15 à 16 heures à Lyon, et j'ai même bénéficié durant la nuit de quatre sièges contigus sur lesquels j'ai pu m'étendre (en revanche le retour était bondé le 31 octobre). Un mail m'apprend que le Bavaria 50 Cruiser initialement prévu ne pourra pas disposer à temps des documents nécessaires pour son entrée au Montenegro, et que nous serons surclassés : on nous offre en remplacement un Sun Odyssey 509 de 2014, à la fois plus récent, plus confortable et plus rapide. Bonne nouvelle !

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Vendredi 16 octobre. J'ai profité des quatre heures et demie d'escale à Rijeka pour aller travailler et déjeuner au Boonker, le restaurant situé à cinq minutes de la gare routière dont la terrasse donne sur le port (pizza délicieuse), et je suis arrivé à Trogir le vendredi 16 à 20h30, exactement à l'heure prévue. 

Michel m'y attendait, et m'a conduit à l'appartement réservé sur booking.com dans la vieille ville (36 euros pour trois personnes). Michel et son épouse Faty ont choisi de faire le trajet de la France à Trogir en voiture pour des questions de sécurité face au sars-cov-2 ; ils sont arrivés dans l'après-midi et se sont déjà installés. De mon côté j'espère que la protection combinée du masque FFP2 porté tout au long du trajet et du gel hydro-alcoolique utilisé en abondance aura été efficace.

Quelques minutes après que j'aie hissé avec l'aide de Michel mes quelques quarante-cinq kilos de bagages en haut des trois étages de l'escalier, nous repartons dîner. Nous irons à la pizzeria qui donne sur le quai de la ville médiévale. Nous sommes hors-saison, et quelques uns des restaurants sont fermés. Les habitants ne semblent pas prêter une grande attention à la pandémie. Si les serveurs portent tous des masques, les passants sont plutôt rares à en porter.

Trogir, les pontons de la marina ACI font face au beffroi 171020 (1)

Samedi 17 octobre. Réveil matinal. Petit déjeuner sommaire, à 9h30 nous sommes tous trois devant le bureau de notre loueur. Il nous propose de commencer par le check-in du bateau ; un marin sympathique nous fait découvrir le Sun Odyssey Rock Point, à bord duquel nous passerons les quinze prochains jours. La procédure est rapide - peut-être même un peu trop - et nous rappellerons le marin à plusieurs reprises, en découvrant petit à petit qu'il manque à bord le triangle et les boules de signalisation, la barre qui permet d'actionner la pompe de cale manuelle, et quelques petites bricoles. Globalement, le bateau paraît sain, le moteur est propre comme un sou neuf, et les fonds sont impeccables. Le feu de navigation moteur en tête de mât est difficile à distinguer, mais l'employé nous affirme qu'il fonctionne. Pour l'heure, la luminosité est trop importante, et nous ne parvenons pas à le distinguer. Dans la matinée nous sommes rejoints par Laurence ; chacun s'installe à bord dans sa cabine. Les formalités administratives sont elles aussi faites rapidement, et nous avons dans le dossier du bateau tous les éléments qui nous permettront de passer au Montenegro dans quelques jours. Le secrétariat du loueur ferme à midi. A 13h nous nous installons dans la vieille ville à la terrasse du restaurant Calebotta, situé à une cinquantaine de mètres de la cathédrale. Pierre nous y rejoindra une demi heure après, en provenance de Split où il a passé la nuit dans une Auberge de jeunesse. Christine arrivera un peu plus tard ; j'irai la chercher devant le parvis de la cathédrale.

L'équipage au restaurant Calabotta, Trogir 171020

Trogir, restaurant Calabotta (1), 171020

Trogir, restaurant Calabotta (2)

Le déjeuner est l'occasion de faire connaissance avec ce nouvel équipage. Je connaissais déjà Faty et Michel, avec lesquels j'avais déjà fait une croisière d'entraînement très agréable un an auparavant dans le nord de la Croatie ; je découvre Pierre et Laurence. Je découvre également le risotto aux champignons et aux poires proposé par le restaurant, un régal.

Restaurant Calabotta, le risotto aux champignons et aux poires, 171020

Alexia et Léa nous rejoindront plus tard dans l'après-midi au bateau. Tous ensemble, nous partons faire les courses au supermarché Konzum proche de la gare routière. Michel et sa voiture (pleine à craquer des provisions de la semaine) nous éviteront d'avoir recours à un taxi pour rapporter les courses au bateau. 

Ayant déjà pour la plupart déjeuné au restaurant à midi, nous décidons de préparer à bord le repas du soir. Nous profiterons d'un long apéritif où certains découvriront le spritz (apéritif typique de l'Italie du nord et de la Croatie) pour faire le « safety brief », rappel de tous les éléments touchant à la sécurité à bord. Je cuisinerai ensuite un repas impromptu, des pâtes avec une sauce napolitaine. Après le repas nous serons quelques uns réunis autour de la table du carré à préparer la navigation du lendemain, avec la carte de l'Amirauté britannique, le compas et la règle de navigation : nous irons d'abord à Split, puis à Hvar (la ville principale de l'île de Hvar) avant de revenir sur nos pas dormir à Vela Garska (côte sud de Hvar).

Trogir, les pontons de la marina ACI font face au beffroi 171020 (2)

Thursday, October 15. A little more than a day's bus ride from Lyon to Trogir, where our two-week October training cruise will begin. This is the price to pay - minimal - to avoid the plane and its pollution, and to divide the bill by four (while benefiting, it is true, from Flixdeal tickets). The comfort is correct, one in two seats was free in the bus that I took on Thursday 15 at 4 p.m. in Lyon, and I even benefited during the night from four contiguous seats on which I was able to lie down ( however the return was packed on October 31). An email tells me that the Bavaria 50 Cruiser initially planned will not be able to have the necessary documents for its entry into Montenegro in time, and that we will be upgraded: we are offered a replacement Sun Odyssey 509 from 2014, both more comfortable and faster. Good news !

Friday October 16. I took advantage of the four and a half hour stopover in Rijeka to go to work and lunch at the Boonker, the restaurant located five minutes from the bus station whose terrace overlooks the port (delicious pizza), and I arrived in Trogir Friday 16 at 8:30 p.m., exactly on time. Michel was waiting for me there, and took me to the apartment booked on booking.com in the old town (36 euros for three people). Michel and his wife Faty have chosen to travel from France to Trogir by car for security reasons against sars-cov-2; they arrived in the afternoon and have already settled in. For my part, I hope that the combined protection of the FFP2 mask worn throughout the journey and the hydro-alcoholic gel used in abundance will have been effective. A few minutes after I hoisted, with Michel's help, my forty-five kilograms of luggage to the top of the three floors of the staircase, we set out for dinner. We will go to the pizzeria which overlooks the quay of the medieval town. We are off season, and some of the restaurants are closed. Residents don't seem to be paying much attention to the pandemic. If the waiters all wear masks, passers-by are rather rare to wear them.

Saturday 17th October. Morning wake up. Basic breakfast, at 9:30 am we are all three in front of the office of our lessor. He suggests that we start with the check-in of the boat; a friendly sailor shows us the Sun Odyssey Rock Point, on board which we will spend the next two weeks. The procedure is fast - maybe even a little too much - and we will remind you on several occasions, discovering little by little that the triangle and the signal balls are missing on board, the bar which allows to activate the pump. manual wedge, and some small odds and ends. Overall, the boat looks healthy, the engine is as clean as new, and the bottoms are impeccable. The engine navigation light at the masthead is difficult to distinguish, but the employee tells us that it works. For the time being, the brightness is too high, and we cannot distinguish it. In the morning we are joined by Laurence; everyone sits on board in their cabin. The administrative formalities are also done quickly, and we have in the boat file all the elements that will allow us to go to Montenegro in a few days. The office of the lessor closes at noon. At 1 p.m. we sit in the old town on the terrace of the Calebotta restaurant, located about fifty meters from the cathedral. Pierre will join us there half an hour later, coming from Split where he spent the night in a youth hostel. Christine will arrive a little later; I will go and look for her in front of the cathedral square. Lunch is an opportunity to get to know this new crew. I already knew Faty and Michel, with whom I had already taken a very pleasant training cruise a year before in the north of Croatia; I discover Pierre and Laurence. I also discovered the mushroom and pear risotto offered by the restaurant, a treat. Alexia and Léa will join us later in the afternoon at the boat. All together, we go shopping at the Konzum Supermarket near the bus station. Michel and his car (packed with provisions for the week) will prevent us from having to resort to a taxi to bring the groceries back to the boat. Having already mostly had lunch in the restaurant at noon, we decided to prepare the evening meal on board. We will enjoy a long aperitif where some will discover the spritz (typical aperitif of northern Italy and Croatia) to give the “safety brief”, a reminder of all the elements relating to safety on board. I will then cook an impromptu meal, some pasta pasta with a Neapolitan sauce. After the meal, a few of us will be gathered around the saloon table to prepare the navigation for the next day, with the British Admiralty chart, the compass and the navigation rule: we will go first to Split, then to Hvar ( the main town of the island of Hvar) before retracing our steps to sleep in Vela Garska (south coast of Hvar).

Vidéo : Car Brioni entre Rijeka et trogir, 16 octobre 2020, 18h39. Réalisation : Philippe Bensimon. Photos : Rijeka, matinée de travail au Boonker, vendredi 16 octobre 2020 ; Le Velebitski Kanal, longé par la route entre Rijeka et Trogir, vendredi 16 octobre 2020, Les pontons de la marina ACI de Trogir, samedi 17 octobre 2020 (1) ; L'équipage au restaurant Calebotta, Trogir samedi 17 octobre 2020 ; Penne au restaurant Calebotta, Trogir samedi 17 octobre 2020 ; Présentation au restaurant Calebotta, Trogir samedi 17 octobre 2020 ; Risotto aux champignons et aux poires au restaurant Calebotta, Trogir samedi 17 octobre 2020 ; Les pontons de la marina ACI de Trogir, samedi 17 octobre 2020 (2). Auteur/author : Philippe Bensimon.