Tour des deux Amériques sur un voilier

Conférence "Océan et climat : votre avenir en dépend" - 20 novembre à Paris - Conference "Ocean and climate: your future"

Flyer A6 Paris Mairie 11e 201119 R°

L'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier donnera le mercredi 20 novembre à 18h30 à Paris une conférence "grand public" de son cyle intitulé : "Océan et climat : votre avenir en dépend".

Il y a une urgence aujourd'hui à lutter pour la protection de la vie dans les océans, et à lutter contre le réchauffement climatique. Cette conférence vous montrera comment les deux sont liés. Vous y découvrirez aussi comment le réchauffement climatique a déja comencé à tuer, et en quoi il affecte déjà votre vie et menace votre avenir.

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La conférence aura lieu le Mercredi 20 novembre de 18h30 à 20h30, à la Mairie du 11e arrondissement de Paris, située 12 place Léon Blum 75011 Paris.

L'entrée est gratuite, inscription (non obligatoire) à l'adresse suivante : contact@ameriquesvoilier-expeditions.org

La conférence sera divisée en trois parties. Première partie : a) les problèmes actuels de l'océan  : surpêche, pollutions (plastiques, hydrocarbures, métaux lourds), acidification, limitation du puits de carbone, circulation thermohaline, etc. b) Le réchauffement climatique, l'effet de serre et ses conséquences : fonte de l'Arctique et hausse du nivau des océans, fonte du pergélisol (permafrost) avec libération de bactéries toxiques, de gaz à effet de serre et de métaux lourds, cyclones plus violents, sécheresses dans des régions, inondations dans d'autres, etc. Deuxième partie : les effets de ce qui précède sur l'homme : effets physiologiques, économiques, sociaux et politiques. Troisième partie : les solutions actuelles et leurs limites. La conférence sera suivie d'un débat au cours duquel les intervenants répondront aux questions de l'assistance. 

Intervenants : Philippe Bensimon, président de l'association Tour des deux Amériques solidaire en voilier ; Céline Fromont, spécialisée en agronomie et environnement ; Marion Martinez, membre de Sea Shepherd depuis 2018. Tous seront à bord de l'expédition Tour des deux Amériques.

Logo T2A V6

Aidez l'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier. Nous sommes une expédition à taille humaine, avec de petits moyens. Si vous êtes motivé par la recherche, la lutte pour la protection de l'océan et de la biodiversité marine, et la lutte contre le réchauffement climatique, désastre qui a déjà commençé à ravager la planète, vous pouvez nous aider :

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- en donnant quelques euros (cartes bleues : Tour des deux Amériques solidaire en voilier - Make a donation to T2A Expeditions, ou chèques libellés à l'ordre de : Association Tour des deux Amériques solidaire en voilier, adressés à Association Tour des deux Amériques en voilier, 27 Grande rue, 39190 Cousance). Aider l'expédition T2A, c'est aider la recherche, l'océan, le climat et les hommes. Vous bénéficierez d'un reçu fiscal qui vous permettra de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts. 


17 novembre 2019

Rovinj (Croatie), la cathédrale Sainte-Euphémie — 25 octobre 2019 — Training cruise in Croatia : visit of Rovinj's cathedral

Rovinj, l'église Ste Euphémia, 25 octobre 2019

Rovinj, vue depuis la cathédrale 25 octobre 2019

Rovinj, l'entrée de la cathédrale 25 octobre 2019

 

Rovinj est dominée par la cathédrale-basilique Sainte-Euphémie. Cette cathédrale catholique est située au point le plus élevé de la presqu'île qui constitue le coeur historique de la ville. Elle est dédiée à Sainte-Euphémie, la sainte patronne de la ville, martyrisée sous Dioclétien. Après avoir traversé la mer, ses reliques ont atterri à Rovinj dans un sarcophage de marbre le 13 juillet 800. Ce sarcophage est exposé à l'intérieur de la cathédrale.

Édifiée sur les ruines d'une église romane, la cathédrale est pourvue d'un campanile bâti sur le modèle de celui de la place Saint-Marc à Venise. 26 ans ont été nécessaires pour construire ce campanile qui, avec ses 63 mètres, est le plus haut de toute l'Istrie. Il est dominé par une statue mobile de sainte Euphémie, sorte de girouette qui tourne en indiquant la direction du vent. La statue tient une palme et une roue (la sainte ayant été torturée en vain sur la roue). "À l'intérieur de l'église, un autel en marbre, une statue de saint Georges au dragon, des tableaux de Giovanni Contarini. Les reliques de Sainte-Euphémie reposent dans un sarcophage en marbre. L'édifice illustre l'âge d'or de la ville : le xviiie siècle, prospère grâce au commerce avec la Sérénissime" (source : Wikipedia).

Rovinj, la porte d'entrée de la cathédrale 25 octobre 2019

Rovinj, Sainte Euphémie et sa roue au sommet de la cathédrale 25 octobre 2019

Rovinj, dans la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019

Rovinj, mouette sur le parvis de la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019

Rovinj, dans la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 (2)

Rovinj, plaque dans lacathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019

Rovinj, la cathédrale, biographie de Sainte Euphémie 25 octobre 2019

Rovinj, la cathédrale, toile présentant le miracle de Sainte-Euphémie 25 octobre 2019

Rovinj, le sarcophage de Sainte-Euphémie dans la cathédrale 25 octobre 2019 

Sainte Euphémie est née à Chalcédoine vers 284, d'une riche famille chrétienne. Elle est morte martyre en 305. Elle est qualifiée de « mégalomartyre », ce qui signifie qu'elle répond à quatre critères bien précis :

  • 1. l'ancienneté, martyrs antérieurs à 313 ;
  • 2. la popularité ;
  • 3. la laïcité (évêques et prêtres martyrs sont quant à eux hiéromartyrs, les diacres martyrs sont désignés autrement) ;
  • 4. le fait de ne pas être "protomartyr" (premier martyr).

Selon Wikipédia, "Euphémie était fille de sénateur au temps de Dioclétien. Elle pleurait les tortures subies par les chrétiens, d'autant plus cruelles que le juge Priscus obligeait les autres à y assister afin de les obliger à revenir au culte des idoles.

Elle se précipita donc chez le juge pour lui dire qu'elle aussi était chrétienne et qu'il lui faisait un affront. « Puisque je suis de noble race, pourquoi donnes-tu la préférence à des inconnus, et les fais-tu aller les premiers rejoindre Jésus Christ ? » Priscus la fit alors jeter en prison, et lui fit subir de nombreuses tortures auxquelles elle résista jusqu'à ce qu'elle fût décapitée ". Selon d'autres sources, après avoir résisté à la faim, à la roue et aux lions, l'irréductible martyre aurait fini le flanc percé par l'épée de son bourreau (http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/sainte-euphemie-de-chalcedoine-martyre-en-bithynie-305-fete-le-11-juillet.html)

Si la résistance de la sainte tient déjà du miracle, le miracle que l'on célèbre désormais le 11 juillet est arrivé bien après le décès de celle-ci, et c'est son tombeau qui en fut le lieu, lors du quatrième concile œcuménique de l’Église chrétienne, qui s’est déroulé dans la ville de Chalcédoine en 451. Le concile de Chalcédoine devait alors trancher entre la doctrine monophysite de l'Archimandrite Eutychès, soutenu par l'Archevêque d'Alexandrie Dioscore pour laquelle la personne du Christ est uniquement divine et la foi des Pères Théophores réunis à Chalcédoine pour le Concile, soutenant le credo calcédonien établi, qui décrit «la pleine humanité», et la pleine divinité » de Jésus-Christ, la deuxième personne de la Sainte Trinité. Selon wikipédia qui décrit ainsi le miracle de Sainte-Euphémie, "Le conseil s'est tenu dans la cathédrale consacrée à son nom. 630 représentants de toutes les églises chrétiennes locales étaient présents au conseil. Le monophysisme et les orthodoxes étant bien représentés au conseil, les réunions ont été très controversées et aucun consensus n'a pu être atteint. Le patriarche de Constantinople, Anatolian a suggéré au conseil que la décision soit laissée à l'Esprit Saint, par Sainte-Euphémie. Les deux parties ont alors écrit une confession de leur foi et l'ont placée dans la tombe de Sainte-Euphémie, qui a été scellée en présence de l'empereur Marciano (450-457), y apposant le sceau impérial et la mise en place d'un garde pour la surveiller pendant trois jours. Pendant ces jours, les deux camps ont jeûné et prié. Au bout de trois jours, la tombe s'ouvrit et le rouleau avec la confession orthodoxe se trouvait dans la main droite de Sainte-Euphémie, tandis que le rouleau des monophysistes était à ses pieds. Ce miracle a été observé dans une lettre adressée par le Conseil au pape Léon Ier :

"Car c’est Dieu qui a travaillé et Sainte-Euphémie triomphante qui a couronné la réunion comme une mariée et qui, prenant notre définition de la Foi comme sa propre confession, l’a présentée à son Époux par notre très religieux empereur et impératrice épris du Christ, apaisant tout le tumulte des opposants et établissant notre confession de la Vérité comme étant acceptable pour Lui, et avec la main et la langue mettant son sceau au sceau de notre vote à tous lors de sa proclamation. Ce sont les choses que nous avons faites, avec vous présents dans l'esprit et connus pour nous approuver en tant que frères, et que nous ne voyons presque pas à travers la sagesse de vos représentants. "

Wikipédia précise que " Le culte de Sainte-Euphémie se répandit considérablement et une église fut construite sur sa tombe où se tint le concile de Chalcédoine en l'an 451. Saint-Astier a composé un sermon en l'honneur de la Sainte, lu en 787 lors du deuxième concile de Nicée dans une église qui lui est dédiée. Lorsque la Chalcédoine fut conquise par les Perses en 620, son corps fut transféré à Constantinople où l'empereur Constantin III construisit une nouvelle église pour la vénérer. 

Au XIXe siècle, selon la tradition, le sarcophage contenant les reliques de la Sainte disparut mystérieusement de Constantinople et réapparut presque miraculeusement sur une plage de Rovinj en Istrie. Les restes ont probablement été sauvés par des bateliers fidèles. Selon la légende, les habitants de Rovinj ont tenté de diverses manières, avec les animaux les plus puissants, d'amener le sarcophage dans la ville, en vain. Finalement, un garçon a réussi avec l'aide de deux juments seulement, démontrant ainsi que le christianisme n'est pas basé sur la force ou la vigueur, mais sur la douceur et la simplicité.

Le culte de la Sainte à Rovinj, dont elle devient le saint patron, est très fort et les reliques sont vénérées à l’église qui lui est dédiée.

Saint Apollinaire, évêque de Ravenne, a probablement ramassé des reliques de la Sainte et les a accompagnées dans son travail d'évangélisation en Romagne. Les restes de Sainte-Euphémie et de Sainte-Agathe ont été retrouvés en 1686 sous la dalle de l'autel de l'église dédiée au Saint, comme en témoigne une inscription sur du papier de mouton en romain archaïque trouvée avec les restes.

Une partie des reliques est située à Istanbul, dans la cathédrale Saint-Georges."

Selon d'autres auteurs, il fut un temps où du sang frais coulait périodiquement du tombeau, provoquant des guérisons miraculeuses chez les fidèles, et plus régulièrement s'en échappaient des odeurs suaves attribuées aux liens de la sainte avec l'univers céleste (source : Réflexions chrétiennes)

Rovinj, toile de la cathédrale Sainte-Euphémie, 25 octobre 2019

Rovinj, l'autel de la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019

Rovinj is dominated by the cathedral-basilica Holy Euphemia. This Catholic cathedral is located at the highest point of the peninsula which is the historic heart of the city. It is dedicated to Saint Euphemia. Patron saint of the city, Saint Euphemia was martyred under Diocletian. After crossing the sea, his relics landed in Rovinj in a marble sarcophagus on July 13, 800. This sarcophagus is exposed inside the cathedral.

Built on the ruins of a Romanesque church, the cathedral is equipped with a campanile built on the model of that of St. Mark's Square in Venice. 26 years were needed to build this campanile which, with its 63 meters, is the highest of all Istria. It is dominated by a moving statue of Saint Euphemia, a kind of wind vane that turns indicating the direction of the wind. The statue holds a palm and a wheel (the saint having been tortured in vain on the wheel). "Inside the church, a marble altar, a statue of St. George in the dragon, paintings by Giovanni Contarini, the relics of St. Euphemia lie in a marble sarcophagus.The building illustrates the age of gold of the city: the eighteenth century, prosperous thanks to trade with the Serenissima "(source: Wikipedia).

Rovinj, dans la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 (3)

Rovinj, l'intérieur de la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019

Saint Euphemia was born in Chalcedon around 284, from a wealthy Christian family. She died a martyr in 305. She is described as "megalomartyr", which means that she meets four specific criteria:

1. seniority, martyrs prior to 313;
2. popularity;
3. secularism (bishops and martyred priests are hieromartyrs, deacons martyrs are designated differently);
4. not being "protomartyr" (first martyr).
According to Wikipedia, "Euphemia was the daughter of a senator in Diocletian's time." She mourned the tortures suffered by Christians, all the more cruel as Judge Priscus forced others to attend to force them to return to the cult of idols.

She rushed to the judge to tell him that she too was a Christian and that he was an affront to her. "Since I am of noble race, why do you give preference to strangers, and make them go first to join Jesus Christ? Priscus then sent her to prison, and subjected her to many tortures, which she resisted until she was beheaded. "According to other sources, after having resisted hunger, wheel and lions, the irreducible martyr would have finished the flank pierced by the sword of his executioner (http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/sainte-euphemie-de-chalcedoine-martyre-en -bithynie-305-party-le-11-juillet.html) If the resistance of the saint is already a miracle, the miracle that is now celebrated July 11 has arrived well after the death of it, and its tomb was the place at the fourth Ecumenical Council of the Christian Church, which took place in the city of Chalcedon in 451. The Council of Chalcedon was then to decide between the monophysite doctrine of Archimandrite Eutyches, supported by the Archbishop of Alexandria Dioscore for which the person of Christ is only divine and the faith of the Theophoric Fathers gathered at Chalcedon for the Council, supporting the established Caledonian creed, which describes "the full humanity," and the full divinity, of Jesus Christ, the second person of the Holy Trinity. According to wikipedia who describes the miracle of St. Euphemia, "The council was held in the cathedral dedicated to his name." 630 representatives of all the local Christian churches were present on the council, Monophysitism and the Orthodox being well represented on the council. , the meetings were very controversial and no consensus could be reached.The patriarch of Constantinople, Anatolian suggested to the council that the decision be left to the Holy Spirit, by St. Euphemia.The two parties then wrote a confession of their faith and placed it in the tomb of St. Euphemia, which was sealed in the presence of Emperor Marciano (450-457), affixing the imperial seal and the establishment of a guard for the During these days, both camps fasted and prayed, and after three days the tomb opened and the Orthodox scroll was in the right hand of St. Euphemia. andis that the roll of monophysists was at his feet. This miracle was observed in a letter addressed by the Council to Pope Leo I: "For it was God who worked and the triumphant Saint Euphemia who crowned the meeting as a bride and who, taking our definition of the Faith as her own confession, presented it to her Husband by our very religious Emperor and Empress love of Christ, soothing all the tumult of the opponents and establishing our confession of the Truth as acceptable to Him, and with the hand and the tongue putting His seal on the seal of our vote to all at the time of His proclamation. we have made, with you present in the spirit and known to approve us as brothers, and whom we hardly see through the wisdom of your representatives. " Wikipedia says that "The cult of St. Eufemia spread considerably and a church was built on his tomb where the Council of Chalcedon was held in the year 451. Saint-Astier has composed a sermon in honor of the Holy, read in 787 during the Second Council of Nicaea in a church dedicated to him.When Chalcedon was conquered by the Persians in 620, his body was transferred to Constantinople where Emperor Constantine III built a new church to venerate. In the nineteenth century, according to tradition, the sarcophagus containing the relics of the Saint disappeared mysteriously from Constantinople and reappeared almost miraculously on a beach in Rovinj in Istria. The remains were probably saved by faithful boatmen. According to legend, the inhabitants of Rovinj have tried in various ways, with the most powerful animals, to bring the sarcophagus into the city, to no avail. Finally, a boy was successful with the help of only two mares, demonstrating that Christianity is not based on strength or vigor, but on gentleness and simplicity. The worship of the Saint in Rovinj, of which she becomes the patron saint, is very strong and the relics are venerated in the church dedicated to her. Saint Apollinaire, bishop of Ravenna, probably collected relics of the Saint and accompanied them in his work of evangelization in Romagna. The remains of St. Euphemia and St. Agatha were found in 1686 under the altar slab of the church dedicated to the Saint, as evidenced by an inscription on archaic Roman sheep paper found with the remains. Part of the relics is located in Istanbul, in St. George's Cathedral. " According to other authors, there was a time when fresh blood flowed periodically from the tomb, causing miraculous healings among the faithful, and more regularly escaped the sweet smells attributed to the links of the saint with the heavenly universe (source : Réflexions chrétiennes).

L'église Saint Euphémia (2), 25 octobre 2019

Photos : Rovinj, la cathédrale Sainte-Euphémie vue de la mer, 25 octobre 2019 ; Rovinj, vue depuis la cathédrale 25 octobre 2019 ; Rovinj, l'entrée de la cathédrale 25 octobre 2019 ; Rovinj, la porte d'entrée de la cathédrale 25 octobre 2019 ; Rovinj, Sainte Euphémie et sa roue au sommet de la cathédrale 25 octobre 2019 ; Rovinj, dans la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, mouette sur le parvis de la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, dans la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 (2) ; Rovinj, plaque dans lacathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, la cathédrale, biographie de Sainte Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, la cathédrale, toile présentant le miracle de Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, le sarcophage de Sainte-Euphémie dans la cathédrale 25 octobre 2019 ; Rovinj, toile de la cathédrale Sainte-Euphémie, 25 octobre 2019 ; Rovinj, l'autel de la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, l'intérieur de la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 ; Rovinj, dans la cathédrale Sainte-Euphémie 25 octobre 2019 (3) ; Rovinj, la façade de la cathédrale, 25 octobre 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

 

15 novembre 2019

Blog de l'expédition Tour des deux Amériques : nouveau record - Blog of T2A expedition : new attendance record in october

 

Blog de l'expédition Tour des deux Amériques, les chiffres d'octobre 2019

Le blog de l'expédition Tour des deux Amériques a (encore) battu son précédent record de fréquentation, établi en août 2019 : en octobre nous avons frôlé frôlé les quatre mille visiteurs par mois (exactement). Nous espérons atteindre et dépasser ce palier d'ici la fin de l'année.

Ces chiffres confirment la bonne santé du blog et son intérêt de lecture, à la fois pour les publics francophones, et aussi pour les publics issus de pays de langue anglaise (plus du quart des lecteurs selon les jours).

Rançon du succès, notre hébergeur inonde notre blog de publicités d'annonceurs soucieux de faire du greenwashing à bon compte, notamment des croisiéristes qui proposent d'amener leur pollution dévastatrice dans des sites jusque là protégés. Ces publicités ne rapportent pas un centime à notre association, et vont totalement à l'encontre de nos objectifs. Nous appellons instamment nos lecteurs à ne pas donner suite à ces offres touristiques qui contribuent chaque jour davantage au réchauffement climatique et à l'extinction d'espèces protégées.

Ours blanc sur un banc de glace de Wager Bay (parc national d'Ukkusiksalik, Nunavut, Canada)(Eisbär_1996-07-23, auteur:author Ansgar Walk)

The blog of the Tour des deux Amériques expedition has (again) broken its previous attendance record, set in August 2019: in October we came close to four thousand visitors per month (exactly 3983). We hope to reach and exceed this level by the end of the year. These figures confirm the good health of the blog and its reading interest, both for French-speaking audiences, and also for audiences from English-speaking countries (more than a quarter of readers depending on the day).

Ransom of success, our web host floods our blog advertisements advertisers eager to greenwashing cheaply, including cruise passengers who propose to bring their devastating pollution in sites previously protected. These ads do not earn a cent to our association, and are totally against our goals. We urge our readers not to follow up on these tourism offers that contribute more and more every day to global warming and the extinction of protected species.

Diagramme : Blog de l'expédition Tour des deux Amériques : les chiffres d'octobre 2019. Photo : Ours blanc sur un banc de glace de Wager Bay (parc national d'Ukkusiksalik, Nunavut, Canada)(Eisbär_1996-07-23, auteur/author Ansgar Walk).

13 novembre 2019

Le réchauffement climatique à l'œuvre : Incendies an Australie - Global warming at work: Fires in Australia -

Sydney operahouse at night (Alphacontrol 6 June 2016, 23h44mn38s)

L’Australie a été frappée ces derniers jours par des dizaines d'incendies violents, qui s'étendent dans des régions jusqu'à présent très peu touchées. Libération titrait ce mercredi 13 novembre : « Un million d'hectares est déjà parti en fumée et trois personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent les régions de Sydney et Brisbane. Près de 7 000 pompiers sont mobilisés pour mettre fin à cette «situation catastrophique ». Selon les autorités, il s'agit d'une «situation catastrophique sans précédent».

La situation météo, catastrophique hier, s'est un peu améliorée aujourd'hui, donnant un répit aux pompiers qui jusqu'ici ont évité le pire. Mais le ciel de Sydney est complètement enfumé, et au dessus du célèbre opéra (photo ci-dessus) il a désormais une teinte entre beige et marron. Selon Michael Wassing, responsable par intérim des pompiers du Queensland, un nouveau changement de direction ou d’intensité des vents, mercredi après-midi, pourrait aggraver plusieurs importants incendies se situant dans des zones difficiles d’accès. « Nous avons une autre journée difficile aujourd’hui et les prévisions à long terme nous font dire que nous ne sommes pas sortis de l’auberge », a-t-il déclaré. Il faudra sans doute plusieurs semaines avant de venir à bout des 140 feux de broussailles qui embrasent la côte est de l'Australie (Sources : Libération.fr, 20 minutes.fr, 13 novembre 2019).

Les feux de broussaille ne sont pas exceptionnels en Australie, où depuis 1851 ils ont causé plus de 800 morts et 1,6 milliards de dollars autraliens de dégâts matériels. Dans le climat chaud et sec de l'Australie, les feux se propagent sur de grandes étendues. Selon Wikipédia, « Au cours des dernières décennies, les principaux incendies de végétation ont été les incendies du Mercredi des Cendres de 1983, l'incendie du Samedi noir (2009), les Incendies alpins de végétation de l'Est du Victoria (2003) et les incendies de végétation de décembre 2006 ». Les périodes de canicule sont propices à ces feux, et le réchauffement climatique, en augmentant le nombre et l'intensité de ces périodes, va accroître le nombre des départs de feux.

2003_Bushfires_aftermath,_Big_River_near_Anglers_Rest (jjiron, April 2003)

Australia has been hit by dozens of violent fires in recent days, spreading to regions that have so far been relatively untouched. Libération headlined this Wednesday, November 13: "A million hectares has already gone up in smoke and three people died in the fires ravaging the Sydney and Brisbane regions. Nearly 7,000 firefighters are mobilized to put an end to this "catastrophic situation". According to the authorities, this is an "unprecedented catastrophic situation". The weather situation, catastrophic yesterday, has improved a little today, giving a respite to firefighters who have so far avoided the worst. But Sydney's sky is completely smoky, and above the famous opera (pictured above) it now has a hue between beige and brown. According to Michael Wassing, acting fire chief of Queensland, a new change of direction or wind intensity on Wednesday afternoon could worsen several major fires in hard-to-reach areas. "We have another tough day today and the long-term forecast is that we are not out of the hostel," he said. It will probably take several weeks to overcome the 140 brush fires that ignite the east coast of Australia (Sources: Libération.fr, 20 minutes.fr, November 13, 2019).

The bush fires are not exceptional in Australia, where since 1851 they caused more than 800 deaths and 1.6 billion Australian dollars of material damage. In the hot and dry climate of Australia, fires spread over large areas. According to Wikipedia, "In recent decades, the major wildfires have been the Ash Wednesday Fires of 1983, the Black Saturday Fire (2009), the Alpine Fires of Eastern Victoria (2003) and the December 2006 wildfires ". Periods of heatwave are conducive to these fires, and global warming, by increasing the number and intensity of these periods, will increase the number of fire starts.

 

Photo : Sydney operahouse at night (Auteur/author : Alphacontrol 6 June 2016, 23h44mn38s) ; Aftermath of the 2003 Eastern Victorian alpine bushfires showing the Big River and hillsides near the Omeo Highway (probably from the Bundara River picnic ground), north of Anglers Rest. Victoria, Australia. Auteur/author : jjron, April 2003.

10 novembre 2019

Croatie, de Porec à Pula via Novigrad — Vendredi 25 octobre 2019 - Training cruise in Croatia : from Porec to Pula via Novigrad

Sun Odyssey 51 Quint II, en route pour Novigrad, 25 octobre 2019Porec. Réveil à 6h45 ce vendredi 25 octobre. Je file à la capitainerie, que le second du Harbour master est en train d'ouvrir spécialement pour nous permettre de payer de de quitter le port à sept heures du matin. C'est un Croate grand et sympathique, avec lequel j'échange quelques mots sur notre croisière et la météo de la semaine suivante. J'ai consulté dans la nuit les fichiers grib de la NOAA, qui prévoient un peu de vent en milieu de semaine prochaine : 25 noeuds dans notre secteur, rien d'affolant pour un bateau de notre taille (51 pieds). Je règle 206 kunas pour la nuit, qui comprennent l'électricité et 30 kunas pour l'eau - nous avons fait le plein de nos réservoirs d'eau.

A sept heures l'équipage de quart est prêt au départ. François précipite le départ en lâchant la dernière aussière arrière et en démarrant alors qu'une seule des deux pendilles qui retiennent le bateau a été larguée. Je réalise alors que mes explications ont été moins bien intégrées que je ne le pensais : François n'a pas assimilé le fonctionnement des pendilles, et il n'est peut-être pas le seul. On refera tous ensemble dès que possible un topo complet sur l'amarrage et les manœuvres de départ, avec schémas à l'appui. Pour le moment, je donne l'ordre de revenir près du quai pour demander à l'employé de la capitainerie si nous avons causé un dégât à la seconde pendille. Celui-ci me répond que non et à 7h15 nous sommes définitivement partis de Porec. A 7h50 nous passons à l'ouest de la cardinale Ouest Plic Civnam. Nus nous dirigeons toutes voiles dehors vers le nord, en route vers Novigrad, que je ne connais pas encore et que je veux visiter. Le nom évoque une ville nouvelle ; en fait c'est une ancienne cité moyenâgeuse, dont le village actuel a conservé quelques remparts. Il est blotti au sud d'une baie très protégée, à demi-fermée par un môle dont le côté intérieur est équipé de pendilles. Nous choisirons de nous y amarrer. Novigrad s'est dotée d'une marina, presque au coeur du village, mais d'après ma carte le chenal d'accès à celle-ci n'offre que 1,8 m d'eau. C'est insuffisant pour nous (notre tirant d'eau est de 2,10 m) et nous nous garons sur pendille sur le môle, à côté d'un autre bateau déjà amarré. Un employé de la marina vient nous aider. Matthias est à la barre, et a quelques difficultés à stabiliser le bateau, qu'un léger vent (et peut-être un peu de courant ?) ont tendance à coucher le long du quai. 

Novigrad, le Sun Odyssey 51 Quint II amarré au môle de la rade, 25 octobre 2019

Novigrad, le môle qui protège la rade, 25 octobre 2019

Novigrad, amarrage sur pendille au môle de la rade, 25 octobre 2019

A 8h45 le bateau est amarré. Nous disposons d'une franchise de deux heures pour visiter la ville. Plusieurs groupes se forment, et partent à la découverte. La consigne est de se retrouver au bateau au plus tard à 10h30. Le môle, itinéraire obligé pour aller à Novigrad, nous conduit d'abord dans une pinède ombragée. Celle-ci borde des piscines d'eau de mer, dont les bassins alternativement couverts et découverts par la marée. Lorsque nous les observons à l'aller, les murets côté mer sont submergés ; lorsque nous reviendrons une heure et demie plus tard l'eau aura baissé et ils seront devenus bien visibles (cf. photo ci-dessous). Le sentier dans la pinède nous conduit d'abord à l'église dont le clocher, émergeant de la canopée, est visible de loin en mer. Comme dans beaucoup d'endroits aujourd'hui, Dieu est parti en vacances, et a tiré la porte derrière lui. L'église est fermée, et seule une affiche est là pour nous apprendre que nous ratons ainsi la visite de la crypte de Sainte-Pélagie, et de la basilique à trois nefs datée des Ve et VIe siècles.

Les piscines d'eau de mer de Novigrad à marée basse, 25 octobre 2019

Novigrad, 25 octobre 2019

Novigrad, décoration avec des parapluies, 25 octobre 2019

Novigrad, affiche de la crypte Sainte Pélagie, 25 octobre 2019

Novigrad, bas-relief sur l'église, 25 octobre 2019

Novigrad, porte de l'église (fermée), 25 octobre 2019Nous découvrons aussi, scellée sur un des flancs de l'église, une plaque commémorant la mémoire de Calpurnius. Il s'agit sans doute du Romain Lucius Calpurnius Piso, qui avec Gaius Cassius fut chargé par le Sénat de développer la présence romaine en Istrie, et fonda la colonie romaine de Pula. La suite nous conduit par des ruelles décorées de parapluies, d'abord dans le village, puis à la marina. Les derniers remparts ont été semble-t-il rachetés par un hôtel qui en a fait sa façade. Je n'oserai pas rentrer dans la réception de l'hôtel ; un coup d'oeil par la porte vitrée sise au sommet de quelques marches me permet de juger de l'épaisseur des murs. Les constructions de l'époque étaient faites pour durer et résister aux assauts du temps et des hommes. L'influence vénitienne en Istrie est elle aussi bien présente, à travers le Lion ailé de Saint-Marc, symbole de la république des Doges.
Novigrad, entrée d'une maison, 25 octobre 2019

Novigrad, les remparts, 25 octobre 2019

Novigrad, architecture vénitienne, 25 octobre 2019

Le port de Novigrad, 25 octobre 2019

Novigrad, la marina, 25 octobre 2019

Novigrad, café avant de rembarquer, 25 octobre 2019Nos pas nous mènent à une petite placette où le reste de l'équipage est rassemblé à la terrasse d'un bar. En dégustant un café, je surprends une conversation en italien. Les Croates parlent souvent italien ou allemand, mais ici l'italien est plus présent qu'ailleurs. Le village est bilingue, et 12 % de sa population est italienne. Les liens avec Venise toute proche sont encore bien marqués (Novigrad est le port le plus au nord de la Croatie), et une régate au départ de Venise relie régulièrement les deux villes. Nous retournons par les ruelles pavées de marbre au môle où nous attend le bateau. A 10h30 pour larguons les amarres, et prenons la mer en direction du sud et de Rovinj, autre cité médiévale devant laquelle nous sommes passés hier. La mer est plate, et nous avançons avec très peu de vent. Cinq minutes après le départ, nous passons à l'ouest de Plic Val, et à 12h30 nous laissons à bâbord la tourelle Plic Mramori. Là, nous quittons notre route plein sud pour le cap 135° qui va nous amener à Rovinj. Le clocher de la cité est lui aussi visible de loin, surmontant une façade blanche au sommet d'une colline. La partie historique de Rovinj est bâtie sur une presqu'île, reliée au continent par un isthme. Nous aborderons celui-ci par le nord, quelques minutes après avoir laissé à bâbord une colonie de cormorans se dorant au soleil sur les rochers de l'Istrie. Le quai des carburants, protégé de boudins noirs, y est situé. Il est géré par une station service disposant de pompes sur le quai, et aussi d'autres pompes donnant sur la rue qui longe la mer. Nous en aurons pour 1.532 kunas. L'addition réglée, je pars avec Matthias jeter un oeil à l'anse voisine, délimitée par le retour du quai des carburants et la presqu'ile sous la cathédrale. Avant de visiter Rovinj, il nous faut trouver un lieu où amarrer le Sun Odyssey Quint II. Le mur du quai dispose ici d'un retour, sorte de marche à fleur d'eau. Pas de pendille en vue. Soit on s'y amarre sur ancre en maintenant l'arrière à distance du quai pour éviter le retour, soit on s'y amarre le long du quai, mais avec des gros pare-battages. Même si nos pare-battages sont imposants, je ne suis pas sûr qu'ils suffisent à nous écarter assez du quai dans cette anse déserte qui paraît pourtant accueillante.

Tribu de cormorans entre Novigrad et Rovinj, 25 octobre 2019

Rovinj, 25 octobre 2019

Arrivée à Rovinj, 25 octobre 2019

Rovinj (2), 25 octobre 2019

Le port de Rovinj, 25 octobre 2019

Dans le doute, je propose à mon équipage de faire avec le bateau le tour de la presqu'île et d'aller voir s'il y a une place pour nous au port. L'entrée de celui-ci est située au sud de la ville, de l'autre côté de l'isthme. Juste avant l'arrivée au port, attention à respecter la cardinale E, plantée à l'extrémité d'un haut-fond qui vient de l'île Sv Katarina : longer le môle extérieur du port. A 14h30, nous sommes devant l'entrée du port, où nous nous faisons éjecter par un employé : pas de place pour nous, si ce n'est en prenant un corps-mort. Le temps de gonfler l'annexe, mettre en place le moteur et de faire les navettes pour débarquer  et rembarquer l'équipage, nous n'aurons plus le temps de visiter. Je prends la VHF et expose mon problème au Port Authority sur le canal 10. Celui-ci, compréhensif, nous accorde deux heures de franchise au quai nord de la ville. Nous voici donc repartis pour contourner à nouveau la presqu'île, cette fois dans le sens dextrogyre. A 15h15, nous sommes de retour au quai des carburants. Nous nous y amarrons le long du quai, le plus loin possible des pompes pour ne pas gêner d'éventuels gros bateaux. Comme à Novigrad, nous nous égayons dans la ville, au gré de chacun. Cathy et Sophie décident de monter de suite à l'église, et je les suis dans les ruelles étroites qui grimpent à l'assaut de la colline. Quelques mètres avant la cathédrale-basilique qui abrite le sarcophage de Sainte Euphémie, je rentre dans une chapelle transformée en atelier d'artiste (cf. photo). J'échange quelques mots avec l'artiste qui occupe les lieux, et rejoins le groupe. Depuis le parvis de l'église la vue est superbe. Contrairement à Sainte-Pélagie à Novigrad, celle-ci est ouverte et des fidèles y sont rassemblés. Une partie de l'équipage est montée au sommet de l'église, et a découvert que la statue au sommet de celle-ci est mobile : l'effigie de Sainte Euphémie tenant une roue est en fait une girouette qui indique la direction du vent. La décoration de l'église est intéressante ; je rassemblerai les photos que j'ai prises dans un article suivant. Nous redescendons la colline et prenons la direction de la mer, côté sud de l'isthme. Nous y trouvons comme ce matin une partie de l'équipage à une terrasse et nous asseyons avec eux au soleil pour y déguster des glaces. Je prends un banana split (35 kunas), avec la nostalgie d'une précédente escale à Split d'où est originaire ce dessert. Celui qu'on me sert est correct, mais n'a rien d'exceptionnel, rien à voir en tout cas avec le souvenir que j'ai de celui dégusté à Split.

Rovinj, amarrés au quai près des carburants, 25 octobre 2019

Les ruelles étroites pavées de marbre de Rovinj, 25 octobre 2019

Rovinj, l'église Ste Euphémia, 25 octobre 2019

L'église Saint Euphémia (2), 25 octobre 2019

Rovinj, chapelle transformée en atelier d'artiste, 25 octobre 2019

 A 17h30 nous sommes de retour à bord et quittons le quai nord de Rovinj. Nous découvrons la côte au sud de la cité. Un complexe immobilier doté de sa propre marina est intégré dans la végétation. Nous passons ensuite à l'ouest d'Ivan Pucini, et, la nuit tombée, nous contournons par l'ouest puis le sud l'île Brioni proche de Pula. Le feu vert à l'extrémité nord du brise-lames en partie immergé qui protège la baie de Pula nous guide, plein ouest depuis le feu iso 4 secondes au sud de Brioni. Dans la rade, nous repassons comme l'avant-veille au sud d'Otok Andrija, et allons mouiller au même endroit, au fond de la baie. A 21h nous envoyons l'ancre par 7,6 m de fond avec une cinquantaine de mètres de chaîne. Le temps de faire voir à une équipière la pose d'une main de fer et je m'attaque à la confection du dîner : nous aurons un hachis Parmentier de thon en plat de résistance, une tarte aux pommes et aux poires en dessert, et Laura nous a fait un pain maison avec de la farine complète, cuit dans le four du bateau.

Novigrad, départ de la rade, 25 octobre 2019

Rovinj, la Croatie n'échappe pas complètement au béton, 25 octobre 2019

Rovinj, en route vers Pula, 25 octobre 2019 (1)

Rovinj, en route vers Pula, 25 octobre 2019 (2)

Porec. Wake up at 6:45 this Friday, October 25th. I go to the harbor master's office, the second at the Harbor Master is opening specially to allow us to pay to leave the port at seven in the morning. He is a big and friendly Croatian, with whom I share a few words about our cruise and the weather of the following week. I consulted at night NOAA's grib files, which predict a little wind in the middle of next week: 25 knots in our sector, nothing frightening for a boat of our size (51 feet). I pay 206 kuna for the night, which includes electricity and 30 kuna for water - we have refilled our water tanks.
At seven o'clock the shift crew is ready to depart. François rushes the start by releasing the last rear hawser and starting while only one of the two hangers that hold the boat was dropped. I realize then that my explanations were less well integrated than I thought: François did not assimilate the functioning of the pendants, and he is perhaps not the only one. We will do all together as soon as possible a complete topo on the mooring and starting maneuvers, with diagrams in support. For the moment, I give the order to return near the wharf to ask the Harbor Master's officer if we have caused a damage to the second dangle. This one answers me no and at 7:15 we definitely left Porec. At 7:50 we pass west of Cardinal West Plic Civnam. Naked we sail all the way north to Novigrad, which I do not know yet and want to visit. The name evokes a new city; in fact it is an old medieval city, whose current village has preserved some ramparts. It is nestled south of a very protected bay, half-closed by a pier whose inner side is equipped with hangers. We will choose to moor there. Novigrad has a marina, almost in the heart of the village, but according to my map the channel access to it offers only 1.8 m of water. This is not enough for us (our draft is 2.10 m) and we park on the pole on the pier, next to another boat already moored. An employee of the marina comes to help us. Matthias is at the helm, and has some difficulty stabilizing the boat, a light wind (and maybe a little bit of current?) Tend to lie along the dock.
At 8:45 the boat is moored. We have a two-hour franchise to visit the city. Several groups are formed, and go to the discovery. The instruction is to meet at the boat no later than 10:30. The mole, a necessary route to Novigrad, leads us first to a shady pine forest. It borders pools of seawater, basins alternately covered and discovered by the tide. When we observe them on the way out, the sea side walls are submerged; when we come back an hour and a half later the water will have dropped and they will have become visible (see picture below). The path in the pine forest leads us first to the church whose bell tower, emerging from the canopy, is visible from afar at sea. As in many places today, God went on vacation, and pulled the door behind him. The church is closed, and only a poster is there to teach us that we miss and visit the crypt of St. Pelagie, and the basilica with three naves dated the fifth and sixth centuries.
We also discover, sealed on one of the flanks of the church, a plaque commemorating the memory of Calpurnius. It is undoubtedly the Roman Lucius Calpurnius Piso, who with Gaius Cassius was commissioned by the Senate to develop the Roman presence in Istria, and founded the Roman colony of Pula. The suite leads us through alleys decorated with umbrellas, first in the village, then at the marina. The last walls were apparently bought by a hotel that has made its facade. I dare not go into the hotel reception; a glance through the glass door at the top of a few steps allows me to judge the thickness of the walls. The buildings of the time were made to last and resist the onslaught of time and men. The Venetian influence in Istria is also present, through the winged Lion of St. Mark, symbol of the Doge Republic.

Our steps lead us to a little square where the rest of the crew is gathered on the terrace of a bar. While enjoying a coffee, I catch a conversation in Italian. Croatians often speak Italian or German, but here Italian is more present than elsewhere. The village is bilingual, and 12% of its population is Italian. The links with nearby Venice are still well marked (Novigrad is Croatia's northernmost port), and a regatta from Venice regularly links the two cities. We return by the paved streets of marble to the pier where the boat awaits us. At 10:30 to drop the moorings, and take the sea in the direction of the south and Rovinj, another medieval city in front of which we passed yesterday. The sea is flat, and we move with very little wind. Five minutes after departure, we pass west of Plic Val, and at 12:30 we leave Port Plic Mramori on the port side. There we leave our south-facing road for 135 ° heading to Rovinj. The steeple of the city is also visible from afar, surmounting a white faça at the top of a hill. The historical part of Rovinj is built on a peninsula, connected to the mainland by an isthmus. We will approach this one from the north, a few minutes after leaving on the port side a cormorant colony basking in the sun on the rocks of Istria. The fuel quay, protected from black pudding, is located there. It is managed by a service station with pumps on the platform, and also other pumps overlooking the street along the sea We will have 1,532 kuna. The set up, I go with Matthias take a look at the nearby cove, bounded by the return of the fuel quay and the peninsula under the church. Before visiting Rovinj, we need to find a place to moor the Sun Odyssey Quint II. The wall of the quay here has a return, a kind of step at the water's edge. No dangle in sight. Either we anchor on anchor while keeping the rear remote from the dock to avoid the return, or we moor along the dock, but with large fenders. Even if our fenders are imposing, I'm not sure they are enough to separate us enough from the dock in this deserted cove that seems yet welcoming.
When in doubt, I suggest to my crew to do with the boat around the peninsula and to see if there is a place for us at the port. The entrance to it is located south of the city, on the other side of the isthmus. Just before arriving at the port, be careful to respect the cardinal E, planted at the end of a shoal that comes from the island Sv Katarina: along the outer pier of the port. At 14:30, we are in front of the port entrance, where we are ejected by an employee: no room for us, except by taking a mooring. The time to inflate the annex, set up the engine and make the shuttles to disembark and re-embark the crew, we will not have time to visit. I take the VHF and expose my problem to the Port Authority on channel 10. This one, understanding, gives us two hours of franchise to the north wharf of the city. So here we go again around the peninsula, this time in the direction of dextrogyra. At 3:15 pm, we are back at the fuel pier. We moor along the dock, as far as possible from the pumps so as not to hinder any large boats. As in Novigrad, we rejoice in the city, at the whim of everyone. Cathy and Sophie decide to go up to the church immediately, and I follow them to the narrow streets that climb the hill. A few meters before the church that houses the sarcophagus of Saint Euphemia, I enter a chapel transformed into an artist's studio (see photo). I exchange a few words with the artist who occupies the premises, and join the group. From the forecourt of the church the view is superb. Unlike Sainte-Pélagie in Novigrad, it is open and faithful are gathered there. Part of the crew climbed to the top of the church, and discovered that the statue at the top of it is mobile: the effigy of the helmsman is actually a weather vane that indicates the direction of the wind. The decoration of the church is interesting; I will collect the photos I took in a next article. We go down the hill and take the direction of the sea, south side of the isthmus. We find this morning part of the crew on a terrace and we sit with them in the sun to enjoy ice cream. I take a banana split (35 kunas), with the nostalgia of a previous stopover in Split where this dessert originated. The one served me is ok, but nothing special, nothing to do anyway with the memory I have of the one tasted in Split.
At 5.30 pm we are back on board and leave the northern pier of Rovinj. We discover the coast south of the city. A real estate complex with its own marina is integrated into the vegetation. We then go west to Ivan Pucini, and after dark, we turn west and then south to Brioni Island near Pula. The green light at the north end of the partially submerged breakwater that protects the Pula Bay guides us west due to the fire iso 4 seconds south of Brioni. In the roadstead, we go back as before two days south of Otok Andrija, and go to anchor at the same place, at the bottom of the bay. At 21h we send the anchor by 7.6 m of bottom with about fifty meters of chain. Time to show a teammate the pose of an iron fist and I attack the making of dinner: we will have a mincemeat tuna in a plate of resistance, an apple pie and pears for dessert, and Laura made us a homemade bread with whole flour, baked in the oven of the boat.

Photos : Le Sun Odyssey 51 Quint II, en route pour Novigrad, 25 octobre 2019 ; Novigrad, amarrage sur pendille au môle de la rade, 25 octobre 2019 ; Novigrad, le môle qui protège la rade, 25 octobre 2019 ; Novigrad, le Sun Odyssey 51 Quint II amarré au môle de la rade, 25 octobre 2019 ; Les piscines d'eau de mer de Novigrad à marée basse, 25 octobre 2019 ; Novigrad, la rade, 25 octobre 2019 ; L'église de Novigrad, 25 octobre 2019 ; Novigrad, affiche de la crypte Sainte Pélagie, 25 octobre 2019 ; Novigrad, bas-relief sur l'église, 25 octobre 2019 ; Novigrad, porte de l'église (fermée), 25 octobre 2019 , Novigrad, entrée d'une maison, 25 octobre 2019 ; Novigrad, les remparts, 25 octobre 2019 ; Novigrad, architecture vénitienne, 25 octobre 2019 ; Le port de Novigrad, 25 octobre 2019 ; Novigrad, la marina, 25 octobre 2019 ; Novigrad, café avant de rembarquer, 25 octobre 2019 ; Tribu de cormorans proche de Rovinj, 25 octobre 2019 ; Rovinj, côté nord, 25 octobre 2019 ; Rovinj, avant l'entrée du port, 25 octobre 2019 ; Rovinj, l'entrée du port, 25 octobre 2019 ; Rovinj, amarrés au quai nord de la ville, 25 octobre 2019 ; Rovinj, montée dans les ruelles vers l'église, 25 octobre 2019 ; Rovinj, panoramique de l'église sur la péninsule, 25 octobre 2019 ; Rovinj, la cathédrale-basilique Sainte-Euphémie, 25 octobre 2019 ; La chapelle transformée en atelier d'artiste, 25 octobre 2019 ; Rovinj, départ en fin d'après-midi, 25 octobre 2019 ; Ensemble immobilier au sud de Rovinj, 25 octobre 2019 ; Au sud de Rovinj, en route pour Pula, 25 octobre 2019 (1 et 2). Auteur/author : Philippe Bensimon.


06 novembre 2019

Attention ! Equipier indélicat - Warning ! Tortious teammate

M. Robert Soriano, 33 ans, de nationalité espagnole, s'est inscrit comme équipier sur le bateau que nous avons loué en Croatie, a mangé, consommé beaucoup d'alcool, et bénéficié durant toute une semaine de tous les services de la croisière (taxes de séjour, places de port, carburant, etc.), sans payer la caisse de bord, prétextant qu'il n'avait pas d'argent liquide sur lui et qu'il allait faire un virement dès que possible. Nous lui avons fait confiance. De retour sur le continent, seul de son espèce (nous étions onze à bord), il s'est plaint par mail de la mauvaise qualité des alcools et de la nourriture qu'il a consommés sans modération jour après jour, et a déclaré qu'il ne rembourserait pas les sommes qui lui ont été avancées par la caisse de bord (119,20 euros). Tous ceux qui naviguent avec moi savent l'importance que j'attache à la qualité des repas et savent qu'il n'y a pas une once de vérité dans ces allégations.

Nous mettons donc en garde les autres skippers contre cet individu, auquel il ne faut en aucun cas faire confiance ni accorder le moindre crédit. 

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Mr. Robert Soriano, 33 years old, of Spanish nationality, registered as a crew member on the boat that we rented in Croatia. He ate, consumed a lot of alcohol, and benefited for a whole week from all the services of the cruise (tourist taxes, berths, fuel, etc.), without paying the board, claiming that he had no cash on him and that he would make a transfer as soon as possible. We trusted him. Returning to the mainland, the only one of his kind (we were eleven aboard), he complained by email about the poor quality of the alcohol and food he consumed without moderation day after day, and said that he would not reimburse the sums which were advanced to him by the cash register (119.20 euros). Everyone who navigates with me knows the importance I attach to the quality of meals and know that there is not an ounce of truth in these allegations.

We therefore warn other skippers against this individual, which should not be trusted or given any credit whatsoever.

 

Posté par Ph Bensimon à 15:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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04 novembre 2019

Croatie, de Pula à Porec — Jeudi 24 octobre 2019 - Training cruise in Croatia : from Pula to Porec

Jeudi 24 octobre 2019. 7h30, le départ du mouillage au fond de la baie de Pula se fait sans difficulté. Le vent est nul (0,3 nœuds). A huit heures, nous sommes amarrés sur pendille à la marina ACI de Pula, que nous ne sommes pas arrivés à joindre à la VHF. l'objectif pour nous est d'obtenir deux heures de franchise afin de visiter et pouvoir compléter notre avitaillement, avant de repartir en direction du nord et de Porec, où nous passerons la nuit. La marina refuse les visiteurs et nous propose de payer la journée et la nuit entière, où de partir immédiatement. ACI est une structure qui gère des marinas relativement luxueuses, très chères, et dont l'accueil n'est pas le point fort. Ce sont des entreprises avant tout commerciales. Nous quittons la marina, et de retour dans la rade tentons de joindre les autorités portuaires. Plus accueillant, j'obtiens à la radio (canal 9) un interlocuteur qui nous invite à nous installer pour deux heures "free" à un quai très voisin, au nord-est de la marina. Ce quai est désert à cette heure matinale, et mon interlocuteur s'est déplacé pour nous aider à la manœuvre d'accostage, le long du quai en zone "safe". Il m'apprend que notre VHF marche mal et grésille beaucoup ; il a eu du mal à comprendre ce que je lui disais lors de notre communication. 

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Nous débarquons et faisons le tour de l'amphithéâtre (paraît-il le mieux conservé du monde romain), visitons l'exposition consacrée à la Pieta du sculpteur croate Ivan Mestrovic, et allons prendre un café dans un bar proche du port. Les quelques courses nécessaires effectuées  dans une alimentation située dans une ruelle voisine de l'amphithéâtre romain, je m'arrête dans une boutique de souvenirs pour m'offrir un T-shirt siglé Pula. Pour 100 kunas (13 euros) la vendeuse imprime le T-shirt que j'ai choisi devant moi. J'ai mal estimé la chaleur de la saison et j'ai pris avec moi trop de polaires et pas assez de vêtements légers.

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Pula, l'amphithéâtre romain 241019 (3)

Pula, l'amphithéâtre romain 241019 (4)

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Pula, la Pieta d'Ivan Mestrovic, exposition 241019 (1)

Pula, l'équipage du Sun Odyssey Quint II débute la matinée au café 241019

A 10h30 nous quittons l'emplacement généreusement offert par la Port Authority et allons nous amarrer au quai des carburants, situé au nord-est de la marina, dans le but d'y trouver de l'eau, soit gratuite, soit payante. Malheureusement, la station INA de délivre pas d'eau et nous repartons immédiatement. Notre réservoir de diesel est encore presque à demi-rempli, et nous attendrons le lendemain pour faire le plein et donner à nos équipiers une estimation aussi proche que possible de la réalité de notre consommation de carburant de la semaine.  

A 11 h nous sommes en route pour Porec. Sophie est à la barre. La veille au soir, nous avons gagné le mouillage en enroulant par le sud Andrija Pula, la plus au sud des îles de la rade de Pula. Ce matin, nous franchissons le passage au nord de cette île, matérialisé par deux tourelles vertes et deux tourelles rouges. Nous laissons ensuite à tribord le Fabio duo, un cargo italien de 80,9 m par 16 qui bat pavillon italien et charge sans doute les énormes morceaux de rochers de la carrière voisine - sans doute du marbre. Hier soir, ce cargo à quai le long de la carrière était bien repérable, complètement illuminé. 

 

Le cargo italien Fabio Duo près de Pula, 241019

Pula, en sortant de la rade (2), 241019

Pula, en sortant de la rade, 241019

Nous gagnons la sortie de la rade, délimitée à bâbord par le grand brise-lames en partie immergé, et mettons le cap au nord sur le passage entre les îles Brioni et le continent. Nous passons successivement à 11h30 la tourelle rouge de Plic Slavulka à bâbord, à 13h45 la tourelle blanche d'Ivan Pucini à tribord, et à 15h nous sommes à l'ouest de la tourelle rouge marquant les écueils de Plitvac Mramori. Une demi-heure plus tard, c'est au tour de l'îlot d'Altuez d'apparaître à l'est du bateau. 

Sun Odyssey 51 Quint II, sieste au large de Vrsar, 241019

A l'ouest de Vrsar, C, 241019

Jolie maison peu avant Porec, 24 octobre 2019

Hr Karbula devant Porec, 24 octobre 2019

 

Arrivéeà Porec Céline et Mathias observent le génois 241019

Arrivée à Porec

Nous avons commencé notre route en ce matin au moteur, nous la finirons moteur coupé sous grand-voile et génois, avec malgré tout très peu de vent. Nous terminerons l'étape en mode rase-cailloux, en passant entre le petit îlot Hr Karbula et le môle du port de Porec, avec 70 cm d'eau sous la quille. A l'entrée du port, une affichette donne les canaux VHF, 10 pour l'autorité portuaire et 17 pour la marina. Aucun de ces deux numéros ne répond. A 16h30, nous accostons devant le l'hôtel casino de Porec. Nous sommes toujours à la recherche d'eau. Nous disposons de 700 litres d'eau à bord, mais notre équipage est nombreux et nous en faisons une large consommation. Nous découvrons que la borne électrique en face de nous, munie de robinets d'eau, ne fonctionne pas avec une simple carte bleue. 

Un Croate ayant vécu en Belgique et parlant français vient nous voir pour nous venir en aide, plein de bonne volonté. Il nous dit d'aller voir la Policija avant tout et insiste en disant qu'ils nous attendent. J'en suis très étonné : même si nous sommes français, nous battons pavillon croate et nous n'avons pas à effectuer de formalités d'entrée. Nous repartons quand même, et nous amarrons une nouvelle fois, cette fois-ci devant le petit bâtiment préfabriqué de la police. Comme je l'avais pensé, ceux-ci ne veulent pas nous voir, et nous renvoient à l'autorité portuaire. Nous nous amarrons pour la troisième fois (cette fois-ci sur pendille) devant le local de du Port Authority et le bar Valama Riviera. François aura été à la barre durant les trois accostages successifs. Notre sympathique Croate, qui bénévolement mais avec gentillesse nous aura mal renseignés, a suivi sur le quai notre périple et vient nous dire au revoir. Il nous affirmant qu'il est trop tard pour faire des courses, et que tous les magasins sont déjà fermés.

Sa crédibilité étant déjà sérieusement entamée, Cathy et moi nous mettons quand même en quête de victuailles, et trouvons non loin en direction de la marina un grand supermarché Spar qui ferme à 21 heures. Le supermarché est équipé de toilettes (5 kunas l'entrée). Une partie de l'équipage nous y rejoint, heureusement car l'eau minérale et les provisions auraient représenté une charge lourde pour être ramenée à deux à bord.

Au quai d'honneur de Porec 241019

A dix-neuf heures nous sommes attablés pour l'apéritif au bar à vin devant le bateau. Le bar ferme dans trois jours (c'est la fin de la saison) ; ils servent un excellent muscat. Certains de nos équipiers sont partis à la recherche d'une douche. Ils m'apprennent que la marina leur a refusé l'accès aux douches, y compris en échange d'argent. La solidarité des gens de mer ne joue pas dans les marinas ACI. Quelques minutes auparavant, je suis allé revoir le capitaine du port avant qu'il ne ferme son bureau. Il a accepté très gentiment de venir ouvrir celui-ci à sept heures demain matin. Cela nous permettra de lui régler nos consommations d'eau et d'électricité ainsi que le prix de notre nuitée et partir de bonne heure.

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Porrec, 241019 (2)

Porec, préparation de la soupe au pistou dans le cockpit du Sun Odyssey 51 Quint II 241019L'apéritif fini, nous terminons la soirée à bord devant une bonne soupe au pistou. C'est la recette traditionnelle provençale reprise par Jean Ferniot il y a plus de quarante ans de cela dans Cuisine et Vins de France. Roborative, c'est la meilleure soupe de légumes que je connaisse. Elle redonnait des forces aux vignerons provençaux à l'époque des vendanges. Nous la faisons ici avec les moyens du bord, en écrasant les légumes à la fourchette après cuisson et en nous servant d'un flacon en verre en guise de pilon pour la préparation du pistou. Certains iront ensuite danser en prenant un dernier verre dans un bar de nuit de Porec.

Porec, soupe au pistou pour l'équipage du Sun Odyssey 51 Quint II 241019

Thursday, October 24, 2019. 7:30, the departure of the anchorage at the bottom of the bay of Pula is without difficulty. The wind is zero (0.3 knots). At eight o'clock, we are moored on the ACI marina in Pula, which we did not reach to join the VHF. the goal for us is to get two hours of frankness to visit and complete our refueling, before heading north to Porec, where we will spend the night. The marina refuses visitors and offers to pay the day and the whole night, to leave immediately. ACI is a structure that manages relatively luxurious marinas, very expensive, and whose reception is not the strong point. These are primarily commercial enterprises. We leave the marina, and back in the harbor try to reach the port authorities. More welcoming, I get on the radio (channel 9) an interlocutor who invites us to settle for two hours "free" at a dock very close to the northeast of the marina. This wharf is deserted at this early hour, and my interlocutor has moved to help us with the docking maneuver, along the wharf in "safe" area. He tells me that our VHF works badly and sizzles a lot; he had trouble understanding what I said to him during our communication. We disembark and tour the amphitheater (apparently the best preserved in the Roman world), visit the exhibit devoted to the Pieta Croatian sculptor Ivan Mestrovic, and take a coffee in a bar near the port. The few necessary races made in a food located in an alley next to the Roman amphitheater, I stop in a souvenir shop to offer me a T-shirt with Pula logo. For 100 kuna (13 euros) the saleswoman prints me the T-shirt in front of me. I have misjudged the heat of the season and I took with me too many polar and not enough light clothing.

At 10:30 we leave the site generously offered by the Port Authority and we moor at the fuel pier, located northeast of the marina, in order to find water, either free or paid. Unfortunately, the INA station does not deliver water and we leave immediately. Our diesel tank is still almost half-filled, and we will wait until the next day to refuel and give our crews an estimate as close as possible to the reality of our fuel consumption of the week.
At 11 am we are on our way to Porec. Sophie is at the helm. The evening before, we reached the anchorage by winding through the Andrija Pula, the southernmost of the islands in the harbor of Pula. This morning, we cross the passage north of this island, materialized by two green turrets and two red turrets. We then leave to the starboard the Fabio duo, an 80.9 by 16 Italian cargo ship that is flying the Italian flag and probably loads the enormous pieces of rock from the neighboring quarry - probably marble. Last night, this freighter docked along the quarry was well spotted, completely illuminated.

We reach the exit of the harbor, bounded on the port side by the large submerged breakwater, and head north on the passage between the Brioni Islands and the mainland. We pass successively at 11:30 the red turret of Plic Slavulka to port, at 13:45 the white turret of Ivan Pucini to starboard, and at 15h we are west of the red turret marking the reefs of Plitvac Mramori. Half an hour later, it is the turn of the island of Altuez to appear to the east of the boat. 

We started our route this morning to the engine, we will finish engine cut under mainsail and genoa, with nevertheless very little wind. We will finish the stage in a rocky way, passing between the small islet Hr Karbula and the mole of the port of Porec, with 70 cm of water under the keel. At the entrance of the port, a poster gives the VHF channels, 10 for the port authority and 17 for the marina. None of these two numbers answers. At 4.30 pm, we arrive in front of the Porec casino hotel. We are always looking for water. We have 700 liters of water on board, but our crew is numerous and we make a large consumption. We discover that the electric terminal in front of us, equipped with water taps, does not work with a simple credit card.
A Croatian living in Belgium and speaking French comes to see us to help us, full of goodwill. He tells us to go see Policija first and insist that they are waiting for us. I am very surprised: even though we are French, we are flying the Croatian flag and we do not have to carry out any entry formalities. We leave again, and we moor again, this time in front of the small prefabricated police building. As I had thought, they do not want to see us, and we are referring to the port authority. We moor for the third time (this time on dangles) in front of the local Port Authority and Valama Riviera bar. François will have been at the helm during the three successive berths. Our friendly Croatian, who voluntarily but with kindness has misinformed us, followed on the platform our journey and came to say goodbye. He assures us that it is too late to go shopping, and that all the stores are already closed.
Credibility is already seriously undermined, Cathy and I are still looking for food, and find not far towards the marina a large Spar supermarket that closes at 21 hours. The supermarket is equipped with toilets (5 kuna entrance). Part of the crew joined us, fortunately because the mineral water and provisions would have represented a heavy load to be reduced to two on board.
At nineteen we are seated for an aperitif at the wine bar in front of the boat. The bar closes in three days (it's the end of the season); they serve an excellent muscat. Some of our team members went in search of a shower. They tell me that the marina has refused them access to the showers, including in exchange for money. The solidarity of the seafarers does not play in the ACI marinas. A few minutes ago, I went to see the harbor master again before he closed his office. He very kindly agreed to open it at seven o'clock tomorrow morning. This will allow us to regulate our consumption of water and electricity and the price of our overnight and leave early.

The aperitif finished, we finish the evening on board in front of a good soup with pesto, the traditional Provençal recipe taken up by Jean Ferniot more than forty years ago in Cuisine et Vins de France. Roborative, it's the best vegetable soup I know. It gave strength to Provençal winemakers at the time of the harvest. We make it here with the means of the edge, by crushing the vegetables with the fork after cooking and by using a glass bottle as a pestle for the preparation of the pistou. Some will then dance while having a last drink in a night bar of Porec.

Photos : Débarquement à Pula, 24 octobre 2019 ; L'amphithéâtre romain de Pula, 24 octobre 2019 (1 à 5) ; La Pieta d'Ivan Mestrovic ; 24 octobre 2019 ; Café avant le départ de Pula, 24 octobre 2019 ; Le cargo italien Fabio Duo en rade de Pula, 24 octobre 2019 ; En sortant de la rade de Pula, 24 octobre 2019 (1 et 2) ; Entre l'île Brioni à bâbord et le continent au nord de Pula, 24 octobre 2019 ; A l'ouest de Vrsar, la tourelle Plic Mramori et Céline à la barre, 24 octobre 2019 ; Jolie maison peu avant Porec, 24 octobre 2019 ; Hr Karbula, 24 octobre 2019 ; Entre Hr Karbula et Porec, Mathias et Céline règlent les voiles dans 2,8 mètres d'eau, 24 octobre 2019 ; Arrivée à Porec, François à la barre, 24 octobre 2019 ; Coucher de soleil au quai de Porec, 24 octobre 2019 ; Apéritif à Porec au bar Valamar Riviera, 24 octobre 2019 ; Préparation de la soupe au pistou dans le cockpit du Sun Odyssey 51 Quint II, 24 octobre 2019 ; Soupe au pistou pour l'équipage du Sun Odyssey 51 Quint II à Porec, 24 octobre 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

31 octobre 2019

Attention aux publicités sur ce blog - Beware of advertisements on this blog

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30 octobre 2019

Croatie, de Jadranovo à Pula — Mercredi 23 octobre 2019 - Training cruise in Croatia : from Jadranovo to Pula

Jadranova, départ à huit heures du ponton où nous sommes arrivés hier soir. Cathy gère la manœuvre de départ sur garde, tandis que Sophie sécurise le bateau avec un pare-battage volant. 25 minutes après nous passons sous le pont de 60mètres de haut, le même pont que celui sous lequel nous sommes passés hier. Ce faisant, nous regagnons la sortie du fjord de Bakar. Les couleurs sont belles, le vent très faible : 0,6 kt de NW. Nous avançons à 5 nœuds, avec le moteur à 1.800 trs/mn.

Jadranovo, départ du port, 23 octobre 2019

Peu après Jadranovo, 23 octobre 2019

Jadranovo, les ponts, 23 octobre 2019

Nettoyage du pont, 23 octobre 2019

Nous traversons ensuite le Rijecki Zaljev sur quatorze milles nautiques au cap 146 pour passer au nord de Cres et arriver à proximité de la pointe Rt Sip et du village de Grabova. A partir de là, nous longeons la côte de l'Istrie, dans l'inshore traffic zone duTSS qui relie le Rijecki Zaljev à l'Adriatique. La journée est belle, et beaucoup de criques snt occupées par des baigneurs. Vers midi, nous mouillons l'ancre par cinq mètres de fond et trente cinq mètres de chaîne devant Uvala Stupova, une petite plage déserte et accueillante avec de jolies falaises. L'eau est bonne, et la baignade agréable. Durant le déjeuner, agrémenté de tomates mozarella, nous voyons passer le cargo Navicos Unite, qui descend le TSS en direction du large.

 

La rive Istrie du chenal entre Cres et l'Istrie, 23 octobre 2019

Crique entre Cres et l'Istrie, côté Istrie 23 octobre 2019

Plage de l'Istrie dans le chenal la séparant de Cres

Crique entre Cres et l'Istrie, côté Istrie 23 octobre 2019 (2)

Tomates mozarella pour le déjeuner à bord, 23 octobre 2019

Entre Cres et le continent, 23 octobre 2019 (2)

Entre Cres et le continent, 23 octobre 2019

Dans l'Inshore traffic zone ouest du TSS de Cres, 23 octobre 2019

Le Navicos Unite dans le TSS de Cres, 23 octobre 2019 A 13h30 nous quittons la calanque. Nous suivons la côte, et à 19h30 nous sommes au sud e Hrid Porer, seul feu visible, très évident, que nous enroulons en le laissant sur tribord. Nous entamons notre remontée vers le nord-est, puis le nord. A 20h30, le risotto aux légumes est servi à bord, préparé de façon traditionelle avec du riz arborio, mouillé façon pilaf d'abord avec du vin blanc local, puis ensuite sept ou huit fois avec de l'eau. Nous arriverons un peu plus tard dans la rade de Pula, fermée par un brise-lames en partie immergé. Je suis surpris par l'importance du chantier naval. Posé sur une plate-forme quasiment entourée pr les eaux, il est en train de préparer ce qui semble être un paquebot. Le chantier et ses grues sont éclairés a giorno, avec des couleurs bleues, mauves, qui lui donnent un air de discothèque.Nous mouillons un peu plus loin dans le fond de la baie, environ cinquante mètres de chaîne dans  sept mètres soixante d'eau. Par habitude, je mets un orin sur l'ancre, et je soulage le gauindeau de la tension de l'ancre avec une main de fer. Précaution supplémentaire, je lance un Anchor Watch sur ma tablette. A quelques encâblures de là, l'amphithéatre romain de Pula, considéré comme le mieux conservé, est éclairé et me souhaite une bonne nuit.

Pula vue du mouillage, 23 octobre 2019

Le chantier naval de Pula, 23 octobre 2019

Arrivée de nuit à Pula, l'amphithéâtre romain, 23 octobre 2019

Jadranova, leaving at eight o'clock from the pontoon where we arrived last night. Cathy manages the start maneuver on guard, while Sophie secures the boat with a flying fender. 25 minutes later we pass under the bridge 60 meters high, the same bridge that we passed yesterday. In doing so, we return to the exit of Bakar Fjord. The colors are beautiful, the wind very low: 0.6 kt NW. We are moving at 5 knots, with the engine at 1,800 rpm.
We then cross the Rijecki Zaljev for fourteen nautical miles at heading 146 to pass north of Cres and arrive near Rt Sip Point and the village of Grabova. From there, we drive along the coast of Istria, in the inshore traffic zone of the SS which connects the Rijeki Zaljevo to the Adriatic. The day is beautiful, and many coves are occupied by bathers. Around noon, we anchor five meters deep and thirty-five meters of chain in front of Uvala Stupova, a small deserted and welcoming beach with pretty cliffs. The water is good, and the bathing nice. During lunch, accompanied by mozzarella tomatoes, we see the ship Navicos Unite, which goes down the TSS towards the open sea.
At 13:30 we leave the creek. We follow the coast, and at 19:30 we are south and Hrid Porer, only visible light, very obvious, that we roll leaving it on starboard. We begin our ascent to the northeast, then the north. At 20:30, the risotto with vegetables is served on board, prepared in a traditional way with arborio rice, wet pilaf way first with local white wine, and then seven or eight times with water. We will arrive a little later in the harbor of Pula, closed by a partially submerged breakwater. I am surprised by the importance of the shipyard. Placed on a platform almost surrounded by water, he is preparing what seems to be a liner. The shipyard and its cranes are lit up daily, with blue, mauve colors, which give it an air of discotheque.We anchor a little further in the bottom of the bay, about thirty-five meters of chain in a little more than five meters of water. As a matter of habit, I put a rope on the anchor, and I relieve the windlass from the tension of the anchor with an iron hand. Extra caution, I run an Anchor Watch on my tablet. A short distance away, the Roman amphitheater of Pula, considered the best preserved, is lit and wishes me a good night.

Photos : Jadranovo, départ du port, 23 octobre 2019 ; Peu après Jadranovo, 23 octobre 2019 ; Jadranovo, les ponts, 23 octobre 2019  ; Nettoyage  du pont, 23 octobre 2019. ; Dans l'Inshore traffic zone ouest du TSS de Cres, 23 octobre 2019 ; Plage de l'Istrie dans le chenal la séparant de Cres ; Crique entre Cres et l'Istrie, côté Istrie 23 octobre 2019 : Crique entre Cres et l'Istrie, côté Istrie 23 octobre 2019 (2) ; Tomates mozarella pour le déjeuner à bord, 23 octobre 2019 : Dans l'Inshore traffic zone ouest du TSS de Cres, 23 octobre 2019 ; La rive Istrie du chenal entre Cres et l'Istrie, 23 octobre 2019 : Entre Cres et le continent, 23 octobre 2019 ; Entre Cres et le continent, 23 octobre 2019 (2) ; Pula vue du mouillage, 23 octobre 2019 ; Le chantier naval de Pula, 23 octobre 2019 ;

27 octobre 2019

Croatie, de Krk à Jadranovo — Mardi 22 octobre 2019 - Training cruise in Croatia : from Krk to Jadranovo

Mardi 22 octobre 2019, de Krk à Jadranovo. Réveil à 6h. Récupération de l'ancre à 6h30 et départ du mouillage de Punat. On remonte pas mal d'argile avec l'ancre. A 7h, Sophie est à la barre et sort le bateau de la baie. Le vent est nul, la mer est plate et le baromètre affiche 2015 hpa. Ke ciel est dégagé ; nous mettons le moteur à 1800 trs/mn pour longer la côte vers l'Ouest de Krk.

A 9h45, nous sommes au nord-est de Krk. Le vent nous a permis de tirer quelques bords entre Krk et Cres, mais nous a laissé tomber. S'ensuit une période d'hésitation, qui se conclut par quelques minutes en direction de Bakar, avant de revenir sur le plan de navigation initial qui nous mène d'abord à Opatija. Nous faisons sur cette route de la récupération de déchets plastiques : sans doute en provenance de Rijeka, ceux-ci ne manquent pas pour s'entraîner à la récupération de l'homme à la mer. Pour aujourd'hui nous faisons celle-ci au moteur, j'espère qu'en fin de semaine avec un peu de vent nous pourrons faire cet exercice à la voile.

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A 13h50 nous arrivons à Opatija, pour une escale rapide d'une heure et dix minutes. L'équipage part de baigner, pendant que je vais prendre un café au bar en dessous de la capitainerie, qui est déserte à cette heure. Je connais déjà Opatija pour y être venu à plusieurs reprises, et je préfère profiter de notre pause de deux heures pour tenter de faire voler le drone et prendre ainsi quelques vues aériennes du bateau. Las, celui-ci décolle et échappe aussitôt à mon contrôle pour venir s"écraser contre la coque d'un petit chalutier à quai et glisser dans l'eau entre sa coque et le quai. Il flotte et avec l'aide des marins du chalutier je récupère le drone, qui a perdu sa batterie dans l'aventure. Je le laisserai sécher au soleil sur la capote repliée du Quint II, sans grand espoir de le voir redécoller un jour. J'enfile mon short de bain et me mets à l'eau, la GoPro à la main. Je n'ai pas encore fait le tour du bateau pour voir l'état de la coque ; quelques coups m'ont été signalés par le loueur avant le départ. François revient quelques minutes plus tard pour me dire que pendant que j'étais à la capitainerie et au café du port un employé de celui-ci était passé pour nous signaler qu'il nous laissait une franchise jusqu'à 15h (cela tombe bien, 15h étant notre heure prévue de départ). François était de quart à la barre pendant l'accostage, le long du côté extérieur du môle. Il sera aussi à la barre pour le départ.

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Nous prenons le cap 112° sur 12,2 M pour arriver à 17h20 à l'entrée du fjord de Bakar. Celle-ci est défigurée par les citernes de la raffinerie qui occupe la côte à cet endroit. Plus grave encore, parvenus au milieu du fjord nous entrons dansun nuage de gaz d'échappement qui occupe tout le fond de la vallée, y compris la jolie ville de Bakar. Je me demande ce que devient l'espérance de vie de ses habitants contraints de respirer en permanence un air à tel point pollué que tous les environs semblent baigner dans un voile grisâtre. 

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DSCN9901 Quelques jolis mouillages en rive gauche du fjord nous semblent plus accueillants, et après avoir cherché sans grand enthousiasme un endroit où débarquer à Bakar nous décidons d'abandonner notre projet de visite pour échapper au plus tôt au smog. Non loin de là, le guide de Rod Heikell nous propose Voz et Jadranova, avec le passage sous un pont. Celui-ci fait 60m de haut alors que notre mât ne doit guère dépasser 22m, mais le passage sousun pont avec un voilier est toujours un moment impressionnant.

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Vos est un tout petit hameau. L'équipage ayant envie de dîner ce soir au restaurant nous choisissons de continuer un peu plus loin jusqu'à Jadranova. A 19h30 nous garons le bateau à l'un des nouveaux quais, déserts. Seul un petit voilier viendra s'y amarrer durant la soirée. Les fonds au quai sont impressionnants : 16 m ! A 20 h nous sommes au restaurant-pizzeria-hôtel, seul établissement ouvert en cette saison, et qui s'apprête à fermer dans quelques jours. Ils ne font plus de pizzas ni de pâtes, seulement des grillades. Nous sommes les uniques clients du restaurant, seuls trois ou quatre Croates assis sur les tabourets du bar tentent d'animer un peu l'établissement. Le repas n'est pas cher, même en comptant le verre de Malvoisie que j'ai pris pour accompagner les quelques aiguillettes de poulet poëlé qui disputent à des frites les honneurs de mon assiette.  De retour au bateau je travaille quelques minutes sur une sélection des photos du jour, puis je vais me coucher.

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Tuesday, October 22, 2019: wake up at 6am. Recovery of the anchor at 6:30 am and departure from the anchorage of Punat.on goes back a lot of clay with the anchor. At 7am, Sophie is at the helm and takes the boat out of the bay. The wind is nil, the sea is flat and the barometer shows 2015 hpa. Ke sky is clear; we put the engine at 1800 rpm to sail along the coast to the west of Krk.

At 9:45, we are northeast of Krk. The wind allowed us to leave some banks between Krk and Cres, but let us down. There follows a period of hesitation, which concludes with a few minutes towards Bakar, before returning to the initial navigation plan that leads us first to Opatija. We are doing plastic waste disposal on this route: probably from Rijeka, there is no shortage of them to practice the recovery of the man overboard. For today we are doing this at motor, I hope that at the end of the week with a little wind we can do this exercise with the sail.

Some pretty anchorages on the left bank of the fjord seem more welcoming to us, and after having looked with little enthusiasm a place where to disembark in Bakar we decide to abandon our project of visit to escape the smog as soon as possible. Not far from there, the guide of Rod Heikell offers us Voz and Jadranova, with the passage under a bridge. It is 60m high while our mast should not exceed 22m, but the passage under a deck with a sailboat is always an impressive moment.

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 Vos is a tiny hamlet. The crew wanting to dine tonight in the restaurant we choose to continue a little further to Jadranova. At 19:30 we park the boat at one of the new docks, deserts. Only a small sailboat will moor there during the evening. The bottoms at the dock are impressive: 16 m! At 8 pm we are at the restaurant-pizzeria-hotel, the only establishment opened this season, and which is about to close in a few days. They do not make pizzas or pasta, only grilled meat. We are the unique customers of the restaurant, only three or four Croatians sitting on the bar stools try to animate the establishment. The meal is not expensive, even counting the glass of Malvoisie that I took to accompany the few aiguillettes of poached chicken who disputed fries the honors of my plate. Back to the boat I work a few minutes on a selection of the pictures of the day, then I go to bed.

Photos : Lever de soleil sud de Krk (1 à 3), 22 octobre 2019 ; En route vers Opatija (1 à 3), 22 octobre 2019 ; Travail à Opatija, 22 octobre 2019 ; En route vers Bakar (& à 10), 22 octobre 2019 ; Dîner à Jadranova, 22 octobre 2019 ; Eglise de Jadrabiva, 22 octobre 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.