Tour des deux Amériques sur un voilier

24 septembre 2020

Expédition Tour des deux Amériques - Woofing dans le Jura - T2A expedition - woofing in French Jura

P1010018

L'expédition Tour des deux Amériques vous propose une forme originale de woofing : venez nous aider à lutter pour la biodiversité marine et contre le réchauffement climatique quelques heures par jour en échange de l'hébergement.

Le siège de l'expédition est situé à Cousance dans le Jura français, à la lisière de la Saône-et-Loire, à mi-distance de Lyon et Dijon (environ une heure et quart d'autoroute depuis ces deux villes). La maison où vous serez logé est un ancien hôtel-bar-restaurant reconverti en maison d'habitation, au coeur d'un village disposant de toutes les commodités, desservi par le train et par les cars. Des travaux de rénovation restent encore à réaliser (finitions), mais le confort est là et vous serez bien accueilli.

Le travail bénévole qu'on vous proposera touchera selon vos compétences et vos envies à la prise de rendez-vous téléphonique (on vous formera à cela) ou à la construction d'un site web (si vous voulez œuvrer dans ce domaine, il vous faudra être autonome et apporter votre propre ordinateur). Un travail de communauty manager sera apprécié si vos compétences sont reconnues dans ce domaine, mais ne pourra représenter qu'une part du travail effectué.

Renseignements et inscriptions : 

Expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier

+33 (0)6 81 34 65 31 de 14 h à 19 h

contact@ameriquesvoilier-expeditions.org

Logo T2A V6 au format sans hirondelles de decoupe

T2A Expedition offers you an original form of woofing: come and help us fight for marine biodiversity and against global warming for a few hours a day in exchange for accommodation.

The headquarters of the expedition is located in Cousance in the French Jura, on the edge of the Saône-et-Loire, halfway between Lyon and Dijon (about an hour and a quarter by motorway from these two towns), sur la route qui relie Lons-le-Saunier (23 km) et Bourg-en-Bresse (43 km). The house where you will be staying is a former hotel-bar-restaurant converted into a residential house, in the heart of a village with all amenities, served by train and coaches. Renovation work still needs to be done (finishing touches), but the comfort is there and you will be well received.

The volunteer work that we will offer you will depends of your skills and desires. It will consist in creating contacts by telephone (to generate appointments - you will be trained in this) or in the construction of a website (if you want to work in this field, you will need to be independent, experimented, and bring your own computer). A community manager's job will be appreciated if your skills are recognized in this area, but can only represent part of the work done.

Information and registration:

T2A Expedition

+33 (0) 6 81 34 65 31 from 2 p.m. to 7 p.m.

contact@ameriquesvoilier-expeditions.org

Photo : Expédition Tour des deux Amériques, le siège de l'association. Autheur/author : Philippe Bensimon, 25 juin 2015.


20 septembre 2020

0uragan Ianos en Grèce, épisodes cévenols en France - Hurricane Ianos in Greece, Cevennes episodes in France

Le medicane Ianos (auteur author satellite MODIS:TERRA de la NASA, 17 septembre en matinée)

Ouragan Ianos en Grèce (ci-dessus), épisodes cévenols en France dans le département du Gard. Deux aspects d'un même problème : à la fin de l'été, la Méditerranée devient de plus en plus chaude.

Un ouragan, c'est un échange d'énergie (une "machine de Carnot") entre une source chaude (l'océan) et une source froide (la troposphère). Dans le cas d'un cyclone tropical, il faut théoriquement une colonne d'eau de 50 m de haut à 26,5°C pour déclencher le phénomène. En Méditerranée, la présence cette semaine d'une "goutte froide" surplombant des eaux de surfaces chauffées entre 26°C et 27°C à suffi à mettre en route le phénomène. Ianos s'est mis en mouvement il y a quelques jours. Le 17 septembre, l'œil caractéristique des cyclones tropicaux s'est formé en son centre à 1 004 hPa. Avec des vents d'abord enregistrés à 117 km/h, puis hier à 130 km/h, Ianos a touché depuis le vendredi 18 septembre les îles de la mer Ionienne (Céphalonie) et l'ouest de la Grèce, puis le Péloponnèse, faisant deux morts et une disparue. Les pluies torrentielles qui ont accompagné Ianos ont provoqué des coulées de boues, des coupures d'électricité, etc. On estime que durant cette nuit de samedi à dimanche Ianos devrait se déplacer et toucher la Crète, sous une forme qu'on espère plus atténuée.

Dans le même temps, des pluies diluviennes se cont abattues sur le département français du Gard, l'équivalent de quatre mois de précipitations en l'espace de quelques heures. C'est ce qu'on appelle un "épisode cévenol". Pour faire simple, à la fin de l'été la surface de la Méditerranée est chaude, et dégage beaucoup de vapeur d'eau. Cet air chaud et humide est chassé par les vents vers la terre, où il arrive sur des reliefs qui le forcent à monter en altitude. Là, il rencontre un air plus froid, son humidité condense, et se transforme en pluie intense.

En bref, plus la Méditerranée est chaude, et plus les risques de "medicane" (contraction de "mediterranean" et de "hurricane") ou/et d'épisodes cévenols sont importants. 

On se souvient que le vendredi 27 et le samedi 28 septembre 2018, le medicane Zorbas - né lui aussi en mer Ionienne avec des vents de 110 à 130 km/h - avait frappé assez durement le Péloponnèse (principalement touché), l'est de la Grèce et influencé aussi les côtes Turques. Zorbas (aussi appelé Xénophon, photo ci-dessous) avait été à l'origine de pluies diluviennes aux caractéristiques tropicales (intensités pluviométriques culminant entre 100 et 200 mm/h, localement au-delà de 300 mm/h (avec un cumul aussi localisé qu'exceptionnel de 516 mm à Theologos, en Grèce centrale).

Zorbas_2018-09-29 (auteur author MODIS image captured by NASA’s Terra satellite)

Hurricane Ianos in Greece (first picture), Cevennes episodes in France in the Gard department. Two aspects of the same problem: at the end of summer, the Mediterranean becomes increasingly hot.

A hurricane is an exchange of energy (a "Carnot machine") between a hot source (the ocean) and a cold source (the troposphere). In the case of a tropical cyclone, theoretically a water column 50 m high at 26.5 ° C is needed to trigger the phenomenon. In the Mediterranean, the presence this week of a "cold drop" overhanging surface water heated between 26 ° C and 27 ° C was enough to set the phenomenon in motion. Ianos got into motion a few days ago. On September 17, the characteristic eye of tropical cyclones formed in its center at 1,004 hPa. With winds first recorded at 117 km / h, then yesterday at 130 km / h, Ianos touched since Friday September 18 the islands of the Ionian Sea (Kefalonia) and western Greece, then the Peloponnese, causing two deaths and one missing. The torrential rains that accompanied Ianos caused mudslides, power cuts, etc. It is estimated that during this night from Saturday to Sunday Ianos should move and touch Crete, in a form which we hope will be more attenuated.

At the same time, torrential rains hit the French department of Gard, the equivalent of four months of precipitation in a matter of hours. This is called a "Cévennes episode". To put it simply, at the end of summer the surface of the Mediterranean is hot, and gives off a lot of water vapor. This hot and humid air is driven by the winds towards the land, where it arrives on reliefs which force it to rise in altitude. There, it meets colder air, its humidity condenses, and turns into intense rain.

In short, the warmer the Mediterranean, the greater the risks of "medicane" (contraction of "mediterranean" and "hurricane") or / and Cevennes episodes are important.

We remember that on Friday 27 and Saturday 28 September 2018, medicane Zorbas - also born in the Ionian Sea with winds of 110 to 130 km / h - had hit rather hard the Peloponnese (mainly affected), the east of Greece and also influenced the Turkish coasts. Zorbas (also named Xenophon, second picture) had been at the origin of torrential rains with tropical characteristics (rainfall intensities culminating between 100 and 200 mm / h, locally above 300 mm / h (with a cumulative as localized as exceptional of 516 mm in Theologos, in Central Greece).

Photos : Le medicane Ianos (auteur/author : satellite MODIS/TERRA de la NASA, 17 septembre en matinée) ; Zorbas_2018-09-29 (auteur/author : MODIS image captured by NASA’s Terra satellite).

16 septembre 2020

Donald Trump et le climat : "Ca finira par se refroidir, vous verrez" - D. Trump: "It will eventually cool down, you will see"

Donald_Trump_New_Hampshire_Town_Hall_(cropped), 19 août 2015 (auteur:author Michael Vadon)

Alors que les bilans sur la côte ouest des Etats-Unis s'alourdissent (deux millions d'hectares partis en fumée, trente-cinq morts à ce jour, 27 morts rien qu'en une semaine), Donald Trump affiche un optimiste serein.

L'Agence américaine pour la protection des ressources naturelles met en cause le réchauffement climatique. Le président américain, en visite hier en Californie et connu pour ses positions climatonégationistes, a été durement apostrophé lors d'une réunion officielle : « —  Vous voyez, le réchauffement fait que nos étés - mais aussi nos hivers - sont plus chauds. Si on ignore la science en faisant la politique de l'autruche et en disant que ce n'est qu'une question de gestion des forêts, on n'arrivera pas à protéger les Californiens ». Donald Trump a alors affirmé : « — Ca finira par se refroidir, vous verrez ». A son adversaire lui disant : «  — J'aimerais que la science vous donne raison », le président a rétorqué : « — Je crois que la science ne sait rien du tout ». 

Gavin_Newsom_official_photo (auteur:author Office of the Lieutenant Governor of California, 10 janvier 2011)

Quand à Gavin Newsom, le gouverneur de la Californie qui recevait Donald Trump, son appel a peu de chance d'avoir été entendu : " — C'est une évidence, a-t-il dit au président Trump. Il fait de plus en plus chaud, il fait de plus en plus sec. On atteint des pics de chaleur jamais vus.. Nous avons eu le mois d'août le plus chaud de toute l'histoire des Etats-Unis".

Par chance, si la science ne sait pas, Donald Trump, lui, sait. Après avoir accusé les incendies d'être causés par la mauvaise gestion des forêts dans des Etats gouvernés par des démocrates, il explique désormais que c'est la faute des arbres : « — Les arbres deviennent très secs, un peu comme une allumette. Ils deviennent très, très... ils explosent ! ».

Son adversaire Joe Biden a profité de ce discours surréaliste pour monter au créneau, alertant : « — Si on donne à un pyromane du climat quatre années de plus à la Maison-Blanche, comment pourrait-on s'étonner que l'Amérique s'embrase encore davantage ? ». Deux tiers des partisans de Donald Trump estiment aujourd'hui que le réchauffement climatique n'est pâs le fait de l'homme, et certains affirment que les incendies trouvent leur source dans des départs de feu criminels alliumés par des "gauchistes". En attendant que ça refroidisse, les 2,7 millions d'habitants de Portland n'ont pas vu le ciel depuis une semaine. La plus grande ville de l'Oregon est noyée dans la fumée. Source : A2, JT 13h et 20h 15 septembre 2020

Gavin Newsom disait cette semaine : "Ce que nous commençons à endurer ici en Californie arrivera demain dans toutes les communautés d'Amérique. A moins que l'on agisse tous ensemble contre le changement climatique" (cf. article publié hier sur ce blog). Le gouverneur a réalisé que la problématique du climat en Californie ne peut pas se régler dans la seule Californie, et que tout le monde doit se serrer les coudes si l'on veut atténuer oun différer les catastrophes climatiques à venir.

Il serait temps que les autres pays du globe - dont la France - se rendent compte que nous respirons tous le même air, et sommes tous bordés par le même océan. Lorsque des gens comme Trump ou Bolsonaro décident en toute connaissance de cause de ne pas agir contre le réchauffement climatique, ils ne mettent pas seulement en péril l'avenir de leurs électeurs. C'est l'avenir des jeunes de la planète entière qu'ils détruisent sciemment. On ne pourra pas éviter éternellement de rechercher la responsabilité de ces gens, dont les décisions ou l'inaction, à terme, auront provoqué des millions de morts.

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While the balance sheets on the west coast of the United States are growing (two million hectares gone up in smoke, thirty-five dead to date), Donald Trump displays a serene optimist.
The American Agency for the Protection of Natural Resources blames global warming. The American president, visiting California yesterday and known for his climate-denialist positions, was harshly apostrophized during an official meeting: “- You see, warming makes our summers - but also our winters - hotter. If we ignore science by playing ostrich politics and saying that it is just a question of forest management, we will not be able to protect Californians ”. Donald Trump then said: "- It will eventually cool down, you will see". To his opponent telling him: "- I would like science to prove you right", the president retorted: "- I believe that science knows nothing at all".
Luckily, Donald Trump knows. After accusing the fires of being caused by mismanagement of forests in states ruled by Democrats, he now explains that it is the trees' fault. “The trees are getting very dry, a bit like a match. They become very, very ... they explode! ".
His opponent Joe Biden took advantage of this surreal speech to step up to the plate, warning:
"If we give a climate arsonist four more years in the White House, how could anyone be surprised that America is set on fire even more?". Two-thirds of Donald Trump's supporters now believe that global warming is not man-made, and some argue that the fires are rooted in the outbreak of criminal fire alliumed by "leftists". Waiting it cools down, Portland's 2.7 million people haven't seen the sky for a week. Oregon's largest city is drowned in smoke. Until it cools down, Portland's 2.7 million people haven't seen the sky for a week. Oregon's largest city is drowned in smoke. Source : A2, JT 13h Septembre 15, 2020.

Gavin Newsom said this week: "What we are starting to endure here in California will happen tomorrow in all communities in America. Unless we all act together against climate change" (see article published yesterday on this blog) . The governor realized that the climate problem in California cannot be solved in California alone, and that everyone must stick together if we want to mitigate or postpone the climate catastrophes to come. It is time for other countries around the world - including France - to realize that we all breathe the same air, and are all bordered by the same ocean. When people like Trump or Bolsonaro make an informed decision not to act on global warming, they are not just putting the future of their constituents at risk. It is the future of the young people of the entire planet that they are knowingly destroying. We cannot forever avoid seeking the responsibility of these people, whose decisions - or inaction - will ultimately have caused millions of deaths.

Photos : Donald_Trump_New_Hampshire_Town_Hall_(cropped), 19 août 2015 (auteur/author Michael Vadon) ; Gavin_Newsom_official_photo (auteur/author Office of the Lieutenant Governor of California, 10 janvier 2011)

15 septembre 2020

Gavin Newson, gouverneur de Californie : "Agir contre le changement climatique" - Gavin Newsom: "Take Action on Climate change

Gavin Newson, gouverneur de la Californie : "agir tous ensemble contre le changement climatique"

Nous avons publié hier une photo satellite des fumées qui se dégagent des incendies qui ravagent aujourd'hui la côte ouest des Etats-Unis. Poussées par les vents, ces fumées délétères envahissent aujourd'hui la Colombie Britannique (côte ouest du Canada). On apprenait hier soir que les autorités de Vancouver, la principale ville de la région, venaient de déclencher le niveau d'alerte maximal.


Gavin Newsom et son actuelle épouse Jennifer Siebel, peu avant leur mariage, lors de la San Francisco Pride du 29 juin 2008 (auteur author Franco Folini, San Francisco)

Visiblement en colère, le gouverneur de la Californie Gavin Newsom (ci-dessus) disait quelques heures avant l'arrivée de Donald Trump hier après-midi : "Ce que nous commençons à endurer ici en Californie arrivera demain dans toutes les communautés d'Amérique. A moins que l'on agisse tous ensemble contre le changement climatique et qu'on se désintoxique de toutes les conneries colportées par un petit groupe de gens figés dans leur idéologie" (source : A2, JT 13h, 14 septembre 2020).

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Yesterday, we published a satellite photo of the fumes emanating from the fires that are ravaging the west coast of the United States today. Driven by the winds, these noxious fumes are now invading British Columbia (west coast of Canada). We learned last night that the authorities in Vancouver, the main city in the region, had just triggered the maximum alert level.

Visibly angry, California Governor Gavin Newsom (above) said a few hours before Donald Trump arrived yesterday afternoon: "What we are starting to endure here in California will happen tomorrow in all communities in America Unless we all act together against climate change and detoxify ourselves from all the bullshit peddled by a small group of people frozen in their ideology "(source: A2, JT 1pm, September 14, 2020).

Photo : Gavin Newsom et son actuelle épouse Jennifer Siebel, peu avant leur mariage, lors de la San Francisco Pride du 29 juin 2008 (auteur author Franco Folini, San Francisco)

14 septembre 2020

La Côte Ouest des Etats-Unis est la proie des flammes - US West Coast is on fire

California_on_fire_ESA22177856 (Europe Space Agency, contains Copernicus Sentinel (2020), processed by ESA, CC BY-SA IGO 3

500.000 personnes évacuées dans l'Orégon pour la seule journée du 10 septembre 2020. Des centaines de maisons détruites, c'est l'ensemble de la côte ouest des Etats-unis qui est la proie des flammes. 20.000 pompiers mobilisés, une vingtaine de morts, des dizaines de disparus, le bilan est loin d'être définitif dans la mesure où tous les incendies ne sont pas encore maîtrisés, et où il reste encore des zones où les pompiers n'ont pas accès. les incendies de l'Orégon sont les pires qu'ait connu cet Etat, et la qualité de l'air y est aujourd'hui la pire de la planète (source : Antenne 2, JT 20h, 12 septembre 2020). La teinte orangée des photos qui nous parviennent de la côte Ouest des USA s'explique par la concentration des particules fines présentes en suspension dans l'air. Là où les flammes ont disparu subsiste une chape de fumée blanche, qui inquiète les spécialistes de la santé publique. Les scientifiques estiment que cette fumée mettra plusieurs semaines avant de se dissiper. Le président Donald Trump ne s'est pas encore exprimé sur la catastrophe actuelle. Pour la première fois depuis le début de la crise, il devrait être cet après-midi en Californie, où il rencontrera des pompiers. Rappelons que le président américain a toujours nié l'existence du réchauffement climatique. Jusqu'ici, il a toujours attribué les incendies de la Côte Ouest à la mauvaise gestion des forêts. Coïncidence, les Etats concernés sont des Etats démocrates.

La situation en France n'est pas aussi catastrophique. Cependant, avec 35°C prévus à Bourges en début de semaine et 33°C à Paris, "c'est un été sans fin" qui attend les Français (source : A2, JT 13h 13 septembre 2020). Les mois de septembre les plus chauds ont été observés ces sept dernières années à la surface du globe. 

Cinq des vingt plus grands feux de l'histoire de la Californie ont eu lieu en 2020

500,000 people evacuated in Oregon for the single day of September 10, 2020. Hundreds of houses destroyed, the entire west coast of the United States is engulfed in flames. 20,000 firefighters mobilized, around 20 dead, dozens missing, the results are far from definitive insofar as all fires are not yet under control, and there are still areas where firefighters do not have access . the fires in Oregon are the worst in this state, and the air quality is today the worst on the planet (source: Antenne 2, JT 8 p.m., September 12, 2020). The orange tint in the photos that reach us from the West Coast of the USA is explained by the concentration of fine particles present in the air. Where the flames have disappeared, a blanket of white smoke remains, which worries public health specialists. Scientists estimate that this smoke will take several weeks to dissipate. President Donald Trump has yet to comment on the current disaster. For the first time since the start of the crisis, he should be in California this afternoon, where he will meet firefighters. Remember that the American president has always denied the existence of global warming. Until now, he has always attributed the West Coast fires to poor forest management. Coincidentally, the states concerned are democratic states.

The situation in France is not so dire. However, with 35 ° C forecast in Bourges at the start of the week and 33 ° C in Paris, "it's a never-ending summer" that awaits the French (source: A2, JT 13h 13 September 2020). The hottest September months have been observed over the past seven years on the surface of the globe.

Photos : Image satellite du 19 août 2020 des incendies de forêt qui brûlent dans le nord de la Californie, couvrant une partie importante de la Californie et des États voisins (auteur/author : Europe Space Agency, contains Copernicus Sentinel (2020), processed by ESA, CC BY-SA IGO 3.0 ; Cinq des vingt plus grands feux de l'histoire de la Californie ont eu lieu en 2020 (auteur/author : California Department of Forestry and Fire Protection, 11 septembre 2020).

 


11 septembre 2020

Le camp de réfugiés de Moria : une bombe à retardement - Moria refugee camp: a ticking time bomb

Les abords du camp de Moria, 15 janvier 2017 (auteur:author Cathsign)

Un gigantesque incendie a ravagé dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 septembre 2020 le camp de réfugiés de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, en mer Egée, mettant 12.000 personnes à la rue dans le plus complet dénuement. Le plus grand camp de réfugiés en Grèce, surpeuplé car prévu pour abriter seulement 2.000 personnes, est presque totalement détruit.

Mobilisés derrière l'Allemagne et son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas, dix pays de l'Union européenne vont accueillir quelque 400 migrants mineurs non accompagnés, évacués de l'île grecque de Lesbos après l'incendie gigantesque du camp de réfugiés de Moria. «Nos contacts avec les pays membres de l'Union européenne ont conduit à ce que 10 pays membres participent au transfert» de ces 400 mineurs, a annoncé vendredi le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer. L'Autriche a refusé son aide. L'Allemagne et la France prendraient en charge chacune 100 à 150 de ces enfants. Les Pays-Bas après avoir dit "non" (cf. Courrier International, 10/09/2020) avaient proposé jeudi de prendre en charge une centaine de migrants, dont une moitié de mineurs (source AFP/Figaro International, 11/09/2020).

Les conditions de vie sur le camp de Moria avaient été dénoncées par le HCR (Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés) et les ONG. Le camp, ouvert en 2013 sur une ancienne base militaire, avait accueilli jusqu'à 22.000 personnes en février 2020. Il était interdit à la presse depuis les accords signés avec la Turquie en mars 2016. 

Le gouvernement de droite qui dirige la Grèce depuis un an a durci la politique migratoire et promis la construction de nouveaux centres d'enregistrement fermés à Lesbos et sur les quatre autres îles de la mer Égée où vivent au total plus de 24.000 personnes, quatre fois plus que leur capacité initiale. Mais des habitants de l'île s'opposent au projet, et, jeudi matin, des barrages ont été dressés sur les routes près du camp pour empêcher l installation de nouvelles tentes.

Selon les termes d'une journaliste d'Antenne 2, le champ de ruines de Moria est "l'illustration de l'urgence à réformer la politique migratoire européenne".

Une réunion européenne sur la question, longtemps repoussée, devrait avoir lieu à la fin du mois.

Une bombe à retardement

Pour le quotidien New-York Times, “le camp et ses résidents laissés à l’abandon sont synonymes de l’antipathie croissante du continent envers les réfugiés”. “Quiconque a visité Moria ces dernières années savait que c’était une bombe à retardement sur le point d’exploser, le reflet de l’incapacité des autorités grecques et européennes à gérer les flux migratoires”, ajoute le quotidien espagnol El Païs.

Déjà, en 2016, un incendie avait entraîné l’évacuation de 4.500 réfugiés. L'an passé, un autre incendie y avait fait deux morts, sans provoquer de réaction de la part des pouvoirs publics grecs ou de la communauté internationale.

Seul point positif de cette crise : l'élan de solidarité des Allemands. Selon le quotidien Süddentsche Zeitung, dans les rues de Berlin, Leipzig, Hambourg et Francfort, plusieurs milliers d’Allemands ont réclamé l’ouverture des frontières et l’accueil des réfugiés. “Nous avons de la place !”, pouvait-on lire sur les pancartes. 

Rappelons la nécessité pour l'Europe d'ouvrir complètement ses frontières aux migrants climatiques pendant qu'il en est encore temps. Le réchauffement climatique fait de l'Afrique une poudrière qui va exploser dans les quarante prochaines années. L'accueil des migrants n'est plus un choix, c'est une obligation si nous voulons survivre à des vagues migratoires qu'il sera illusoire de vouloir maîtriser. Il faut, à l'instar de l'Allemagne, apprendre aux populations à coexister avec les migrants, et faire découvrir aux gens la richesse qu'apportent avec eux ces gens qui ont tout perdu. Ouvrir les frontières, c'est supprimer les passeurs, permettre les contrôles sanitaires, générer de la main d'oeuvre dans des secteurs où on en recherche désespérément, éviter les replis communautaristes, dynamiser l'économie, etc. Les maintenir fermées, c'est aussi fermer les yeux sur les "camps de concentration" comme Moria, sur les enfants morts en Méditerranée, sur la xénophobie qu'on encourage par l'exemple, sur les violations répétées des droits de l'homme, etc. 

A lire : 

Le camp Moria, ou l'enfer sur terre - Le Journal International

Les réfugiés qui sont présents au sein du camp sont tous demandeurs d'asile. Cependant, ils n'ont pas l'autorisation de sortir du camps, ce qui transforme cette " terre d'accueil " en véritable prison. Les populations arrivées au sein du camp souhaitent à tout prix éviter un retour forcé en Turquie.

http://www.lejournalinternational.info

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A gigantic fire ravaged the night of Tuesday 8 to Wednesday 9 September 2020 in the Moria refugee camp, on the Greek island of Lesbos, in the Aegean Sea, putting 12,000 people on the streets in complete poverty. The largest refugee camp in Greece, overcrowded because it was designed to house only 2,000 people, is almost completely destroyed.

Mobilized behind Germany and its Minister of Foreign Affairs Heiko Maas, ten European Union countries will welcome some 400 unaccompanied minor migrants, evacuated from the Greek island of Lesvos after the gigantic fire in the Moria refugee camp. “Our contacts with member countries of the European Union have led to 10 member countries participating in the transfer” of these 400 minors, German Interior Minister Horst Seehofer announced on Friday. Austria refused to help. Germany and France would each take care of 100 to 150 of these children. The Netherlands after having said "no" (cf. Courrier International, 09/10/2020) had offered on Thursday to take care of a hundred migrants, half of whom were minors (source AFP / Figaro International, 09/11 / 2020).

The living conditions in the Moria camp had been denounced by the UNHCR (UN High Commissioner for Refugees) and NGOs. The camp, opened in 2013 on a former military base, had accommodated up to 22,000 people in February 2020. It was banned from the press since the agreements signed with Turkey in March 2016. The right-wing government that has ruled Greece for a year has toughened migration policy and promised the construction of new closed registration centers in Lesvos and the other four Aegean islands where a total of more than 24,000 people live, four times more than their initial capacity. But residents of the island oppose the project, and on Thursday morning, roadblocks were erected on the roads near the camp to prevent the installation of new tents. In the words of a journalist from Antenne 2, the field of ruins at Moria is "the illustration of the urgency to reform European migration policy".

A European meeting on the issue, long postponed, is expected to take place at the end of the month.

A time bomb

For the New York Times, "the camp and its stranded residents are synonymous with the continent's growing antipathy towards refugees." “Anyone who has visited Moria in recent years knew that it was a time bomb about to explode, a reflection of the inability of the Greek and European authorities to deal with migratory flows,” added the Spanish daily El Païs. Already in 2016, a fire had led to the evacuation of 4,500 refugees. Last year, another fire killed two people there, without causing any reaction from the Greek public authorities or the international community. The only positive point of this crisis: the German spirit of solidarity. According to the daily Süddentsche Zeitung, in the streets of Berlin, Leipzig, Hamburg and Frankfurt, several thousand Germans have demanded the opening of borders and the reception of refugees. “We have room!” Read the signs.

Let us recall the urgent need for Europe to completely open its borders to climate migrants while there is still time. Global warming is turning Africa into a powder keg that will explode in the next forty years. Welcoming migrants is no longer a choice, it is an obligation if we want to survive waves of migration that it will be illusory to want to control. We must, like Germany, teach populations to coexist with migrants, and make people discover the wealth that these people who have lost everything bring with them. Opening the borders means eliminating smugglers, allowing health checks, generating manpower in sectors where it is desperately sought after, avoiding communitarian withdrawal, boosting the economy, etc. Keeping them closed also means turning a blind eye to "concentration camps" like Moria, to children who have died in the Mediterranean, to xenophobia that is encouraged by example, to repeated violations of human rights. , etc.

To read: http://www.lejournalinternational.info/le-camp-moria-ou-lenfer-sur-terre/

Photo : Les abords du camp de Moria, 15 janvier 2017 (auteur/author : Cathsign).

07 septembre 2020

SNCF, Covid-19 & réchauffement climatique - Faut-il un plan de relance ? - Covid-19, global warming. Do we need a recovery plan?

Gare Lyon-Part-Dieu 210820 1

Je suis arrivé le vendredi 28 août à Lyon dans un car TER bondé, avec une passagère assise à ma gauche et un passager assis à ma droite. J'en suis reparti le lundi 31 août en train, et j'ai pris ces photos à la gare SNCF de Lyon-Part-Dieu. Bousculades, aucun respect des distances. Les nombreux personnels de sécurité présents ne s'en émeuvent pas, et soit n'ont reçu aucune consigne, soit ont  reçu la consigne de ne pas intervenir. Dans le même temps, le gouvernement français agite l'épouvantail d'un reconfinement éventuel. 

La SNCF reste une émanation de l'Etat français (même si l'entreprise publique est devenue une SA le 1er janvier 2020). Qu'en penser ? Faut-il en conclure que le gouvernement fait passer la rentabilité de la SNCF avant la sécurité des gens ? J'espère que ce n'est pas le cas.

Un plan de relance basé sur l'isolation thermique

On nous propose un plan de relance axé sur l'isolation thermique. Une stupidité en période de réchauffement climatique ? Un monsieur qui avait l'air très content d'isoler l'extérieur de sa maison avec des matériaux à première vue très polluants (polystyrène, laine de verre, etc.) confiait aux journalistes d'Antenne 2 que sur un coût total de 32.000 euros il lui restait à payer 9.000 euros, le reste étant financé par diverses aides. Il va économiser ainsi environ 450 euros de chauffage par an. Sur cette base, et en admettant que le climat soit stable et que les gens souhaitent maintenir durant les années à venir le même degré de température dans leur maison, il leur faudra - une fois obtenues les aides gouvernementales - une vingtaine d'années pour obtenir un retour sur investissement. Or, le climat n'est pas stable. Il y a gros à parier que dans vingt ans, l'accélération du réchauffement climatique produise exactement le même résultat, avec ou sans isolation. Peut-être à ce moment-là seront-t-ils heureux d'être isolés, non pas du froid, mais de la chaleur ? Il y a des endroits où les maisons ont besoin d'être isolées. Mais pas toutes, et pas n'importe où. Appliquer la même politique à tous et partout est une stupidité.

Ces travaux d'isolation ressortent toujours de la même idée : pousser les consommateurs à consommer, et à dépenser toujours plus d'argent. Créer des emplois dans l'isolation, ponctionner les revenus des particuliers, etc. Or, c'est exactement le contraire de ce qu'il convient de faire : consommer moins, travailler moins pour mieux partager le travail entre un plus grand nombre de gens, etc. Les "passoires thermiques" ne sont très souvent (pas toujours) qu'un faux problème. La France n'est pas le Canada. J'habite actuellement à la lisière ouest du Jura, exactement à la latitude médiane de la France. J'ai vécu et travaillé en toutes saisons dans des lieux aussi variés que Nice, Aix-en-Provence, Marseille, Rodez, Champagnole, Rennes, Saint-Aubin-des-Châteaux, etc. Et habité le plus souvent dans des "passoires thermiques". Les vitres de ma maison (220 m2 habitables) sont aujourd'hui en simple vitrage de 1 mm d'épaisseur, et mes huisseries sont des antiquités superbes que je ne changerai pour rien au monde. Je dépense environ 450 euros par an pour chauffer, et j'ai pris l'habitude de dormir quelque soit la saison avec les fenêtres de ma chambre ouverte. Je ne suis pas un extraterrestre. N'importe qui peut décider de rajouter une couverture sur la couette de son lit s'il a froid, de garder un gros pull sur lui dans sa maison en hiver, et mettre un plaid sur ses genoux le soir en regardant la télé. Vivre dans un environnement frais et ventilé est bien meilleur pour la santé que les pièces surchauffées. Et c'est bien plus économique et bien plus écologique que d'investir des sommes colossales dans de l'isolation. Les sommes que François Bayrou - éminence grise depuis plusieurs années d'Emmanuel Macron - destine à l'isolation seraient bien mieux employées à donner une vie décente aux plus défavorisés, aux sans-abri qui dorment chaque nuit sur les trottoirs, aux migrants, aux enfants qui, en France, souffrent de malnutrition (à Paris, un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté et ne mange pas toujours à sa faim - source : France Info, 28 avril 2020), etc.

Il faut arrêter cette hérésie selon laquelle donner de l'argent aux entreprises va faire redémarrer l'économie. Si les gens n'ont pas d'argent pour consommer, ils ne consommeront pas - même si les produits et services existent. C'est la demande qui tire l'offre. Donnez de l'argent aux pauvres, et ils le consommeront intégralement, en remplissant les carnets de commande des entreprises et en les obligeant à créer des emplois. Donnez de la même somme à des riches, ils en consommeront une petite partie, et thésauriseront le reste. Donnez de l'argent aux entreprises, elles ne créeront que très peu d'emplois : cet argent servira en priorité à rembourser leurs dettes, moderniser leur outil de production, enrichir leurs actionnaires, et à faire grimper les cours de la bourse... faisant gagner ainsi un peu plus d'argent aux "nantis" dont font partie les membres actuels du gouvernement. Le ministre des finances passant sur Antenne 2 très récemment a été clair à ce sujet : il fait "entièrement confiance" aux entreprises et aucune contrepartie sociale n'est exigée en retour des mannes de l'Etat. Sarkozy, Hollande, Macron maintenant, tous injectent des milliards pour sauver les riches et les entreprises (mises artificiellement sous perfusion), et endettent à chaque fois un peu plus les citoyens français. Sans jamais arriver à faire reculer significativement le taux de chômage et le taux de pauvreté. Il faudrait maintenant envisager d'injecter un peu de bon sens dans l'économie, et se mettre à sauver ceux qui ont réellement besoin de l'être. A la surprise (ou pas) du président Macron, on verra la consommation repartir sur des bases redevenues plus saines.

Et pour ceux qui objecteraient que l'argent donné aux pauvres leur sert à acheter des produits bas de gamme fabriqués en Asie et profite peu aux entreprises françaises, la réponse est simple : les entreprises françaises n'ont qu'à s'adapter et produire des produits/services correspondant aux attentes de leurs clients. Les clients sont là, toujours plus nombreux. Répondez à leurs attentes, servez-les... ou disparaissez. C'est la loi du marché. 

Un plan de relance, pour quoi faire ?

Dernier point, mais non le moindre. Pourquoi faire un plan de relance ? Est-il vraiment intéressant de relancer un modèle économique basé sur la croissance dont on sait qu'il est radicalement incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique ? Certains nous promettent que d'ici deux ans on aura retrouvé notre situation "ante covid-19". Autrement dit, on aura retrouvé la voie (production - distribution - consommation) qui nous conduit tout droit à la sixième extinction des espèces - dont la nôtre. Est-ce vraiment souhaitable ? C'est exactement ce que craignait le climatologue et académicien Jean Jouzel au début du printemps (cité de mémoire, interview sur un JT d'A2). Ne devrait-on pas profiter de la bénédiction de cette crise qui met nos économies à plat pour changer radicalement nos modes de vie ? Et entrer définitivement dans une décroissance (moins de production d'objets neufs, décroissance démographique, partage du travail), plutôt que nous battre pour retrouver des comportements dont on sait qu'ils condamnent une part importante de la vie sur Terre ? Le marketing et la télévision nous ont transformés en fashion victims, et nous ont convaincus que le bonheur se trouvait dans la consommation.  Pour réaliser cet idéal trompeur, nous avons accepté d'aliéner notre liberté, au prix d'une productivité toujours plus forte et d'un travail de plus en plus stressant : plus d'un suicide par semaine dans l'Education nationale, un tous les deux jours chez les agriculteurs (sources : Ministère de l'Education nationale, 5 novembre 2019 ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide_en_France). Il est grand temps de mettre fin au cycle infernal de la croissance et de prévoir non pas des plans de relance, mais des plans de décroissance.

Ph. Bensimon

Gare Lyon-Part-Dieu 210820 2

I arrived in Lyon on Friday August 28 in a crowded TER bus, with a passenger seated to my left and a passenger seated to my right. I left on Monday, August 31 by train, and I took these photos at the Lyon-Part-Dieu SNCF station. Jostling, no respect for distances. The many security personnel present were not moved by it, and either did not receive any instructions, or were instructed not to intervene. At the same time, the French government is shaking the scarecrow of a possible reconfinement.

SNCF remains an offshoot of the French State (even if the public company became an SA on January 1, 2020). What to think? Should we conclude from this that the government puts profitability before the safety of people? I hope this is not the case.

A recovery plan based on thermal insulation

We are being offered a stimulus plan focused on thermal insulation. A stupidity in times of global warming ? A gentleman who seemed very happy to insulate the outside of his house with materials that at first glance were very polluting told Antenne 2 journalists that out of a total cost of 32,000 euros he still had to pay 9,000 euros, the remainder being financed by various aids. It will thus save around 450 euros in heating per year. On this basis, and assuming that the climate is stable and that people want to maintain the same temperature in their homes for years to come, it will take them - once government aid has been obtained - about twenty years to obtain a return on investment. However, the climate is not stable. It's a good bet that in twenty years, accelerating global warming will produce exactly the same result, with or without insulation. There are places where houses need to be insulated. But not all of them, and not just anywhere. To apply the same policy to everyone and everywhere is stupid.

These insulation works are always based on the same idea: to push consumers to consume, and to spend more and more money. Create jobs in insulation, tap the income of individuals, etc. However, this is exactly the opposite of what should be done: consume less, work less to better share the work between a greater number of people, etc. Very often (not always) "thermal strainers" are just a false problem. France is not Canada. I currently live on the western edge of the Jura, exactly at the middle latitude of France. I have lived and worked in all seasons in places as varied as Nice, Aix-en-Provence, Marseille, Rodez, Champagnole, Rennes, Saint-Aubin-des-Châteaux, etc. And most often lived in "thermal strainers". The windows of my house (220 m2 living space) are today single glazing 1 mm thick, and my doorframes are superb antiques that I will not change for the world. I spend around 450 euros per year on heating, and I have made a habit of sleeping in all seasons with my bedroom windows open. I am not an alien. Anyone can decide to add a blanket to the quilt of their bed if they are cold, to keep a big sweater with them in their house in the winter, and to put a blanket on their knees at night while watching TV. Living in a cool, ventilated environment is much better for your health than overheated rooms. And it is much more economical and much more ecological than investing colossal sums in insulation. The sums that François Bayrou - eminence grise for several years by Emmanuel Macron - earmarked for isolation would be much better used to give a decent life to the most disadvantaged, to the homeless who sleep on the sidewalks every night, to migrants, to children who, in France, suffer from malnutrition (in Paris, one in five children lives below the poverty line and does not always have enough to eat - source: France Info, April 28, 2020), etc.

We must stop this heresy that giving money to businesses will restart the economy. If people don't have the money to consume, they won't consume - even if the products and services are there. It is demand that drives supply. Give money to the poor, and they will consume it all, filling business order books and forcing them to create jobs. Give the same amount to the rich, they will consume a small part, and hoard the rest. Give money to companies, they will create very few jobs: this money will be used primarily to repay their debts, modernize their production facilities, enrich their shareholders, and drive up stock market prices ... thus making a little more money for the "haves" to which the current members of the government belong. The Minister of Finance, who appeared on Antenne 2 very recently, was clear on this subject: he “fully trusts” companies and no social compensation is required in return for State money. Sarkozy, Hollande, Macron now, all inject billions to save the rich and businesses (artificially put on a drip), and each time put French citizens a little more into debt. We should now consider injecting a little common sense into the economy, and start saving those who really need to be saved. To the surprise (or not) of President Macron, we will see consumption start again on bases that have become healthier again.

And for those who would object that the money given to the poor is used to buy low-end products made in Asia and does little to benefit French companies, the answer is simple: French companies just have to adapt and produce. products / services corresponding to the expectations of their customers. The customers are there, always more numerous. Meet their expectations, serve them ... or disappear. It is the law of the market.

A recovery plan, what for?

Last, but not the least. Why make a recovery plan? Is it really interesting to relaunch an economic model based on growth which we know is radically incompatible with the fight against global warming? Some promise us that within two years we will have recovered our "ante covid-19" situation. In other words, we will have found the path (production - distribution - consumption) which leads us straight to the sixth extinction of species - including our own. Is it really desirable? This is exactly what the climatologist and academician Jean Jouzel feared at the beginning of spring (quoted from memory, interview on an A2 newscast). Should we not take advantage of the blessing of this crisis which is shattering our economies to radically change our lifestyles? And to enter definitively into a decrease (less production of new objects, demographic decrease, sharing of work), rather than fight to find behaviors which we know condemn a significant part of life on Earth? Marketing and television have turned us into fashion victims, and convinced us that happiness is in consumption. To achieve this deceptive ideal, we agreed to alienate our freedom, at the cost of ever higher productivity and more and more stressful work: more than one suicide per week in the National Education, one all the two days with farmers (sources: Ministry of National Education, November 5, 2019; https://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide_en_France). It is high time to put an end to the infernal cycle of growth and to plan not stimulus plans, but degrowth plans.

Philippe Bensimon devant Santorin 25 décembre 2017 Philippe Bensimon

01 septembre 2020

Sécheresse dans les blés en France - 25 % de perte par rapport à 2019 - Drought in wheat in France - 25% loss

Terre asséchée à Toulon (10 avril 2007, auteur:author KoS)

En Ardèche la sécheresse sévit depuis quatre saisons consécutives (source : France 3, 31 août 2020, 11h57).

Selon un article de Météo France daté du 14 août et signé Guillaume Séchet et Tristan Bergen, la situation s'aggrave : " De nombreuses régions sont touchées. L’été 2020 se montre particulièrement sec sur le pays, en plus de la canicule, le manque d’eau se fait sentir sur de nombreuses régions. Au 14 août, 83 départements sont concernés par des mesures de vigilance ou de restriction d’eau, une situation préoccupante qui continue de s’aggraver au fil des semaines. C’est notamment du Centre-Ouest au Nord-Est que les restrictions en eau sont nombreuses en raison de sols desséchés par la chaleur et le manque d’eau. La tendance depuis quelques années montre également que de plus en plus de départements et donc de surface touchée par la sécheresse, notamment depuis l'année 2015.

Le manque de pluie est récurrent depuis le printemps. Le mois de juillet 2020 s’est montré comme le plus sec depuis 1959, avec un cumul moyen de 16.38 mm à l’échelle du territoire contre 60.8 mm en temps normal. A titre de comparaison, la moyenne nationale pour Juillet 2019 était de 40.47 mm. Les précipitations ont en effet été quasiment absentes sur une grande partie du pays, notamment du Nord-Ouest au Sud-Ouest en passant par le Roussillon, la Provence et Côte d’Azur et la Corse avec des cumuls mensuels inférieurs à 20 mm sur ces zones. On a relevé localement moins de 5 mm sur la Meuse, le sud de la Champagne et l’île de France tout comme sur le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire, l’Occitanie et l’Ouest de la Corse. A l’inverse on a pu relever plus de 75mm sur la Savoie, les Hautes-Alpes, les Cévennes et les Pyrénées-Orientales en raison d’orages plus fréquents. Les cumuls les plus importants ont été relevés en Ardèche avec par exemple 140.2 mm à Barnas.

Ce mois de juillet exceptionnellement sec fait suite à plusieurs mois pauvres en eau sur le pays et notamment du Languedoc au Nord-Est en passant par le Centre-Est du pays. Le cumul de précipitations efficaces (représentant la quantité d'eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du sol, après soustraction des pertes par évapotranspiration réelle) est déficitaire du Bas-Rhin au Gard en passant par l’Auvergne, Rhône-Alpes, l’Est du Massif-Central, l’Alsace, la Côte d’Or et la Loire.

Les sols sont particulièrement secs. De ce fait, l’indice d’humidité des sols est très faible sur une grande partie du territoire avec des sols extrêmement secs, notamment sur le Nord du pays, une situation qui ne cesse d’empirer depuis plusieurs mois maintenant. La sécheresse des sols superficiels se montre sévère de la Normandie aux Hauts-de-France jusqu’au Grand Est ainsi que sur la Bourgogne-Franche-Comté et le nord de la région Auvergne - Rhône-Alpes. Toute la zone située au nord d’une ligne allant de Cherbourg à Grenoble se situe à un niveau « sec décennal » (un niveau de sécheresse que l’on ne rencontre en moyenne que tous les dix ans). Les régions Grand Est, Bourgogne - Franche-Comté et Hauts-de-France sont particulièrement touchées, avec un niveau de sécheresse localement proche de 1976 qui fait office de « référence » en la matière. Sur ces régions, les précipitations se sont montrées particulièrement déficitaires depuis le printemps dernier et cette tendance se poursuit malheureusement depuis le début de l’été. Le niveau des nappes phréatiques est encore acceptable. L’hiver 2019-2020, en moyenne très humide, a permis un rechargement efficace des ressources en eau souterraines sur la majeure partie du territoire. Néanmoins la situation reste contrastée suivant les régions, si les niveaux étaient encore hauts dans le Sud-Ouest ou près de la méditerranée au 1er Juillet dernier, ceux-ci sont bas à très bas par rapport aux moyennes sur le Nord-Est du paysLa sécheresse exceptionnelle de ce mois de Juillet laisse entendre que la situation ne s’est pas améliorée dans ces secteurs.

Toujours pas d'amélioration en vue : la situation ne semble pas s’améliorer dans les prochaines semaines avec un mois d’août vu comme globalement déficitaire sur le pays en terme de précipitations, tout comme le mois de Septembre. La situation pourrait néanmoins évoluer pour le début de la saison de recharge avec des prévisions saisonnières envisageant des mois d’octobre et novembre plus humidesCependant, il faudra voir si cette tendance sera suffisante pour enrayer la sécheresse accumulée durant ces derniers mois."

Les pluies de l'automne dernier suivies d'un printemps et d'un été très secs rendent la situation particulièrement difficile pour les céréaliers français. Selon les estimations au 1er août 2020 du service statistique du Ministère de l'agriculture (Agreste), "la production de blé tendre atteindrait 29,7 millions de tonnes, pour un rendement moyen de 68,3 quintaux/ha. Elle baisserait sur un an de 24,9 %, et de 15,9 % par rapport à la moyenne 2015-2019". "Il s’agit de la sole de blé tendre la plus faible depuis 1994" constate le ministère qui ajoute que "les régions de l’ouest sont très impactées par la baisse de la production : Poitou-Charentes (- 43,2 % sur un an), Pays de la Loire (- 34,9 %) ou encore Bretagne (- 21,5 %)."

De son côté, le syndicat des producteurs de blé (AGPB), affirme : "Avec une production évaluée en deçà des 30 millions de tonnes pour le blé tendre, les céréaliers français vont vivre une campagne particulièrement tendue, peut-être l'une des pires depuis 30 ans" (source : https://www.bfmtv.com/economie/les-recoltes-francaises-de-ble-et-d-orges-s-annoncent-vraiment-mauvaises_AN-202008060053.html).

Le réchauffement climatique ne faisant pas diminuer la quantité totale des précipitations sur l'ensemble de la planète (c'est tout le contraire, il accélère le cycle de l'eau), il semble que les récoltes de blé seront exceptionnelles cette année en Russie. Le pays s'apprête selon certains à la deuxième meilleure récolte de son histoire - mais les moissons s'y étalent de juillet à fin septembre-début octobre, avec en particulier la récolte tardive des blés de printemps en Sibérie, et on n'a pas encore les chiffres définitifs. La Russie, première puissance exportatrice de blé, va donc encore renforcer sa position et pourrait, en fonction de son agressivité commerciale, peser lourdement sur les cours. Encore une autre mauvaise nouvelle pour les agriculteurs français, qui de toute façon risquent de ne pas avoir grand chose à exporter cette année. Selon une info du jour, "La Russie s'attend à une production de blé de 82,8 Mt et au Canada, la récolte serait supérieure de 1,4 Mt à celle de l'année dernière" (source : pixabay, reprise par le site Terre-net le 1er septembre 2020 : https://www.terre-net.fr/marche-agricole/actualite-marche-agricole/article/ble-le-canada-et-la-russie-augmentent-leurs-previsions-de-production-1395-171688.html). A la fin de semaine dernière, les prévisions de production de blé dans le monde, principalement en Argentine et en Europe (notamment en Allemagne et en France), ont été encore revues à la baisse.

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In Ardèche, drought has been raging for four consecutive seasons (source: France 3, August 31, 2020, 11:57 a.m.

According to an article from Météo France dated August 14 and signed Guillaume Séchet and Tristan Bergen, the situation is worsening: "Many regions are affected. The summer of 2020 is particularly dry in the country, in addition to the heatwave, the water shortage is felt in many regions. As of August 14, 83 departments are affected by vigilance or water restriction measures, a worrying situation that continues to worsen over the weeks. from the Center-West to the North-East that water restrictions are numerous due to soils desiccated by heat and lack of water. The trend in recent years has also shown that more and more departments and therefore areas affected by drought, especially since 2015. The lack of rain has been recurrent since spring. July 2020 proved to be the driest since 1959, with an average cumulative total of 16.38 mm across the country compared to 60.8 mm in normal times. For comparison, the national average for July 2019 was 40.47 mm. Precipitation was in fact almost absent over a large part of the country, in particular from the North-West to the South-West via Roussillon, Provence and Côte d'Azur and Corsica with monthly accumulations of less than 20 mm on these areas. Less than 5 mm were found locally on the Meuse, the south of Champagne and the Ile de France as well as in the Center-Val de Loire, the Pays de la Loire, Occitanie and the west of Corsica. Conversely, we were able to raise more than 75mm in Savoie, Hautes-Alpes, Cévennes and Pyrénées-Orientales due to more frequent storms. The most significant accumulations were recorded in Ardèche with, for example, 140.2 mm at Barnas. This exceptionally dry month of July follows several poor water months in the country and in particular from Languedoc to the North-East via the Center-East of the country. The cumulative effective precipitation (representing the quantity of water supplied by the precipitation which remains available, at the surface of the soil, after subtracting the losses by real evapotranspiration) is in deficit from Bas-Rhin to Gard via Auvergne, Rhône -Alps, eastern Massif-Central, Alsace, Côte d'Or and Loire. The soils are particularly dry. As a result, the soil moisture index is very low over a large part of the territory with extremely dry soils, especially in the north of the country, a situation that has been worsening for several months now. The dryness of the superficial soils is severe from Normandy to Hauts-de-France to the Grand Est as well as in Bourgogne-Franche-Comté and the north of the Auvergne - Rhône-Alpes region. The entire area to the north of a line from Cherbourg to Grenoble is at a "ten-year dry" level (a level of drought that is only encountered on average every ten years). The Grand Est, Bourgogne - Franche-Comté and Hauts-de-France regions are particularly affected, with a level of drought locally close to 1976 which serves as a “benchmark” in this area. In these regions, rainfall has been particularly poor since last spring and this trend has unfortunately continued since the beginning of summer. The water table level is still acceptable. The winter 2019-2020, on average very wet, allowed an efficient recharge of groundwater resources over most of the territory. Nevertheless the situation remains contrasted according to the regions, if the levels were still high in the South-West or near the Mediterranean on July 1st, they are low to very low compared to the averages over the North-East of the country. The exceptional drought in July suggests that the situation has not improved in these areas. Still no improvement in sight: the situation does not seem to improve in the coming weeks with August seen as a general deficit in the country in terms of precipitation, just like the month of September. However, the situation could change for the start of the recharge season with seasonal forecasts considering wetter October and November. However, it will be necessary to see if this trend will be sufficient to stem the drought accumulated in recent months. "

The rains of last autumn followed by a very dry spring and summer make the situation particularly difficult for French grain producers. According to the estimates as of August 1, 2020 from the statistical service of the Ministry of Agriculture (Agreste), "the production of common wheat would reach 29.7 million tonnes, for an average yield of 68.3 quintals / ha. It would drop on a year of 24.9%, and 15.9% compared to the 2015-2019 average ". "This is the weakest common wheat sole since 1994" notes the ministry, which adds that "the western regions are very affected by the drop in production: Poitou-Charentes (- 43.2% on one year), Pays de la Loire (- 34.9%) or Brittany (- 21.5%). " For its part, the union of wheat producers (AGPB), affirms: "With a production estimated below 30 million tonnes for soft wheat, French cereal growers are going to experience a particularly tense campaign, perhaps one of the worst for 30 years "(source: https://www.bfmtv.com/economie/les-recoltes-francaises-de-ble-et-d-orges-s-annoncent-vraiment-mauvaises_AN-202008060053.html).

As global warming does not decrease the total amount of precipitation on the whole planet (quite the opposite, it accelerates the water cycle), it seems that the wheat harvests will be exceptional this year in Russia. . According to some, the country is preparing for the second best harvest in its history - but the harvests are spread there from July to the end of September-beginning of October, with in particular the late harvest of spring wheat in Siberia, and we have not yet final figures. Russia, the leading wheat exporter, will therefore further strengthen its position and could, depending on its commercial aggressiveness, weigh heavily on prices. Yet another bad news for French farmers, who may not have much to export this year anyway. According to an info of the day, "Russia expects a wheat production of 82.8 Mt and in Canada, the harvest would be 1.4 Mt higher than last year" (source: pixabay, reported by the Terre-net site on September 1, 2020: https://www.terre-net.fr/marche-agricole/actualite-marche-agricole/article/ble-le-canada-et-la-russie-augmentent-leurs- production-forecasts-1395-171688.html). At the end of last week, forecasts for wheat production in the world, mainly in Argentina and Europe (especially Germany and France), were further revised downwards.

 

Photo : Terre asséchée à Toulon (10 avril 2007, auteur/author KoS)

29 août 2020

Marée noire à Maurice : plus d'efforts nécessaires pour sauver les récifs coralliens - more effort is needed to save coral reefs

Marée noire à l'île Maurice : plus d'efforts sont nécessaires pour sauvegarder les écosystèmes des récifs coralliens

Le 25 juillet 2020, un cargo japonais a heurté un récif sur la côte sud-est de l'île Maurice : des tonnes de pétrole se sont échappées des soutes du navire dans les récifs coralliens, les lagons aux eaux turquoises et les écosystèmes uniques de l'île nation.

https://www.unenvironment.org

Le vraquier MV Wakashio, appartenant à la compagnie japonaise Nagashiki kisen, s'est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d'Esny, au sud-est de l'île Maurice, avec 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord. L'épave de trois cent mètres s'est ensuite brisée en deux le samedi 15 août vers 15h40. En heurtant un récif corallien de l'île Maurice, le Wakashio a déclenché une marée noire qui menace toute l'île Maurice, mettant en jeu à la fois la survie des écosystèmes marins pollués par le pétrole, et aussi la sécurité alimentaire des Mauriciens et l'équilibre économique de l'île (le tourisme international est un secteur économique essentiel pour la République de Maurice, petit pays insulaire de l'océan Indien qui ne dispose que de peu de ressources naturelles).

Cette catastrophe écologique est l'occasion de mettre en avant l'importance de la protection des récifs coralliens, pour l'ensemble de la biodiversité marine, et pour l'homme qui a un besoin vital de cette biodiversité pour son alimentation et pour le maintien du climat. Or, les travaux de Tara ont mis en évidence la vulnérabilité des coraux, victimes de la pollution, de l'acidification, et du réchauffement climatique. Nos coraux sont en train de disparaître, et avec eux, c'est la vie océanique et la vie des hommes qui est menacée. Lisez l'article que le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE) vient de publier (cf supra)Selon la presse mauricienne, reprise par le site Imazpress, l'équipage fêtait un anniversaire lorsque le naufrage s'est produit (http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2020/08/15/maree-noire-maurice-du-fioul-recommence-a-s-ecouler-du-wakashio,123182.html).

Environ un tiers du pétrole contenu dans le vraquier s'est déversé dans la mer et les lagons. Le 16 août 2020, il a été décidé de remorquer les deux tiers avant de l'épave et de les couler au large. Cette partie contient les moteurs du vraquier et environ 30 m3 de pétrole que les conditions météo empêchent de pomper. Le 21 août, les opérations de sabordage de la partie avant du Wakashio (la plus importante) ont commencé, la partie arrière (le "château" et la poupe) restant sur le récif. Le 24 août la proue - la partie avant - du MV Wakashio a été coulée comme prévu à 3 600 mètres de profondeur (source : wikipédia). Selon l'Express, ce sabordage n'était pas l'option favorite du gouvernement français. Greenpeace dénonce la pire des options. (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maree-noire-a-maurice-tensions-diplomatiques-autour-de-l-avenir-du-navire-wakashio_2133311.html).

Mauritius_oil_spill_ESA22170164 (auteur:author European Space Agency)

The bulk carrier MV Wakashio, owned by a Japanese shipowner, ran aground on July 25 on a reef at Pointe d'Esny, in the south-east of Mauritius, with 3,800 tonnes of fuel oil and 200 tonnes of diesel on board . The wreckage then broke in two on Saturday August 15 around 3:40 p.m. By hitting a coral reef in Mauritius, the Wakashio triggered an oil spill that threatens the whole of Mauritius, jeopardizing both the survival of marine ecosystems polluted by oil, and also the food security of Mauritians and the island's economic balance (international tourism is an essential economic sector for the Republic of Mauritius, a small island country in the Indian Ocean which has only few natural resources). This ecological disaster is the opportunity to highlight the importance of the protection of coral reefs, for all marine biodiversity, and for man who has a vital need for this biodiversity for its food and for the maintenance of the climate. However, Tara's work has highlighted the vulnerability of corals, victims of pollution, acidification, and global warming. Our corals are disappearing, and with them, ocean life and human life is threatened. Read the article that the United Nations Environment Program (UNEP) has just published (see above). According to the Mauritian press, taken up by the Imazpress site, the crew was celebrating an anniversary when the sinking occurred (http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2020/08/15/maree-noire -maurice-du-fuel-recommence-as-pour-du-wakashio, 123182.html).

About a third of the oil in the bulk carrier spilled into the sea and lagoons. On August 16, 2020, it was decided to tow the front two-thirds of the wreckage and sink them offshore. This part contains the engines of the bulk carrier and about 30 m3 of oil that the weather conditions prevent from pumping. On August 21, scuttling operations of the front part of the Wakashio (the most important) began, the aft part (the "castle" and the stern) remaining on the reef. On August 24, the bow - he front part - of the MV Wakashio was sunk as planned at 3,600 meters deep (source: Wikipedia). According to the Express, this scuttling was not the preferred option of the French government. Greenpeace denounces the worst option. (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maree-noire-a-maurice-tensions-diplomatique-autour-de-l-avenir-du-navire-wakashio_2133311.html).

Photo : Mauritius_oil_spill_ESA22170164 (auteur/author European Space Agency)

Naufrage du Wakashio - l'action de la France à l'île Maurice - Sinking of the Wakashio - France's action in Mauritius

Pointe_d'esny_Mauritius_2019-10-01_5 (auteur:author Z thomas)

Plusieurs des organisations membres de la plate-forme Océan & Climat et du Comité France Océan ont été mobilisées autour du naufrage du Wakashio à Maurice - près de la pointe d'Esny - le 25 juillet dernier et de la pollution qui en a résulté.

Ludovic Schultz, conseiller environnement Europe au Secrétariat général à la mer auprès du Premier ministre et secrétaire du Comité France Océan, nous a fait part le 27 août de façon informelle des actions entreprises par la France dans le cadre de la gestion de cette crise environnementale. 

Sollicitée par les autorités de Maurice et dans le cadre du plan de lutte sous-régional de la Commission de l’océan indien pour les pays de l’océan indien occidental, la France a immédiatement projeté à Maurice des moyens présents à La Réunion. Cette aide a consisté à déployer sur place un navire BSAOM (Bâtiment de soutien et d'assistance outre-mer) et du personnel et du matériel spécialisés dans la lutte antipollution :

- 8 marins de la cellule antipollution de la base navale de Port des Galets (La Réunion)

- 2 experts de mise en œuvre du matériel Polmar-terre de la direction de la mer zone Sud Océan Indien

- 1 officier de liaison inséré auprès des acteurs de la gestion de crise mauricienne (officier supérieur de la marine nationale)

 ainsi que du matériel de lutte (barrages hauturiers et barrage absorbant, écrémeurs oléophiles, motopompes, tuyaux...)

En outre, 2 experts du Ceppol (Centre d’Expertises Pratiques de lutte antipollution de la Marine) et 1 expert du Cedre venus de Brest à Maurice ont été mobilisés dans le cadre du soutien à la seconde phase des opérations pour contribuer à l’expertise et à l’évaluation des risques et dommages pour l’environnement. Ces risques concernent en particulier des zones de pêche et un lagon particulièrement fragile classé en aire marine protégée et en zone Ramsar.

Les moyens français ont contribué aux opérations de pompage de fuel du Wakashio notamment  suite à la rupture du navire samedi 15 Août. Par ailleurs, la société Le Floch dépollution a commencé le travail de nettoyage des zones contaminées à partir du 19 août. Des mesures pour les oiseaux sont également prises en appui avec la coopération internationale. Ces opérations auxquelles la France a apporté son concours, sont menées sous l’autorité du Gouvernement de Maurice.

En parallèle enfin, la France a lancé une réflexion pour contribuer au suivi des opérations de long terme et améliorer les procédures de coopération dans le cadre des conventions de mer régionale.

Photo : Pointe_d'esny_Mauritius_2019-10-01_5 (auteur/author Z thomas).