Tour des deux Amériques sur un voilier

05 juillet 2020

Pour Emmanuel Macron, les droits des hommes doivent passer au dessus du droit de l'environnement

La Convention citoyenne pour le climat a rendu son rapport à la ministre de la Transition écologique et solidaire ce mardi 23 juin.

150 personnes tirées au sort dans la population française et censées représenter celle-ci ont bénéficié de sept week-ends tout frais payés à Paris (déplacements, hôtels, restaurants, garderies, etc.) pour donner leur avis éclairé sur la question. Si l'institut de sondages grassement payé sur les deniers du contribuable a fait correctement son travail, on a donc dû trouver parmi les membres de la Convention citoyenne sur le climat des climato-négationnistes, une majorité de gens de gens pas du tout concernés, un certain nombre de pollueurs très concernés soucieux de protéger leurs intérêts, un très, très petit nombre de scientifiques, dont peut-être un ou deux au maximum ont un domaine de recherche touchant de loin un des aspects multiples du réchauffement climatique, etc. Et une quasi-totalité de gens n'ayant aucune vision globale du problème, qui ont foncé tête baissée vers les muleta agitées devant eux par les « experts » proposés par le gouvernement. Fabien 29 ans, cité dans un article co-rédigé le 26 juin par le site Basta ! et l'hebdomadaire Politis, déclare : « C'était nouveau pour tout le monde, donc on a appris en marchant. D’un point de vue démocratique, c’est tout de même très riche de pouvoir échanger, puis délibérer, tous ensemble, en se formant un avis éclairé grâce aux ressources mises à notre disposition, alors même qu’on partait de niveaux de connaissance très inégaux. ». Un éclairage significatif. 

Si demander leur avis à des gens notoirement incompétents suffisait à régler des problèmes, cela fait longtemps qu'on m'aurait demandé mon avis sur la façon de soigner le Covid-19 ou de trouver un vaccin contre le Sars-cov-2 et que le problème aurait été réglé.

Il faut bien réaliser aujourd'hui ce que représente l'épais rapport de 460 pages qui vient d'être remis par la Convention à la ministre Elisabeth Borne. Il ne s'agit en aucun cas des solutions les plus efficaces pour résoudre la crise climatique, comme le gouvernement français a tendance à le présenter. Il s'agit seulement d'un recueil de solutions acceptables par la population française, car acceptées par un échantillon jugé représentatif de celle-ci. Ce n'est ni plus ni moins qu'un outil de marketing électoral qui sera utilisé lors des prochaines élections présidentielles – ou même avant – pour faire croire à la volonté du président Macron de lutter contre le réchauffement climatique, alors qu'il n'en n'est rien. On sait depuis 1972 que la lutte contre le réchauffement climatique est antinomique de la notion de croissance, elle-même à l'opposé de la notion de durabilité (peut on avoir une croissance infinie sur une planète finie ? La réponse de toute évidence est non. Pourtant, le président Macron annonçait fièrement il y a un an aller au G7 de Biarritz pour « obtenir plus de croissance »).

Nicolas Hulot disait il y a quelques années au micro d'Antenne 2 qu'on avait tous les outils pour lutter contre le réchauffement climatique, et que seule manquait la volonté de le faire. 

La Convention citoyenne pour le climat est l'exemple type d'un « effet de manche » qui a permis au gouvernement français de gagner neuf mois supplémentaires d'inaction climatique – cette même inaction qui vaut actuellement à l'Etat français d'être traîné devant les tribunaux par plusieurs grosses ONG. Et c'est sur la base de ce même tour de passe-passe – car c'est bien de cela qu'il s'agit – que le gouvernement actuel va se dispenser de prendre les vraies mesures dont tous les scientifiques reconnaissent qu'elles passeront par une atteinte aux libertés individuelles et des mesures extrêmement impopulaires. Ce qui entraînera obligatoirement la chute ou la non-réélection du gouvernement ou du président qui s'avisera de les prendre ou de les soutenir. Bref, on va continuer avec des mesurettes, simplement pour permettre à une poignée d'hommes de pouvoir de se maintenir coûte que coûte sur le trône, fut-ce en sacrifiant les générations futures. C'est mal parti pour la planète – ou, pour être plus exact, pour les êtres qui y vivent. Car, même si à notre échelle de temps des catastrophes effroyables sont à prévoir en lien avec le réchauffement climatique, à l'échelle de temps géologique il ne se passe rien, ou quasiment rien. Et les taux de gas à effet de serre dans l'atmosphère, au plus haut depuis que l'homme existe, sont en fait très, très bas.

Vous trouverez en tête de cet article la liste des 150 mesures préconisées, dont une (la réduction du temps de travail à 28 heures hebdomadaires) a déjà été écartée avant même d'être présentée. 

La première chose qui choque dans ce rapport est qu'il est censé « Proposer des mesures pour réduire d'au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 dans une optique de logique sociale ». C'est du moins l'objectif de la Convention citoyenne pour le climat, tel qu'il est affiché sur son site officiel. Un objectif chiffré, pour lequel on s'attend à avoir des mesures chiffrées : on fait ceci, on réduit de tant pour cent les émissions de GAS, on fait cela, on réduit de tant pour cent, etc. Or, il n'en n'est rien. Rien n'est chiffré dans le rapport, qui aligne les bonnes intentions sans jamais évaluer ni leurs coûts, ni leurs effets de façon quantitative. Rien, à la lecture de ce rapport, n'indique que les objectifs fixés seraient atteints en suivant les recommandations. Et, à l'heure des choix, aucun élément chiffré ne permet d'évaluer la pertinence de ceux-ci.

Bref, on répond à côté de la question, dans le plus pur style « Y'a qu'à, faut qu'on »...

Vous remarquerez aussi l'aspect financier de ces mesures, dont beaucoup ne coûtent rien à l'Etat, mais vont lui rapporter gros en amendes diverses : la pénalisation du crime contre l'environnement, la réduction de la vitesse sur les autoroutes, etc. Sauf à fixer des amendes véritablement dissuasives – ce que je ne crois pas que le législateur fera, sous peine de freiner la croissance - un simple calcul de rentabilité conduira les entreprises les plus polluantes à intégrer les coûts des amendes dans leur compte de résultat. C'est ce que font beaucoup de municipalités, qui préfèrent violer leur obligation de créer des logements sociaux et payer des amendes, plutôt que se soumettre à la loi. 

Vous remarquerez aussi l'aspect anti-social de ces mesures à base de taxes et amendes : les riches pourront les payer sans sourciller, et les pauvres verront leur niveau de vie baisser considérablement. On est très loin de « l'optique de justice sociale » affichée. Les mesures concernant les taxes sur les transports aériens (de 30 à 1.200 euros de supplément à payer par siège passager) sont très explicites sur le sujet : au lieu de faire le choix égalitaire de limiter l'avion pris dans un but touristique à un vol par personne et par an, on a pris le choix d'interdire encore plus l'avion aux pauvres, tout en laissant les pistes d'envol grandes ouvertes aux riches. Quand à l'argent des taxes sur le transport aérien, le principe de non affectation des recettes budgétaires fait que personne n'est capable de dire aujourd'hui à quoi il sera affecté – peut-être à financer les vols utilisés par nos ministres et notre président ou la construction d'infrastructures dont nous avons tous besoin, comme notre prochain sous-marin nucléaire.

Mais dans la Convention citoyenne pour le climat, combien des participants ont reçu une formation aux finances publiques ?

Une autre mesure phare de cette convention était la réduction de la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h au lieu de 130. Tous ceux de ma génération se souviennent que la première limitation de la vitesse sur les autoroutes était établie à 140 km/h. Il est bien évident que la réduction de la vitesse sur les autoroutes (et sur tous les types de route) diminue les émissions de carbones, et diminue aussi les morts (en augmentant sérieusement au passage le nombre des handicapés). Mais au delà des évidences, a-t-on expliqué aux membres de la convention qu'un Français passe en moyenne plus de huit années de sa vie dans les transports, et que toute diminution de la vitesse sur les autoroutes va augmenter mécaniquement ce temps ? C'est comme si on prenait une mitraillette et qu'on diminuait d'autant la vie des gens en les assassinant – mis à part le fait que c'est un assassinat légal. A t'on expliqué aux membres de la convention qu'en rapprochant de moitié la vitesse sur les autoroutes – très chères en France – et celle sur les nationales, ils allaient décourager les gens de prendre l'autoroute, et envoyer à l'abattoir toute une partie des usagers de la route, la nationale tuant huit fois plus que l'autoroute par kilomètre parcouru ? 

A t'on expliqué aux membres de cette convention que le transfert des usagers de l'autoroute vers les routes nationales allait créer des bouchons, dans lesquels un surcroît de consommation d'énergies fossiles allait avoir lieu ?

Au vu de cela, quelle est la valeur des autres propositions de la Convention citoyenne pour le climat ?

D'un autre côté, le, président Macron avait au début promis de transmettre à l'assemblée l'intégralité des propositions de la Convention. Le site de celle-ci annonce d'ailleurs fièrement : « Le Président de la République s’est engagé à ce que ces propositions législatives et réglementaires soient soumises “sans filtre” soit à référendum, soit au vote du parlement, soit à application réglementaire directe. ». Le président Macron était ensuite revenu sur sa promesse en parlant de quasi totalité, et, lundi 29 juin au matin, il ne parlait, plus que d'une sélection de propositions – en écartant celle de réduire la vitesse sur les autoroutes car elle « ne lui plaisait pas ». 

De même, le projet de réécriture du préambule de la Constitution de 1958 destiné à y intégrer l'écologie ne lui a pas plu, et il a décidé de le supprimer des mesures transmises à l'Assemblée. Pour cela, il a affirmé : « Je suis le garant de nos institutions ». « Or, telle que proposée, la rédaction de ce préambule menace de placer la protection de l'environnement au-dessus des libertés publiques ». « Je ne souhaite pas reprendre cette proposition. Je considère que ce serait contraire à notre texte constitutionnel, à l'esprit même de nos valeurs ». Emmanuel Macron se considère t'il comme le seul détenteur de nos valeurs (plus en tout cas que 150 citoyens sensés être représentatifs de l'ensemble des Français) ? Ou bien utilise-t-il ici le « nos » à la façon du Roi qui dit « nous voulons », et estime-t-il que ses propres valeurs (dont on sait qu'elles sont bien au-dessus de l'environnement) doivent s'appliquer à l'ensemble des Français ? Où est la démocratie dans tout cela ? Ne se rapproche t'on pas tout doucement d'une forme de dictature ?

« Il y aura une suite » a affirmé le président Macron, qui souhaite que les 150 conventionnels deviennent « les colporteurs de cette ambition écologique ». Brillante opération de marketing politique d'un futur candidat à sa propre succession, intégralement financée sur les deniers publics (5.431.223 €, chiffre officiel du coût de la Convention citoyenne pour le climat), et échappant totalement au contrôle de la Commission de contrôle des comptes de campagne, puisqu'engagée bien en amont de la période pré-électorale. 

 

De plus en plus inquiétant et de moins en moins démocratique, à mesure que le temps passe les « mesurettes » préconisées par la Convention sont de plus en plus édulcorées par le gouvernement. Le site Reporterre écrivait le mercredi 1er juillet sous la plume de Gaspard d'Allens : « À peine 24 heures après le discours d'Emmanuel Macron à l'Elysée, les propositions de la Convention citoyenne pour le climat ont déjà du plomb dans l’aile. Interrogé mardi matin sur RMC et BFM TV, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est déclaré en désaccord avec deux mesures phares des citoyens et des citoyennes. Il refuse d’interdire la publicité sur les produits les plus polluants, dont les SUV, et ne souhaite pas non plus qu’on réduise la TVA sur les billets de train, au motif que ce serait une dépense « lourde » pour L’État. Bruno le Maire s’est dit en revanche favorable à une meilleure information des consommateurs. En novembre dernier, le locataire de Bercy avait proposé que les publicités pour les voitures mentionnent leur conséquences environnementales, parmi les pistes lancées pour s’attaquer à la pollution engendrée par les véhicules les plus polluants.

Sur le train, le locataire de Bercy s’est dit aussi très réservé. « Nous avons les taux de TVA les plus réduits globalement de tous les pays européens. Baisser la TVA, ce sont des dépenses qui sont très lourdes pour l’État », a t-il justifié. Le ministre a aussi fait savoir qu’il n’était pas pour l’interdiction de l’extension d’aéroports existants comme le propose la Convention. Il préfère, dit-il, refaire « un bilan coût/avantages » du projet de terminal 4 de Paris-Charles-de-Gaulle « au regard des nouvelles exigences environnementales et de la réalité du trafic aérien ».

Mardi, sur France Inter, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a affiché son opposition à un référendum sur le crime d’écocide tel que l’exigeait la Convention : « Dans notre droit, la loi pénale ne peut pas résulter d’une adoption par voie référendaire. » Elle propose par contre de « travailler sur le droit international, parce que l’écocide ne s’arrête pas aux frontières de la France ».

Lors des questions au gouvernement, mardi, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie Agnès Pannier-Runacher a déclaré vouloir « lancer les enchères de la 5 G ,(…) une technologie essentielle à la compétitivité de notre pays », alors que les membres de la Convention citoyenne pour le climat réclamaient un moratoire sur cette technologie. » Macron,

(source : https://reporterre.net/Bruno-Le-maire-enterre-plusieurs-mesures-phares-de-la-Convention-Le-ministre-de-l).

On est très loin du « sans filtre » initialement promis. Il semble bien que le gouvernement, sous l'impulsion du chef de l'Etat, n'ait en rien changé sa ligne de conduite : l'économie et la vision à court terme continue à primer sur l'environnement et la vision à long terme. Il le confirme en affirmant ce lundi 29 juin devant les 150 membres de la convention réunis dans les jardins du palais de l'Elysée (tout un symbole) : « il est essentiel de ne pas mettre un droit de la nature au-dessus des droits humains ». Traduction : « continuons à détruire la nature autant que nous, humains, en aurons envie ». 

Concernant le crime d'écocide, le chef de l'Etat a trouvé une superbe manœuvre : au lieu de se battre pour sa création en France, il va se battre pour sa création au niveau international. Quand on sait le temps qu'il faut pour obtenir un accord international, et la création des instances adéquates pour juger les crimes, et les délais que le droit international donne aux pollueurs pour se mettre aux normes, il est certain que les entreprises françaises polluantes ont encore de beaux jours devant elles – plusieurs dizaines d'années au moins. Pourtant, l'idée est bonne, et même nécessaire tant que la définition du crime de génocide, trop restrictive, ne s'applique pas aux entreprises et aux individus responsables de la mort de millions de personnes par le biais du réchauffement climatique, ou, de façon plus générale, de la modification de leur environnement. Néanmoins, avant d'aller faire le ménage chez les autres, il serait bon de faire le ménage chez soi. Et cela, Emmanuel Macron s'abstient bien d'en parler, plaçant au-dessus de tout des valeurs dont il se vante qu'elles sont « issues du siècle des Lumières ». Rappelons, puisque le président ne semble pas le savoir, que la période dite du « siècle des Lumières » couvre les années 1715 à 1789. Ces valeurs (dont l'esclavagisme et bien d'autres choses dont il convient de se débarrasser et non de les valoriser) ont trois siècles de retard ! Ce sont celles d'un monde dont on ne connaissait pas tout et dont on pensait les les ressources inépuisables. Ce sont aussi celles d'un monde dix fois moins peuplé que le nôtre (682 millions de Terriens en 1700, 968 millions en 1800, 7.794 millions en 2020). Ce sont aussi ces valeurs qui ont conduit à la situation actuelle, telle que quelques mois avant sa mort l'astrophysicien Stephen Hawking donnait 250 ans à l'humanité pour quitter la terre ou disparaître définitivement. Selon le chercheur, sur la trajectoire actuelle en 2600 la Terre victime du réchauffement climatique pourrait atteindre 250°C en surface, et être dévastée par des pluies d'acide sulfurique.

Bref, est-il judicieux de suivre le président Macron, lorsqu'il prétend s'appuyer sur des valeurs complètement obsolètes, dont on sait qu'elles sont inadaptées à la situation, et dont on constate jour après jour les catastrophiques résultats ? J'ai des doutes.

La formule consistant à tirer au sort des gens incompétents pour résoudre des problèmes est d'autant plus inquiétante que le président Macron a annoncé ce lundi qu'il envisageait de la reprendre et de la développer dans l'avenir. Visiblement très satisfait de son œuvre (c'est passionnant de le regarder et de l'écouter,https://www.youtube.com/watch?time_continue=51&v=KTla0F1nCMg&feature=emb_logo), le président Macron a conclu :

« Enfin, il y aura d'autres conventions citoyennes. Durant ces neuf mois, vous avez montré que sur un sujet difficile, inflammable même, de créer du consensus. De prendre des mesures courageuses, en cherchant de la concorde et de l'apaisement. C'est cela, dont notre pays, notre démocratie ont besoin. Savoir rester ensemble, même quand nous ne sommes pas d'accord. Savoir avoir de l'ambition...». « Je souhaite donc que se créent d'autres conventions citoyennes sur d'autres sujets. Une réforme du Conseil économique, social et environnemental sera présentée au prochain Conseil des ministres, qui fera du CESE la Chambre des conventions citoyennes. »

                                                                                                 Philippe Bensimon

Emmanuel Macron at the Phare de Biarritz in Biarritz, France

 

Photo : Emmanuel Macron at the Phare de Biarritz in Biarritz, France. (Official White House Photo by Andrea Hanks, 28 08 2019).jpg


21 juin 2020

Croisière d'entraînement : de Venise à Split et Biograd du samedi 26 décembre au 2 janvier 2021, voyagez avec nous en voilier

Venise 11 août 2013 5

Itinéraire Venise-Biograd mars 2020 sur OpenCPNNotre croisière d'entraînement de décembre vous est ouverte. Elle aura lieu en Croatie et en Vénétie durant les fêtes de fin d'année. Ces deux semaines sont fractionnables en deux croisières d'une semaine chacune. La première semaine (du 19 au 26 décembre 2020) nous irons plus au nord que d'habitude, traversant pour la première fois l'Adriatique pour découvrir Venise et Ravenne. Le plan de navigation détaillé de cette première semaine a été publié le 20 décembre 2020). J'ai publié le 19 décembre des photos du bateau, et un planning sommaire de ces deux croisières sur lesquelles nous commençons déjà à avoir des inscriptions. Vous trouverez ci-dessous le plan de navigation détaillé de la seconde semaine (du samedi 26 décembre 2020 au samedi 2 janvier 2021), qui nous emmènera de Venise (aéroport à proximité) à Biograd (à 35 km de l'aéroport de Zadar) en passant par Pula, Sibenik, la rivière Krka et Split où nous passerons une matinée. C'est aussi une des rares croisières où nous proposons trois nuits complètes de navigation sur un bateau équipé d'un radar.

Muna (Otok Zirje), amarrage sur pendille au quai

Carré du Sun Odyssey 51

Irish coffees en apéritif à Sibenik, 30 octobre 2019

Krka river, navigation de nuit sur le lac 30 octobre 2019

Entre Cres et Losinj à hauteur d'Otok Zeca, Beryl prépare le déjeuner 28 octobre 2019

Du samedi 26 décembre au samedi 2 janvier 2021 j'offre à des équipiers une superbe croisière au départ de Venise à la découverte de l'Istrie, de l'archipel des Kornati et d'une partie de la Dalmatie. Nous aurons un Sun Odyssey de 51 pieds (15,40 m) doté de tout le confort : cinq cabines, quatre cabinets WC/douches, convertisseur 220V, réfrigérateur, accès internet à bord possible, grand-voile et génois sur enrouleur, radar, propulseur d'étrave, prise MP3 - iPod, etc. Depuis Venise, nous irons à Pula, dont les trésors recèlent l'amphithéâtre romain le mieux conservé à ce jour. Nous irons ensuite visiter Cres et son monastère franciscain, Mali Losinj blottie au fond de son fjord, l'extraordinaire passage du Prolaz Mala Proversa qui serpente au cœur de l'archipel des Kornati, le joli port de Sali et la baie très protégée de Hramina (Otok Murter), la rivière Krka que nous remonterons jusqu'à Skradin, la cité médiévale de Sibenik, Split - qui abrite le mausolée de l'empereur Dioclétien - puis Kaprije et Muna, où nous irons petit-déjeuner avant d'arriver à Biograd, terme de notre croisière (Biograd est l'ancienne Alba maritima, capitale romaine de la Liburnie à 35 km de l'aéroport de Zadar). 

NB : Pour ceux qui souhaitent une croisière de deux semaines, la semaine du samedi 19 décembre au samedi 26 décembre nous emmènera de Biograd à Ravenne (extraordinaires mosaïques) puis Venise où nous aurons un peu plus d'une journée complète pour visiter la cité des doges, ses îles et ses lagunes (plan de navigation détaillé publié le 20 juin sur ce blog). L'itinéraire et les escales sont complètement différents de ceux du retour à Biograd en seconde semaine que vous allez découvrir ci-dessous.

Cockpit du Sun Odyssey 51

Nous recherchons des équipiers. Ambiance cool (découvrir, se perfectionner dans une ambiance agréable et joyeuse). Participation aux frais : 450 euros pour un équipier occupant seul une cabine double, le même prix pour un couple ou deux amis (soit 225 euros par personne), plus la nourriture (NB :  nous offrons une participation réduite à 250 euros à un équipier qui souhaitera avoir la cabine double skipper, moins confortable que les autres). On fera un peu plus de 386 M dans les paysages superbes et très variés de la Croatie, de l'Istrie et de la Dalmatie : ports, mouillages, visites, etc. L'eau sera un peu fraîche pour la baignade sans combinaison (10°C à Venise, 13°C en Croatie). Nous aurons trois nuits complètes de navigation ; les quarts (facultatifs) se feront toujours à deux ou à trois. Découverte de la navigation traditionnelle à la table à cartes et au compas de relèvement (le GPS ne sera utilisé que pour des confirmations de sécurité), de la navigation de nuit, etc. Participation aux manœuvres demandée, mais rien n'est imposé. Cette croisière d'initiation et de découverte du monde du voyage en voilier est destinée en priorité à la formation des équipiers de l'expédition T2A. Très variée, elle leur permettra de découvrir les différentes manœuvres de port, de jour comme de nuit, les prises de corps mort, les mouillages, les manœuvres d'homme à la mer à la voile comme au moteur (nous récupérerons tout ce qui flottera sur notre route), la navigation à la table à cartes, etc. Le bateau étant grand, nous ouvrons aussi cette croisière à des équipiers non membres de l'expédition. Les enfants et les débutants sont les bienvenus. Naviguer en famille, c'est toujours du bonheur ! Vous participerez également à un programme de comptage d'animaux marins. 

Arrivée à Mali Losinj 14 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Mali Losinj 14 avril 2015 (auteur:author Philippe Bensimon)

Entrée du fjord de Mali Losinj, 14 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Plan de navigation de Venise à Biograd, 26 décembre 2020 - 2 janvier 2021 :

Samedi 26 décembre 2020 : Venise. 7h petit déjeuner, nettoyage du bateau. Départ de la partie de l'équipage qui a choisi de ne faire que la première semaine de la croisière. Rendez-vous à 11h avec les nouveaux membres de l'équipage qui feront la seconde semaine. Ceux qui ont choisi de faire les deux semaines ont quartier libre pour aller visiter. L'après-midi avitaillement du bateau, et « safety brief » pour les nouveaux arrivants. Dîner à bord.

Venise 7

Venise 11 août 2013 2

Départ à 20h de Marina San Biagio sur le Canale di San Marco, à 5 mn de la place Saint-Marc. Cap au 138° sur 0,68 M jusqu'à couper la ligne des 10m (on restera pratiquement dans des fonds supérieurs ou égaux à 10m jusqu'à la sortie de Venise) et voir au 270 le feu Fl R 6m 2Nm d'entrée du canale Orfanello (20h13). De là, on oblique au 100° sur 0,40 M pour arriver au sud du feu vert Fl G 5s 6m 5Nm au milieu du canale San Nicolo qu'on laisse à bâbord (fonds de 10,5m, 20h21). On prend alors au 058° sur 0,28 M pour arriver au sud du Fl(3) Y 9s 6m 5Nm (fonds de 10,2m, 20h26). On continue le canale di San Nicolo au 030° sur 0,72 M en direction du Fl G 4s 6m 5Nm (20h35). On prend alors (fonds de 19m) au 072° sur 0,32 M jusqu'à couper l'alignement à bâbord entre Fl G 4s 3m 5Nm et Fl W 3s 13m 11Nm (20h41). On vire alors pour suivre cet alignement en back-transit sur 4,41 M. A 20h53 on passe une première porte R et G, à 21h11 une seconde porte, à 21h19 on sort de l'avant port entre les feux R et G des môles. On garde le même cap en repassant à 5 kt. A 21h32 on passe une dernière porte R et G, et à 21h47 on laisse juste à tribord la Fl W 10s 7m 6Nm. De là, on prend au 106° sur 3,25 M jusqu'à voir au 012 le Fl(4) W 24s 45m 18Nm. On est dans des fonds légèrement supérieurs à 18m (on évite ainsi le TSS, 22h26). On oblique au 135° sur 19,8 M...

Dimanche 27 décembre : ... en laissant à bâbord les marques spéciales Fl Y 2s 3Nm (zone de recherche scientifique) vers 0h46. On continue sur ce cap et on coupe la ligne des 30m à 2h23. De là on prend au 108° sur 37 M. Ceci nous amène au nord de la tourelle cardinale N Kabula Fazanski Kanal à 9h47. On continue sur ce même cap sur 3,17 M jusqu'à couper d'une part la ligne des 20m et d'autre part voir au sud la tourelle rouge Fl 8s 8m de Plic Slavulia (10h25). On prend alors au 165° sur 1,81 M jusqu'à passer entre la tourelle rouge de Plic Kosir et la tourelle verte de Plic Kotez (10h46, fonds d'une douzaine de mètres)). On prend alors au 226°sur 0,66 M jusqu'à voir au 090 la tourelle blanche à la pointe ouest de Sv Jerolim (10h53). De là, on prend au 136°sur 2,49 M. A 11h03 on entre ainsi dans la zone protégée par le môle semi-immergé de la baie de Pula. A 11h22 on voit à l'est la limite sud de l’îlot Andrija et sa tourelle blanche et rouge. On la contourne d'abord au 090° sur 0,35M, puis en passant à 11h26 au 039° sur 0,83 M. A 1135, on entame un dernier bord au 142° sur 0,47 M, qui nous amène au quai municipal au NE de la marina à 11h40. Bateau amarré et fermé à midi, deux heures pour visiter l'amphithéâtre tout proche et la ville (au besoin trois heures si l'équipage le désire).

Pula-avion 28 octobre 2005 (author Orlovic)

Arrivée de nuit à Pula, l'amphithéâtre romain, 23 octobre 2019

Départ de Pula à 14h. On passe au nord de la tourelle verte d'entrée du port de Pula, puis cap au 255° sur 0,56 M jusqu'à arriver à l'entrée de la passe balisée entre Katarina au nord et Andrija au sud (14h06). Cap au 235° sur 0,22 M jusqu'à toucher la ligne des 20 m (2 minutes, 14h08). Cap ensuite au 305° sur 1,65 M jusqu'à voir au S la tourelle verte Rt Kumpar qui marque la pointe nord du brise-lames semi-immergé qui protège les baies de Pula (14h27). On hisse les voiles (10 mn), et on prend au 200° sur 0,82 M jusqu'à voir au 090 l'extrémité S du brise-lames (14h46, fonds de 38 m). Suivre le 156° sur 2,76 M jusqu'à voir au 090 la tourelle rouge et blanche Verudica (Fl R 3s 11m 6Nm, 15h19). On infléchit alors la route au 146° sur 6,5 M, en visant le Fl (2) 8s 15m de Plicina Albanez. A 16h20 on voit au 090 le feu Fl 2s 8m sans doute rouge de Plic Fenoliga. À 16h24 on est à l'ouest de Hrid Porer (Iso 6s, feu à secteurs jaune et vert). A 16h37 on est au sud de Hrid Porer (Iso 6s, feu à secteurs jaune et vert) dans des fonds qui viennent de passer à 10 m. On prend aussitôt au 090° sur 4,57 M. A 17h31 on arrive au sud de Rt Marlera Fl 9s 21m (fonds de 49 m). On remonte alors au 044° sur 17,6 M pour traverser le Kvarner en direction de Cres. A 21h02 on est au nord de Hrid Zaglav Fl (3) W 15s 20m 10Nm. On vient de voir au 090 la pointe Rt Pernat. De là on tire au 086° sur 4,40 M jusqu'à arriver au sud de Rt Kovacine dont la tourelle rouge marque l'entrée du fjord de Cres (Fl (2) 6s 9m, 21h54). Un bord de 107° sur 0,61 M nous amène au sud du feu de Rt Melin Fl R 3s 6m 3Nm (fonds de 20m, 22h01). De là, 0,26 M au 046° nous amènent au quai de Cres (22h08). Appeler la capitainerie avant d'arriver. Total depuis Pula : 40,3 M. Total depuis Venise : 117 M.

Arrivée de nuit au port de Cres, 13 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Entrée du monastère Saint-François, 14 avril 2016

Cres, monastère Saint-François, 14 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Cres, 14 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Lundi 28 décembre : Réveil à 7h, Visite de Cres, nombreuses chapelles et églises le long de la route qui relie la ville à la marina, le monastère franciscain est intéressant. Départ vers 9h. 30 mn pour aller visiter la marina au fond du fjord (si on ne l'a pas déjà fait la veille), puis cap au 270° sur 4,6 M (10 minutes pour hisser les voiles, plus 50 minutes, 10h30) jusqu'à ce qu'on voie la tourelle de Zaglav au 180. 

L'îlot Hrid Zaglav, 14 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

On prend ce cap sur 9,4 M, droit sur le phare à la pointe nord de Lakunji Otok, jusqu'à voir au 090 la tourelle Lupeska Drazica sur Otok Zeca (12h22). On oblique alors au cap 164° sur 13,4 M. On voit ainsi à 13h16 au 270 la tourelle blanche Rt Lakunji (hauteur 8 m) sur Otok Unije, qui marque notre entrée dans le Unijski Kanal. A 14h19 on voit au 270 le danger isolé Arbit au nord du Prolaz V Zapal. On continue jusqu'à passer entre les feux marquant la fin du chenal entre Male Srakane (Tourelle rouge sur l'écueil Hrid Silo) et Skujicu (Rt Kurila sur Losinj, 14h55). On termine ce bord 0,6 M plus loin, quand on voit à bâbord la tourelle blanche Otok Murtar (hauteur 9 m) passer à droite de la tourelle rouge d'Otok Zabodiski (hauteur 12 m, 15h02). On prend alors au 090° sur 1,96 M en direction du phare de Murtat. 1,63 M plus loin on passe au sud de l'îlot Zabodiski (attention à ne pas couper la ligne des 10 m, sinon tirer à tribord pour retrouver les fonds, 15h21). Au bout du bord (4 minutes, 15h25) on voit au 042 la tourelle rouge d'entrée du fjord de Losinj. On prend alors au 048° sur 1,06 M jusqu'à voir respectivement au 270 et au 180 les feux d'entrée rouge Rt Torunza et vert Rt Kriz du fjord de Mali Losinj (12 minutes, 15h37). On y pénètre, on oblique au cap 136° et au bout de 1,9 M on est à Mali Losinj. Dix minutes pour rouler les voiles, vers 16h10 le bateau est à quai. Total de la matinée : 36,8 M. 

On prend trois heures vingt pour visiter si on nous en laisse l'autorisation. Dans le cas contraire je débarquerai l'équipage à la volée, et passerai le reprendre à 19h30.

Arrivée à Mali-Losinj

Mali Losinj DSCN2427

Mali Losinj DSCN2404

Mali-Losinj, le port 14 avril 2016

Départ de Mali Losinj à 19h30. Une minute au 290° (0,13 M) nous permet de sortir du port et de voir au 090 le feu rouge de l’entrée du port de Mali Losinj Fl R 4s 7m 4 Nm. On repart au 316° sur 2,11 M pour arriver dans des fonds de 25 m, à l’E de la tourelle rouge et blanche Rt Torunza Fl 3s 10m et au N de la tourelle blanche ou verte Rt Kriz (feu vert, caractéristiques inconnues, faible puissance, 25 mn à 5 kt, 19h56, 31mn à 4 kt). De là, on prend au 233° sur 0,98 M jusqu’à voir au 270 le Fl (2) R 6s 12m 4 Nm d’Otok Zabodaski, et au 098 le LFl W 8s 9m 8 Nm sur U Engliz (20h08). 10 minutes pour hisser les voiles. On prend alors au 159° sur 12,4 M jusqu’à voir au 090 le Fl W 5s 12m 7 Nm de Kamenjak (22h46) et au 037 le Fl (3) W 15s 17m 10 Nm sur Otok Grujica (Gruizza)...

Coucher de soleil au nord de Freu de Cabrera 111113

Dugi Otok, les falaises 15 avril 2016

 

Mardi 29 décembre : ...On prend alors au 146° sur 14,7 M. On arrive ainsi à l’Est de la tourelle blanche Fl (2) W 20s 41m 22 Nm Veli Rat (1h42). De là on oblique au 134° sur 25,7 M de façon à rester à 4 puis 3 M des côtes durant la nuit et le petit matin. On voit ainsi cette même tourelle au 360 au bout de 7,1 M (3h07). A 6h50 on arrive au bout de ce bord, et on voit au 090 la tourelle rouge et blanche sud de l’entrée du Prolaz Mala Proversa (47 m, sur l’îlot Sestrica Vela). On est dans des fonds de 88 m exactement. On prend alors au 080° sur 3,42 M jusqu’à voir au 334 la tourelle rouge Rt Vidilica sur le côté W de l’entrée du chenal (07h31, on coupe la ligne des 50 m). 

On prend alors au 360° sur 1,17 M en tangentant la ligne des 50 m par moment (rester dans des fonds >50 m, la ligne des 50 m reste sur tribord) pour passer à 7h45 à 60 m de fond exactement. De là on prend au 041° sur 0,66 M. On passe ainsi en diagonale entre la bouée verte (6 m) qu’on laisse à tribord (au 090 en coupant la ligne des 50 m) et la tourelle rouge Rt Proversa sur Dugi Otok à bâbord (13 mn, 7h57). On finit dans la zone des 31 m à l’ouest de la bouée verte Ramov stan, bouée tribord du passage du Prolaz Mala Proversa.

Prolaz Mala Proversa DSCN2501

Prolaz Mala Proversa DSCN2563

On passe le passage en laissant la buvette à tribord (cap au 083° jusqu’à couper la ligne des 20 m, 3 mn, 8h00). De là on prend plein nord sur 0,38 M pour pénétrer dans la jolie et sauvage baie Uvala Cuscica, jusqu'à voir au 090 la tourelle rouge de Rt Cuska (hauteur 9 m, fonds entre 20 et 26 m, 4 minutes, 8h04). 10 mn pour rouler les voiles. Un dernier bord au 300° sur 0,24 M nous amène dans la zone de mouillage (3 mn, 8h07). On mouille dans 7 m de fond environ, le temps de descendre à terre et se baigner (2h environ). 

Dugi otok DSCN2620

Départ d'Uvala Cuscica à 10h10. On prend au 121° sur 0,53 M jusqu’à voir au 333 la tourelle rouge Rt Cuska qui marque la pointe E de la baie (six minutes, 10h16). De là, on prend au 042° en visant un petit îlot jusqu'à couper la ligne des 50 m (0,25 M, 3 mn, 10h19). 10 mn pour hisser les voiles. On prend plein nord sur 0,87 M en visant la tourelle blanche Lavdara Mala (10 mn, 10h39, on arrive dans des fonds de 55 m). De là, obliquer au 298° sur 3,19 M pour remonter le Lavdarski Kanal, avec l'île Lavdara à tribord et Dugi Otok à bâbord. Ce cap nous amène directement dans le port de Sali (10 minutes pour rouler les voiles, arrivée à 11h27). On passe deux heures à Sali. Total depuis Mali Losinj 66,9 M. Total de l'étape de Cres à Sali : 103,7 M. Sali est un joli village dont les maisons sont rassemblées autour du port. Certaines de celles-ci « datent au moins du XVIIe siècle » d'après Rod Heikell. Avitaillement, visite. Ceux qui le désirent pourront consacrer le temps de visite à des manœuvres d'accostage dans le port de Sali, ou de récupération de l'homme à la mer dans le Lavdarski Kanal. 

La baie de Sali 10 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon) ;

Sali, 10 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Départ de Sali à 13h30. Cap au 115° sur 3,15 M. Dix minutes pour hisser les voiles. On passe ainsi à 12h17 au sud de la tourelle blanche sur l'îlot sans nom au sud de Lavdara. Un bord de 100° sur 0,78 M nous permet de rejoindre le nord de l'îlot Trimulici Vela sur la ligne des 50 m (9 minutes, 12h26). De là on prend au 117° sur 1,29 M pour laisser sur bâbord Skala Vela et Skala Mala. A 12h41 on est au sud de l'îlot Roncic dans des fonds d'une soixantaine de mètres. De là on prend au 098° sur 3,25 M pour traverser le Sitski Kanal (fonds de 70 m) et arriver à 13h20 entre les îlots Gangarol au nord et Bikarjica au sud (fonds de 31 m). On oblique alors au 116° sur 2,65 M pour arriver au sud de Kosara et de sa tourelle blanche (hauteur 11 m, 13h51, fonds de 81 m).

A l'ouest du nord de Murter, 19 février 2017 (auteur:author Philippe Bensimon)

Prendre au 090° pour passer entre Zizanj au nord et Gangaro au sud (fonds de 40 m, 12 mn, 12h32) et finir ce bord au nord de la tourelle blanche de l'îlot Artica Vela (14h53). On prend au 110° sur 1,45 M pour arriver au nord la cardinale nord de Kusija (15h10, fonds de 7,6 m) qu'on enroule (152° sur 0,12 M pour arriver dans le 090 de la cardinale, puis 202° sur 0,34 M pour entrer puis couper une deuxième fois la ligne des 10 m. On est ici au sud de la cardinale S de Kosuja (5 mn, 15h15, attention en enroulant la cardinale N à bien rester dans le chenal central toujours supérieur à 5 m de fond, 6,4 m au plus haut). De la ligne des 10 m on prend au 095° sur 0,61 M pour rejoindre une zone à 12 m située au nord du danger isolé Plic Arta Mala (passage à 7,7 m, 7 mn, 15h22). On oblique au 137° sur 1,67 M jusqu'à arriver à l'est de la tourelle blanche de l'îlot Tegina (hauteur 7 m, fonds d'une quinzaine de mètres, 15h42). 10 minutes pour rouler les voiles. De là, prendre au 218° sur 0,61 M un chenal au début supérieur à 10 m de fond, qui jamais ne descend à 5 m jusqu'à ce qu'on soit en vue de Hrmina à bâbord (si on tape au sondeur la ligne des 5 m c'est qu'on est une passe trop tôt, faire machine arrière toute, 7 mn, 15h59). Quand on voit la tourelle rouge la plus au nord de Hrmina au 116°, prendre au 138° ou à vue sur 0,31 M pour gagner le port. Attention à surveiller le sondeur, les fonds sont peu profonds. Dans le premier port on ne devrait pas descendre en dessous de 3 m, se garer à l'extérieur du ponton par exemple. Arrivée au port à 16h03. On peut décider de mouiller pour une heure dans la zone de mouillage au nord de Plic Arta (sable, 10 m de fond, déjeuner, baignade). L'arrivée à Hrmina (Otok Murter) se décale alors à 17h33. Visite, café éventuel à la marina (superbe lounge). Total depuis Sali : 20 M. Total depuis Cres : 123,7 M.

Chapelle dans la baie de Hrmina, 8 avril 2013 (auteur:author Philippe Bensimon)

La marina de Hrmina, 8 avril 2013 (auteur:author Philippe Bensimon)

Baie de Hrmina (Murter) 8 avril 2013 (auteur:author Philippe Bensimon)

Cuisine à bord, Sali, 10 avril 2016 (auteur:author Philippe Bensimon)

Mercredi 30 décembre : Départ à 7h de la marina de Hrmina (Otok Murter). Cap au 320° sur 0,30 M jusqu'à arriver dans des fonds de 6 à 7 mètres (4 minutes). De là, on oblique au 038° sur 0,62 M pour suivre le chenal (fonds de 7, 8 puis 10 m, 7h12) jusqu'à sortir de la passe et voir la tourelle blanche sur la pointe est de Tegina au 270 (hauteur 7 m). De là on prend au 316° sur 1,72 M (étroiture avec un court passage sur des fonds de 9 m) jusqu'à arriver au nord du danger isolé Plic Arta Mala repéré la veille (fonds de 13 m, en comptant 10 mn pour hisser les voiles, 7h42). On prend alors au 275° sur 0,52 M pour arriver à voir au 360 la cardinale N de Plic Kusija qu'on va enrouler en la laissant sur bâbord (fonds de 10 m, 7h48). On prend au 008° sur 0,30 M sans jamais avoir des fonds inférieurs à 6 m pour laisser la cardinale N à bâbord au 270 (7h52), et on oblique ensuite au 346° sur 0,20 M jusqu'à couper la ligne des 10 m (2 mn, 7h54, cela peut être le début d'un exercice de blind navigation). De là, on prend au 272° en direction du sommet d'Artica Mala sur 0,99 M jusqu'à couper la ligne des 10 m (8h06). Là, on prend au 221° sur 0,46 M (5 minutes) jusqu'à voir au 360 la tourelle blanche d'Artica Vala (hauteur : 7 m, 8h11). On prend alors au 180° sur 2,91 M. On passe juste à côté de Rt Vrtlici, pointe sud de Murvenjak qu'on laisse à tribord (fonds de 40-43 m, 8h36). A 8h45 on est dans des fonds d'à peu près 83 m, à 1,66 M dans le 270 de la tourelle rouge Hrid Misine. On prend alors au 128° sur 6 M pour longer la côte ouest d'Otok Murter en s'en rapprochant petit à petit. À 9h42 on est à un peu plus de 400 m dans le 270 de l'écueil Hrid Kamicic ; à 9h57 on est au sud de la tourelle blanche de Hr Kukuljar (hauteur : 11 m), le plus à l'est de la série d'îlots qu'on vient de laisser à bâbord (fonds de 60-70 m). Dans le même temps on doit voir au 077 le danger isolé Plic Mijoka et au sud le danger isolé de Hr Mala Mare juste à droite de la pointe de l'île Kakan. On prend au 099° sur 6,08 M pour franchir le Logorunska Vrata et quitter le Murtersko More en passant entre Otok Logorun à bâbord et Tijat à tribord (exercice de blind navigation : trouver et passer le Logorunska Vrata en aveugle à partir du changement de cap en indiquant le sud de Gr Bacvica). A 10h33 on est à 540 m au sud du danger isolé Gr Bacvica, à 11h on est dans le Logorunska Vrata (fonds de 24 m) et à 11h06 le bord est terminé (fonds de 28 m, on voit au 090 la bouée verte de Sepurine (hauteur : 6 m)à droite des églises, et au 270 Rt Kruzie, la pointe la plus au Nord de Tijat dans le Logorunska Vrata).

On est dans le Prvicki Kanal. On prend alors au 142° sur 1,63 M jusqu'à voir dans l'alignement la tourelle rouge de Rt Koni (pointe sud de Lupak), la tourelle verte la plus au nord de Plic Rozenik, et la tourelle rouge Zlarin (11h25). Avec un peu de marge, on prend alors au 090° sur 0,91 M pour arriver au sud de Rt Koni (11h36), puis on oblique au 075° sur 0,46 M pour passer au nord de la verte de Plic Rozenic (11h41), et enfin on prend au 096° sur 0,91 M pour arriver au sud de la tourelle rouge Zlarin (11h52). On enroule Zlarin en la laissant à bâbord et on va piquer au 016° sur 0,53 M pour rejoindre l’entrée du Sv Ante Kanal (11h58).

Le fort autrichien du Sv Ankt Kanal, 8 avril 2013 (auteur:author Philippe Bensimon)

Base sous-marine dans le Sv Ankte Kanal, 6 avril 2014

On prend alors au 048° et on laisse au 090 la pointe nord du fort autrichien Saint-Nicolas 0,15 M plus loin (12h). A 12h03 on voit au 180 le feu vert Fl G 2s 8m 1Nm Senisna Kanal. On prend alors au 0,81° sur 0,96 M. On voit ainsi successivement au 360 la tourelle rouge Fl 2s 6m Baba (0,46 M, 12h09) puis la tourelle rouge Fl 2s 7m Kriz (0,81 M depuis le changement de cap, 12h13). Deux minutes plus tard on voit au 270 cette même tourelle, et au 090 la tourelle verte Fl (2) G 5s 3Nm Turan qui marque l’entrée du Sv Ante Kanal côté Sibenik (12h15). On prend au 054° sur 0,19 M pour sortir du canal, jusqu’à voir au 180 la bouée Fl 2s 6m 3Nm Paklena (12h17). Nota bene : si la navigation est bonne, on ne doit jamais être dans des fonds de moins de 20 m. Si les fonds remontent à 15 m, redonner de la barre pour récupérer les fonds de 20 m (40 m le plus souvent au milieu du chenal). Par temps de brouillard, si les feux ne fonctionnement pas, on doit pouvoir se diriger doucement en suivant la ligne des 35/40 mètres (courte barre à 23 mètres à la sortie).

En remontant la rivière Krk, 28 avril 2013

Elevage de moules et d'huîtres sur la rivière Krk 28 avril 2013Prendre au 345° sur 0,51 M jusqu’à voir au 270 la tourelle rouge Fl R 3s Molo Martinska (12h23). On prend alors au 316° sur 2 M ce qui nous amène sous le premier pont (12h47). A partir de là, faire attention à ce que les horaires sont calculés sur une VF de 5 kt ; compenser le courant de la rivière Krka. Notez les élevages d'huîtres et de moules. A la sortie du pont on oblique au 332° sur 0,79 M jusqu’à voir au 090 le feu Fl G 2s 5m 1Nm Triska (9 minutes, 12h56). On prend alors au 046° sur 0,40 M jusqu’à voir au 360 la tourelle Fl G 2s 6m 3Nm (4 minutes, 13h, se méfier du courant qui porte au sud dans l’anse). Virer alors au 318° sur 0,13 M pour laisser au 090 cette même tourelle (1 minute, 13h01). Prendre au 050° sur 0,33 M jusqu’à laisser au 270 la tourelle rouge Fl R 2s (4 minutes, 13h05), puis virer à nouveau au 340° sur 0,36 M pour laisser au 090 la Fl G 2s suivante (4 minutes, 13h09). On oblique au 051° sur 0,12 M (une minute) pour déborder la tourelle, puis on revient au 101° sur 0,48 M pour suivre le méandre (5 mn). A 13h15 on voit au 180 le secteur rouge du Fl 2s 6m (qu’on voyait jaune auparavant). On rentre alors sur le grand lac. 

Le grand lac sur la rivière Krk, 28 avril 2013

Prendre au 037° sur 1,46 M pour le traverser (17 minutes). A 13h32 on voit au 180 la tourelle verte Ostrica qui marque la reprise de la rivière Krka. Prendre alors au 096° sur 0,53 M (6 minutes). A 13h38 on voit au 360 la Fl R 2s 4m 1Nm Bila Stina. On continue sur ce même cap sur encore 0,62 M (7 minutes). A 13h45 on voit au 360 la Fl R 2s suivante. On remonte alors au cap 065° sur 0,48 M jusqu’à voir au 090 la tourelle verte Fl G 2s 5m 3Nm Kuk (13h51). Le second pont ne doit pas être très éloigné, peut-être même l’a t’on déjà passé (il ne figure pas sur ma cartographie électronique). Un dernier bord de 0,4 M au cap 018° mène à Skradin (13h55). 10 minutes pour rentrer les voiles et faire la manœuvre, débarquement à la volée de l'équipage à 14h05, 1h de visite de Skradin, ronds dans l'eau en attendant devant le port, récupération de l'équipage à 15h10.

Skradin, sur la rivière Krka, 110217

Départ de Skradin à 15h10. Cap au 202° sur 0,41 M jusqu’à voir au 090 la Fl G 2s Kuk (4 mn, 15h14). On oblique alors au 241° sur 0,46 M pour laisser au 360 la Fl R 2s suivante (5 mn, 15h19). Prendre le cap 275° sur 0,62 M pour voir la Fl R 2s 4m 1Nm Bila Stina au 360. Continuer sur ce même cap sur 0,53 M pour  arriver dans le 360 de la Fl G 2s qui marque l’entrée du lac (15h32). Traverser le lac en prenant au 217° sur 1,45 M. On arrive ainsi dans le secteur rouge (jaune par ailleurs) de la Fl 2s 6m qui marque l’entrée du déversoir du lac (15h49). Là, prendre au 281° sur 0,48 M jusqu’à voir au 180 la tourelle verte Fl G 2s 7m qui marque le tournant de la rivière (15h54). Prendre au 231° sur 161 m (une minute, 15h55) pour déborder la tourelle qu’on voit alors au 090, puis au 162° sur 0,36 M jusqu’à voir à tribord au 270 le feu Fl R 2s (15h59). On prend ensuite au 231° sur 0,33 M pour voir la Fl G 2s 6m 3Nm au 090 (3 mn, 16h02). On prend alors au 145° sur 0,14 M pour voir cette même tourelle au 360 (1mn, 16h03), puis on suit le cap 226° sur 0,37 M pour arriver dans le 270 de la Fl G 2s 5m 1Nm Triska. A 16h07, on prend au 152° sur 0,79 M pour franchir le pont en aval de la rivière Krka (9 minutes, 16h16). De là, suivre le cap 135° sur 2,48 M pour arriver à 16h45 le long des quais de Sibenik. 

Place de Sibenik, avril 2013Se garer le long du quai, régler la nuit à l'employé municipal qui va rapidement arriver sur le quai, et prendre son temps pour visiter la cathédrale Saint-Jacques et les petites rues : jardin du monastère, etc. Total de la journée : 44 M.

Jeudi 31 décembre : Départ mers minuit. Cap au 234° sur 0,48 M pour regagner l’entrée du Sv Ante Kanal et voir au 090 sa tourelle verte Fl (2) G 5s 8m 3Nm Turan (0hh05) ; prendre ensuite au 260° sur 0,94 M pour arriver dans le 360 de Fl G 2s 9m 4Nm, puis de la tourelle verte Fl G 2s 8m 1Nm Senisna (11 minutes, 0h16). On passe au 229° sur 0,49 M pour laisser à bâbord le Fl G 2s du fort autrichien (0h20), et passer entre les Rouge Fl(2) 6s et Verte Fl G 3s de sortie du Sv Anke Kanal (0h21). Arrivés au sud du feu rouge Fl(2) 6s, obliquer au 192° sur 0,44 M pour rejoindre l'ouest immédiat de Zlarin (Fl R 2s) qu'on laisse à tribord vers 0h26. 

Sv Ante Kanal, visite du fort St-Nicolas 6 avril 2014

Cap au 143° sur 2,04 M. On arrive ainsi dans le 270 de la bouée rouge Plic Krapani Fl 2s 7m (0h50, fonds de 25 à 30 m). On prend ensuite au 180° sur 1,52 M pour passer entre Zlarin à tribord et Drvenik à bâbord (au bout de 1,04 M on laisse au 090 le feu Fl G 3s 6m 4Nm au nord-ouest de Drvenik, 1h02). On aboutit ainsi dans le Prolaz Dvainka en laissant au 270 le feu Fl(2) 5s au sud de l'île Zlarin (1h08). De là, on prend au 244° sur 0,76 M en direction du Fl(2) 8s 11m au nord de Komc (pas sûr qu'ils ne soit pas hors de portée). A 1h17, on oblique au 180° sur 7M, pour laisser tous les dangers à bâbord. On franchit ainsi la ligne des 100m à 2h41. On oblique alors au 125° sur 2,59 M jusqu'à passer au 270 du feu Hr Mulo (fréquence inconnue, 3h12). De là, on prend le cap 121° sur 5,4 M jusqu'à un point situé au sud du feu de Muljica Fl W 3s 15m 5Nm, et à l'ouest du feu rouge sur l'écueil Murvica (fréquence inconnue, 4h16). On continue deux minutes par sécurité sur ce cap, puis on prend au 090° sur 16,7 M. A 7h36 on est au sud du feu à la pointe est de la grande île Ciovo. 2,70 M au 040° nous amènent à l'entrée de la rade de Split (8h04), puis 0,31 M au 346° nous mènent au quai d'honneur de la ville (8h07).

Le phare de Hrid Mulo, 17 février 2017 (auteur:author Philippe Bensimon)

Split 2

Split 5

Split 6

Départ de Split à 14h. Cap au 159° au 0,33 M pour gagner la sortie de la rade (14h04), puis au 219° sur 2,74 M. A 14h36 on est au sud de la pointe est de Ciovo. On prend au 270° sur 16,8 M. A 17h57 on a achevé le Drvenicki Kanal, laissé Murvica à tribord, et nous sommes au sud de Muljica. On prend alors au 300° sur 4,75 M pour arriver au sud de Mulo à 18h54. De là, on prend au 317° sur 13,9 M pour arriver au nord de la haute tourelle rouge Hr Bosnjak (hauteur 25 m) et au sud de la tourelle blanche sur la côte ouest de l'îlot Ravan (hauteur : 12 m), à mi-distance de ces deux amers (0,4 M environ, fonds de 65 m, 21h15). On continue sur ce même cap pour arriver juste à l'est de Rt Kakan (tourelle rouge, hauteur 8 m, qui marque l'entrée de la passe entre Kakan à bâbord et Kaprije à tribord : c'est le Kakanski Kanal (21h40). 10 mn pour rouler les voiles. 4mn et 0,37 M plein ouest nous emmènent à l'entrée du Kakanski Kanal (21h44). Nous le remontons à partir de là au 339° sur 0,79 M (9 mn, fonds supérieurs à 20 m sauf un court passage vers la fin compris entre 10 et 20 m, 17h36), puis 0,86 M au 106° amènent devant le port de Kaprije (17h46, pendilles sur le côté sud de l'appontement). Situé au plus profond de la baie intérieure sud-est (cf photo satellite ci-contre), c'est un joli village, boutiques, restaurants appréciés et épicerie très bien fournie.            Total de la journée depuis Sibenik : 81 M.

Kaprije_2011 (auteur:author Waerfelu)

Kaprije-satelite (auteur:author Nasa)Vendredi 1er janvier 2021 : Départ à 7h de Kaprije, cap au 287° sur 0,94 M (7h12), puis cap au 156° sur 0,97 M jusqu'à voir la tourelle rouge Rt Kakan qui marque la sortie du Kakanski Kanal au 293 (fonds de 31 m, 7h24). On passe au 253° sur 2,05 M pour embouquer la passe entre Rt Kakan à tribord et l'îlot Kamesnjak Vela à bâbord, on hisse les voiles (10 mn), et à 7h58 on voit au 121 la tourelle rouge de Rt Muna sur Zirje (distance 0,24 M, hauteur 9 m) et au 320 le danger isolé de Brak Pascica (fonds supérieurs à 50 m). De là, 0,43 M au 146° nous amènent au petit port tranquille de Luka Muna ou nous prendrons le petit déjeuner (8h03, on consacre une heure au petit déjeuner, peut-être pris dans le cockpit si tout est fermé dans le village).

Zirje_satelite, 15 septembre 2006 (auteur:author Nasa)

Départ de Luka Muna à 9h03. Cap au 317° sur 6 M. 10 mn pour hisser les voiles. A 9h26 on voit au 090 à 200 m le danger isolé Brak Prascica ; on continue sur ce même cap en visant le danger isolé Plic Cavlin, et à 10h15 on voit au 090 le sommet de Cavlin (33 m), le dernier des la série des îlots qu'on longe à tribord avant le danger isolé Plic Cavlin. De là on oblique au 328° sur 8,1 M. Au bout de 0,42 M on laisse à bâbord le danger isolé Plic Cavlin (distance : 90 m, 10h20), et on remonte ainsi le Murtersko More jusqu'à voir au 270 à 0,16 M la pointe sud d'Obun, îlot qui culmine à 21 m de haut (fonds de 38 m exactement, 11h52). On prend alors au 006° sur 2,22 M en direction de l'îlot Gnalic (le maintenir à gauche du mât), qu'on enroule dans des fonds de 31-32 m (on voit son extrémité N au 270 à 12h18). On prend alors au 332° sur 3,48 M pour remonter le canal entre Pasman à bâbord et le continent à tribord. On voit ainsi au 090 la première tourelle blanche (feu vert) de Biograd et au 286 la tourelle rouge au nord de l'île Planac (12h59). On est presque dans l'axe de la jetée qui protège l'entrée du port, et sensiblement au 270 du quai des carburants, au sud du quai des ferries. 0,25 M au 084° devraient nous conduire au quai des carburants (10 mn pour rouler les voiles, 13h12). 15 mn pour faire le plein. Sans autre indication on repart au 309° sur 0,21 M jusqu'à couper la ligne des 10 m (2 mn, 13h29) avant de prendre au 052° sur 0,22 M ce qui nous amène à 13h31 devant l'entrée du port (fonds inférieurs à 5 m, attention à bien laisser à tribord la bouée verte dépourvue de feu, non marquée sur ma carte, à l'extrémité nord du quai des ferries – elle est là pour nous éloigner de la jetée). 0,23 M dans le port au 126° devraient nous amener aux pontons. En comptant dix minutes pour faire la manœuvre, à 13h41 le bateau devrait être au ponton de Biograd.

Comme nous ne serons pas obligés d'arriver si tôt, c'est une journée où on peut prendre du temps pour des manœuvres de récupération d'homme à la mer à la voile, de la baignade, etc.

Soirée à Biograd, pizzeria ou dîner à bord selon les envies. Dernière nuit à bord. Total de la journée : 25 M. 

Samedi 2 janvier : réveil à 7h, petit déjeuner à bord, nettoyage du bateau, départ du bateau à 9h. Navette pour Zadar gare routière prévue au plus tard à 10h. Total des milles de la semaine : 386 M.

Biograd, the marina (behind, the isle of pasman), author Jean-no August 2007

Photos : Venise (1) 13 août 2013 (autheur/author Philippe Bensimon) ; Itinéraire de Venise à Split et Biograd (tracé sur OpenCPN, auteur/author Philippe Bensimon) ; Le Sun Odyssey 51 à Muna, 1er novembre 2019 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le Sun Odyssey 51 (DR, photothèque du loueur) (1) ; Irish coffees préparés à bord, 30 novembre 2019 (DR, photothèque Ph. Bensimon) ; Navigation de nuit sur la rivière Krka, 30 novembre 2019 ; Cuisine à bord du Sun Odyssey 51, octobre 2019 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le Sun Odyssey 51 (DR, photothèque du loueur) (2) ; Arrivée à Mali Losinj 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Mali Losinj 14 avril 2015 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Entrée du fjord de Mali Losinj, 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Venise (2 et 3) 13 août 2013 (autheur/author Philippe Bensimon) ; Pula, l'amphithéâtre, octobre 2019 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Pula-avion 28 octobre 2005 (author Orlovic) ; Arrivée de nuit au port de Cres, 13 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Entrée du monastère Saint-François, 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Cres, monastère Saint-François, 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Cres, 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; L'îlot Hrid Zaglav, 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Mali Losinj, la promenade, 14 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Coucher de soleil sur l'Adriatique (auteur/author Philippe Bensimon) ; Falaises de Dugi Otok, 15 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Près de l'entrée du Prolaz Mala Proversa, 15 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le Prolaz Mala Proversa, 15 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Uvala Cuscica, 16 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; La baie de Sali 10 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Sali, 10 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; A l'ouest du nord de Murter, 19 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Monastère dans la baie de Hrmina, 8 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; La marina de Hrmina, 8 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Baie de Hrmina (Murter) 8 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Cuisine à bord, Sali, 10 avril 2016  (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le fort autrichien Saint-Nicolas, Sv Ante Kanal, 8 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Base sous-marine dans le Sv Ante Kanal, 6 avril 2014 ; Rivière Krka, 9 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Ostréiculture sur la rivière Krka, 9 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Lac sur la rivière Krka, 9 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Skradin sur la rivière Krka, 11 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Cathédrale Saint-Jacques, Sibenik 9 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Place de Sibenik, 9 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; A quai au fort Saint-Nicolas, Sv Ante Kanal, 10 avril 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le phare de Hrid Mulo, 17 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Split (1 à 3, auteur/author Philippe Bensimon) ; Kaprije_2011 (auteur/author Waerfelu) ; Zirje_satelite, 15 septembre 2006 (auteur/author Nasa) ; Biograd, the marina (behind, the isle of Pasman) (auteur/author Jean-no August 2007) ; Biograd na Maru, 11 avril 2014 (auteur/author Philippe Bensimon).

Biograd na Moru 11 avril 2014

20 juin 2020

Croisière de décembre : découvrez avec nous l'Istrie, Ravenne et Venise du 19 au 26 décembre 2020. Plan de navigation détaillé

Itinéraire Biograd-Venise mars 2020 sur OpenCPN

Notre prochaine croisière d'entraînement vous est ouverte. Elle aura lieu en Croatie et en Vénétie, entre Biograd, Venise et Split du 19 décembre 2020 au 2 janvier 2021. Ces deux semaines sont fractionnables en deux croisières d'une semaine chacune. La première semaine (du 19 au 26 décembre) nous irons plus au nord que d'habitude, remontant pour la première fois jusqu'à Ravenne et Venise en Italie. Nous y découvrirons des baies superbes, les mosaïques uniques de Ravenne, le Palais des doges de Venise, ses îles, ses lagunes et ses canaux. J'ai publié le 15 décembre des photos du bateau, et un planning sommaire de ces deux croisières sur lesquelles nous commençons déjà à avoir des inscriptions. Vous trouverez ci-dessous le plan de navigation détaillé de la première semaine, qui nous emmènera de Biograd (à 35 km de l'aéroport de Zadar) jusqu'à Ravenne et Venise (aéroport à proximité). Le plan de navigation de la seconde semaine (de Venise à Biograd en poussant jusqu'à Split) avec un itinéraire complètement différent) sera publié dans quelques jours.

Capture d’écran 2019-06-27 à 20

Du samedi 19 sécembre au samedi 26 décembre 2020 j'offre à des équipiers une superbe croisière à la découverte de Venise et de Ravenne (Italie) et de l'Istrie (région de la Croatie). Nous aurons un Sun Odyssey de 51 pieds (15,40 m) doté de tout le confort : pont en teck, cinq cabines, quatre cabinets WC/douches, convertisseur 220V, réfrigérateur, accès internet à bord possible, grand-voile et génois sur enrouleur, radar, propulseur d'étrave, prise MP3 - iPod, etc. Depuis la marina de Biograd (ancienne Alba maritima, capitale romaine de la Liburnie à 35 km de l'aéroport de Zadar) nous irons visiter Zadar, ville romaine et vénitienne, Pag, Krk et le splendide Velebitski Kanal, Opatija, station balnéaire de la Cour d'Autriche, Ravenne et ses mosaïques, Venise la cité des doges - véritable musée à ciel ouvert, avec du temps pour visiter. Des photos du bateau que nous aurons ont été publiées le 15 décembre 2019.

NB : Pour ceux qui souhaitent une croisière de deux semaines, le retour de Venise à Biograd nous emmènera très au sud, jusqu'à Split et au mausolée de l'empereur Dioclétien, à la découverte des trésors de l'archipel des Kornati (du 26 décembre 2020 au 2 janvier 2021, conditions identiques à celles de la première semaine).

Capture d’écran 2019-06-27 à 20

Nous recherchons des équipiers. Ambiance cool (découvrir, se perfectionner dans une ambiance agréable et joyeuse). Participation aux frais : 450 euros pour un équipier occupant seul une cabine double, le même prix pour un couple ou deux amis (soit 225 euros par personne), plus la nourriture. On fera un peu plus de 352 M dans les paysages superbes et très variés de la Croatie et de la Vénétie : ports, mouillages, visites, etc. Nous aurons plusieurs nuits de navigation ; les quarts (facultatifs) se feront toujours à deux ou à trois. Cette croisière d'initiation et de découverte du monde du voyage en voilier est destinée en priorité à la formation des équipiers de l'expédition T2A. Nous naviguerons de façon traditionnelle, à la carte et au compas de relèvement, réservant l'usage du GPS à des vérifications de sécurité. Très variée, cette croisière permettra à tous de tenir la barre d'un grand voilier, et découvrir les différentes manœuvres de port de jour comme de nuit (manœuvres sur aussières, amarrages le long du quai et sur pendilles), les prises de corps mort, les mouillages avec orin, les manœuvres d'homme à la mer à la voile comme au moteur (nous récupérerons tout ce qui flottera sur notre route), la navigation de nuit (intéressant pour ceux qui envisagent des longs parcours), l'utilisation du radar, etc. Participation aux manœuvres demandée, mais rien n'est imposé. Le bateau étant grand, nous ouvrons aussi cette croisière à des équipiers non membres de l'expédition. Les enfants et les débutants sont les bienvenus. Naviguer en famille, c'est toujours du bonheur ! Nous participerons également à un programme de comptage d'animaux marins.

Plan de navigation :

Samedi 19 décembre : Embarquement à Biograd. Installation à bord, check-in du bateau à 14h, avitaillement à 15h, safety brief à 17h30, dîner et fin du safety brief entre 19h et 20h au restaurant de la Marina Kornati de Biograd ou à bord.

Biograd, the marina (behind, the isle of pasman), author Jean-no August 2007

Biograd na Moru 11 avril 2014

Départ à 20h30. De la sortie du port de Biograd on prend immédiatement au 090° sur 0,55 M (6 mn à 5 kt) jusqu'à voir au 182 le phare rouge sur l'îlot Planac (11 m de fond). De là on hisse les voiles (10 mn) et on prend au 319° sur 2,13M Attention à ne jamais descendre en dessous de ce cap, ni en dessous de la ligne des 5m, sinon tirer légèrement à tribord, on vise la tourelle blanche sur l'îlot Ricul (hauteur 8m). On laisse à tribord la tourelle verte Plic Kocerka, puis à bâbord les îles Babac et Komornik en suivant le marquage du chenal (bouées vertes à tribord, rouges à bâbord).Quand on voit la tourelle rouge de Komornic au 212 on prend au 291° sur 0,66 M (21h11). On voit rapidement et simultanément la tourelle verte au sud de Galesnjak au 033 et la tourelle blanche de Ricul au 060 (21h18). C'est le moment d'entamer un bord de 6,17 M au 313°. 

Le château de Sukosan, 19 février 2017 (auteur Philippe Bensimon)

A 22h20 on coupe la ligne des 20m ; on voit au 360 le phare blanc de Podvara Sukosan (Fl5s6m, pointe Sud de la baie de Sukosan) ; on vient de laisser à bâbord l'entrée de Luka Zdrelac. Quand on voit au 090 le feu de Podvara on oblique au 035° sur 0,41 M pour entrer dans la baie de Sukosan. Arrivée prévue 22h25. Selon la météo, mouillage dans la baie de Sukosan ou poursuite sur Zadar (arrivée dans ce cas vers 23h40). Total de la journée : 9,6 M.

Dimanche 20 décembre. Départ à 6h. On rejoint au 270 de Rt Podvara la ligne des 20m (environ 3 mn, cap à vue supérieur au 180° selon l'endroit où on aura passé la nuit). On prend alors au 318° sur 3,38 M jusqu'à voir au 090 le feu FlG3s7m4Nm Frangiflutti (6h43). On prend alors au 326°. A 7h01 on passe devant l'entrée du port médiéval de Zadar (Fosa). Au bout de 2,17 M (7h09) on voit au 090 les feux verts d'entrée de la baie puis du port de Zadar.

Le port médiéval de Fosa (Zadar) 19 février 2017, author Philippe Bensimon)

Première solution : on oblique au 082° sur 0,36 M pour arriver au nord du feu vert de l'entrée du port de Zadar (celui qui longe le flanc nord-est de la ville historique, 4 mn). On affale alors les voiles (10 mn) puis on prend au 090° sur 0,41 M (4 minutes), puis au 126° sur 0,15M (1 mn) pour rentrer dans le port en suivant les remparts. Un dernier bord au 076° de 164m dans le port mène à l'entrée de la marina. A 7h24 on devrait être dans le port de Zadar.

Lever du soleil sur le port de Zadar, 20 février 2017 (author Philippe Bensimon)

Seconde solution, plus intéressante techniquement : on vient de frôler la ligne de sonde des 20m. On peut s'en servir pour arriver en aveugle jusque devant le feu rouge d'entrée du port de Zadar (sondeur, cap, speedo et chronomètre pour l'estime, au besoin on affale pour avoir une vitesse plus stable). 

On débarquera à la volée l'équipage en rive gauche du port le temps de la visite. A voir : le Forum romain, l'église Saint-Donat du IXe siècle, le musée d'archéologie sous-marine (un des plus intéressants en Méditerranée), les églises de la place - superbes - et aller faire un tour du côté du vieux port médiéval pour avoir une idée de la taille des bateaux de l'époque... Aller aussi écouter les orgues marines. 

Zadar, le forum, l'église Saint-Donat et le beffroi, 28 avril 2013 2

Zadar, 28 avril 2013

Départ de Zadar, 20 février 2017 (author Philippe Bensimon)

Zadar, le forum, l'église Saint-Donat et le beffroi, 28 avril 2013 2

Zadar, intérieur de l'église Saint-Donat, 28 avril 2013

Départ de Zadar à 9h. On hisse les voiles (10 mn) et on prend au 283° sur 2,33M à 5 kt jusqu'à voir au 180 la tourelle rouge de Rt Sv Grgur et au 090 le phare de Punta Mika (14m, 9h42, sondes de 45m). De là, cap au 325° sur 14,6M dans le Zadarski Kanal. A 10h26 on laisse au 090 le phare de Petrcane, et quelques minutes après on voit au 270 la tourelle rouge et noire de Sajda. A 11h51 on voit au 90 le pont qui relie Vir au continent à Privlaka, et la baie de Privlackizaton. A 12h37 on voit au 270 l'extrémité nord de Vir. On vire alors au 063° sur 2,93M pour contourner Vir, jusqu'à voir au 090 la tourelle rouge de Povljana, au 360 le phare blanc de Rt Zaglav sur Pag, et couper pour la seconde fois la ligne de sonde des 50m (caractéristique, 13h12).

Vir-Red_rocks (David Berta)

On prend alors au 125° sur 7,3M dans le Kanal Nove Povljane entre Vir et Pag (balisé, tourelles rouges à bâbord dans ce sens), jusqu'à voir au 270 le pont Privlacki gaz précédemment repéré, et au 360 la bouée rouge Prutna Ninski Zaliv (14h39). On prend au 030° sur 1,56M pour sortir du Ninski Zaljev entre Pag et le continent, puis passer entre celui-ci et un petit îlot (4m de fond dans le passage). Une fois retrouvés les fonds de 20m (14h57) on vire au 113° sur 2,14M pour arriver au sud de Pag et de ses deux derniers petits îlots. Quand on voit au 360 le phare rouge et blanc à la pointe sud d'Otok Sikavac Mali (15h22), on vire au 020° sur 3,25M pour traverser le Ljubacka Vrata et entrer dans le Velebitski Kanal. A 15h50 on passe sous le pont qui relie Pag au continent (tirant d'air max : 30m). A 16h01 on voit au 180 le phare blanc sur Rt Tanka Nozica (8m). De là on prend au 320° sur 6,6M pour remonter le Velebitski Kanal, jusqu'à voir le phare blanc de Hrid Koni au 270 (17h20). On oblique alors au 306° sur 6,8M. On passe ainsi vers 18h18 au sud du phare Fl W 5s 62m 7Nm sur Rt Kristofor (Pag). On affale les voiles (10 mn) et on continue pour entrer dans le Paska Vrata et à 18h51 on est au nord du feu Fl R 3s 10m 4Nm sur Rt Sv Nikola (qu'on a laissé à bâbord juste avant). On prend alors au 240° sur 0,71M jusqu'à voir ce même feu au 90 (on contourne la Rt Sv Nikola, 8 mn, 18h59). Un dernier bord au 153° sur 2,31M nous amène devant l'entrée du port de Pag (balisage avec des bouées vertes depuis le môle du ferry, Fl R 5s 7m 7Nm). Arrivée vers 19h26. On se gare à l'extérieur du bassin, le long du quai côté rivière (3m de fond). Construite au XVe siècle, Pag est restée une ville médiévale. Visite de la ville, dîner à bord, éventuellement café et pousse-café en ville. Total de la journée : 57,9 M. 

Pag_-_promenade (Sebbelsandra)

Rab, 11 avril 2016

Rab, arrivée au port, 11 avril 2013

Rab, 11 avril 2016 1Velebitski_kanal (Roberta F

Lundi 21 décembre : Départ à 7h. Cap 230° sur 2,39M, jusqu'à voir au 90 le feu Fl R 3s 10m 4Nm sur Rt Sv Nikola (7h28). On prend alors au 060° sur 0,86M pour voir au 180 ce même feu (10 mn, 7h38). On vire au 118° sur 1,83M pour contourner la Rt Sv Nikola et sortir du Paska Vrata. A 7h59 on voit au 360 le phare Fl W 5s 62m 7Nm sur Rt Kristofor repéré la veille. De là un premier bord au 076° sur 0,97M nous amène au milieu du Velebitski Kanal ; on voit alors le phare de Rt Kristofor au 270 (11 mn, 8h10). 

Arrivée à Krk 12 avril 2016 3

On sort les voiles (10 mn et on remonte le Velebitski Kanal au 318° sur 11M en laissant successivement à tribord la tour et le château de Karlobag (au 90 vers 9h06) et le phare de Jurisnica (9h54). A 10h32 on voit au 270 le feu sur Rt Zallotok, délimitant une pointe de Pag. On oblique alors au 306° sur 18M pour finir le Velebitski Kanal et franchir le Paski Kanal entre Pag et Rab. 

Arrivée à Krk 12 avril 2016 2

A 11h59 on voit au 90 la pointe sud de Rab ; à 13h03 on voit au 360 le phare blanc sur Rt Kanitalj (Rab). A 14h08 on voit au 90 le phare blanc Rt Kalifront Donja Punta : de là on prend au 360 sur 11,4M pour traverser le Kvarneric et rejoindre Krk. On voit ainsi successivement le phare blanc de Rt Sorinj (au 90 à 14h46), la pointe sud des petits îlots Kormati (au 270 à 15h58) et la tourelle verte sur Rt Negrit (au 90 à 16h24). De là 2,76M au 342° nous mènent directement à Krk, la ville principale d'Otok Krk. Total 20,6M (5h). Arrivée à 16h57. Débarquement pour ceux qui le souhaitent, une heure pour la visite des vestiges romains et de la cathédrale du XIIe siècle.

Krk 12 avril 2016

Selon les envies et la météo, on reste au port de Krk ou on repart ensuite (17h57) pour le superbe mouillage de Punat, dans une baie très fermée comportant un îlot avec un monastère franciscain doté d'une belle bibliothèque. Cap au 120° sur 1,94M pour arriver à l'entrée du chenal conduisant à Punat (23 mn, 18h20), puis 0,68 M au 032° permettent de passer à 3 kt les premières bouées rouges et vertes balisant le chenal. Les premières et troisièmes sont des Fl G 2s 4m, la deuxième et la rouge qui lui fait face ne sont pas éclairées. On est dans 2,4m de fond. Arrivés à hauteur de la troisième bouée (18h33) on prend au 355° sur 1,19M et on mouille dans 5 à 6m de fond après avoir dépassé Marina Punat. Mouillage vers 18h56. Dîner et nuit au mouillage.

En route vers Krk 12 avril 2016

 

Krk au lever du soleil, 13 avril 2016

Krk bateaux de pêche rentrant au lever du soleil 14 avril 2016

Mardi 22 décembre : Réveil à 7h30, départ à 8h. Du mouillage de Punat, cap au 175° sur 1,19M à 5 kt jusqu'à arriver à côté de la deuxième bouée Fl G 2s (attention au vert, dans l'ordre on verra un feu Fl G 4s (à terre), puis les bouées Fl G 2s, 14 mn, 8h14). De là on réduit à 3 kt et on vise la dernière bouée verte Fl G 2s qu'on laisse à bâbord (cap 212°, 0,34M, fonds de 2,4 puis 2,9m). On continue après la bouée verte et quand on voit le Fl W 2s 9m 5Nm de Rt Pod Strazieu au 90 on est sortis du chenal (8h20). On vire au 189°sur 1,83 M jusqu'à voir au 090 le feu vert de Tranjevo qui marqur le Rt Negrit qui ferme la baie côté Est (8h42). On prend alors au 126° sur 3,88 M jusqu'à dépasser l'îlôt Otok galun et sa tourelle blanche qu'on laisse à tribord. Quand on voit Galun au 270 (6h57), on vire au 104° sur 2,83 M jusqu'à voir s'ouvrir les caps Rebuca et Sokol alignés (10h). On prend alors au 056°sur 4,09 pour passer la passe. 1,07 M après on voit au 180 la tourelle blanche à tribord de Rt Strazica (10h12). On continue ce bord jusqu'à voir Rt Sokol au 304 (3,02 M; 10h49). Quand on voit bien ouverte la passe entre Krk et l'îlot Zecevo, on prend au 360° pour franchir cette passe en laissant Zecevo à bâbord (on passe non loin de Zecevo au bout de 1,89 M, on voit sa côte nord s'ouvrir à 11h11). On oblique alors au 326° sur 12,2 M dans le Velebitski Kanal pour arriver à 13h37 au nord du feu Rt Silo dans le Vinodolski Kanal. De là on vire au 261° sur 1,48 M pour entrer le chenal qui donne dans le Zaljev Soline où se situe Klimno. Quand on passe au nord de la première tourelle rouge Soline Fl5s9m (13h54) on oblique légèrement au 255° sur 0,70 M pour arriver au nord devant Klimno à 14h02. Mouillage ou amarrage à Klimno selon les possibilités. Total de la journée : 30 M. La distance étant courte, nous prendrons sans doute du temps pour faire des exercices en mer (récupération de l'homme à la mer au moteur et à la voile, demi-tours sur place, etc.) ce qui retardera sans doute si la météo le permet notre arrivée à Klimno.

Opatija, 11 août 2013

Opatija, bruschetta et Prosecco 12 avril 2016

Mercredi 23 décembre : Départ de Klimno à 6h. Si on est au mouillage sur la ligne des 5m la plus au sud (probable), on prend au 079° sur 0,70M en laissant à une centaine de mètres à tribord les feux de Soline (Fl 2s, puis Fl 5s). On peut aussi se laisser guider dès qu'on la touche par la zone des 10m dont on peut décider de ne plus sortir. Quand on passe au nord de ce dernier (6h08), on continue sur 0,18 M (2 mn) sur le même cap. Attention, les temps sont calculés pour une vitesse de 5 nœuds, modifier si vitesse 3 kt.  A 6h10 dans environ 30 m de fond on prend au 338° sur 3,65 M jusqu'à voir au 090 le feu Fl W 2s 9m 5Nm fermant Uvala Trstena (6h53). On prend alors plein nord sur 0,32 M pour voir au 270 le Fl R 2s 9m 3Nm de Rt Bejavec (6h56). On oblique alors au 325° sur 1,18 M pour passer d'abord à l'est, puis au N du feu Fl 3s 12m de Rt Voscica (au nord de celui-ci à 7h10). De là on prend au 288° sur 0,82 M jusqu'à passer au sud de l'extrémité ouest de Rt Dubno et voir en même temps au 321 le milieu du pont le plus à droite (7h19).

Croatie, le pont qui relie Sv Marko au continent, 23 octobre 2019

On prend au 321° sur 0,29 M jusqu'à voir au 353 le phare rouge de SV Marko ; dans le même temps on touche ou frôle la ligne des 50m (3 mn, 7h22). De là, on prend au 032° sur 0,31 M pour voir la tourelle rouge de SV Marko au 270. Au même moment on recroise la ligne des 50m (pour en sortir vers le bas cette fois, 3 mn, 7h25). On vire alors à bâbord au 311° (ce qui permet de rester dans les fonds de 50m) sur 0,70 M pour voir plein nord par 50m de fond la tourelle blanche et rouge de Rt Ostro, qui marque l'ouverture à l'est du Bakarska Vrata (8 mn, 7h33). De là on entame un grand bord de 11,4 M au 293°. A 7h49 on voit une marque spéciale au 360, puis à 8h36 l'entrée du port de Rtinscica, et à 8h48 l'entrée de Luka Rjeka, le grand port de Rjeka protégé par un très long môle. A 9h49 on est devant l'entrée du port d'Opatija. 10 mn pour s'amarrer au côté extérieur du môle, bateau à quai en gros à 10h. Départ d'Opatija à midi précise. Après s'être écartés du quai, cap au 196°sur 9,9M pour voir au 270 la tourelle rouge de Rt Sip, qui marque l'entrée du TSS entre Cres et le continent (13h58). De là, nous empruntons l'Inshore Traffic Zone nord, cap au 191° sur 3,07 M, jusqu'à voir au 350 la tourelle blanche de RT Masnjak et au 196 celle de Sk Varanska qui marque pour nous l'extrêmité E du continent (fonds de 60m, 14h34).

Croatie, entre Cres et le continent, 23 octobre 2019

Tomates Mozarella dans le TSS entre Cres et le continent, 23 octobre 2019

C'est la fin du TSS. De là, nous obliquons au 188° sur 7,8M jusqu'à laisser à tribord Sv Varanska ( vue au 270, 15h46), puis voir au 270 la grande tourelle blanche de Rt Korma (Punta Nera, 16h07). On prend alors au 217° sur 11,7 M jusqu'à voir au 270 la tourelle blanche de Rt Marlera (18h27), puis au 226° sur 6,7 M jusqu'à arriver au sud de Plicina Albanez (Fl(2)8s15m, 19h47). De là, cap au 250° sur 40,6 M. Ce cap permet de passer en arrière d'un premier TSS, et de couper à la perpendiculaire le second TSS. 

Jeudi 24 décembre : On sort du TSS vers 3h50, par 44°30' N et 013*00' E. On prend alors le cap 268 sur 27,4 M, pour rejoindre une bouée jaune éclairée qu'on laisse 600m au nord à tribord à 9h18 (le TSS de sortie de Ravenne laisse la bouée au sud). En continuant 1,95 M sur le même cap 268 on arrive un peu au sud de l'entrée de l'avant port de Ravenne (9h41). 0,30 M au nord nous permettent de rejoindre l'entrée sans emprunter le TSS (4mn, 9h45). 1,10 M au 256° permettent de rejoindre le môle d'entrée de la marina (9h58). Total depuis Klimno : 134 M.

Visite de Ravenne (bus pour la cité de Ravenne depuis la marina, visite et retour au bateau). 

 

Départ de Ravenne à 18h. De la marina de Ravenne on rejoint l'entrée du Canale Baiona en laissant proches à bâbord les moles de la marina et la rouge d'entrée du Canale Baiona. Parvenus au milieu de celle-ci, entre la rouge et la verte (4 mn à 3 kt, 18h04), on prend en suivant le chenal balisé par des bouées R et G au cap 080° sur 0,99 M (19 mn à 3 kt, 18h23). De la verte de sortie de l'avant port de Ravenne, prendre au 026° sur 31,76M. On met les voiles (10 mn) et on passe à 5 kt. Au bout de 2,26M, on traverse la ligne des 10m (19h). On continue encore 29,5 M sur ce même cap, en laissant quantité de feux, tous à bâbord. 

Vendredi 25 décembre : A 0h55 on laisse proche à bâbord une marque spéciale Fl(5)Y20s3Nm, quelques secondes après avoir vu au 270 une cardinale est Q(3)W10s4m6Nm. On est par 28-29m de fond. On prend alors au 350° su 7,4 M. on voit ainsi la marque spéciale Fl (5)Y20s6m5Nm qu'on laisse plein est à 1,21 M à 2h23. De là on oblique au 043° sur 8,1 M pour traverser entre les deux TSS et rejoindre l'Offshore. On sort du carrefour des TSS à 4h00. De là on prend au 360° sur 3,69 M pour laisser très proche à tribord la marque spéciale FlY2s3Nm (4h44). On oblique alors au 312° sur 11,5 M. Au bout de 7,2 M on coupe la ligne des 20m (6h10). A 7h02 on doit commencer à voir droit devant la marque spéciale FlY3s4m3Nm en limite de portée, et, nette à 11h du bateau, la tourelle Venezia FlW10s7m6Nm qui marque l'entrée du chenal balisé. On est dans 18,2m de fond. On pique directement sur la tourelle Venezia au 291° sur 3,120 M pour la laisser proche à bâbord à 7h41. On repère alors l'enfilade des bouées R et G du chenal d'accès à Venise, qu'on suit, d'abord au 302° sur 1,29 M° pour entrer dans le chenal entre les FlR2s6m5Nm et FlG2s6m5Nm situés au bout de chaque môle (7h56), puis au 300° sur 3,14 M dans le chenal (vitesse 3 kt, en visuel on suit l'alignement de FlG4s3m5NM et de FlW3s13m11NM).

Venise 2

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A 8h58 on arrive à un coude qui nous oblige à virer sur une sonde de 21m au 254° sur 0,33 M (6 mn). Nous arrivons ainsi à 9h04 sur une sonde de 18m (presque 19m), située au sud du FlG4s6m5Nm. De là, on oblique au 217° sur 0,57 M dans le Canale di San Nicolo (11 mn, profondeurs toujours supérieures à 10m, en visuel on va vers une Fl(3)Y9s6m5Nm plantée à l'intersection du canale San Nicolo et du canale delle Navi). A 9h15 sur des fonds de 10,9m on prend au 274° sur 0,33 M pour entrer dans le Canale delle Navi. On négocie alors (9h21) un coude en prenant au 325° sur 0,55 M jusqu'à taper à 9h32 la ligne des 10m devant l'entrée de la marina de Venise. 0,28 M au 279° permettent d'en franchir l'accès. Fonds de 5m partout dans la marina. Arrivée : 9h35. Bateau amarré dans Venise : 9h50. Total depuis Ravenne : 73 M. Total de la semaine : 352 M.

Visite de la ville, de ses îles et de ses lagunes, à pied et avec le bateau - planning à définir ensemble en fonction des envies des équipiers. Dîner dans Venise ou à bord, nuit à bord à Venise.

Venise 3

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Samedi 26 décembre : débarquement en fin de matinée pour ceux qui choisissent de ne passer qu'une semaine avec nous, embarquement pour ceux qui feront avec nous la seconde semaine et le retour de Venise à Biograd. Déjeuner à bord, avitaillement du bateau, safety brief, dîner à bord. Départ de Venise fixé à 20h.

Photos : Itinéraire de la première croisière, de Biograd à Venise tracé sur OpenCPN (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le Sun Odyssey 51 (1 et 2), DR ; Biograd, the marina (behind : the isle of pasman) (auteur/author Jean-no, August 2007) ; Biograd na Moru, 11 avril 2014 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le château de Sukosan, 19 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le port médiéval de Fosa (Zadar) 19 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Lever du soleil sur le port de Zadar, 20 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; L'église Saint-Donat et le Forum de Zadar (auteur/author Philippe Bensimon) ; Détail d'une colonne près du Forum de Zadar (auteur/author Philippe Bensimon) ; Départ de Zadar, 20 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Dauphins devant Nin, peu après Zadar, 20 février 2017 (auteur/auteur Philippe Bensimon) ; Le senneur Pauki au large de Vir, 20 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Devant Maun, 11 avril 2016 (auteur/author. Philippe Bensimon) ; Arrivée à Rab, 11 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Rab, clocher 12 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Rab, la ville (1 et 2), 11 avril 2016 (auteurauthor Philippe Bensimon) ; Coucher de soleil sur Rab, 11 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Arrivée à Krk, 12 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Krk, détail d'un puits, 21 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Krk, 12 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; La baie de Punat au petit matin 22 février 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Punat (auteur/author Philippe Bensimon) ; Kirk, lever du soleil, 13 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Krk, bateaux de pêche rentrant au lever du soleil 13 avril 2016 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Opatija,11 août 2013 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Déjeuner à Opatija, 2017 (auteur/author Philippe Bensimon) ; passage sous le pont de Sv Marko, 23 octobre 2019 (auteur/author Philippe Bensimon) ; dans l'Inshore entre Cres et le continent, 23 octobre 2019 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Tomates mozarella à bord, 23 octobre 2019 ; "The_good_Shepherd"_mosaic_-_Mausoleum_of_Galla_Placidia (Ve siècle, photo auteur/author Petar Milošević) ; Venise, 12 août 2013 (1 à 5), (auteur/author Philippe Bensimon) ; Le Sun Odyssey 51 au mouillage, 23 octobre 2019 (auteur/author Philippe Bensimon) ; Venise, 11 août 2013 (1 à 4) (auteur/author Philippe Bensimon).

Le Sun Odyssey Quint II au mouillage 231019

Venise 11 août 2013 7

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19 juin 2020

Prochaines croisières d'entraînement : l'Istrie (nord de la Croatie), Ravenne et Venise en décembre 2020 - Cruise in Croatia

Venise 3

Capture d’écran 2019-06-27 à 20

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Pour nos croisières d'entraînement de Noël et du Jour de l'an nous retournerons à Biograd (Croatie). De là nous irons à la découverte de l'Istrie (nord de la Croatie, et Ravenne et Venise en Italie. Nous remonterons la première semaine de Biograd à Opatija (la cité balnéaire de la Cour d'Autriche), en passant par les paysages somptueux du Velebitski Kanal. Une nuit de navigation nous conduira ensuite à Ravenne ; une deuxième nuit nous emmènera à Venise. La seconde semaine nous reviendrons de Venise à Biograd, avec un itinéraire, des mouillages et des escales complètement différents de ceux de la première semaine : archipel des Kornati, rivière Krka, etc.. Si la météo le permet, nous descendrons jusqu'à Split. Renseignements et inscriptions : +33 (0)6 81 34 65 31 tous les jours de 14h à 19h.

Capture d’écran 2019-06-27 à 20

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Vous trouverez ci-dessous un aperçu sommaire des étapes que nous allons parcourir. Biograd est située à 35 km de Zadar, en direction de Split. Depuis la France, le plus rapide est de prendre un vol pour Zadar, et de réserver un taxi pour rejoindre la marina de Biograd depuis l'aéroport de Zadar (65 euros pour quatre personnes, 85 euros pour un minivan pouvant accueillir jusqu'à 8 passagers). La solution la plus écologique - que j'ai adoptée - est un Flixbus (25 heures de car de Lyon à Biograd dont quatre heures d'escale à Rijeka à l'aller, et quatre heures d'escale à Zagreb au retour). C'est aussi la solution la plus économique : l'aller/retour coûte aujourd'hui 56 euros. La première semaine :

Samedi 19 décembre 2020 : Embarquement à Biograd. Installation à bord, check-in du bateau à 14h, avitaillement à 15h30h, safety brief à 18h, dîner à 20h dans une pizzeria de Biograd ou à bord.

Dimanche 20 décembre : départ à 7h, passage devant Zadar, visite du Velebitski kanal, arrivée à Pag à 19h (53 M parcourus dans la journée).

Lundi 21 décembre : départ de Pag à 6h, arrivée à Krk à 16h, visite de la ville, départ de Krk (cité médiévale) à 17h, mouillage dans la baie de Punat à 18h. Nuit au mouillage (53 M).

Mardi 22 décembre : départ de Punat à 8h, arrivée à Klimno (dans une baie très protégée) à 14h15 (31 M)

Mercredi 23 décembre : départ de Klimno à 6h, petit déjeuner et visite d'Opatija entre 8h et 10h, passage entre Cres et le continent et nuit de navigation 

Jeudi 24 décembre : arrivée à Ravenne (marina) à 10h (140 M depuis Klimno). Formalités, bus et visite de Ravenne et de ses mosaïques. Retour au bateau et départ à 18h.

Vendredi 25 décembre : arrivée à Venise à 8h (68 M). Visite des îles, des lagunes et des canaux : Murano, Lido, etc.

Total de la semaine 353 M.

Capture d’écran 2019-06-27 à 20

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Seconde semaine : Samedi 26 décembre : Journée à Venise, manœuvres dans les alentours le matin, théorie, changement d'équipage, avitaillement, visite safety brief, etc. Venise dispose aussi d'un aéroport desservi par les compagnies régulières. Départ de Venise à 20h.

Dimanche 27 décembre : arrivé à Pula à 11h, visite de Pula et de son amphithéatre romain, départ à 15h. Arrivée à Cres à 1h du matin (117 M depuis Venise).

Lundi 28 décembre : départ de Cres à 9h30, visite de Mali Losinj en soirée. Départ de Mali Losinj à 19h30, nuit de navigation dans l'Adriatique...

Mardi 29 décembre :... arrivée à l'entrée du Prolaz Mala Proversa à 8h (superbe passage qui relie l'Adriatique au Murtersko More), passage à Uvala Cuscica, arrivée à 11h30 à Sali, petit port sur l'île Otok Duji. Départ de Sali à 13h30 pour Hrmina (Otok Murter) où nous arriverons vers 18h30. Nuit à Hrmina (123 M depuis Cres).

Mercredi 30 décembre : Départ de Hrmina à 7h, remontée de la rivière Krka sur plusieurs milles (parc naturel), arrivée à Skradin à 14h. Visite de Skradin, départ à 15h. Arrivée à 16h45 à Sibenik, visite de la ville médiévale et de la cathédrale Saint Jacques - la première à avoir été dotée d'une voûte sans mortier (44 M depuis Hrmina). Départ vers minuit de Sibenik.

Jeudi 31 décembre : arrivée à 8h15 à Split (41 M depuis Sibenik). Visite de Split et du Palais de Dioclétien. Départ de Split à 14h, arrivée à Kaprije sur l'île du même nom à 22h. Nuit à Kaprije.

Vendredi 1er janvier 2021 : 7h départ de Kaprije, petit déjeuner à Muna sur Zirje (île voisine, tout fermé hors-saison) entre 8h et 9h, retour à Biograd à 14h ou plus tard (24 M, on peut aller déjeuner à Pakostane, station de vacances datant de l'époque romaine, ou/et consacrer l'après-midi à des exercices intéressants). Dîner dans le restaurant de la marina et dernière nuit à bord.

Samedi 2 janvier : départ du bateau avant 9h.

Total de la seconde semaine : 385 M.

Les plans de navigation détaillés de ces deux semaines seront publiés dans les jours qui viennent.

Capture d’écran 2019-06-27 à 20

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Nous aurons durant ces quinze jours un Sun Odyssey 51 de 15,35 m rénové en 2017, doté d'un pont en teck, de cinq cabines doubles, de quatre cabinets de toilette WC/douche, d'une glacière et d'un réfrigérateur, d'un convertisseur 12/220 volts, d'un propulseur d'étrave, d'un radar, d'une annexe avec moteur hors-bord, etc. GV et génois sont sur enrouleurs (cf. photos illustrant cet article). 

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Vous avez trois possibilités pour embarquer avec nous : du samedi 7 mars au samedi 14 mars (de Biograd à Venise), ou bien du  samedi 14 mars au samedi 21 mars (de Venise à Biograd en passant par le passage du Prolaz Mala Proversa et Split, itinéraire complètement différent de celui de la première semaine) ; et enfin, vous avez la possibilité de faire le circuit complet du samedi 7 mars au samedi 14 mars. La participation aux frais du bateau est fixée à 450 euros par semaine pour une personne occupant seule une cabine double, et la même somme pour un couple occupant à deux la même cabine.

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Le but de ces croisières est de permettre aux gens de découvrir dans une ambiance agréable et joyeuse ce qu'est la vie à bord d'un bateau, dans une optique expédition et un esprit voyage, très différent de l'esprit régate ou de l'esprit voile pure. Nous allons naviguer de façon traditionnelle, à la carte et au compas de relèvement, et voir la plupart des manœuvres de port, de mouillage, de prise de corps mort et de récupération d'homme à la mer, le tout de jour comme de nuit. Nous aurons à chaque semaine au moins une nuit complète de navigation. L'un des objectifs étant la découverte de la navigation de nuit, nous n'hésiterons pas à rallonger les journées  en prenant notre temps pour visiter, etc. Les quarts se feront toujours à trois, de jour comme de nuit, sous la surveillance du skipper. L'eau sera à 13°C à Zadar, 10°C à Venise, un peu fraîche pour se baigner sans combinaison. Nous participerons aussi lors de ces deux semaines à un programme de recherche en sciences participatives (observation des animaux marins).

La Croatie possède le plus grand archipel de l'Adriatique (698 îles, sans compter les îlots et récifs). Si participer avec nous à ces superbes semaines de découverte vous intéresse, contactez-nous rapidement au 06 81 34 65 31.

Le Sun Odyssey Quint II au mouillage 231019

The purpose of these cruises is to allow people to discover in a pleasant and joyful atmosphere what is life on board a boat, in an expedition and a trip spirit, very different from the regatta spirit or the pure sailing spirit. We will sail in a traditional, a la carte and bearing compass, and see most maneuvers maneuvering, anchoring, picking and recovery man overboard, all day and night . In each week we will have one or three full night of navigation. One of the objectives being the discovery of night sailing, we will not hesitate to lengthen the days by taking our time to visit, etc. Shifts will always be three, day and night, under the supervision of the skipper. The water will be at 13° C in Zadar, 10°C i Venezia. We will also participate in these two weeks in a research program in participatory science (marine animal observation).

Croatia has the largest archipelago in the Adriatic (698 islands, not counting the islets and reefs). If to participate with us in these superb weeks of discovery interests you, contact me quickly with +33 6 81 34 65 31 (this works with WhatsApp).

Photos : 1. Venise, août 2014 ; photos 2 à 15: Sun Odyssey 51. Auteurs/authors : 2 à 14, photothèque du loueur, droits réservés. Autres photos : Philippe Bensimon.

18 juin 2020

Retour en force de la pollution plastique : pour une action publique claire et incitative

L’association No plastic in my sea, Gifts for Change, 38 associations dont la nôtre, et des entreprises et personnalités engagées pour l’écologie et l’économie circulaire se mobilisent contre le retour en force du plastique à usage unique. Découvrez cet appel publié hier sur notre blog et dans Ouest France (https://www.ouest-france.fr/environnement/pollution/point-de-vue-retour-de-la-pollution-plastique-pour-une-action-publique-claire-et-incitative-6871865).

Plastiques à usage unique 180620

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17 juin 2020

"Retour de la pollution plastique : pour une action publique claire et incitative" - T2A est signataire de la tribune

Nous sommes 40 associations, entreprises et personnalités engagées pour l’environnement et l’économie circulaire cosignataires de cette tribune publiée dans Ouest France, à l’initiative de l’association No Plastic in My Sea et de la start-up française Gifts for change. Nous nous mobilisons pour une action publique claire et incitative pour lutter contre le recours massif au plastique à usage unique.Face à la crise, il s’agit d’alerter sur l’urgence de mieux concilier protection des personnes et protectionde l’environnement. Le hashtag officiel de cette opération est #StopPollutionPlastique. Notre tribune collective est à lire dans Ouest France ce matin #StopPollutionPlastique (https://www.ouest-france.fr/environnement/pollution/point-de-vue-retour-de-la-pollution-plastique-pour-une-action-publique-claire-et-incitative-6871865).

 

Des déchets problématiques en volume et en nature

Avant toute chose, de quoi parlons-nous ? Nous parlons d’un retour en force des plastiques et de l’usage unique dans des dispositifs mis en place dans l’urgence : masques, gants, parois en plexiglas, équipements de protection jetables… La protection des personnes doit évidemment être une priorité, mais le recours trop systématique à la facilité de l’usage unique, à la plastification et au suremballage génère des volumes soudains de déchets, des difficultés de tri et de traitement, et enfin des pollutions et des risques de contamination. Prenons le seul exemple du masque : si chaque Français utilise 2 à 3 masques jetables par jour, ces masques étant composés de plus de 5 g de plastique, 60 millions de Français pourraient générer en un an plus de 300 000 tonnes de déchets plastiques supplémentaires.

Nous parlons ensuite d’une dramatique banalisation et d’une confusion autour du « jetable », de ce fameux « usage unique » : masques toujours, mais aussi lingettes nettoyantes, bouteilles… Confusion reposant sur l’idée souvent fausse que le jetable offrirait une meilleure protection. Nous saluons la position ferme du gouvernement et de l’Europe face à l’opportunisme de certains lobbies de l’industrie plastique qui voulaient profiter de cette confusion pour obtenir un recul des réglementations environnementales. Mais, le recul est déjà là ! Dans les commandes d’objets de protection individuelles qui se sont tournées massivement vers l’usage unique alors que des alternatives réutilisables, normées, performantes et accessibles existent, dans le suremballage en grande distribution, dans le recours massif aux solutions “à emporter” ou à la livraison.

On peut protéger en générant moins de déchets et moins de pollution

Pourtant les solutions existent, fondées sur la réduction des déchets et le réemploi. Notre pays dispose d’un écosystème entrepreneurial et associatif riche, particulièrement engagé et innovant sur les questions liées à l’économie circulaire. Nous avons su réagir rapidement et produire en France en un temps record des masques lavables conformes au cahier des charges Afnor. Les magasins de vrac ont réorganisé leurs modes de vente et renforcé leurs règles d’hygiène. Les acteurs du secteur de l’eau ont poursuivi leur travail, permettant d’écarter tout risque de contamination, et des entreprises innovantes développent des solutions pour éviter les bouteilles en plastique jetables. Des pharmacies proposent de re-remplir les contenants de gel hydro alcoolique, des startups et associations imaginent enfin des solutions consignées, particulièrement utiles avec le recours massif aux repas “à emporter”…

Nous appelons l’État et les collectivités à communiquer sur ces initiatives, à rassurer sur la qualité de l’eau du robinet, à mettre en place des leviers de persuasion et d’incitation, à privilégier les offres réutilisables dans la commande publique, et notamment les masques lavables dans le cadre de la constitution de nouveaux stocks ! Nous souhaitons que certaines fiches métiers de déconfinement publiées par le Ministère du travail soient révisées, car trop axées sur l’usage unique. Enfin, nous appelons les fédérations professionnelles et la grande distribution à travailler sur des pratiques moins génératrices de déchets, tout en protégeant autant leurs équipes que les consommateurs.

(*) Signataires :

Alexis Kryceve, Gifts for Change

Muriel Papin, No Plastic in My Sea

Jean Moreau, Phenix

Laetitia Van De Walle, Lamazuna

Stéphane Le Diraison, TIME FOR OCEANS

Tanguy de Lamotte, Navigateur

Xavier Parenteau, Herry Conseil

Gérard Bellet, Jean Bouteille

Flore Berlingen, Zero Waste France

Hélène de la Moureyre, Bilum

Emery Jacquillat, Camif

Florence Baitinger, Gobi

Béatrice Eastham, Green Evénements

Shu Zhang, Pandobac

Pierre-Emmanuel Saint-Esprit, Hellozack

Joffrey Peltier, Opération Mer Propre

Stéphane Champion et Dominique Bizaoui, Citizen Wave

Alexandre Mounier, 1 déchet par jour

Bruno Dumontet, Expédition med

Tania Pacheff, Cantine sans plastique France

Thibault Lamarque, Castalie

Simon Bernard, Plastic Odyssey

Christian Laplaud, Altereo

Philippe Bensimon, Expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier

Romain Pillard, Use it again

Fabrice Faurre, Société Coopérative d’Intérêt Collectif TÉO

Antoine Gillain, BUBBLeIT !

Justine Laurent et Brieuc Saffré, Circulab

Patrick Deixonne, Expedition 7eme continent

Celia Rennesson, Réseau vrac

Véronique Moreira, WECF France

Arthur Le Vaillant, Navigateur

Romain Troublé, Fondation Tara Océan

Antoine Dedobbeler, Sodastream

Antoine Lemarchand, Fondation Nature & Découvertes

Antidia Citores, Surfrider Foundation Europe

Eric Boël et Antoine Saint Pierre, Les Tissages de Charlieu

Guillaume Gibault, Le Slip Français

Stéphane Guis, Hudi

Elizabeth et Nicolas Soubelet, Squiz

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13 juin 2020

De Vela Garska (Hvar) à Biograd - Samedi 21 mars 2020 - Training cruise, from Vela Garska to Biograd

Réveil à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1)

Réveil à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (2)

Calanque de Vela Garska (côte sud de Hvar, Croatie), samedi 21 mars 2020. Réveil à 7h. Départ à 7h10 avec l'annexe pour récupérer l'aussière à terre. La manœuvre se fait très vite : il nous suffit de haler l'annexe le long de l'aussière (restée à poste à l'arrière du bateau durant la nuit) pour atteindre les rochers. Monter au bollard, défaire les tours morts et les deux demi-clefs qui retiennent l'aussière se fait en quelques secondes. Je me charge de la manœuvre pendant qu'Olivier qui m'accompagne vérifie que le dinghy ne s'éloigne pas de la côte. 

Vela Garska, écupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (1)

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (4)Tout cela ne nous prend que sept minutes. Le retour au bateau où nous attend Claude se fait de la même manière, en halant l'annexe le long de l'aussière, que nous récupérons au fur et à mesure. A 7h30 Olivier hisse l'annexe sur le pont à l'avant du bateau ; quelques instants plus tard elle est solidement arrimée par un point à l'avant et deux points à l'arrière. 

Vela Garska, écupération de l'annexe, samedi 21 mars 2020

Vela Garska, on relève l'ancre, samedi 21 mars 2020

 Dix minutes après nous remontons l'ancre, et à 7h50 nous quittons la calanque de Vela Garska. Je prends la barre pour quelques instants. La météo est au rendez-vous : vent d'est faible, vagues de dix centimètres, grand beau. Nous longeons la côte vers l'est, passons devant Mala Garska, et nous arrivons au port de Hvar à 8h40. 

Départ de Vela Garska, samedi 21 mars 2020

Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020 (2)

Uvala Podstine, entre Mala Garska et Hvar, samedi 21 mars 2020

Hvar, samedi 21 mars 2020 (1)

Hvar est un joli village, qui porte le même nom que l'île qui l'abrite - comme c'est souvent le cas en Croatie. Le "Guide du routard" le décrit comme "Le Saint-Tropez de la Croatie". C'est peut être le cas en plein été. Hors-saison, c'est un village tranquille, centré sur une immense place en marbre au bout de laquelle trône l'église. Un grand supermarché à une rue de l'église offre tout pour l'avitaillement du bateau - sauf du gaz. Aujourd'hui, le château qui domine la ville se découpe sur l'azur du ciel. Aucun ferry ni aucun voilier n'occupent le quai. Il y a juste quelques petites barques de pêche qui attendent, amarrées au fond du quai bordé de palmiers. Lorsque nous approchons du quai, un policier nous dit d'aller chercher notre gaz dans la seconde baie à gauche. C'est une baie que je ne connais pas encore.

Hvar, en route vers la seconde baie, samedi 21 mars 2020

Quelques minutes plus tard je découvre pour la première fois la seconde baie de Hvar. S'y entassent un bric-à-brac invraisemblable de bateaux, emmélés les uns à côté des autres, a tel point qu'il est impossible d'avancer jusqu'à la station des carburants INA. Pas question non plus de mouiller l'ancre (nous ne pourrions jamais la récupérer), ni d'arriver suffisamment près d'un quai pour prendre une pendille. Nous trouvons un corps mort qui nous paraît suffisamment solide et à 9h le Quint II est amarré. Nous remettons l'annexe à l'eau, et fixons notre petit moteur hors-bord sur son tableau arrière. Je laisse le bateau aux bons soins de Claude et Olivier. Equipé d'un masque FFP2, je pars avec l'annexe rejoindre le dépôt INA. Là, les employés me font signe de ne pas m'amarrer. Ils m'expliquent qu'ils n'ont pas de gaz. Compte tenu des indications du policier qui nous a parlé depuis le quai, je pense plutôt qu'ils n'ont pas envie de faire du commerce avec moi. Retour au bateau.

Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (2)

Là,  une mauvaise surprise m'attend. Olivier me signale qu'une pendille de très fort diamètre a du se prendre dans l'hélice du Quint II. On la voit qui ressort derrière le bateau, tendue. Je n'ai plus la GoPro perdue quelques jours plus tôt pour le vérifier en l'immergeant au bout d'une perche, mais la confirmation arrive très vite : notre moteur, bloqué, ne démarre plus. Olivier, échaudé par ses précédentes baignades, n'a plus envie de se remettre à l'eau, et j'enfile ma petite combinaison Lycra. Parvenu sous la coque, je découvre que la pendille, énorme, n'a pas réussi à s'entortiller au tour de l'arbre d'hélice. Elle a fait deux tours et demi, qui ont suffi à bloquer le moteur. Je réussis sans trop de difficulté à libérer le premier tour. La tension, très forte, rend difficile la libération du tour suivant, et je remonte prendre de l'air. Des policiers sont là, dans une petite vedette à moteur. Il nous expliquent en anglais que la plaisance est désormais interdite en Croatie du fait de la pandémie de covid-19. Nous devons impérativement regagner Biograd et restituer le bateau à notre loueur. Ils ont déjà contacté celui-ci. Nous n'avons pas le droit de faire escale d'ici là. Nous devons aussi leur envoyer une copie de nos passeports. Je leur confirme que nous avons l'habitude de naviguer de nuit, et que le retour à Biograd (une nuit de navigation) ne posera pas de difficulté. Les policiers m'interdisent aussi de replonger pour dégager la pendille de l'hélice ; ils vont nous envoyer gratuitement un plongeur qui va s'en charger. A 10h20 je prends en photo avec mon iPhone la toute nouvelle liste d'équipage que notre loueur nous a fait parvenir hier par mail. Elle est visée sur un document officiel aux armoiries de la Croatie. Je prends également les photos de chacun de nos passeports.

Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (3)

A 10h35 le plongeur de la police est venu et a libéré notre bateau. Nous quittons la seconde baie de Hvar, et prenons le chemin du retour, au cap 306°. A 10h40 j'envoie par SMS les photos de nos passeports et de la liste d'équipage au numéro de téléphone de la police de Hvar. Le beau temps est toujours là. Les vagues font désormais une trentaine de centimètres. Nous bénéficions d'un vent d'est de 8 kt. Sous grand-voile et génois, tantôt au vent arrière et tantôt au grand largue, ce vent va pousser notre bateau à quatre nœuds jusqu'en fin d'après-midi. La météo nous indique : "vents forcissant dans la nuit du 21 au 22 mars".

A 18h, le point nous place à l'ouest du Drvenicki Kanal, et au sud de Primosten, jolie presqu'ile dominée par une église et son cimetière, eux-mêmes juchés sur une petite colline. Le vent d'est est tombé à 3 k, les vagues ne font plus que 20 cm de haut. Cependant, la mer nous porte, et nous conservons malgré cela trois nœuds de vitesse sur le fond. Nous avons pris au 340° pour passer de nuit entre les îles Zirje et Kakan, dans le Zirjanski Kanal.

Deux heures plus tard, le vent est complètement tombé, et nous mettons le moteur. La mer continue à nous porter, et un régime de 1.500 trs/mn suffit à nous faire avancer à 5,6 nœuds sur le fond. Nous avons presque atteint la latitude de Primosten. Nous corrigeons notre route au cap 320°, puis trente-cinq minutes plus tard au cap 307°, dans l'optique de passer juste au sud de l'écueil Hrid Bosnjak et de son feu Fl R 5s 35m 5Nm. A 21h30 c'est chose faite, nous sommes 100 m à l'ouest du feu. Notre vitesse, tombée une heure plus tôt à 4 kt, est remontée à 5 kt. Nous entrons dans le Zirjanski Kanal, et remontons celui-ci au cap 307°, en longeant la côte ouest de la longue île Kakan. Une heure plus tard, nous arrivons à l'extrémité nord de l'île, où nous corrigeons nélèrement notre cap, passant au 304°. Nous dînons tardivement, avec des avocats entrée, un poulet au curry et une tarte garnie de pommes, de poires et de kiwis. A 23h30, nous passons à l'ouest du danger isolé Plic Cavlin. Le ciel est clair, nous nous dirigeons vers le feu Fl(3) 10s Prisnjak. 

 

Dimanche 22 mars. A 0h45, je note sur le livre de bord le point GPS : 43°50'N, 15°53'E. Nous avons laissé à tribord depuis quelques minutes le phare de l'îlot Prisnjak, et nous obliquons au 320°. Sur ce cap, notre vitesse fond tombe à 4,6 kt - c'est amplement suffisant pour nos dernières heures de croisière. Olivier est à la barre, et surveille le pilote automatique. Assis à la table à cartes, je fais la navigation et la caisse de bord. L'idée est maintenant de passer entre l'île Vrgada à bâbord et l'îlot Artica à tribord. En même temps que j'enregistre les factures sur un tableur, je contrôle la route sur le radar du bord, en comparant l'image radar et la carte marine du secteur affichée sur OpenCpn.

A 1h15, nous passons à l'ouest de l'îlot Artica. Nous conservons le cap, et embouquons le chenal entre la grande île Pasman que nous laissons à bâbord et le continent. Très bien signalé par de nombreux feux, ce chenal qui aboutit au Pasmanski Kanal passe juste devant Biograd. L'arrivée de nuit dans le port de Biograd est délicate. Le vent s'est levé. Je connais mal le port, et nous cheminons un bon moment dans des travées étroites entre les pontons, où les manœuvres sont parfois difficiles pour un bateau de la taille du nôtre, avant de réaliser que le ponton B6 où nous pensions devoir garer notre bateau est complet. Notre place à été prise. A 3h30, nous finissons par décider de nous amarrer sur pendille dans une place disponible au ponton B5. C'est la fin de notre croisière. L'équipage, fatigué par une journée longue et assez riche en évènements, va se coucher. Vers neuf heures du matin, nous verrons Marco, le marin du loueur, venir faire le check-out du bateau ; je lui ai préparé dans la nuit une petite liste des principaux points à revoir sur le Quint II. Je crois que son plongeur est déjà passé inspecter la coque, à la recherche d'un talonnage éventuel. Marco nous autorise très gentiment à passer encore la journée du dimanche 22 et une nuit à bord : tous les cars ont été supprimés, et la seule façon de rentrer en France est pour nous de prendre un avion le lundi matin à Zagreb. Un taxi viendra nous prendre à la marina de Biograd à 4h30 pour nous conduire à 7h à l'aéroport de Zagreb. 

 

Lundi matin, 4h. Je suis à peine réveillé que mon téléphone sonne : le chauffeur est déjà au ponton. La bora, ce vent catabatique d'une violence extrême, s'est levée et a coupé les routes de l'itinéraire normal qui passe par des cols de montagne. Notre taxi va devoir faire des détours pour arriver à Zagreb, et souhaite partir dès que possible. Une demi-heure plus tard, nous serons prêts - mais pas avant. Nous laissons le bateau ouvert, et prenons la direction de la barrière d'entrée de la marina, où nous attend notre chauffeur. Pour nous, c'est la fin de notre croisière... Nous arriverons à temps à l'aéroport. Tout est désert, à Zagreb comme à Charles de Gaulle. Quelques rares personnes prennent encore le métro parisien. Gare de Lyon, les bureaux de vente et d'information son fermés, et s'asseoir sur les bancs pour attendre un train est devenu interdit. Des policiers m'obligent à m'allonger par terre, ce qui est sans doute la pire stupidité en terme d'hygiène et de protection contre le Sars-cov-2. Je finis par attraper un train pour l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. De là, une navette m'emmènera à la gare de Lyon Part-Dieu, et un  dernier train me ramènera chez-moi.

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 3)

 

Calanque de Vela Garska (south coast of Hvar, Croatia), Saturday March 21, 2020. Wake up at 7am. Departure at 7:10 am with the annex to recover the hawser ashore. The maneuver is done very quickly: we just have to haul the tender along the hawser (remained stationed at the back of the boat overnight) to reach the rocks. 

Vela Garska, écupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (2)

Going up to the bolard undoing the dead towers and the two half-keys which hold the hawser is done in a few seconds. I take charge of the maneuver while Olivier who accompanies me checks that the dinghy is not moving away from the coast. It only takes us seven minutes. The return to the boat where Claude is waiting for us is done in the same way, by hauling the tendisière d'hiver, er along the hawser, which we recover as we go along. At 7:30 am Olivier hoists the tender on the deck at the front of the boat; a few moments later it is firmly secured by a point at the front and two points at the rear. Few minutes later we go up the anchor, and at 7.50 am we leave the cove of Vela Garska. I take the helm for a few moments. The weather is at the rendezvous: light east wind, ten-centimeter waves, great weather. We follow the coast to the east, pass Mala Garska, and we arrive at the port of Hvar at 8:40 am. Hvar is a pretty village, which bears the same name as the island that shelters it - as is often the case in Croatia. The "Backpacker's Guide" describes it as "The Saint-Tropez of Croatia". This may be the case in the middle of summer. Out of season, it is a quiet village, centered on a huge marble square at the end of which stands the church. A large supermarket one street from the church offers everything for fueling the boat - except gas. Today, the castle which dominates the city stands out against the azure sky. No ferry or sailboat occupies the dock. There are just a few small fishing boats waiting, moored at the bottom of the palm-lined dock. When we approach the wharf, a police officer tells us to get our gas in the second bay on the left. It is a bay that I do not yet know. A few minutes later I discover for the first time the second bay of Hvar. A pile of implausible odds of boats are piled up there, tangled up next to each other, so much so that it is impossible to advance to the INA fuel station. No question either of anchoring the anchor (we could never get it back), or of arriving close enough to a quay to take a pendulum. We find a dead body which seems sufficiently solid to us and at 9h the Quint II is moored. We put the tender back in the water, and fix our small outboard motor on its transom. I leave the boat in the good care of Claude and Olivier. Equipped with a FFP2 mask, I leave with the annex to join the INA depot. There, the employees signal me not to moor. They explain to me that they have no gas. Given the indications of the policeman who spoke to us from the dock, I rather think that they do not want to trade with me. Back to the boat. There, a bad surprise awaits me. Olivier tells me that a very large pendulum had to be caught in the propeller of Quint II. We see her coming out behind the boat, tense. I no longer have the GoPro lost a few days earlier to check it by submerging it at the end of a pole, but confirmation comes very quickly: our engine, blocked, does not start anymore. 

Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020

Olivier, scalded by his previous swimming, no longer wants to get back in the water, and I put on my little Lycra suit. Arrived under the hull, I discover that the huge pendulum has failed to twist around the propeller shaft. She did two and a half laps, which was enough to block the engine. I manage without too much difficulty to free the first round. The tension, very strong, makes it difficult to release the next lap, and I go back up to get some air. Police are there in a small motorboat. He explains to us in English that boating is now prohibited in Croatia due to the covid-19 pandemic. We must return to Biograd and return the boat to our rental company. They have already contacted him. We do not have the right to stop over here. We also need to send them a copy of our passports. I confirm to them that we are used to sailing at night, and that the return to Biograd (one night of navigation) will not pose any difficulty. The police also forbid me to dive to free the pendulum from the propeller; they will send us a diver for free who will do it. At 10:20 am I take a photo with my iPhone of the brand new crew list that our rental company sent us by email yesterday. It is referred to on an official document with the coat of arms of Croatia. I also take photos of each of our passports. At 10.35 am the police diver came and released our boat. We leave the second bay of Hvar, and take the way back, at cap 306 °. At 10.40 am I send by SMS the photos of our passports and the crew list to the telephone number of the Hvar police. The good weather is still there. The waves are now about thirty centimeters. We benefit from an east wind of 8 kt. Under mainsail and genoa, sometimes downwind and sometimes at the big drop, this wind will push our boat at four knots until the end of the afternoon. The weather tells us: "winds forcing the night of March 21-22".

 

Hvar, samedi 21 mars 2020 (2)

At 6 p.m., the point places us to the west of Drvenicki Kanal, and to the south of Primosten, a pretty peninsula dominated by a church and its cemetery, themselves perched on a small hill. The east wind has dropped to 3 k, the waves are only 20 cm high. However, the sea carries us, and we still keep three knots of speed on the bottom. We took 340 ° to spend the night between the Zirje and Kakan islands, in the Zirjanski Kanal. Two hours later, the wind is completely gone, and we start the engine. The sea continues to carry us, and a speed of 1,500 rpm is enough to make us advance at 5.6 knots on the bottom. We have almost reached the latitude of Primosten. We correct our course at heading 320 °, then thirty-five minutes later at heading 307 °, with a view to passing just south of the Hrid Bosnjak reef and its traffic light Fl R 5s 35m 5Nm. At 9:30 p.m. it's done, we are 100 m west of the traffic light. Our speed, which fell an hour earlier to 4 kt, rose to 5 kt. We enter the Zirjanski Kanal, and go up this one to cap 307 °, along the west coast of the long Kakan Island. An hour later, we arrive at the north end of the island, where we slowly correct our course, going to 304 °. We have a late dinner with avocado, a curry chicken and a pie topped with apples, pears and kiwis. At 11:30 p.m., we pass west of the isolated danger Plic Cavlin. The sky is clear, we are heading towards the fire Fl (3) 10s Prisnjak. At 0:45, I note on the log book the GPS point: 43 ° 50'N, 15 ° 53'E. We have left to starboard for a few minutes the lighthouse of Prisnjak islet, and we turn at 320 °. On this heading, our bottom speed drops to 4.6 kt - that's more than enough for our last hours of cruising. 

 

Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020

Olivier is at the helm, watching the autopilot. Sitting at the chart table, I do the navigation and the checkout. The idea is now to go between Vrgada Island to port and Artica Island to starboard. At the same time as I record the invoices on a spreadsheet, I control the route on the on-board radar, by comparing the radar image and the nautical chart of the corner displayed on OpenCpn. At 1:15 am, we pass to the west of the Artica islet. We stay the course, and muddy the channel between the big Pasman Island that we leave to port and the mainland. Very well signaled by numerous lights, this channel which ends at Pasmanski Kanal passes just in front of Biograd. The arrival at night in the port of Biograd, where the wind has risen, is delicate. I do not know the port well, and we are going for a long time in narrow bays between the pontoons, where maneuvers are sometimes difficult for a boat the size of ours, before realizing that the pontoon B6 where we thought we should park our boat is full. Our place has been taken. At 3:30 am, we finally decide to moor on a pendulum in a place available at pontoon B5. It's the end of our cruise. The crew, tired by a long day and quite eventful, will go to bed. Around nine in the morning, we will see Marco, the sailor's sailor, come to check out the boat; I prepared a small list of the main points to review on Quint II during the night. I believe her diver has already gone to inspect the hull, looking for any tailgating. Marco kindly authorizes us to spend the day of Sunday 22nd and a night on board again: all the buses have been deleted, and the only way to return to France is for us to take a plane on Monday morning in Zagreb. A taxi will pick us up at the Biograd marina at 4:30 am to take us to Zagreb airport at 7:00 am. 

Monday morning, 4:00. I am barely awake when my phone rings: the driver is already at the pontoon. The bora, this catabatic wind of extreme violence, rose and cut the roads of the normal route which passes through mountain passes. Our taxi will have to make detours to arrive in Zagreb, and wishes to leave as soon as possible. Half an hour later, we will be ready - but not before. We leave the boat open, and take the direction of the entrance barrier to the marina, where our driver is waiting for us. For us, this is the end of our cruise ... We will arrive at the airport in time. Everything is deserted, in Zagreb as in Charles de Gaulle. A few rare people still take the Paris metro. Gare de Lyon, sales and information offices are closed, and sitting on the benches to wait for a train has become prohibited. The police force me to lie down on the ground, which is probably the worst stupidity in terms of hygiene and protection against the Sars-cov-2. I end up catching a train for Lyon Saint-Exupéry airport. From there, a shuttle will take me to the Lyon Part-Dieu station, and a last train will take me home.

Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1)

 

Photos :  Réveil à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1 et 2) ; Vela Garska, récupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (1) ; Le Sun Odyssey 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (1) ; Vela Garska, récupération de l'annexe, samedi 21 mars 2020 ; Vela Garska, on relève l'ancre, samedi 21 mars 2020 ; Départ de Vela Garska, samedi 21 mars 2020 ; Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020 ; Uvala Podstine, entre Mala Garska et Hvar, samedi 21 mars 2020 ; Hvar, samedi 21 mars 2020 (1) ; Hvar, en route vers la seconde baie, samedi 21 mars 2020 ; Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (1 et 2) ; Le Sun Odyssey) 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (2) ;  Vela Garska, récupération de l'aussière à terre, samedi 21 mars 2020 (2) ; Entre Vela Garska et Mala Garska, samedi 21 mars 2020 ; Hvar, samedi 21 mars 2020 (2) ; Hvar, dans l’entrée de la seconde baie, samedi 21 mars 2020 (1 et 3) ; Le Sun Odyssey) 51 Quint II à Vela Garska, samedi 21 mars 2020 (3). Auteur/author : Philippe Bensimon. Vidéo : De Vela Garska à Biograd, samedi 21 mars 2020. Réalisation : © Philippe Bensimon 2020.

 

 

08 juin 2020

T2A soutient la Tribune de No Plastic in My Sea

no_plastic_in_my_sea - copie-1

L'expédition Tour des deux Amériques a reçu de l'association No Plastic in My Sea le courriel dont voici un extrait :
"Je me permets de vous contacter suite à la dernière réunion du CFO sur le reporting extra financier. 
Nous (l’association No Plastic In My Sea et l’entreprise Gifts for change) avons conçu une tribune co-signée par des acteurs associatifs et économiques pour une meilleure prise en compte de la pollution grandissante due au retour en force de l’usage unique et du plastique. Et pour inciter le gouvernement à proposer des solutions plus circulaires.
Nous vous proposons de la signer si elle vous convient (dans des délais très courts mais nous n’avons pas pu faire mieux :).
Muriel Papin
No plastic in my sea."
Après lecture, nous avons décidé de soutenir officiellement la tribune ci-dessous, qui sera publiée cette semaine dans le journal Le Monde et le JDD : 

 

Retour en force de la pollution plastique : pour une action publique claire et incitative. 

Nous voici donc déconfinés. Libres, enfin, de tous nos mouvements ou presque. Conscients, cette fois, que tous nos gestes vont désormais compter pour protéger nos concitoyens. Inquiets, sans doute, des nouvelles conséquences susceptibles d’apparaître dans les jours, semaines et mois qui viennent. Et pour cause… Toutes et tous, individuellement, acteurs privés et associatifs de l’économie circulaire et régénératrice, avons tenté d’alerter, avec la mesure imposée par cette situation exceptionnelle, sur les impacts écologiques insuffisamment considérés du retour en force de l’usage unique et du plastique. Nous avons aujourd’hui pris le parti de nous réunir, pour alerter sur l’urgence de mieux concilier protection des personnes et protection de l’environnement. Nous devons à tout prix éviter de voir des milliers de tonnes de déchets plastiques non recyclables envahir nos rues, nos littoraux, nos océans, et accélérer encore davantage une pollution environnementale que la loi antigaspillage pour une économie circulaire avait pour ambition de réduire. 

Des déchets problématiques en volume et en nature 

Avant toute chose, de quoi parlons-nous ? Nous parlons d’un retour en force des plastiques et de l’usage unique dans des dispositifs mis en place dans l’urgence pour éviter une seconde vague de contamination : masques, gants, parois en plexiglas, équipements de protection jetables … La protection des personnes doit évidemment être une priorité mais le recours trop systématique à la facilité de l’usage unique, à la plastification et au suremballage génère des volumes soudains de déchets, des difficultés de tri et de traitement, et enfin des pollutions et des risques de contamination. 

Ces déchets sont problématiques d’une part du fait du volume soudain généré, car il s’agit bien de millions d’objets à usage unique, et sans doute très prochainement de milliards.... Prenons le seul exemple du masque : si chaque Français utilise 2 à 3 masques chirurgicaux jetables par jour, ces masques étant composés de plus de 5g de plastique, 60 millions de Français pourraient générer sur une année plus de 300.000 tonnes de déchets plastiques nouveaux. C’est l’équivalent de notre production annuelle de bouteilles jetables. Et ce chiffre ne tient pas même compte des emballages et des sacs plastique dans lesquels il est recommandé de les jeter. 

D’autre part, ces objets devenus très rapidement déchets ne seront pas recyclés car potentiellement contaminés. Ils peuvent, et doivent, disposer d’alternatives écologiques, qui resteront efficaces et accessibles économiquement pour tous les citoyens et toutes les entreprises... 

Nous parlons ensuite d’une dramatique banalisation et d’une confusion autour du « jetable », de ce fameux « usage unique » qui nous a déjà tant fait de mal : masques toujours, mais aussi lingettes nettoyantes, emballages individuels pour les plats à emporter, bouteilles jetables … Confusion reposant sur l’idée souvent fausse que le jetable offrirait une meilleure protection. Confusion préjudiciable entre usage unique et usage personnel. Cette banalisation a pour effet immédiat un certain nombre de comportements individuels inadaptés, d’ores et déjà illustrés et dénoncés par de nombreuses municipalités, par des éboueurs catastrophés, par des agents intervenant sur des canalisations bouchées ou plus récemment des plongeurs scandalisés. 

Oui, nous avons un problème, et il faut le nommer. Nous saluons la position ferme du gouvernement et de l’Europe face à l’opportunisme de certains lobbies de l’industrie plastique qui voudraient profiter de cette confusion pour obtenir un recul des réglementations environnementales. Mais, le recul est déjà là ! Dans les commandes d’objets de protection individuelles qui se sont tournées massivement vers l’usage unique alors que des alternatives 

réutilisables, normées, performantes et accessibles existent, dans le suremballage en grande distribution, dans le recours massif au take away ou à la livraison de repas. 

Aussi, nous pensons que l’Etat doit réagir a minima pour rappeler les bons gestes de tri. Mais surtout pour réviser certaines fiches métiers de déconfinement publiées par le Ministère du travail qui privilégient trop l’usage unique et pour informer et inciter à une préférence systématique pour les solutions de protection les mieux-disantes sur le plan écologique. Il est urgent de réinstaurer une approche de prévention des déchets et de ne pas réduire l’action publique au tri et au traitement. 

On peut protéger en générant moins de déchets et moins de pollution 

La bonne nouvelle, c’est que des solutions plus circulaires existent, fondées sur la réduction des déchets et le réemploi. Nous avons parfaitement conscience du caractère inédit de notre situation, ainsi que de la nécessaire priorisation des enjeux qui vous incombe, mais nous le savons : la planète n’attend pas. Nous sommes ici pour vous rappeler également que notre pays dispose d’un écosystème entrepreneurial et associatif riche, et particulièrement engagé et innovant sur les questions liées à l’économie circulaire. Nous sommes tous prêts à aller plus loin, à travailler davantage, à tout imaginer pour proposer aux Français.es des solutions du quotidien qui sachent les protéger, tout en préservant les générations futures… Et nous nous y employons toutes et tous quotidiennement, parfois de longue date. 

Nous avons su réagir rapidement et produire en France en un temps record des masques lavables et réutilisables conformes au cahier des charges AFNOR. Les magasins en vrac ont adopté leurs pratiques et renforcé leurs règles d’hygiène, alors que le suremballage plastique ne protège pas, comme l’ont montré plusieurs études. Les acteurs du secteur de l’eau ont poursuivi leur travail permettant d’écarter tout risque de contamination. Des pharmacies et sociétés proposent de réutiliser les contenants de gel hydro alcoolique pour les remplir, des start up et associations proposent de solutions consignées particulièrement utiles avec le recours massif au take away… 

Nous avons besoin que l’Etat et les collectivités locales en fassent la plus large promotion qui soit, en mettant rapidement en place a minima un discours, si possible de véritables leviers de persuasion et d’incitation aux bons gestes, aux bons outils, aux bonnes pratiques. 

Le pays tout entier vous écoute et s’en remet à vous. Cette crise sanitaire est déjà dramatique. La crise économique s’annonce historique. Il vous appartient aujourd’hui d’éviter qu’elle n’amplifie encore la crise écologique. Nous comptons sur vous."

01 juin 2020

De Marina Agana (Marina) à Vela Garska (Hvar) - Vendredi 20 mars 2020 - Training cruise, from Marina Agana to Vela Garska

Zaliv Marina, à 2 M de Marina, vendredi 20 mars 2020

Vendredi 20 mars 2020, Marina (Croatie). Réveil à 8h, lessive et douche dans les sanitaires de la Marina Agana. Les sanitaires sont impeccables. Le visage dissimulé derrière un masque FFP2, je vais questionner le shipchandler de la marina, qui me dit ne pas vendre de gaz. Il nous conseille d'aller en acheter à Trogir. Cela ne nous aide pas beaucoup : on nous a refusé l'accès aux quais de Trogir hier après-midi. La crainte du covid-19 s'est installée aussi en Croatie. Quelques minutes après mon retour au bateau, un employé vient nous indiquer que la marina est désormais en quarantaine : nous devons partir immédiatement. A 9h25, nous quittons Marina. Nous mettons le cap plein est d'abord, puis au 105° en direction des îlots Hrid Celice et de leur tourelle blanche. Le but de la journée est d'aller dormir dans la calanque de Vela Garska, sur la côte sud de Hvar, en faisant escale à Split et à Hvar, le village capitale de l'île du même nom.

Trogirski Zaiiv, petit déjeuner devant Vranjica, vendredi 20 mars 2020

Claude est allé ce matin au supermarché Timy. Il y a acheté du pain frais et des pains au chocolat. A 10h, Olivier, Claude et moi sommes réunis dans le cockpit pour un copieux petit déjeuner : en plus des viennoiseries, il nous reste des parts de la tarte aux pommes cuisinée hier après-midi. le vent est nul, et la mer est un miroir. Il n'y a pas l'ombre d'un thermique pour gonfler nos voiles, et nous avançons au moteur.

Hrid Celice, vendredi 20 mars 2020

Hrid Celice, vendredi 20 mars 2020 (3)

Quelques minutes après, alors que nous savourons encore les chocolatines achetées par Claude, nous passons au sud de Hrid Celice (10h08). De là, nous obliquons vers le sud, au cap 164°, pour franchir le Trogirski Zaliv et passer la "porte" entre les écueils Hrid Balkun et Otocic Zaporinovac. Le Quint II file à six nœuds sur une mer que n'anime aucun souffle d'air.

Splitski Kanal, navire militaire entre Ciovo et Solta, vendredi 20 mars 2020

Splitski Kanal, navire militaire entre Ciovo et Solta, vendredi 20 mars 2020 (2)

Après avoir passé la "porte", nous entrons à 10h25 dans le Splitski Kanal. C'est le grand chenal qui sépare les deux grandes îles Ciovo au nord et Solta au sud. Nous y prenons une route plein est, et une très légère brise nous autorise à hisser nos voiles, sans toutefois nous permettre de couper le moteur. A 11h20, nous y sommes rattrapés, puis dépassés par un navire militaire. Son étrave montre qu'il est destiné au débarquement sur les plages. La météo annonce pour la journée des vents de sud faibles à modérés - le vent devrait arriver lundi. Pour l'heure, c'est totalement vérifié. La mer est plate. notre bateau avance toujours à six nœuds sur le fond.

Split, vendredi 20 mars 2020 (1)

Arrivée à Split, vendredi 20 mars 2020

 A 12h30, nous sommes devant l'entrée de la rade de Split. C'est une grand baie circulaire, avec la ville au fond bordée d'une promenade ornée de palmiers. La ville est encadrée à l'est par le port des ferries, et à l'ouest par sa marina. Je n'ai jamais utilisé celle-ci, préférant dormir au quai d'honneur de la ville, plus sympathique même s'il lui manque les commodités offertes par la marina. Ces dernières années, ce quai s'est néanmoins doté un tarif prohibitif, avec l'ouverture d'une capitainerie face au quai. Split est une très jolie ville, avec un cœur médiéval construit dans l'enceinte du Palais de Dioclétien. De cet empereur romain qui avait préféré Split à Rome après son abdication, il reste les remparts du Palais, le péristyle, le temple, et son mausolée dont le campanile construit au XIIe siècle domine la ville. 

Split, au quai des carburants, vendredi 20 mars 2020 (2)

Aujourd'hui, nous sommes surtout à Split pour faire le plein des réservoirs de carburant. Mes compagnons préfèrent la voile à la visite des sites, et nous ne nous attarderons pas une fois le plein de carburant effectué. Nous arrivons à 12h50 au quai des carburants. Là, mauvaise nouvelle. On nous regarde comme des intrus, et l'employé nous refuse le droit de nous amarrer. il veut bien que nous restions là, mais sans toucher à ses bittes d'amarrage. Et pas question de nous servir du carburant tant qu'il n'en n'a pas reçu l'autorisation. Il n'est même pas certain que nous ayons la permission de quitter Split. Il repart chercher un téléphone dans sa boutique pour obtenir les autorisations nécessaires. Après avoir manœuvré au moteur un bon quart d'heure pour maintenir notre bateau contre le quai, Claude a l'idée de fixer discrètement le Quint II par des bouts aux gros tubes de caoutchouc qui bordent le quai. Mise en application, son idée nous permet de couper le moteur. Le pompiste revient, en s'excusant du temps qui qu'il a mis. Ses supérieurs n'ont pas de réponse à ses questions ; la capitainerie qu'il a eue au téléphone n'a aucune idée de ce qu'il faut faire de nous. Il va tenter de joindre la police. Nous lui précisons bien que nous ne sommes pas là pour débarquer et visiter Split, mais que nous repartirons dès le plein de carburant effectué. Il repart dans sa boutique pour une nouvelle campagne téléphonique. Une quarantaine de quatorze jours a été mise en place en Croatie pour les étrangers, et cela ne fait que treize jours que nous sommes dans le pays. Cela doit rajouter encore une difficulté supplémentaire. Nous sommes les premiers Français à arriver en voilier au quai des carburants de Split depuis le début de la crise... Finalement, il obtient peu avant quatorze heures l'autorisation de nous servir. Comme prévu, nous faisons le plein et nous repartons immédiatement, avec un "Ouf !" de soulagement. Nous aurions pu nous retrouver immobilisés définitivement au quai.

Déjeuner 3 M au sud de Split, vendredi 20 mars 2020

Durant notre heure et demie passée dans la rade de Split, le vent ne s'est pas levé. La mer est plate, puis se ride légèrement. Nous naviguons au moteur, grand-voile sortie - plus pour stabiliser le bateau que pour le propulser. Nous faisons route au 188°, pour franchir la passe entre les grandes îles Brac et Solta, située à onze milles de Split. Quand nous y serons, il nous restera encore 8,3 M, presque sur le même cap, pour atteindre et contourner la pointe ouest de Hvar. A 14h58, nous dégustons une salade composée, à l'ombre du bimini que nous avons mis en place. Sans lui, le soleil qui plombe rendrait le cockpit intenable. Nous avançons doucement, moteur au ralenti ; le peu d'air qui souffle vient du sud, et joue contre nous. En un peu moins d'une heure, nous avons parcouru à peine trois milles sur le fond. L'absence de vent et le temps perdu à Split nous ont conduits à réviser os objectifs : nous irons ce soir directement à Vela Garska, nous réservant de prendre demain matin le temps de visiter le très joli petit port de Hvar.

Ferry près de Rt Gomilica à l’ouest de Brac

A 15h40, nous avons fait 3,8 milles de plus, la sortie de la rade nous ayant permis de gagner un peu en vitesse. Nous ne sommes pas encore à la passe, mais nous sommes déjà à la hauteur de la pointe Gomilica, qui marque le début de la côte ouest de Brac. Nous y croisons un Ferry de la compagnie croate Jadrolinija, selon toute vraisemblance en route pour Split. Peut-être vient-il de Vis ou de Stari Grad, la plus vieille ville de Croatie, située au nord-ouest de Hvar.

Selfie 3 M au sud de Split, vendredi 20 mars 2020 (2)

La tourelle blanche de Rt Pelegrin (pointe ouest de Hvar), vendredi 20 mars 2020

A 16h30 nous franchissons la passe entre Brac (à bâbord) et Solta que nous laissons à tribord. Nous obliquons légèrement à tribord pour prendre le cap 195°. Le baromètre, qui hier indiquait 1027 hpa, est tombé à 1021 hpa ; le vent est passé de faible à modéré dans l'après-midi. Une heure plus tard, nous atteignons la tourelle blanche de Rt Pelegrin (pointe ouest de Hvar, ci-dessus). Le soleil est en train de décliner, et les teintes dorées dont se parent les rochers nous promettent un coucher de soleil magnifique.

Entre Hvar à gauche et Sv Klement à droite, le Pakleni Kanal vendredi 20 mars 2020

Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (1)

Les falaises au sud de Hvar, vendredi 20 mars 2020 (1)

A 18h, nous sommes à quelques encablures de l'entrée de la calanque de Vela Garska. Nous longeons doucement les falaises de la côte sud de Hvar, en faisant des photos. Le soleil n'est plus qu'à un ou deux degrés au dessus de l'horizon, et le coucher de soleil tient toutes ses promesses. Un quart d'heure après, nous rentrons dans la calanque de Vela Garska. C'est une calanque bifide, en forme de "Y". Pratiquement à l'intersection des deux branches se trouve un bollard blanc cimenté dans les rochers qui sert aux amarrages. Quand on rentre dans la calanque, en surveillant le sondeur on passe sur deux fonds de douze mètres. Le second met le bateau un peu trop près de la côte. Le premier convient à merveille, mais il est facile  d'y rater son mouillage et de se retrouver trop près des rochers. Après deux tentatives infructueuses, l'ancre croche au bon endroit. Le temps de mettre l'annexe à l'eau et d'y fixer le petit moteur hors-bord, il fait nuit. Claude restera sur le bateau, tandis qu'Olivier et moi irons porter une amarre à terre. Nous aboutons trois des aussières présentes à bord - dont une très longue qui nous sert à poser les gardes - pour avoir une longueur suffisante. Je prends la barre de l'annexe. Dans le noir, on perd vite ses repères quand on quitte la côte des yeux, et c'est Olivier qui me guide jusqu'au bollard. Comme toujours lorsque je viens ici, la longueur d'aussière dont je dispose est très juste. Il faut batailler avec le moteur de l'annexe pour obtenir les derniers mètres nécessaires à atteindre la côte. Je suis équipé avec des bottes Le Chameau très hautes, et c'est moi qui débarque à terre pour tourner l'amarre autour du bollard. Pendant ce temps, Olivier maintient le dinghy au bord des rochers. Le retour au bateau se fait beaucoup plus vite et beaucoup plus facilement que l'aller : il nous suffit de hisser l'annexe le long de l'amarre qui relie désormais la côte à l'arrière de notre voilier pour arriver au bateau en quelques instants. A 19h30, nous sommes de retour à bord du Quint II, l'annexe est soigneusement amarrée à l'arrière du bateau, et je me lance dans la préparation de la pizza qui nous régalera ce soir. 

Les falaises au sud de Hvar, vendredi 20 mars 2020 (3)

Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (3)

Friday March 20, 2020, Marina (Croatia). Wake up at 8am, laundry and shower in the sanitary facilities of Marina Agana. The sanitary facilities are impeccable. Questioned, the shipchandler of the marina declares not to sell gas. He advises us to go and buy some at Trogir. That does not help us much: we were refused access to the Trogir docks yesterday afternoon. Fear of covid-19 has also taken hold in Croatia. A few minutes after my return to the boat, an employee comes to tell us that the marina is now in quarantine: we must leave immediately. At 9:25 am, we leave Marina. We are heading due east first, then at 105 ° towards the Hrid Celice islets and their white turret. The goal of the day is to go to sleep in the cove of Vela Garska, on the south coast of Hvar, stopping over in Split and Hvar, the capital village of the island of the same name. Claude went to the Timy supermarket this morning. He bought fresh bread and chocolate rolls there. 

Trogirski Zaiiv, petit déjeuner devant Vranjica, vendredi 20 mars 2020 (2)

At 10 am, Olivier, Claude and I are gathered in the cockpit for a hearty breakfast: in addition to the pastries, we have some apple pie baked yesterday afternoon. the wind is zero, and the sea is a mirror. There is not the shadow of a thermal to inflate our sails, and we are moving forward with the engine. A few minutes later, while we are still savoring the chocolates bought by Claude, we pass south of Hrid Celice (10h08).

Hrid Celice, vendredi 20 mars 2020 (2)

 

From there, we turn south, at heading 164 °, to cross the Trogirski Zaliv and pass the "door" between Hrid Balkun and Otocic Zaporinovac. The Quint II takes off at six knots on a sea that does not breathe in any breath of air. After passing the "door", we enter at 10:25 am into the Splitski Kanal. It is the great channel which separates the two big islands Ciovo in the north and Solta in the south. We take a road due east, and a very light breeze allows us to hoist our sails, without however allowing us to stop the engine. At 11:20 am, we were caught there, then overtaken by a military ship. Its bow shows that it is intended for landing on the beaches. The forecast for the day is light to moderate southerly winds - the wind is expected to arrive on Monday. For the time being, it has been fully verified. The sea is flat. our boat is still advancing at six knots on the bottom.

Split, vendredi 20 mars 2020 (2)

At 12:30 p.m., we are in front of the entrance to the harbor of Split. It is a large circular bay, with the city at the bottom bordered by a promenade decorated with palm trees. The city is bordered to the east by the ferry port, and to the west by its marina. I have never used this one, preferring to sleep at the city's honor quay, which is more pleasant even if it lacks the amenities offered by the marina. In recent years, this quay has nevertheless acquired a prohibitive price, with the opening of a harbor master's office opposite the quay. Split is a very pretty city, with a medieval heart built within the walls of the Palace of Diocletian. Of this Roman emperor who preferred Split to Rome after his abdication, there remains the ramparts of the Palace, the peristyle, the temple, and its mausoleum, whose campanile built in the 12th century dominates the city. Today, we are mainly in Split to fill up the fuel tanks. My companions prefer sailing to the site visit, and we will not linger after the fuel is full. We arrive at 12:50 p.m. at the fuel quay. There, bad news. We are looked at as intruders, and the employee denies us the right to moor. he wants us to stay there, but without touching his moorings. And there is no question of using fuel until he has received authorization. It is not even certain that we are allowed to leave Split. He goes back to find a phone in his shop to obtain the necessary authorizations. 

Split, au quai des carburants vendredi 20 mars 2020 (1)

After having maneuvered the engine for a good quarter of an hour, Claude had the idea of ​​discreetly fixing the boat by ends to the large rubber tubes which line the quay. Implemented, his idea allows us to cut the engine. The pump attendant returns, apologizing for the passage of time. His superiors have no answers to his questions, the harbor master has no idea what to do with us. He will try to reach the police. We make it clear that we are not there to disembark and visit Split, but that we will leave as soon as the fuel is full. He goes back to his shop for a new telephone campaign. Forty fourteen days have been set up in Croatia for foreigners, and we have only been in the country for thirteen days. This must add yet another difficulty. We are the first French to arrive by sailboat at the fuel quay in Split since the start of the crisis ... Finally, he obtained authorization to serve us shortly before two o'clock. As expected, we fill up and leave immediately, with an "Phew!" of relief. We could have found ourselves permanently immobilized at the wharf. During our hour and a half spent in the harbor of Split, the wind did not lift. The sea is flat, then slightly wrinkled, and we sail with the engine, GV exit - more to stabilize the boat than to propel it. We set off at 188 ° to cross the pass between the large Brac and Solta islands, eleven miles from Split. When we are there, we will still have 8.3 M, almost on the same course, to reach and bypass the western point of Hvar. At 2:58 p.m., we savor a mixed salad, in the shade of the bimini that we have set up. Without it, the beating sun would make the cockpit untenable. We move slowly, engine idling; the little air that blows comes from the south, and plays against us. In a little less than an hour, we barely covered three miles on the bottom. The absence of wind and the time lost in Split led us to revise our objectives: we will go this evening directly to Vela Garska, reserving us to take tomorrow morning time to visit the very pretty little port of Hvar. At 3:40 pm, we made 3.8 more miles, the exit of the harbor allowed us to gain a little speed. We are not at the pass yet, but we are already at the height of the Gomilica point, which marks the beginning of the west coast of Brac. 

Ferry près de Rt Gomilica à l’ouest de Brac

We come across a ferry from the Croatian company Jadrolinija, in all likelihood en route to Split. Perhaps he is from Vis or Stari Grad, the oldest town in Croatia, located northwest of Hvar. At 4.30 p.m. we cross the pass between Brac (to port) and Solta which we leave to starboard. We turn slightly to starboard to take the 195 ° course. The barometer, which yesterday indicated 1027 hpa, fell to 1021 hpa; the wind went from light to moderate in the afternoon. An hour later, we reach the white turret of Rt Pelegrin (western point of Hvar, above). The sun is waning, and the golden hues which adorn the rocks promise us a magnificent sunset.

Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (2)At 6 p.m., we are a stone's throw from the entrance to the Vela Garska cove. We gently walk along the cliffs of the south coast of Hvar, taking photos. The sun is only one or two degrees above the horizon, and the sunset keeps all its promises. A quarter of an hour later, we return to the cove of Vela Garska. It is a bifid calanque, in the shape of "Y". Near the intersection of the two branches is a white bollard cemented into the rocks, which is used for shore moorings. When you enter the cove, by monitoring the sounder you pass over two funds of twelve meters. The second puts the boat a little too close to the shore. The former is great, but it's easy to miss your anchorage and get too close to the rocks. 

Les falaises au sud de Hvar, vendredi 20 mars 2020 (2)

After two unsuccessful attempts, the anchor hangs in the right place. By the time you put the dinghy in the water and fix the small outboard motor in it, it's dark. Claude will remain on the boat, while Olivier and I will carry a hawser ashore. We abut three of the hawsers on board - including a very long one which we use to pose the guards - to have sufficient length. I take the helm of the annex. In the dark, you quickly lose your bearings when you leave the side of your eyes, and it is Olivier who guides me to the bollard. As always when I come here, the length of hawsers I have is very fair, and you have to fight with the engine of the tender to get the last few meters necessary to reach the coast. 

Les falaises au sud de Hvar, vendredi 20 mars 2020 (4)

I am equipped with very high Le Chameau boots, and it is I who land ashore to turn the mooring around the bollard. Meanwhile, Olivier keeps the dinghy at the edge of the rocks. The return to the boat is much faster and much easier than the outward journey: we just have to hoist the tender along the mooring line which now connects the coast to the back of the boat to get to the boat in a few moments . At 7:30 p.m., we are back on board the Quint II, the tender is carefully moored at the back of the boat, and I start preparing the pizza which will delight us this evening.

 

Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal juste avant Vela Garska, vendredi 20 mars 2020 (2)

Photos : Zaliv Marina, à 2 M de Marina, vendredi 20 mars 2020 ; Trogirski Zaiiv, petit déjeuner devant Vranjica, vendredi 20 mars 2020 (1) ; Hrid Celice, vendredi 20 mars 2020 (1 et 2) ; Splitski Kanal, navire militaire entre Ciovo et Solta, vendredi 20 mars 2020 (1 et 2) ; Arrivée à Split, vendredi 20 mars 2020 (1 et 2) ; Split, le quai des carburants, vendredi 20 mars 2020 (1) ; Déjeuner à 3 M au sud de Split, vendredi 20 mars 2020 ; Ferry près de Rt Gomilica  à l’ouest de Brac. L’île au fond est Solta, vendredi 20 mars 2020 (1) ; Autoportrait 3 M au sud de Split, vendredi 20 mars 2020 ; La tourelle blanche de Rt Pelegrin (pointe ouest de Hvar), vendredi 20 mars 2020 ; Entre Hvar à gauche et Sv Klement à droite, le Pakleni Kanal vendredi 20 mars 2020 ; Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (1) ; Les falaises au sud de Hvar, vendredi 20 mars 2020 (1 et 2) ; Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (2) ; Trogirski Zaiiv, petit déjeuner devant Vranjica, vendredi 20 mars 2020 (2) ; Hrid Celice, vendredi 20 mars 2020 (3) ; Arrivée à Split, vendredi 20 mars 2020 (3) ; Split, le quai des carburants, vendredi 20 mars 2020 (2) ; Ferry près de Rt ovoGomilica  à l’ouest de Brac. L’île au fond est Solta, vendredi 20 mars 2020 (2) ;  Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (3) ; Les falaises au sud de Hvar, vendredi 20 mars 2020 (3 et 4) ; Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal, vendredi 20 mars 2020 (4 et 5). Auteur/author : Philippe Bensimon. Video : De Marina (Marina Agana) à Vela Garska, vendredi 20 mars 2020. Réalisation : © Philippe Bensimon 2020.

Coucher de soleil dans le Pakleni Kanal juste avant Vela Garska, vendredi 20 mars 2020

26 mai 2020

De Rogoznica à Marina Agana - Jeudi 19 mars 2020 - Training cruise, from Rogoznica to Marina Agana

Petit déjeuner au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020

Croatie, Baie Est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020. Réveil à 7h55. 5 minutes après (8h), l'alarme de l'un des deux Anchor Watch mis en place la veille sonne. Le bateau a légèrement chassé sur son ancre, et se trouve actuellement à dix mètres de la côte, avec un mètre d'eau sous la quille. On devrait théoriquement remonter l'ancre et aller mouiller un peu plus loin. Comme nous partirons dans peu de temps, nous nous contentons de raccourcir la chaîne d'ancre pour éloigner le bateau de la côte. La bonne nouvelle en ce début de matinée figure dans mes mails : Marko, notre loueur, nous laisse le bateau du 21 au 28 mars pour le prix que nous lui avons proposé. 

Au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020

Au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 (2)

Nous bénéficions aujourd'hui encore d'un temps superbe, alimenté par les hautes pressions qui nous accompagnent depuis cinq jours. Le baromètre du bord indique aujourd'hui 1025 hpa, soit un hectopascal de plus qu'hier. Nous nous installons tranquillement dans le cockpit pour prendre le petit déjeuner au soleil. A 9h30, nous remontons l'ancre, et, en l'absence de vent, descendons à 5 nœuds au moteur la baie Est de Rogoznica, plein sud. Nous sommes en route pour Trogir, et peut-être Split et Hvar. Ayant du temps devant nous - l'accord du loueur reçu ce matin nous libère de toute contrainte - je propose de faire escale au quai des pêcheurs de Rogoznica, dans la jolie baie Ouest (photo ci-dessous). De toute façon, nous devons passer devant cette baie. Peut-être y trouverons-nous du gaz. Tout au moins, cela nous fera un exercice d'accostage supplémentaire.

Dans la baie Ouest de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020

A 10h, nous sommes à hauteur du quai des pêcheurs. La capitainerie ne répond pas à la VHF, mais quelqu'un sur le quai nous fait signe que nous n'avons pas le droit d'accoster et que nous devons repartir. Décidément, les visiteurs français ne sont plus les bienvenus en Croatie, depuis que la France est devenue l'un des pays les plus touchés par le covid-19.

Sortie de la baie Ouest de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020

Sortie des baies de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020

Domaine privé sur Smokvica Vela, jeudi 19 mars 2020

Nous repartons donc sans avoir pu accoster. A 10h10 nous sommes à hauteur de la chapelle de la pointe Rt Gradina, dont le clocher blanc tranche sur le vert de la pinède. Il marque la sortie de la baie ouest de Rogoznica. De là, nous coupons au plus rapide entre les îles pour rejoindre le Drvenicki Kanal et la route plein ouest qui mène à Trogir et Split. A 10h22, nous avons retrouvé un peu de vent ; nous avons sorti le génois et la grand-voile. Nous venons de voir à tribord un joli domaine abrité dans la pinède sur la côte de Smokvica Vela, avec une maison, sa plage et un petit quai privé terminé par un réverbère - il s'agit peut-être d'un domaine militaire. Nous avons ensuite laissé à bâbord le danger isolé Hr Kalebinjak, et nous tirons maintenant des bords de près pour passer entre l'île Smokvica et la pointe Rt Movar. De l'autre côté de la passe, nous retrouverons des eaux libres et, nous l'espérons, davantage de vent. Moteur coupé, nous avançons à 4 nœuds sur le fond.

La passe entre Smokvica Vela à droite, et la pointe Rt Movar, 20 mars 2020

Au sud de Smokvica Vela, bord de sud en route vers Split, jeudi 19 mars 2020

A 10h53, nous avons franchi la passe ; nous sommes à 1 mille nautique au sud de Smokvica Vela. Le vent tourne. Il viendra plus tard du sud, mais pour l'heure il est établi au sud-est. Pour le remonter, nous alternons les bord de plein sud avec ceux de plein est, en conservant notre vitesse fond de 4 nœuds. 

Au sud d’Uvala Kanica, en route pour Split, entre Rt Ploca et Turski Bok, jeudi 19 mars 2020

Passage au près serré entre l’île Arcandel à tribord du bateau et le continent, jeudi 19 mars 2020 (1)

Passage au près serré entre l’île Arcandel qu’on ne voit pas et le continent face à nous, jeudi 19 mars 2020

A 11h50, nous voyons passer au large une goélette blanche, un de ces pseudo-voiliers qui ne fonctionnent qu'au moteur, et qui promènent les touristes entre les îles sans jamais hisser les voiles. Nous sommes alors au sud d’Uvala Kanica entre Rt Ploca et Turski Bok. Une heure après, nous laisserons l'île Arkandel à tribord (photos ci-dessus), et nous franchirons à 13h la passe entre Arkandel et Merara, puis celle entre Arkandel et  les îlots Kosmac. Nous arrivons ainsi à l'entrée du Drvenicki Kanal, très large chenal qui passe entre le continent au nord et les îles Drvenik Mala et Drvenik Vela au sud. L'orientation du chenal nous est favorable, et c'est au près bon plein que nous atteignons à 14h le sud de l'îlot Piscena. Le vent, qui souffle en ce moment à 17 kt, nous offre une vitesse très appréciable de 6,7 nœuds.

Dans le Drvenicki Kanal, la pointe Rt Od Kriza, jeudi 20 mars 2020

A 13h24, nous sommes dans le Drvenicki Kanal, peu avant la pointe Rt Od Kriza. Nous voyons des oiseaux de mer, ce qui est de plus en plus rare en Méditerranée. La mer se vide du fait de la surpêche, et les oiseaux ne trouvent plus en mer de quoi se nourrir. Nous continuons vers l'ouest, pour passer au sud des îlots Piscena (14h), de la tourelle blanche Galera, puis enfin de Hrid Balkun. Hrid Balkun est un écueil doté d'un feu rouge. Associé au feu vert de l'écueil Otocic Zaporinovac, ils forment la porte d'entrée vers le Trogirski Zaliv, sorte d'antichambre de la baie de Trogir. 

La pointe Rt Okruk à l’ouest de Ciovo, prise du nord de Hrid Balkun, jeudi 19 mars 2020

Ciovo à droite, au fond derrière la pointe le village de Tudor, jeudi 19 mars 2020

A bâbord Seget Donji et Trogir, jeudi 19 mars 2020

Nous enroulons Hrid Balkun que nous laissons à bâbord, franchissons la porte, et remontons plein nord dans le Trogirski Zaliv, voiles en ciseaux. Nous voyons ainsi à 14h30 la pointe Rt Okruk à l’ouest de Ciovo. Vingt minutes plus tard nous contournons cette pointe et découvrons la baie de Trogir, le Zaliv Saldun. Nous sommes désormais tribord amures. Nous avons à main droite la très grande île Ciovo. Au fond de la baie, nous avons les maisons de Tudor à droite, et à gauche Trogir où nous allons essayer de débarquer. Trogir est un charmant village médiéval. D'après certains auteurs, c'est l'ensemble romano-gothique le mieux conservé d'Europe centrale.

Trogir, l'entrée du port, 20 mars 2020 (2)

Trogir, les quais, 20 mars 2020 (3)

A 15h30 nous arrivons dans le port de Trogir. Ici aussi, la capitainerie et la marina ne répondent pas, que ce soit à la VHF ou au téléphone. Nous entamons un "tour d'honneur", à la recherche de la meilleure place où accoster pour ne gêner personne. Une possibilité s'offre à nous sur les quais proches du pont, au sud, côté Ciovo. Nous allons voir sur les quais nord s'il existe de meilleurs emplacements quand un employé municipal nous fait signe de ne pas accoster. Là aussi, la négociation est impossible. L'employé parcourra tout le quai en même temps que nous, pour vérifier que nous n'accostons pas un peu plus loin, sur une place disponible en bout de quai, proche des remparts. Dommage. le cadre est vraiment exceptionnel. 

Trogir, la sortie du port, vendredi 20 mars 2020 (1)

Les villages voisins de Vukmani, Vranjica et Sevi, jeudi 19 mars 2020

A 16h, nous quittons à regret le port de Trogir. Le problème est pour nous de savoir où nous allons passer la soirée. Nos expériences successives de rejet nous font craindre que nous ne soyons également refoulés des quais de Split, et nous allons chercher quelque chose de plus petit pour nous abriter pour la nuit - et trouver du gaz. Cela fait presque une semaine que nous cherchons du gaz sans parvenir à en acheter ; nos réserves seront bientôt à sec. Sortis du port, nous nous replongeons dans le guide Imray de T. et D.Thompson et la carte marine. Je propose de traverser complètement la baie, et d'aller découvrir Marina (joli nom pour un village côtier !) et sa marina, Marina Agana. Situé 6 M à l'ouest de Trogir, le village est repérable de jour par sa tour fortifiée du XVIe siècle, construite pour barrer l'accès aux Turcs par l'évêque de Trogir. Nous devrions arriver là-bas au coucher du soleil. En cours de route, nous passerons devant Seget Donji, un petit village à 1M à l'ouest de Trogir. Mes équipiers sont très tentés par ce village, et par le temps qu'il nous ferait gagner. Je ne suis pas trop partant pour cette idée. Thompson écrit à propos de Seget : " Le port est si petit qu'il y a à peine assez de place pour un petit voilier". Le plan du port indique des profondeurs de un à deux mètres, insuffisantes pour nous - même si de loin il semble qu'il y ait des infrastructures. Mon guide date de 2008. Il est déjà ancien, et peut-être les choses ont-elles évolué. A l'époque, il n'y avait pas de commerces indiqués, et j'ai toujours en tête d'acheter du gaz. J'arrive à imposer Marina comme destination de l'après-midi. Là-bas, nous aurons trois mètres de fond dans le marina, et la certitude de trouver des commerces. Nous y arrivons à 17h30. 

 

La Marina Agana est déserte ; nous prenons une place en bout de ponton, avec eau et électricité qui fonctionnent. Nous fermons le bateau, nous équipons de nos masques FFP2, et nous partons de suite en quête du supermarché Timy. Des caddies de supermarché sont disponibles dans la marina ; nous en prenons un. Nous trouvons le supermarché un peu plus haut sur la route, quelques centaines de mètres après la sortie de la marina. A 18h45, nous sommes de retour à la marina, avec des chariots supplémentaires prêtés par le Timy en échange d'une caution. Nos courses sont faites, mais nous n'avons toujours pas trouvé de gaz. Nous sommes passés devant l'atelier de réparation de la marina, où travaillaient encore quelques personnes. Demain matin, j'irai leur demander si elles savent où se procurer du gaz. Le Timy ouvre le matin à 7h, et dispose de sa propre boulangerie. Demain nous aurons du pain frais. Pour l'heure, les sanitaires de la marina sont ouverts, avec des douches. La soirée se continuera à 20h30 devant des spaghetti napolitaine, des yoghourts à la grecque, et des Irish coffees en dessert pour Olivier et moi.

Marina Agana, jeudi 19 mars 2020

 

Petit déjeuner au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020Croatia, Rogoznica East Bay, Thursday March 19, 2020. Wake up at 7:55 am. 5 minutes later (8 a.m.), the alarm of one of the two Anchor Watch set up the previous day rings. The boat has slightly hunted on its anchor, and is currently ten meters from the coast, with a meter of water under the keel. We should theoretically raise the anchor and go to anchor a little further; but as we will be leaving in a short time, we are content to shorten the anchor chain to move the boat away from the coast. The good news in this early morning appears in my emails: Marko, our rental company, leaves us the boat from March 21 to 28 for the price we offered him. We still enjoy superb weather today, fueled by the high pressures that have accompanied us for five days. The barometer on board today indicates 1025 hpa, one hectopascal more than yesterday. We sit quietly in the cockpit to have breakfast in the sun. At 9:30 am, we go up the anchor, and, in the absence of wind, descend to 5 knots with the engine the eastern bay of Rogoznica, due south. We are on our way to Trogir, and maybe Split and Hvar. Having time in front of us - the agreement of the rental company received this morning frees us from all constraints - I suggest stopping off at the fishermen's wharf in Rogoznica, in the pretty West Bay (photo below), which we must in any event pass. Maybe we will find gas there. At the very least, this will give us an additional docking exercise. At 10 a.m., we are at the fishermen's wharf. The harbor master does not respond to the VHF, but someone on the quay signals to us that we have no right to dock and that we must leave. Clearly, French visitors are no longer welcome in Croatia, since France has become one of the countries most affected by covid-19.

La passe entre Smokvica Vela à droite, et la pointe Rt Movar, 20 mars 2020 (2)

So we leave without being able to dock. At 10:10 am we are at the level of the chapel of the Rt Gradina point, whose white bell tower contrasts with the green of the pine forest. It marks the exit from the west bay of Rogoznica. From there, we cut as fast as possible to reach Drvenicki Kanal and the road due west which leads to Trogir and Split. At 10h22, we found a little wind, and we took out the genoa and the mainsail. We have just seen on the starboard side a pretty estate on the coast of Smokvica Vela, with a house, its beach and a small private quay terminated by a lamppost - it may be a military estate. We then left the isolated danger Hr Kalebinjak on the port side, and we are now pulling near edges to pass between Smokvica Island and Rt Movar Point. On the other side of the pass, we will find open water and, we hope, a little more wind. With the engine off, we are advancing at 4 knots on the bottom. At 10.53 am, we crossed the pass; we are 1 nautical mile south of Smokvica Vela. The tide is turning. It will come tomorrow from the south, but for the moment it is established in the southeast. To go up it, we alternate the full south edges with those of the full east, keeping our bottom speed of 4 knots.

 

Au sud de Smokvica Vela, bord de sud en route vers Split, jeudi 19 mars 2020 (2)

At 11:50 a.m., we see a white schooner passing by, one of these pseudo sailboats that only operate with the engine, and which carry tourists between the islands without ever hoisting the sails. We are then south of Uvala Kanica between Rt Ploca and Turski Bok. An hour later, we will leave Arkandel Island on the starboard side (photos above), and at 1 p.m. we will cross the pass between Arkandel and Merara, then the one between Arkandel and the Kosmac islets. We thus arrive at the entrance to Drvenicki Kanal, a very wide channel which passes between the mainland to the north and the Drvenik Mala and Drvenik Vela islands to the south. The orientation of the channel is favorable to us, and it is near good full that we reach at 2 p.m. the south of the Piscena islet. The wind, which is currently blowing at 17 kt, gives us a very appreciable speed of 6.7 knots.

 

Passage au près serré entre l’île Arcandel à tribord du bateau et le continent, jeudi 19 mars 2020 (2)

At 1:24 p.m., we are in Drvenicki Kanal, shortly before the Rt Od Kriza point. We see sea birds, which is increasingly rare in the Mediterranean. The sea is emptying due to overfishing, and the birds can no longer find food at sea. We continue west, passing south of the Piscena islets (2 p.m.), the Galera white turret, and finally Hrid Balkun. Hrid Balkun is a reef with a red light. Combined with the green light from the Otocic Zaporinovac reef, they form the gateway to the Trogirski Zaliv, a sort of antechamber to Trogir bay.  We roll up Hrid Balkun, which we leave on the port side, and head north in the Trogirski Zaliv, scissor sails. At 2:30 p.m. we see Rt Okruk Point west of Ciovo. Twenty minutes later we go around this point and discover the Trogir bay, the Zaliv Saldun. We are now starboard tack. We have on the right the very large Ciovo Island. At the bottom of the bay, we have houses of Tudor on the right, and on the left Trogir where we will try to disembark. Trogir is a charming medieval village. According to some authors, it is the best preserved Roman-Gothic ensemble in Central Europe.

Trogir, l'entrée du port, 20 mars 2020 (1)

At 3.30 p.m. we arrive in the port of Trogir. Here too, the harbor master's office and the marina do not respond, whether to the VHF or the telephone. We begin a "lap of honor", in search of the best place to dock so as not to disturb anyone. We have a possibility on the quays near the bridge, Ciovo side. We will see on the north quays when a municipal employee signals us not to dock. Again, negotiation is impossible. The employee will travel the entire wharf at the same time as us, to check that we are not docking a little further, in an available space at the end of the wharf, close to the ramparts. Pity, the setting is truly exceptional. At 4 p.m., we regretfully leave the port of Trogir. The problem is for us to know where we are going to spend the evening. Our successive rejection experiences cause us to fear that we will also be pushed back from the Split docks, and we will look for something smaller to shelter us for the night - and find gas. 

Trogir, les quais, 20 mars 2020 (4)

We have been looking for gas for almost a week without being able to buy it; our reserves will soon be dry. Out of the harbor, we go back to Thompson's Imray guide and the nautical chart. I suggest crossing the bay completely, and going to discover Marina (nice name for a coastal village!) And its marina, Marina Agana. Located 6 M west of Trogir, the village is visible by day by its fortified tower from the 16th century, built to block access to the Turks by the Bishop of Trogir. We should get there at sunset. Along the way, we will pass Seget Donji, a small village 1M west of Trogir. My teammates are very tempted by this village, and the time it would save us. I'm not too keen on this idea. Thompson writes about Seget: "The harbor is so small that there is barely enough room for a small sailboat." The plan of the port indicates depths of one to two meters, insufficient for us - even if from a distance it seems that there is infrastructure. My guide dates from 2008. It is already old, and perhaps things have changed. At the time, there were no shops indicated, and I always have in mind to buy gas. I manage to impose Marina as a destination for the afternoon. There, we will have three meters deep in the marina, and the certainty of finding shops. We arrive there at 5.30 p.m.The Agana Marina is deserted; we take a place at the end of the pontoon, with water and electricity working. We close the boat, we equip our FFP2 masks, and we leave immediately in search of the Timy supermarket. Supermarket shopping carts are available in the marina; we take one. We find the supermarket a little higher up the road, a few hundred meters after leaving the marina. At 6:45 pm, we are back at the marina, with additional carts loaned by the Timy. Our shopping is done, but we still haven't found any gas. We passed the repair shop in the marina, where a few people worked. Tomorrow morning, I will ask them if they know where to get gas. Le Timy opens in the morning at 7 a.m. and has its own bakery. Tomorrow we will have fresh bread. For the time being, the sanitary facilities in the marina are open, with showers. The evening will continue at 8:30 p.m. in front of Neapolitan spaghetti, Greek yogurt, and Irish coffees for dessert for Olivier and me.

 

Trogir, les quais, 20 mars 2020

Photos : Petit déjeuner au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 ; Au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 (1 et 2) ; Dans la baie Ouest de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 ; Sortie de la baie Ouest de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 ; Sortie des baies de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 ; Smokvica Vela, propriété privée, peut-être militaire, jeudi 20 mars 2020 ; La passe entre Smokvica Vela à droite, et la pointe Rt Movar, 20 mars 2020 (1) ; Au sud de Smokvica Vela, bord de sud en route vers Split, jeudi 19 mars 2020 (1) ; Goélette au sud d’Uvala Kanica, en route pour Split, entre Rt Ploca et Turski Bok, jeudi 19 mars 2020 ; Passage au près serré entre l’île Arcandel à tribord du bateau et le continent, jeudi 19 mars 2020 (1) ; Passage au près serré entre l’île Arcandel qu’on ne voit pas (à tribord) et le continent face à nous, jeudi 19 mars 2020 ; Oiseaux de mer dans le Drvenicki Kanal, la pointe Rt Od Kriza, jeudi 19 mars 2020 ; La pointe Rt Okruk à l’ouest de Ciovo, prise du nord de Hrid Balkun, jeudi 19 mars 2020 ; Ciovo à droite, au fond derrière la pointe le village de Tudor, jeudi 19 mars 2020 ; A bâbord Seget Donji et Trogir, jeudi 19 mars 2020 ; L’entrée de Trogir, jeudi 19 mars 2020 (1) ; Trogir, les quais, jeudi 19 mars 2020 (1) ; Trogir, les remparts à la sortie du port, jeudi 19 mars 2020 ; Les villages voisins de Vukmani, Vranjica et Sevi, jeudi 19 mars 2020 ; Marina Agana, jeudi 20 mars 2020 ; Au mouillage dans la baie est de Rogoznica, jeudi 19 mars 2020 (3) ; La passe entre Smokvica Vela à droite, et la pointe Rt Movar, 20 mars 2020 (2) ; Au sud de Smokvica Vela, bord de sud en route vers Split, jeudi 19 mars 2020 (2) ; Passage au près serré entre l’île Arcandel à tribord du bateau et le continent, jeudi 19 mars 2020 (2) ; L’entrée de Trogir, jeudi 19 mars 2020 (2) ; Trogir, les quais, jeudi 19 mars 2020 (2) ; Trogir, photo incroyable... mais fausse, jeudi 19 mars 2020 ; Trogir, les quais, jeudi 19 mars 2020 (3). Auteur : Philippe Bensimon. Vidéo : De Rogoznica à Marina Agana, jeudi 19 mars 2020. Réalisation : © Philippe Bensimon 2020.

Trogir, les quais, 20 mars 2020 (2)