Brut a ressorti il y a quelque temps un vieil enregistement, issu probablement des archives de l'INA, dans lequel on voit le vulcanologue Haroun Tazieff prédire en 1979 les effets dévastateurs du probable réchauffement climatique lié aux émissions de CO2 de l'homme, engendrant une fonte des glaces terrestres et des banquises, et par là une considérable montée du niveau des eaux. Interviewé par un journaliste dubitatif, Haroun Tazieff est raillé par Jacques-Yves Cousteau qui visiblement ne croit pas au réchauffement climatique, et ne sait pas non plus qu'une forêt à maturité est juste une zone de stockage du CO2. Globalement, elle n'en n'absorbe pas plus qu'elle n'en rejette, et ne produit pas non plus plus d'oxygène qu'elle n'en consomme. En clair, ni l'Amazonie ni les forêts de Bornéo ne peuvent absorber le CO2 produit par l'homme. Quand à l'océan, il paie au prix fort son rôle de régulateur en s'acidifiant, avec une perte prévue en 2100 de 70 % des organismes calcaires et 30 % des organismes non calcaires. De son côté, le glaciologue et spécialiste de l'Antarctique Claude Lorius, qui participe également à l'émission, est résolument optimiste et pense que la variation de 2°C à 3°C prévue par Haroun Tazieff ne changera pas grand chose au niveau des eaux.

Le Giec anticipe aujourd'hui une hausse moyenne du niveau des eaux de plus de 1 m et prévoit une hausse moyenne de 5 m en 2150, une catastrophe comme l'homme n'en n'a jamais connue. Mais toutes les régions du globe ne sont pas soumises à ces moyennes : on est aujourd'hui bien au-delà dans certains secteurs du Pacifique, qui, en 2019, avaient déjà connu une hausse supérieure à trois fois la moyenne. Enfin, les anticipations du Giec se sont par le passé révélées en dessous de la réalité. Pour la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA - États-Unis), la hausse atteindra les 2,5 mètres en 2100 (Source : Futura Planète, Nathalie Mayer, 17 mai 2022).

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Brut brought up an old recording some time ago, probably from the INA archives, in which we see the volcanologist Haroun Tazieff predicting in 1979 the devastating effects of the probable global warming linked to human CO2 emissions, causing a melting of land ice and pack ice, and thereby a considerable rise in water levels. Interviewed by a skeptical journalist, Haroun Tazieff is mocked by Jacques-Yves Cousteau who obviously does not believe in global warming, nor does he know that a mature forest is just a CO2 storage area. Overall, it does not absorb more than it releases, nor does it produce more oxygen than it consumes. Clearly, neither the Amazon nor the forests of Borneo can absorb the CO2 produced by man. As for the ocean, it pays a high price for its role of regulator by becoming acidic, with a loss expected in 2100 of 70% of calcareous organisms and 30% of non-calcareous organisms. For his part, the glaciologist and Antarctic specialist Claude Lorius, who also participates in the program, is resolutely optimistic and thinks that the variation of 2°C to 3°C predicted by Haroun Tazieff will not change much in terms of waters.

The IPCC now anticipates an average rise in water levels of more than 1 m and predicts an average rise of 5 m in 2150, a catastrophe such as man has never experienced. But not all regions of the globe are subject to these averages: we are now well beyond in certain sectors of the Pacific, which, in 2019, had already experienced an increase greater than three times the average. Finally, the IPCC's expectations have in the past proved to be below reality. For the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA - United States), the rise will reach 2.5 meters in 2100 (Source: Futura Planète, Nathalie Mayer, May 17, 2022).

Dédicace_de_Haroun_Tazieff_à_l'auteur (auteur author Erwan de Kerhister 24 août 2017)

Photo : Dédicace de Haroun Tazieff à l'auteur. Auteur/author : Erwan de Kerhister,  24 août 2017.