Module externe d'un climatiseur à air

Depuis 2020, 800.000 climatiseurs ont été vendus en France. Un Français sur quatre est aujourd'hui équipé d'un climatiseur. Or, les climatiseurs non seulement consomment de l'énergie (dont la production consomme pour tout ou partie des énergies fossiles, et rejette des gaz à effet de serre qui renforcent la réchauffement climatique), mais aussi rejettent eux-mêmes de la chaleur dans l'atmosphère. Les climatiseurs sont responsables de 5 % des émissions de CO2 en France. Ils ont une part non négligeable dans la croissance des températures dans les centres urbains.

On a vu le 15 juin à la télévision une interview du gérant d'un bowling disant sans la moindre honte avoir climatisé 600 m2 pour privilégier le confort de ses clients sur le réchauffement climatique. Cet homme est emblématique de tous ceux qui font passer l'économie et le court terme sur l'environnement. Depuis 1972, c'est grâce à eux que nous avons rendu le réchauffement irréversible, grâce à eux que des gens meurent tous les jours, victimes du réchauffement, grâce à eux que des dizaines de millions de migrants ont perdu tout ce qui faisait leur vie d'avant pour se lancer sur les routes de l'exil (source : A2 J2 20 h, 15 juin 202).

 Une loi vise aujourd'hui à interdire l'usage des climatiseurs pour faire baisser la température à moins de 25°C. Notons qu'il aurait été bien plus efficace de les interdire totalement à la vente, en faisant une exception pour les personnes âgées, et les milieux hospitaliers.

La climatisation pose les problèmes suivants :

  • elle augmente la consommation énergétique des bâtiments ou véhicules qui en sont équipés. L'Ademe estime à 5 % le surcoût annuel de la climatisation des automobiles (1 litre/100 km lorsqu'elle est en fonctionnement). 
  • la consommation électrique due à la climatisation augmente en France, notamment depuis la canicule de 2003 qui a entraîné l'équipement d'un nombre élevé de foyers en climatiseurs. 
  • Elle rejette des fluides frigorigènes qui sont de puissants gaz à effet de serre. Leur potentiel de réchauffement global est 2 000 fois plus important que celui du CO2 et une partie de ces gaz s'échappe inévitablement dans l'atmosphère (accidents, fuites, mauvaise gestion de la fin de vie du matériel). Toujours selon l'Ademe, cet effet équivaut à une augmentation de 10 % de l'impact d'un véhicule sur l'effet de serre. Ajoutée à la production de CO2 produit dans les centrales génératrices d'électricité basée sur la combustion de carburants, elle a donc un impact à terme sur le réchauffement climatique ;
  • le circuit de la récupération/recyclage des gaz dans les appareils et véhicules en fin de vie reste opaque ;
  • la climatisation par un gaz pourrait souvent être remplacée par une climatisation passive, mécanique ou par des bâtiments ou véhicules mieux conçus (isolation thermique, brise-soleil et divers dispositifs plus « naturels » utilisés par exemple par l'architecture bioclimatique (murs épais à inertie thermique élevée,puits provençal, bâtiment passif, etc.) ;
  • la climatisation est en partie responsable de la « surchauffe urbaine », en augmentant à elle seule de 1 à 1,5 °C la température en ville par rapport à celle de la campagne environnante : jusqu'à 2°C à Paris.

Des solutions alternatives de climatisation sont disponibles, telles que le mur Trombe, le rafraîchissement d'air par évaporation, appelé également « bioclimatisation », « refroidissement adiabatique » ou « climatisation écologique ». Ces systèmes sont peu coûteux , fonctionnenet sansgaz réfrigérants,grâce à l'évaporation de l'eau, et ont une consommation électrique réduite. Les inconvénients sont un abaissement de la température limité (rarement plus de cinq degrés), limité à la proximité immédiate (quelques mètres), compensé par une ugmentation de l'humidité et l'absence de réversibilité.

Dans les pays dits émergents (Chine, Inde, Indonésie, Brésil, Thaïlande notamment) quand le revenu d'un foyer augmente, le climatiseur est souvent l'un des premiers achats programmés ; des milliards de nouveaux appareils devraient être ainsi installés d'ici 2050 (ainsi que des réfrigérateurs) qui consommeront beaucoup d'électricité aujourd'hui surtout issue du charbon ou du gaz... en émet donc des gaz à effet de serre qui réchauffent le climat (pour les villes, une étude de 2014 a conclu d'une simulation qu'en centre-ville la climatisation augmente de °C la température nocturne moyenne. Le scénario tendanciel en 2018 est un doublement des émissions de CO2 induits par la climatisation de 2016 à 2050 ("c'est comme si on ajoutait une Afrique actuelle au monde, soit près d'un milliard de tonnes de CO2 environ par an "). L'urbanisation rapide de ces pays pourrait encore exacerber ce paradoxe. Dans ce scénario les besoins énergétiques du refroidissement dans le monde pourrait être porté à 7.500 TWh en 2050, soit "6,4 à 10 % de la consommation globale d'énergie" en 2050, soit trois à cinq fois plus qu'en 2015 (en tenant ompte des progrès d'efficacité énergétique de la climatisation, source : Wikipédia). Wikipédia ajoute : "Le marché associé pourrait etre de 260 milliards de dollars en 2050 contre 140 milliards de dollars en 2017. 

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), sur les 2,8 milliards d'humains qui vivent dans les régions les plus chaudes du globe, seulement 8 % bénéficient de l'air conditionné en 2017, contre 90 % aux États-Unis et au Japon. L'AIE prévoit un triplement de la consommation d'énergie pour la climatisation d'ici à 2050 à technologie inchangée, pour atteindre 6 200 térawattheures. En Inde, la demande sera multipliée par quinze. Trois pays, l'Inde, la Chine et l'Indonésie, représenteront à eux seuls plus de la moitié de la croissance mondiale, et la progression sera aussi très forte au Brésil, au Mexique et au Moyen-Orient. Les émissions de CO2 liées à la climatisation doubleraient pratiquement en trente ans, à plus de deux milliards de tonnes, malgré le développement d'une électricité toujours plus propre. L'AIE estime qu'en agissant sur l'efficacité énergétique des équipements d'air conditionné, on pourrait plus que doubler la performance du parc installé d'ici à 2050 et donc réduire la demande en énergie à 3 400 térawattheures. Source : Wikipédia.

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Since 2020, 800,000 air conditioners have been sold in France. One in four French people is now equipped with an air conditioner. However, air conditioners not only consume energy (the production of which consumes all or part of fossil fuels, and releases greenhouse gases which reinforce global warming), but also themselves release heat in the atmosphere. Air conditioners are responsible for 5% of CO2 emissions in France. They have a significant share in the increase in temperatures in urban centers. We saw on June 15 on television an interview with the manager of a bowling alley saying without the slightest shame that he had air-conditioned 600 m2 to favor the comfort of his customers over global warming. This man is emblematic of all those who put the economy and the short term on the environment. Since 1972, it is thanks to them that we have made global warming irreversible, thanks to them that people are dying every day, victims of global warming, thanks to them that tens of millions of migrants have lost everything that made up their lives ahead to embark on the roads of exile (source: A2 J2 8 p.m., June 15, 202). A law now aims to prohibit the use of air conditioners to lower the temperature to less than 25°C. Note that it would have been much more effective to ban them completely on sale, making an exception for the elderly and hospital environments.

Air conditioning poses the following problems:

- it increases the energy consumption of buildings or vehicles equipped with it. Ademe estimates the annual additional cost of car air conditioning at 5% (1 litre/100 km when in operation).

- electricity consumption due to air conditioning is increasing in France, especially since the heat wave of 2003 which led to the equipment of a large number of households with air conditioners.
- It releases refrigerants which are powerful greenhouse gases. Their global warming potential is 2,000 times greater than that of CO2 and some of these gases inevitably escape into the atmosphere (accidents, leaks, poor end-of-life management of equipment). Still according to Ademe, this effect is equivalent to a 10% increase in the impact of a vehicle on the greenhouse effect. Added to the production of CO2 produced in the electricity-generating plants based on the combustion of fuels, it therefore has an impact in the long term on global warming;
- the gas recovery/recycling circuit in end-of-life devices and vehicles remains opaque;
- gas-based air conditioning could often be replaced by passive, mechanical air conditioning or by better-designed buildings or vehicles (thermal insulation, sunshades and various more "natural" devices used, for example, by bioclimatic architecture (thick walls with inertia high thermal, Provençal well, passive building, etc.);
- air conditioning is partly responsible for “urban overheating”, by itself increasing the temperature in the city by 1 to 1.5°C compared to that of the surrounding countryside: up to 2°C in Paris. 

Alternative air conditioning solutions are available, such as the Trombe wall, air cooling by evaporation, also called “bioclimatization”, “adiabatic cooling” or “ecological air conditioning”. These systems are inexpensive, operate without refrigerant gases, thanks to the evaporation of water, and have reduced electrical consumption. The disadvantages are a limited lowering of the temperature (rarely more than five degrees), limited to the immediate proximity (a few meters), compensated by an increase in humidity and the absence of reversibility. In so-called emerging countries (China, India, Indonesia, Brazil, Thailand in particular) when the income of a household increases, the air conditioner is often one of the first scheduled purchases; billions of new appliances should be installed by 2050 (as well as refrigerators) which will consume a lot of electricity today, mainly from coal or gas... therefore emitting greenhouse gases which heat the climate (for cities, a 2014 study concluded from a simulation that air conditioning in the city center increases the average nighttime temperature by 1°C. The trend scenario in 2018 is a doubling of CO2 emissions induced by air conditioning from 2016 to 2050 ("it's like adding a present-day Africa to the world, i.e. almost a billion tonnes of CO2 per year"). The rapid urbanization of these countries could further exacerbate this paradox. scenario the energy needs for cooling in the world could be increased to 7,500 TWh in 2050, i.e. "6.4 to 10% of global energy consumption" in 2050, i.e. three to five times more than in 2015 (taking account of the progress of energy efficiency of the cl matization, source: Wikipedia). Wikipedia adds: "The associated market could be $260 billion in 2050 compared to $140 billion in 2017. According to the International Energy Agency (IEA), of the 2.8 billion people who live in the hottest regions of the globe, only 8% benefit from air conditioning in 2017, compared to 90% in the States. United States and Japan. The IEA predicts a tripling of energy consumption for air conditioning by 2050 with unchanged technology, to reach 6,200 terawatt hours. In India, the demand will be multiplied by fifteen. Three countries, India, China and Indonesia, will alone account for more than half of global growth, and growth will also be very strong in Brazil, Mexico and the Middle East. CO2 emissions linked to air conditioning would practically double in thirty years, to more than two billion tonnes, despite the development of ever cleaner electricity. The IEA estimates that by acting on the energy efficiency of air conditioning equipment, we could more than double the performance of the installed base by 2050 and therefore reduce energy demand to 3,400 terawatt hours. Source : Wikkipédia.

Photo : Module externe d'un climatiseur à air. Northeastern University Boston Air conditioner, août 2008. Auteur/author : myself (User:Piotrus)