Tour des deux Amériques sur un voilier

19 février 2020

Prochaines croisières d'entraînement : Venise, le Montenegro, la Dalmatie et l'Istrie (Croatie) en mars et en avril 2020

Venise 3

Nous recherchons encore quelques équipiers sur ces croisières d'entraînement, destinées en priorité aux membres de l'expédition Tour des deux Amériques. Les places restantes sont ouvertes à tous ceux qui veulent découvrir le monde de la croisière en voilier, débutants compris :

7-14 mars : Biograd-Venise :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/09/37895483.html
14-21 mars : Venise-Biograd :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/09/37895483.html
11-18 avril : Trogir-Montenegro-Trogir :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/18/37950809.html
18-25 avril : Trogir-Rab-Trogir :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/18/37950798.html

Photos et plan d'aménagement des bateaux : 
mars (Sun Odyssey 51, déjà utilisé pour nos croisières de la Toussaint 2019):
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2019/12/10/37855207.html
avril (Bavaria 50 Cruiser) :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/17/37946291.html

Renseignements au +33 (0)6 81 34 65 31 de 14h à 19h (heure française). Ce numéro peut être appelé avec WhatsApp.

Venise 2

Photos : Venise, 11 août 2013 (1 et 2). Auteur/author : Philippe Bensimon.


17 février 2020

Lefkas (Lefkada) à Preveza - Croisière d'entraînement en Grèce, 28 décembre 2019 - Training cruise, December 28, 2019

Lefkas, 28 décembre 2019

Lefkas, le quai municipal, 28 décembre 2019

Lefkas, samedi 28 décembre. Départ à 10h. Sur le livre de bord, j'inscris : "beau temps, ciel dégagé, visibilité totale, vagues de 10 cm, vent de N 10 kt". Nous remontons sans nous presser le chenal de Lefkas. Le pont levis qui ferme le chenal ne s'ouvre qu'aux heures pleines (c'est avant tout un pont routier destiné à effectuer la liaison entre l'île de Lefkada et le continent). Nous devrons de toute façon attendre un bon moment avant qu'il ne s'ouvre. La rive du chenal à bâbord est occupée par des voiliers qui stationnent. Certains rouillent, comme ce ketch à l'abandon. C'est désespérant de voir cela alors que nous recherchons un bateau de ce type pour l'expédition. Lefkas, un ketch à l'abandon, 28 décembre 2019

Chenal de Lefkas, en route vers Preveza, 28 décembre 2019

Lefkas, bateaux rangés dans le chenal, 28 décembre 2019

Chenal de Lefkas, le pont s'ouvre pour nous laisser passer, 28 décembre 2019

Arrivés au pont, nous découvrons celui-ci. C'est une barge reconvertie, dont le pont, invisible depuis notre bateau, a sans doute été reconditionné pour former une section de route. La barge s'ouvre par un pont levis de chaque côté pour laisser passer les voitures. A 11h, le pont-levis côté ouest commence à s'ouvrir. Le passage ouvert cette année est beaucoup moins large que ce qu'il était dans mes souvenirs - il est vrai qu'en 2018 j'avais un Bavaria 49, un peu moins large que notre Cyclades 50.5. Nous mettons un peu plus de pare-battages côté bâbord - c'est par là que nous emmènera le vent, Emma se charge du pare-battage volant, et je me lance dans le passage entre le quai à bâbord et la barge à tribord. Le pont-levis est complètement relevé.Lefkas, l'entrée nord du chenal, 28 décembre 2019 (1)

Le passage est terriblement étroit, moins de 10 à 15 cm de chaque côté du bateau. Pour comble, je découvre une fois engagé que le quai bâbord tourne à droite !a la sortie du passage. Pas moyen de reculer, on passe très, très juste en raclant un peu le flanc bâbord. Nous découvrirons plus tard que cela a causé une longue rayure tout le long du côté gauche du bateau. Ce n'est pas grave (un coup de gel coat fera disparaître la balafre), mais je m'interroge néanmoins. C'est la quatrième fois que je passe à cet endroit (une première fois en venant de Lefkas en septembre 2014 sur le Sun Odyssey 38 Elixir, une fois dans chaque sens en avril 2018 avec le Bavaria 49 Hellas Fos), et je n'ai jamais eu autant de difficulté qu'aujourd'hui. Le passage dans ma mémoire était beaucoup plus grand.Lefkas, l'entrée nord du chenal, 28 décembre 2019 (2)

Nous sortons dans l'avant port avec un "ouf" de soulagement, et prenons la mer en direction de Preveza. Emma et moi y avons rendez-vous avec notre nouvel équipage,et avec un technicien chargé par notre loueur d'effectuer quelques réparations à bord. Le vent a commençé à monter, et la mer est déserte, à l'exception de quelques pêcheurs dans de petites embarcations.Lefkas, les pêcheurs sont les seuls à sortir, 28 décembre 2019

A 12h15 nous arrivons à la marina de Preveza où nos rendez-vous ont été fixés par commodité. Nous espérons y bénéficier d'une franchise visiteur de deux heures, et pouvoir ensuite émigrer vers le quai municipal, moins cher et plus pratique, et plus proches des commerces où nous allons faire l'avitaillement du bateau pour la semaine qui vient. Dans l'entrée de la marina nous contactons celle-ci par VHF et un employé vient nous accueillir. Le concept de franchise n'existe pas ici : si nous accostons dans la marina, nous devrons payer la nuit complète, quelque soit le temps que nous y passerons. Nous faisons donc demi-tour et allons directement accoster au quai municipal. Nous trouvons une place entre deux bateaux, et nous garons le  Cyclades 50.5 Sofia IV sur tribord le long du quai, juste devant une banque, à moins d'une encablure de l'entrée de la Marina, en prévenant les équipiers et le technicien du nouveau point de rendez-vous. 

Preveza, le Cyclades 50

Preveza, le quai municipal, 28 décembre 2019

Preveza, 28 décembre 2019

Nos premiers équipiers nous y rejoignent presque aussitôt, et à 15h nous voyons arriver le technicien, qui va notamment refaire le joint d'étanchéité du capot de la cabine avant tribord. 

A 16h, nous partons faire l'avitaillement au supermarché voisin. Emma a trouvé une laverie, et les machines à laver tournent pendant que nous faisons les courses. Le supermarché nous ayant prêté des caddies, à 18h l'avitaillement est terminé. A 19h une partie de l'équipage part récupérer le linge propre, tandis que je prépare un "risotto du sud" aux légumes pour le dîner du soir. Le technicien a fini son travail avant notre retour du supermarché ; il a laissé la consigne de le par refermer trop tôt le capot de la cabine avant tribord, pour laisser le temps au raccord de joint silicone de sécher. Pendant que je cuisine, je demande à Emma de faire le "safety brief" aux nouveaux arrivants.

Dans la soirée je prends la météo pour les jours à venir. Elle est plutôt bonne : pour demain nous aurons des vents de NE de 5 noeuds, forcissant à 10 puis 15 noeuds dans la journée, et pour lundi des vents de 10 à 15 noeuds, venant toujours du NE. Nous devrions donc être au portant, entre grand largue et largue, pour notre descente de demain sur Nisis Oxia. Pour la journée de lundi, je suis un peu plus pessimiste : nous naviguerons plein est pour entrer dans le Golfe de Corinthe. Les effets de côte risquent fort de transformer ce qui devrait être un près agréable en vent debout, nous obligeant à tirer des bords. 

Chenal de Lefkas, le pont s'ouvre pour nous laisser passer, 28 décembre 2019 (2)

Lefkas, Saturday December 28. Departure at 10 a.m. On the log book, I write: "good weather, clear sky, total visibility, waves of 10 cm, wind of N 10 kt". We go up without hurrying the Lefkas channel. The drawbridge which closes the channel only opens at peak hours (it is above all a road bridge intended to make the connection between the island of Lefkada and the mainland). We will have to wait a long time anyway before it opens. The shore of the port channel is occupied by stationary sailboats. Some rust, like this abandoned ketch. It is desperate to see this while we are looking for such a boat for the expedition.
Arrived at the bridge, we discover this one. It is a converted barge, the deck of which, invisible from our boat, has undoubtedly been reconditioned to form a section of road. The barge opens with a drawbridge on each side to let cars pass. At 11 a.m., the drawbridge on the west side begins to open. The passage opened this year is much narrower than it was in my memories - it is true that in 2018 I had a Bavaria 49, a little narrower than our Cyclades 50.5. We put a few more fenders on the port side - that's where the wind will take us, Emma takes care of the flying fender, and I start the passage between the quay on the port side and the barge on the starboard side. The drawbridge is completely raised.
The passage is terribly narrow, less than 10 to 15 cm on each side of the boat. To make matters worse, I discovered once engaged that the port quay turns right! At the exit of the passage. No way to go back, we pass very, very just by scraping the port side a little. We will find out later that this caused a long scratch along the left side of the boat. It does not matter (a blow of gel coat will make the scar disappear), but I wonder nonetheless. This is the fourth time I have passed this place (a first time coming from Lefkas in September 2014 on the Sun Odyssey 38 Elixir, once in each direction in April 2018 with the Bavaria 49 Hellas Fos), and I have never had as much difficulty as today. The passage in my memory was much greater.
At 12:15 p.m. we arrive at the Preveza marina where our meetings have been scheduled for convenience. We hope to benefit from a two-hour visitor franchise, and then be able to emigrate to the municipal wharf, which is cheaper and more practical, and closer to the shops where we are going to refuel the boat for the coming week. In the entrance of the marina we contact it by VHF and an employee comes to welcome us. The concept of franchising does not exist here: if we dock in the marina, we will have to pay for the full night, whatever time we spend there. So we turn around and go directly to the municipal wharf. We find a place between two boats, and we park the Cyclades 50.5 Sofia IV on starboard along the quay, just in front of a bank, less than a cable from the entrance of the Marina, warning the crew and the technician of the new meeting point.
Our first team members join us there almost immediately, and at 3 p.m. we see the technician arrive, who will notably redo the seal on the hood of the starboard forward cabin.
At 4 p.m., we leave to do the refueling at the nearby supermarket. Emma found a laundromat, and the washing machines are running while we shop. The supermarket having lent us shopping carts, at 6 p.m. the refueling is finished. At 7 p.m. part of the crew leaves to collect clean linen, while I prepare a "risotto of the south" with vegetables for dinner in the evening. The technician finished his work before we returned from the supermarket; he left the instructions to close it too early on the starboard cabin cabin hood, to allow time for the silicone seal fitting to dry. While I cook, I ask Emma to give the newcomers a "safety brief".
In the evening I take the weather for the days to come. It is pretty good: for tomorrow we will have NE winds of 5 knots, forcing to 10 then 15 knots during the day, and for Monday winds of 10 to 15 knots, always coming from NE. We should therefore be downwind, between big drop and drop, for our descent tomorrow on Nisis Oxia. For Monday, I am a little more pessimistic: we will sail due east to enter the Gulf of Corinth. The side effects are very likely to transform what should be a pleasant near into a headwind, forcing us to pull edges.

Photos : Lefkas, le quai municipal, 28 décembre 2019 ; Lefkas, ketch rouillant sur le quai, 28 décembre 2019 ; Chenal de Lefkas, bateaux garés, 28 décembre 2019 (1 et 2) ; Sortie nord du chenal de Lefkas, le pont se lève pour nous laisser passer, 28 décembre 2019 (1) ; Sortie nord du chenal de Lefkas, l'avant-port, 28 décembre 2019 (1 et 2) ; Entre Lefkada et Preveza, pêcheurs, 28 décembre 2019 ; Preveza, le quai municipal, 28 décembre 2019 ; Preveza, 28 décembre 2019 ; Sortie nord du chenal de Lefkas, le pont se lève pour nous laisser passer, 28 décembre 2019 (2).

09 février 2020

De Skhoinos (Ithaque) à Lefkas - Croisière d'entraînement en Grèce, 27 décembre 2019 - Training cruise, December 27, 2019

De Skhoinos à Lefkas 27 décembre 2019

Skhoinos au petit matin, 27 décembre 2019

Baie de Shkoinos (Ithaque), vendredi 27 décembre 2019. Le réveil au sein de la baie de Skhoinos est superbe. Hier soir, lors de notre arrivée de nuit, nous n'avions pas ces couleurs magnifiques, et les détails, perdus dans l'ombre, nous étaient inaccessibles. Comme prévu, le vent a tourné durant la nuit. Il est resté faible, mais vient désormais du SE et amène avec lui quelques nuages. A 10h30, après le petit déjeuner, nous levons l’ancre et quittons la petite baie de Skhoinos. Arrivés à la sortie de la baie, nous prenons le cap compas 027° ; nous sommes aujourd'hui en route pour Lefkas, au nord-est de l'île de Lefkada. La météo nous annonce une journée avec des vents faibles, et une renverse aux alentours de 15h, les vents passant au NW puis au N sans dépasser 5 kt.

Skhoinos, Emma lève l'ancre, 27 décembre 2019

Shhoinos, départ, 27 décembre 2019

Le ferry Olympic Champion, 27 décembre 2019Peu après 11h nous croisons le H/S/F/Olympic Champion (photo ci-dessus). Long de 204 mètres et large de 25,5 mètres, ce ferry luxueux qui navigue aujourd'hui principalement en Adriatique a été construit en Norvège. Doté d'une piscine et d'un casino, il peut atteindre 30 nœuds ; c'est le bateau le plus rapide de sa catégorie.

En route vers Lefkada, 27 décembre 2019

A 13h, cap plein nord, nous passons à l'est de la pointe sud de la grande île Meganisi. Le vent est faible, les vagues ne dépassent pas vingt centimètres, Nous avons gardé la grand-voile pour stabiliser le bateau, mais c'est le moteur qui nous pousse. Réglé sur 1800 trs/mn, il nous propulse à 5,5 noeuds. Nous allons remonter toute la côte est de Méganisi, jusqu'à 14h. Le vent faiblit de plus en plus, et les vagues passent en-dessous de 10 cm avant de disparaître complètement vers quinze heures pour laisser la place à un miroir. Nous sommes alors au sud de la pointe Kefali, à l'embouchure de la baie de Drepano (ci-dessous).

au sud de la pointe Kefali, à l'embouchure de la baie de Drepano, 27 décembre 2019

La baie de Drepano ou Drepanou donne accès au nord à une zone de marais peu profonds (moins d'un mètre - 0,1m par endroits - qui sépare l'île de Lefkada à l'ouest du continent à l'est. Il fut une époque où Lefkada était d'ailleurs une presqu'ile qu'il fallait contourner pour accéder à Preveza et aux îles plus au nord dans la mer Ionienne. Lassés de faire le détour, les habitants ont fini par creuser un chenal et séparer Lefkada du continent. Aujourd'hui, un passage dragué à 6m et balisé par des perches (de moins en moins) et des bouées (de plus en plus) permet de franchir les marais. Quand on vient du sud, ce qui est notre cas, une haute structure pyramidale métallique indique l'entrée du chenal. Après avoir laissé à tribord la carcasse rouillée d'une épave, nous rentrons à 16h dans le chenal balisé.

Epave au nord de Méganisi, 27 décembre 2019

Le chenal de Lefkas, 27 décembre 2019

Chenal de Lefkas, flamants roses dans les marais voisins, 27 décembre 2019

De multiples oiseaux nichent dans ces, marais, flamants roses, etc. La pollution y est hélas omniprésente, et les déchets plastiques bordent le chenal. La ville de Lefkas, au nord du chenal, a sa décharge en rive ouest de celui-ci. Depuis un an, il semble que les choses se soient un peu améliorées ; à l'époque les camions déversaient les ordures au sommet d'une colline de détritus qui tombait directement dans un des bras du chenal. La colline de la décharge existe toujours, mais son talus semble avoir été en partie nettoyé. J'espère que ce n'est pas qu'une impression.

Chenal de lefkas, oiseaux, 27 décembre 2019 (2)

Chenal de lefkas, oiseaux, 27 décembre 2019 (3)

Chenal de lefkas, oiseaux, 27 décembre 2019 (1)

Le chenal nous conduit à passer devant l'entrée de la marina de Lefkas et sa station-service. Payante, elle offre peu d'intérêt, hormis les sanitaires. J'ai repéré plus au nord des quais municipaux. Emma et moi allons tenter d'y trouver une place pour la nuit. A 17h30 c'est chose faite, et le bateau est amarré sur tribord au quai de la ville. Le ciel se dégage peu à peu et offre un joli coucher de soleil. La nuit sera gratuite pour nous sur ce quai accueillant, personne ne venant nous demander quoi que ce soit, et aucune capitainerie n'étant en vue.

Lefkas, 27 décembre 2017

Shkoinos Bay (Ithaca), Friday December 27, 2019. The awakening in the Skhoinos Bay is superb. Yesterday evening, when we arrived at night, we did not have these magnificent colors, and the details, lost in the shadows, were inaccessible to us. As expected, the wind changed overnight. He remained weak, but now comes from the SE and brings with him some clouds. At 10:30 am, after breakfast, we weigh anchor and leave the small bay of Skhoinos. Arrived at the exit of the bay, we take the compass heading 027 °; today we are on our way to Lefkas, northeast of the island of Lefkada. The weather forecast announces a day with light winds, and a reversal around 3pm, the winds passing to the NW then to the N without exceeding 5 Kt.

Shortly after 11am we meet the H / S / F / Olympic Champion (photo above). 204 meters long and 25.5 wide, this luxurious ferry which today sails in the Adriatic was built in Norway. With a swimming pool and a casino, it can reach 30 knots; it is the fastest boat in its class.
At 1 p.m., heading due north, we pass east of the southern tip of the large Meganisi island. The wind is light, the waves do not exceed twenty centimeters, We kept the mainsail to stabilize the boat, but it is the engine that drives us. Set to 1800 rpm, it propels us at 5.5 knots. We will go up the whole east coast of Méganisi, until 2 p.m. The wind weakens more and more, and the waves pass below 10 cm before disappearing completely around three o'clock to make room for a mirror. We are then south of Pointe Kefali, at the mouth of Drepano Bay (below).
The bay of Drepano or Drepanou gives access to the north to a zone of shallow marshes (less than one meter - 0.1m in places - which separates the island of Lefkada in the west from the continent in the east. a time when Lefkada was, moreover, a peninsula that had to be bypassed to access Preveza and the islands further north in the Ionian Sea. Tired of making the detour, the inhabitants ended up digging a channel and separating Lefkada from the continent. Today, a passage dredged at 6m and marked by poles (less and less) and buoys (more and more) allows to cross the marshes. When coming from the south, which is our case, a high metallic pyramid structure indicates the entrance to the channel. After leaving the rusty carcass of a wreck to starboard, we return to the marked channel at 4 p.m.
Multiple birds nest in these, swamps, flamingos, etc. Pollution is unfortunately omnipresent, and plastic waste borders the channel. The town of Lefkas, north of the channel, has its outlet on the west bank of it. Over the past year, it seems that things have improved a little; At the time, trucks dumped garbage on top of a hill of trash that fell directly into one of the arms of the channel. The dump hill still exists, but its embankment appears to have been partially cleaned. I hope it's not just an impression.
The channel leads us past the entrance to the marina of Lefkas and its service station. Paying, it offers little interest, except sanitary. I spotted further north of the municipal wharves. Emma and I will try to find a place there for the night. At 5.30 p.m. it was done, and the boat was moored to starboard at the city quay. The sky gradually clears and offers a nice sunset. The night will be free for us on this welcoming quay, no one coming to ask us for anything, and no harbor office being in sight.

En route vers Lefkada 27 décembre 2019, (2)

Photos : Baie de Skhoinos, 27 décembre 2019 (1) ; Baie de Skhoinos, préparatifs du départ, 27 décembre 2019 ; Baie de Skhoinos, 27 décembre 2019 (2) ; L'Olympic Champion, 27 décembre 2019 ; En route vers Lefkada, 27 décembre 2019 (1) ; La baie de Drepanou, 27 décembre 2019 ; Epave dans la baie de Drepanou, 27 décembre 2019 ; Dans le chenal de Lefkas, 27 décembre 2019 ; Flamants roses près du chenal de Lefkas, 27 décembre 2019 ; oiseaux dans le chenalde Lefkas, 27 décembre 2019 (1 à 3) ; Le Cyclades 50.5 au quai de Lefkas, 27 décembre 2019 ; En route vers Lefkada, 27 décembre 2019 (2). Auteur/author : Philippe Bensimon. Video : De Skhoinos à Lefkas, 27 décembre 2019. Réalisation/realization : Philippe Bensimon.

08 février 2020

Le réchauffement climatique à l'œuvre : 18,3 °C en Antarctique le 6 février - Global warming at work: 64,94 °F in Antarctica

Hope_Bay-2016-Trinity_Peninsula–Esperanza_Station_02

Nouveau record de chaleur à la base argentine d'Esperanza en Antarctique : on a enregistré ce jeudi 6 février 2020 la température de 18,3°C. La température ne cesse de grimper depuis que l'A68, le plus grand iceberg du monde, s'est détaché de l'Antarctique en juillet 2017. A68 (6.000 km2 pour 160 km de long et un poids de mille milliards de tonnes) s'apprête aujourd'hui à quitter la zone des glaces pérennes, à 63° de latitude sud, poussé par le courant circumpolaire.

Le précédent record, établi en 2015, était de 17,5°C. Aujourd'hui deux autres icebergs géants sont en passe de se détacher de la calotte glaciaire qui recouvre l'Antarctique. L'un se trouve à l'est, sur la barrière de Brunt. Lorsqu'il se sera détaché, on estime qui fera 1.500 km2 (deux fois la taille de la ville de New York). Selon la Nasa, la fissure qui sépare le futur iceberg de la calotte glaciaire progresse aujourd'hui de quatre kilomètres par an, un rythme qui s'accélère depuis quelques années. L'autre fait partie du glacier de l'île du Pin (Pine Island), à l'ouest de l'Antarctique. Il fera 300 kilomètres lors de sa séparation d'avec la calotte de l'Antarctique. (sources : JT A2, 7 février 2020, 20h30 ; Futura Planète, 7 février 2020). Le réchauffement de l'Antarctique, s'il devait continuer à s'accélérer, pourrait entraîner une hausse des eaux plus importante que celle prévue, et menace déjà l'existence des populations de manchots.

Photos : Hope_Bay-2016-Trinity_Peninsula–Esperanza_Station_02 (auteur/author : Andrew Shiva / Wikipedia / CC BY-SA 4.0, 15 janvier 2016) ; Closeup_of_the_iceburg_A-68_on_9th_December_2019 (auteur/author : Ash Dep, 10 décembre 2019).

06 février 2020

Croisière d'entraînement en Grèce, 26 décembre 2019 - De Missalonghi à Skhoinos (Ithaque) - Training cruise, December 26, 2019

De Missalonghi à Skhoinos 26 décembre 2019

La baie de Missalonghi au lever du jour, 26 décembre 2019Missalonghi, jeudi 26 décembre 2019. Comme d'habitude, je me lève peu avant le jour. Le lever du soleil est superbe sur le port. Emma et moi déjeunons tranquillement, puis Emma va porter nos poubelles dans les containers voisins de la capitainerie. Je jette un dernier coup d'œil à l'épave de l'Hermès et aux jolis bateaux qui nous entourent.

Missalonghi, l'épave de l'Hermès, 26 décembreMissalonghi, la proue de l'Hermès, 26 décembre 2019Missalonghi, notre Cyclades 50Missalonghi, le port, 26 décembre

A 10h nous larguons les amarres, Emma s'occupant des pendilles à l'avant tandis que je gère la barre. Le vent est nul, la mer est plate, le ciel est complètement dégagé. Nous entamons au moteur la descente du chenal long de plus de deux milles qui donne accès à la mer. Dans la lumière matinale, c'est tout un monde d'oiseaux, aigrettes chevaliers et autres, qui commence sa journée à la recherche de nourriture. Les pêcheurs, dont les maisonnettes sur pilotis (pelades) bordent la rive gauche du canal, commencent à s'activer sur leurs barques.

Missalonghi, le départ du port 26 décembre 2019

Missalonghi, le départ du port, 26 décembre 2019

Missalonghi, la capitainerie, 26 décembre 2019

Missalonghi, dans le chenal 26 décembre 2019

Missalonghi, le chenal, 26 décembre 2019

Missalonghi, oiseaux dans le chenal, 26 décembre 2019 (1)

Missalonghi, oiseaux dans le chenal, 26 décembre 2019 (2)Missalonghi, oiseaux dans le chenal, 26 décembre 2019 (3)Missalonghi, maisons de pêcheur sur pilotis dansle chenal, 26 décembre 2019

A 11h nous sommes sortis du chenal, et avons rallié les dernières bouées qui marquent au large l'entrée de celui-ci. Nous prenons au cap 267°. Le vent d'ouest de 3 kt ne nous aide pas, et nous continuons au moteur en attendant que le vent se lève sur la mer Ionienne. 

A midi il a un peu forci, et nous avançons à 7 noeuds sur le fond, sous génois, grand-voile et moteur à 1800 trs/mn. Nous sommes au près bon plein, tribord amures, et nous faisons route vers la pointe sud de Nisis Oxia. Le but est de contourner par le sud la petite île pour remonter plus au nord-ouest, sur Ithaque, l'île d'Ulysse où nous passerons la nuit. 

Missalonghi, la sortie du chenal, 26 décembre 2019

Missalonghi, barque de pêche à la sortie du chenal, 26 décembre 2019

Nisis Oxia, 26 décembre 2019 (5)

Quarante cinq minutes plus tard, le vent s'est levé, nous avons coupé le moteur et nous prenons trois points dans le génois. Nous avons deux ris sur trois pris dans la grand-voile - nous les avons depuis le début de l'étape. Je relève la position aux jumelles ; nous sommes à 6,7 milles dans le 100° du sommet 431m de Nisis Oxia. Nous passons à 14h au sud de l'île, avant d'obliquer au cap 297°. La mer s'est un peu formée, et les vagues qui atteignent maintenant quatre-vingt centimètres nous ralentissent : notre vitesse est tombée à 3,6 noeuds, l'île nous masquant une partie du vent qui est en train de tourner avec nous. A 15h, il a pris une orientation de NW et souffle à 19 kt. Le temps est en train de se couvrir. Je rallume le moteur pour nous permettre de remonter le vent, et nous repassons à 6 noeuds de vitesse fond. 

Nisis Oxia, 26 décembre 2019 (6)

Nisis Oxia, 26 décembre 2019 (7)

Nisis Oxia, 26 décembre 2019 (2)

A 16h25, nous prenons le troisième ris dans la grand-voile ; le vent a forci et nous filons désormais à 7 noeuds. Vingt minutes après nous obliquons au cap 346°, et nous roulons complètement le génois pour remonter vent debout au moteur vers l'embouchure de la baie de Vathi, sur la côte E d'Ithaque. Nous arrivons ainsi à 18h à l'est du phare blanc Agis Ioannis (Saint-Jean) marquant le sud d'Ithaque. A 21h, le Sun Odyssey 51 est au mouillage dans la jolie crique de Skhoinos, non loin du port de Vathi. Comme l'avant-veille, je mets en place un anchor watch, qui me réveillera durant la nuit si notre ancre se met à déraper. Nous sommes tout au fond de la petite baie de Skhoinos, au vent de la plage tant que celui-ci vient du nord, et très près du rivage. J'aurai peu de temps pour réagir. Néanmoins, la météo annonce pour la nuit des vents faibles de 5 kt tournant de NE à E, et nous allons être de plus en plus protégés. Le menu du soir sera à base de pâtes, et Emma s'amuse à me photographier en train de les goûter. Je ne résiste pas au plaisir de publier la photo...

Skhoinos, le goûteur de spaghetti, 26 décembre 2019

Missalonghi, Thursday December 26, 2019. As usual, I get up shortly before daybreak. The sunrise is superb over the port. Emma and I have lunch quietly, then Emma will carry our trash cans in the containers next to the harbor master's office. I take a last look at the wreck of the Hermès and the pretty boats that surround us.
At 10am we drop the moorings, Emma taking care of the pendulum at the front while I manage the bar. The wind is zero, the sea is flat, the sky is completely clear. We start with the engine the descent of the channel more than two miles long which gives access to the sea. In the morning light, it is a whole world of birds, white egrets and others, which begins its day in search of food . The fishermen, whose stilt houses (lawns) line the left bank of the canal, are starting to get busy on their boats.
At 11am we left the channel, and joined the last buoys which mark off the entrance to it. We are heading to Cape 267 °. The west wind of 3 kt does not help us, and we continue with the engine while waiting for the wind to rise on the Ionian Sea.
At noon it has a little strength, and we are advancing at 7 knots on the bottom, under genoa, mainsail and engine at 1800 rpm. We are upwind full, starboard tack, and we are heading towards the south of Nisis Oxia. The goal is to bypass the small island to go further northwest, on Ithaca, the island of Ulysses where we will spend the night.
Forty five minutes later, the wind picked up, we stopped the engine and we took three points in the genoa. We have two reefs out of three caught in the mainsail - we have had them since the start of the stage. I note the position with binoculars; we are 6.7 miles in the 100 ° from the 431m summit of Nisis Oxia. We pass at 2 p.m. in the south of the island, before turning to heading 297 °. The sea has formed a little, and the waves which now reach eighty centimeters slow us down: our speed has dropped to 3.6 knots, the island masking part of the wind which is turning with us. At 3:00 pm, it took NW orientation and blows at 19 kt. The weather is getting cloudy. I restart the engine to allow us to go upwind and return to 6 knots bottom speed.
At 4:25 pm, we take the third reef in the mainsail; the wind has increased and we are now sailing at 7 knots. Twenty minutes later we veer to heading 346 °, and we are rolling the genoa completely to go upwind with the engine towards the mouth of Vathi Bay, on the E coast of Ithaca. We arrive at 6 p.m. east of the white lighthouse Agis Ioannis (Saint-Jean) marking the south of Ithaca. At 9 p.m., the Sun Odyssey 51 is at anchor in the pretty cove of Skhoinos, not far from the port of Vathi. Like the day before, I set up an anchor watch, which will wake me up overnight if our anchor starts to slip. We are at the very bottom of the small bay, upwind from the beach as long as it comes from the north, and very close to the shore. I will have little time to react. Nevertheless, the weather forecast for the night shows winds of 5 kt turning from NE to E, and we will be more and more protected. The evening menu will be based on pasta, and Emma enjoys photographing me tasting them. I can't resist the pleasure of publishing the photo ...

Photos : Lever du soleil sur la baie de Missalonghi, 26 décembre 2019 ; Missalonghi, l'épave de l'Hermès, 26 décembre 2019 (1 et 2) ; Notre Cyclades 50.5 au port de Missalonghi, 26 décembre 2019 ; Missalonghi, un joli ketch, 26 décembre 2019 ; Départ de Missalonghi, 26 décembre 2019 (1 et 2) ; La capitainerie de Missalonghi, 26 décembre 2019 ; Dans le chenal de Missalonghi, 26 décembre 2019 (1 et 2) ; Oiseaux dans le chenal de Missalonghi, 26 décembre 2019 (1 et 2) ; Maison de pêcheur dans le chenal de Missalonghi, 26 décembre 2019, Missalonghi, les bouées de sortie du chenal, 26 décembre 2019 ; Missalonghi, pêcheur à la sortie du chenal, 26 décembre 2019 ; Nisis Oxia (1 à 3), 26 décembre 2019 ; Nisis Oxia, tout à fait à gauche le mouillage sur la côte ouest de l'île, 26 décembre 2019 ; Skhoinos, test de cuisson des pâtes, 26 décembre 2019 ; Missalonghi, lever de soleil sur le port, 26 décembre 2019 ; Nisis Oxia, la pointe sud de l'île, 26 décembre 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon. Video : réalisation/realization : ©Philippe Bensimon.

Missalonghi, lever du soleil sur le port, 26 décembre 2019

Nisis Oxia, 26 décembre 2019 (4)

 


04 février 2020

Le climato-négationnisme tue

 

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Vous sentez-vous responsable de la mort cet hiver d'un milliard d'animaux en Australie ? Vous sentez-vous responsable des inondations de Venise ? Vous sentez-vous responsable de la mort de milliers de migrants en Méditerranée ? Vous le devriez.

Parce que vos gestes au quotidien, vos choix politiques lors des élections, votre mode de vie - notre mode de vie - sont responsables de l'état actuel du climat. Lorsque vous prenez votre voiture pour des raisons de confort, vous engloutissez un peu plus Venise, et vous tuez un peu plus de gens et d'animaux sur la planète. Et à l'inverse, lorsque Donald Trump libère l'industrie américaine des normes anti-pollution, lorsque Jair Bolsonaro encourage la déforestation de l'Amazonie ou lorsque Scott Morrison ferme les yeux sur celle de l'Australie (300.000 hectares de forêt abattus chaque année dans ce pays pour faire place à de l'élevage et des pâturages, la plupart abattus en toute illégalité), lorsque la Chine de Xi Jinping s'apprête à supprimer complètement le contrôle des naissances en 2020, toutes ces décisions ont un impact direct sur votre vie, sur la qualité de l'air que vous respirez, sur les inondations dont vous allez être victime, sur la sécheresse qui brûlera vos cultures, sur les tempêtes qui arracheront vos toitures, sur les épisodes cévenols qui surviendront dans votre village, sur les ouragans qui commencent à se former en Méditerranée.

Il est temps pour nous de réaliser que les frontières n'ont aujourd'hui plus de sens. Nous, Terriens, avons une seule atmosphère, un seul océan, et nous sommes tous responsables de ce qui arrive à nos voisins, même s'ils nous semblent lointains.

Aujourd'hui, les climato-négationnistes ont quasiment disparu des milieux scientifiques. La vulgarisation des connaissances scientifiques met du temps à se faire, et, tous les jours j'entends des gens remettre en cause l'influence de l'homme dans le désastre actuel. Un déni de la réalité qui leur permet une position confortable, et leur permet de continuer à déforester, à polluer, à consommer des énergies fossiles précieuses comme si cela n'avais aucune incidence. Le négationnisme, lorsqu'il concerne le génocide perpétré contre les juifs durant la seconde guerre mondiale, est pénalement réprimé dans dix-sept pays. Mais la Shoah n'a concerné "que" l'extermination de cinq à six millions de juifs. Comment se fait-il que le climato-négationnisme (et son corollaire l'inaction climatique), qui a déjà commencé à tuer et va aboutir à l'extermination d'un nombre bien plus considérable de personnes, soit encore toléré ? Comment peut-on accepter que des personnes professent ouvertement des doutes qui ont abouti à une situation désormais irréversible - à l'échelle humaine - et à un désastre tel que la Terre n'en a jamais connu de mémoire d'homme ? 

Je fais partie d'une génération qui avait soif de liberté et pour laquelle le maître mot était : "il est interdit d'interdire". Je ne suis pas fan des règlementations. Les Hébreux se contentaient de dix commandements, mais il y en avait un qu'ils respectaient tout particulièrement : "tu ne tueras point". Il serait temps pour nous de réaliser que le climato-négationnisme tue, et de le réprimer comme tel.

Philippe Bensimon

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Do you feel responsible for the death of a billion animals in Australia this winter? Do you feel responsible for the Venice floods? Do you feel responsible for the deaths of thousands of migrants in the Mediterranean? You should.

Because it is your everyday actions, your political choices during elections, your way of life - our way of life - that are responsible for the current state of the climate. When you take your car for the sake of comfort, you engulf Venice a little more, and you kill a few more people and animals on the planet. And conversely, when Donald Trump liberates the American industry from anti-pollution standards, when Jair Bolsonaro encourages deforestation in the Amazon or when Scott Morrison turns a blind eye to that of Australia (300,000 hectares of forest cut down each year in this country to make way for livestock and pasture land, most of which were illegally slaughtered), when Xi Jinping's China is about to completely abolish birth control in 2020, all of these decisions have a direct consequence on your life, on the quality of the air that you breathe, on the floods of which you are going to be victim, on the drought which will burn your crops, on the storms which will tear off your roofs, on the Cévennes episodes which will occur in your village, on hurricanes that are starting to form in the Mediterranean. It is time for us to realize that borders no longer make sense today. We Earth people have one atmosphere, one ocean, and we are all responsible for what happens to our neighbors, even if they seem distant to us. Today, climate-negationists have almost disappeared from scientific circles. The popularization of scientific knowledge takes time to be done, and every day I hear people questioning the influence of man in the current disaster. A denial of reality that allows them a comfortable position, and allows them to continue to deforest, to pollute, to consume precious fossil fuels as if it had no impact. Holocaust denial, when it concerns the genocide perpetrated against the Jews during the second world war, is penalized in seventeen countries. But the Shoah concerned "only" the extermination of five to six million Jews. How is it that climato-negationism (and its corollary climate inaction), which has already started to kill and will lead to the extermination of a much larger number of people, is still tolerated? How can we accept that people openly profess doubts that have led to a situation that is now irreversible - on a human scale - and to a disaster such as the Earth has never known in human memory? I belong to a generation which thirsted for freedom and for which the key word was: "it is forbidden to prohibit". I am not a fan of regulations. The Hebrews were content with ten commandments, but there was one which they particularly respected: "thou shalt not kill". It is time for us to realize that climate-negationism is killing, and to repress it as such.

      Philippe Bensimon

Photo : Culture de caféiers, au détriment de la jungle australienne du Queensland, ici à Kuranda, vers 1900 (auteur inconnu / Author unknown.

02 février 2020

Croisière d'entraînement en Grèce, 25 décembre 2019 - De Navpaktos à Missalonghi - Training cruise, December 25, 2019

Passage sous le pont entre Rion et Anti Rion, 25 décembre 2019

Lever du soleil sur la baie de Navpaktos, 25 décembre 2019

Mercredi 25 décembre 2019. Premier levé, j'assiste au lever du soleil sur la baie de Navpaktos. Le BMS de la veille n'a pas été suivi d'effets, et nous avons passé une nuit tranquille au mouillage. En me réveillant, j'ai consulté l'anchor watch mis en place la veille au moment du mouillage : non seulement l'ancre n'a pas dérapé, mais le bateau n'a quasiment pas évité durant la nuit. Totale stabilité.

Navpaktos au lever du soleil 25 décembre 2019

Départ de Navpaktos, 25 décembre 2019

A 10h30 nous prenons le départ. Comme hier, Emma est au guindeau et moi à la barre. Par précaution, nous partons avec deux ris sur trois dans la grand-voile. La mer est ridée, nous avons un vent de N de 8 noeuds, qui très rapidement va tourner à l'ouest au fur et à mesure que nous nous rapprochons du goulet entre Rion et Anti-Rion. Au cap 260°, nous sommes au début dans l'obligation de mettre le moteur, puis nous réussissons à tirer des bords avec une vitesse de 3 kt. 

Le pont entre Rion et Andi-Rion, 25 décembre 2019

Le pont entre Rion et Anti-Rion, 25 décembre 2019 (2)

A 11h30 nous sommes à un mille du pont. Le vent s'est levé (W 26 kt). Nous filons à 4 kt, avec notre grand-voile à 2 ris et le génois à moitié sorti. Notre génois est en fait plus un grand foc qu'un génois, ce qui est l'idéal à mon sens quand on a un seul enrouleur de voile d'avant. Cela permet de l'utiliser plus longtemps complètement déroulé - sachant que dès qu'on commence à enrouler une voile, elle perd une part importante de son efficacité. J'appelle à la VHF la capitainerie de Rion (Riom Traffic) qui me donne l'autorisation d'emprunter le passage nord sous le pont, en me donnant le nombre de piliers à laisser à ma droite, et aussi celui à laisser à ma gauche ("one right, three left"). A 12h, nous passons sous le pont, cap au 260° avec l'appui du moteur (nous sommes pratiquement vent debout). Nous avons pris l'équivalent de trois ris dans le génois. Nous avons un grand ciel bleu et un vent variable qui oscille entre 15 et 25 kt.

Le fort vénitien d'Anti-Rion 25 décembre 2019

A 14h, nous enlèverons 10° au pilote automatique, pour éviter une bande de terre protégée en théorie par une cardinale S. Celle-ci semble avoir disparu, remplacée par un casier de pêcheur. Les prévisions météo de la NOAA sont parfaites. Depuis samedi dernier elles indiquaient une baisse des vents à l'ouest du golfe de Corinthe à compter du mercredi midi ; à 16h10 nous avons un vent de nord-ouest de 7 kt. Les vagues sont tombées à 10 cm. Nous avons sorti complètement le génois, et cous avançons à 3,9 noeuds en direction de l'entrée du long chenal (2 M environ) qui mène à Missalonghi. Missalonghi est un port que je ne connais pas encore. Il n'y a pas de fond près de la côte ; nous avançons en surveillant le sondeur en cherchant l'entrée du chenal. Une embarcation nous fait signe de trouver plus au large les bouées d'accès à celui-ci. Nous emprunterons le chenal peu après le coucher du soleil, alors que la lumière baisse doucement.

Le chenal d'accès à Missalonghi, 25 décembre 2019 (4)

Le chenal d'accès à Missalonghi, 25 décembre 2019

Le chenal d'accès à Missalonghi, 25 décembre 2019 (2)

Le passage du chenal confirme ce que dit le guide Imray sur Missalonghi, où est mort le poète Byron : les marais salants et les maisons de pêcheur sur pilotis ont un petit côté "Asie du Sud-est". 

A 18h30, après avoir hésité à prendre une place le long d'un ponton désert sans accès à la rive, nous finissons cul à quai sur pendilles devant la capitainerie du port. Un employé nous attend sur le quai et nous demande 54 euros pour la nuit, nous offrant l'utilisation des toilettes et des douches de la capitainerie avec une carte magnétique. Nous déclinons la carte magnétique : nous avons prévu de partir à 7h le lendemain, trop tôt pour pouvoir la lui rendre. Le quai comprend quelques beaux voiliers de voyage. La pauvre épave de l'Hermès, qui a du être un beau bateau en bois avec une belle timonerie est à sec, sur ber. La village est malheureusement un peu loin, et nous nous contenterons de quelques pas sur la quai pour nous dégourdir les jambes avant le dîner.

Le chenal d'accès à Missalonghi, 25 décembre 2019 (3)

Arrivée à Missalonghi, 25 décembre 2019

Wednesday December 25, 2019. First survey, I attend the sunrise over Navpaktos bay. The previous day's BMS was not followed up, and we spent a quiet night at anchor. When I woke up, I consulted the anchor watch set up the day before at the time of anchoring: not only did the anchor not slip, but the boat hardly avoided during the night. Total stability.
At 10:30 am we start. Like yesterday, Emma is at the windlass and I at the helm. As a precaution, we leave with two reefs out of three in the mainsail. The sea is wrinkled, we have an N wind of 8 knots, which very quickly will turn to the west as we get closer to the bottleneck between Rion and Anti-Rion. At heading 260 °, we are at the beginning in the obligation to put the engine, then manage to pull edges with a speed of 3 kt.
At 11:30 am we are a mile from the bridge. The wind picked up (W 26 kt). We are going at 4 kt, with our 2 reefs in the mainsail and the genoa half out. Our genoa is actually more of a big jib than a genoa, which is ideal in my opinion when you have only one head sail furler. This allows it to be used for a longer time fully unrolled - knowing that as soon as you start rolling up a sail, it loses a significant part of its effectiveness. I call on the VHF the harbor master's office of Rion (Riom Traffic) which gives me permission to use the north passage under the bridge, giving me the number of pillars to leave on my right, also on my left ("one right, three left "). At 12 noon, we pass under the bridge, heading to 260 ° with the support of the engine (we are practically upwind). We took the equivalent of three reefs in the genoa. We have a big blue sky and a variable wind which oscillates between 15 and 25 kt.
At 2 p.m., we will remove 10 ° from the autopilot, to avoid a strip of land protected in theory by a cardinal S. This seems to have disappeared, replaced by a fisherman's trap. The NOAA weather forecast is perfect. Since last Saturday they indicated a decrease in winds west of the Gulf of Corinth from Wednesday noon; at 4:10 pm we have a northwest wind of 7 kt. The waves fell to 10 cm. We have completely removed the genoa, and we are going at 3.9 knots towards the entrance to the long channel (about 2 M) which leads to Missalonghi. Missalonghi is a port I don't know yet. There is no bottom near the coast; we move forward by monitoring the sounder looking for the entrance to the channel. A boat beckons us to find the access buoys further offshore. We will take the channel shortly after sunset, as the light slowly dims.
The passage of the channel confirms what the Imray guide says about Missalonghi, where the poet Byron died: the salt marshes and the fisherman's houses on stilts have a little "Southeast Asia" side.
At 6.30 p.m., after having hesitated to keep a place along a pontoon without access to the shore, we end up on mooring lines front of the harbor master's office. An employee waits for us on the quay and asks us 54 euros for the night, offering us the use of the toilets and showers of the harbor master's office with a magnetic card. We decline the magnetic card: we plan to leave at 7am the next day, too early to be able to return it. The quay includes some beautiful voyage sailboats. The poor wreck of the Hermès, which must have been a beautiful wooden boat with a beautiful wheelhouse is on the cradle. The village is unfortunately a bit far, and we will be content with a few steps on the quay to stretch our legs before dinner.

Le chenal d'accès à Missalonghi, 25 décembre 2019 (5)

Photos : Navpaktos,la baie au lever du soleil, 25 décembre 2019 ; Navpaktos au lever du soleil, 25 décembre 2019 ; Départ de Navpaktos, 25 décembre 2019 ; Golfe de Corinthe, le pont entre Rion et Anti-Rion, 25 décembre 2019 (1 et 2) ; Anti-Rion, le fort vénitien, 25 décembre 2019 ; Dans le chenal qui mène à Missalonghi, (1 à 4) ; Arrivée au port de Missalonghi, 25 décembre 2019. Photos : Philippe Bensimon. Vidéo : Golfe de Corinthe, passage sous le pont entre Rion et Anti-Rion, 25 décembre 2019. Réalisation : Philippe Bensimon.

31 janvier 2020

Fumer tue l'environnement - Smoking kills the environment

OMS 30 mai 2017 Impact du tabac sur l'environnement couverture du rapport

tabac cancer

Milan, mégots à la station de métro Rho Fieramilano, 6 janvier 2020

Le journal télévisé d'Antenne 2 rappelait dans son édition de 13 heures ce vendredi 31 janvier 2020 que dix millions de mégots étaient ramassés tous les jours, rien qu'à Paris. Jeter par terre un mégot de cigarette est pourtant une contravention passible de 68 euros d'amende. Bien que 36.000 personnes aient été verbalisées, cela n'empêche pas les caniveaux de certaines villes d'être remplis de mégots. Les deux photos du caniveau que j'ai prises près de la station de métro de Rho Fieramilano à Milan le 6 janvier 2020 attestent de la présence de plus de 600 mégots, alors qu'une corbeille est à proximité. Les seuls mégots de ce caniveau s'apprêtent à polluer 300.000 litres d'eau.

La journaliste donnait quelques chiffres : un mégot de cigarette pollue à lui seul 400 litres d'eau et met 12 ans selon elle à se décomposer. Ces chiffres sont discutables : on avance souvent le chiffre de 500 litres d'eau par mégot jeté dans le caniveau (qui finit par se retrouver à la première pluie dans les égouts). Voici quelques chiffres, repris de l'OMS par le site Planetoscope (https://www.planetoscope.com/drogues/402-consommation-mondiale-de-tabac-et-cigarettes.html ) : 11 milliards de cigarettes sont grillées sur terre par jour, soit 127 314 cigarettes par seconde (compteur). Ainsi 4.000 milliards de cigarettes sont fumées dans le monde chaque année. En 2015, selon l'OMS, un peu plus de 20 % de la population mondiale fument contre 25 % 10 ans plus tôt.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié le 30 mai 2017 son premier rapport sur l’impact environnemental du tabac, concluant que le tabac a des conséquences néfastes sur l'environnement, en termes de déchets ou de gaz à effet de serre (vous pouvez y accéder dans sa version pdf par un lien en bas de cet article)

 

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac le 31 mai 2017, l’OMS a mis à jour certains de ses indicateurs sur le tabac. Elle rappelle que fumer tue 7 millions de personnes par an dans le monde, et coûte 1.400 milliards de dollars en dépenses de santé. 

 

Milan, mégots à la station de métro Rho Fieramilano, 6 janvier 2020 2

Fumer tue l'environnement

L’OMS rappelle que sur les 15 milliards de cigarettes vendues chaque jour dans le monde, 10 milliards sont jetées chaque jour dans la nature. Les mégots de cigarette représentent 30 à 40 % des déchets ramassés lors des nettoyages des villes et des côtes. En effet, un mégot est très long à se dégrader dans la nature : plus de cinq ans. Fumer provoque également des conséquences indirectes sur l’environnement. La production de tabac nécessite d’une part des milliers d’hectares de terres agricoles : la culture du tabac est la principale cause de déforestation dans certains pays comme le Malawi, dans lesquels la forêt tropicale est rasée pour permettre les cultures. En outre, cette production nécessite souvent l’utilisation de quantités importantes de pesticides et de désherbants : "An estimated 1.5 billion hectares of (mainly tropical) forests have been lost worldwide since the 1970s, contributing to up to 20% of annual greenhouse gas increases. Deforestation is one of the largest contributors to COemissions and climate change. Loss of biodiversity is another consequence, and has been associated with tobacco-driven habitat fragmentation in ArgentinaBangladesh, Brazil, Cambodia, Ghana, Honduras, Kenya, MalawiMozambiqueTanzaniaThailand, Uganda (26–30) and Zimbabwe (19, 31, 32). It is also associated with land degradation or desertification in the form of soil erosion, reduced soil fertility and productivity, and the disruption of water cycles. Tobacco growing and curing are both direct causes (33) of deforestation, since forests are cleared for the tobacco plantations, and wood is burned to cure the tobacco leaves (in some countries, air curing is predominantly used to cure tobacco". Le rapport précise qu'il faut en moyenne un arbre pour sécher de quoi produire 300 cigarettes. 

L'OMS souligne les conséquences sociales du tabagisme : « l’insécurité alimentaire et la pauvreté sont présents dans plusieurs des plus grands pays producteurs de tabac, étant donné que la culture de tabac remplace les cultures vivrières ». Les producteurs de tabac sont souvent en-dessous du seuil de pauvreté, et souffrent de problèmes de santé liés à l’utilisation de pesticides. Le tabac une fois récolté doit être séché. L'OMS estime que cette opération nécessite la combustion d’11,4 millions de tonnes de bois par an et que le tabac est à lui seul responsable de 5% de la déforestation, par le bois qu'il nécessite pour le séchage des feuilles. Au chapitre de la déforestation, il faut ajouter les millions de tonnes de bois utilisées pour la création du papier qui sert à la confection des cigarettes et de leurs emballages.

Rouler les cigarettes, les mettre en paquet et les transporter jusqu’au lieu de consommation produisent également des gaz à effet de serre non négligeables. L’OMS estime que les émissions de gaz à effet de serre dues au tabac représentent 8,76 millions de tonnes équivalent CO2, soit « près de 3 millions de vols Paris-New York ». 

 

Enfin, la consommation du tabac par les fumeurs provoque des émissions polluantes. Des dizaines de milliers de tonnes de substances cancérogènes sont envoyées chaque année dans l’atmosphère avec la fumée des cigarettes. La qualité de l’air est modifiée par ces substances, aussi bien à l'intérieur des bâtiments qu’extérieur. Les fumeurs émettent aussi dans l'atmosphère du monoxyde de corbone CO, un gaz inodore extrêmement dangereux, et du méthane, un gaz à effet de serre puissant. En outre, les déchets du tabac sont toxiques pour l’environnement. Il contiennent plus de 7.000 substances dangereuses qui finissent parfois directement dans les sols ou les cours d’eau.

Le site ConsoGlobe, analysant le rapport de l'OMS conclut : « En résumé, l’industrie du tabac pollue à grande échelle. Si vous ne souhaitez pas arrêter de fumer pour votre santé, faites-le pour l’environnement ! » (https://www.consoglobe.com/fumer-tue-environnement-1744-cg)

Fumer a un coût élevé pour les ménages

D'après le site ConsoGlobe, « les Français ne sont pas les plus gros consommateurs de tabac au sein de l’Union européenne. Avec 1,7 % de leur budget consacré au tabac en 2004 (1,6 % en 2005), ils se situent en dessous de la moyenne de l’Europe des 25, qui atteint 2,0 %.

Les parts de budget de chacun des pays dépendent du niveau des prix du tabac, du pouvoir d’achat des ménages ainsi que de leurs habitudes de consommation. 

La France se particularise par un prix assez élevé et un volume d’achat plutôt moindre par rapport à la moyenne de l’Union européenne. Avec des prix plus faibles et une consommation un peu plus élevée, les parts de budget consacrées au tabac des Allemands (1,8 %) et des Italiens (1,7 %) sont proches. Celle des Britanniques (2,1 %) est plus élevée, avec le prix des cigarettes le plus fort de l’Europe des 25. La Grèce et l’Estonie se singularisent par un prix nettement plus faible que dans les autres pays de l’Union et des consommations à pouvoir d’achat égal les plus élevées d’Europe. Ainsi, les parts de budget consacrées au tabac sont de 4,0 % en Grèce et 3,0 % en Estonie.

Les achats très élevés au Luxembourg s’expliquent notamment par d’importants achats des résidents des pays limitrophes, favorisés par des taux de taxes parmi les plus faibles de l’Union.

D'après une étude effectuée en 2005 pour l'Observatoire des drogues et des toxicomanies, l'OFDT, le tabagisme représente des dépenses pour la société de l'ordre de 3% du PIB( produit intérieur brut)

  • Les dépenses concernent notamment les soins médicaux et la prévention. 
  • Chaque fumeur dépense en moyenne 1000 euros chaque année. (chiffre INSEE 2005) 
  • L'ensemble des fumeurs coûte 772 euros par habitant et par an

Squelette fumant

 Fumer tue un fumeur sur deux

  • Le tabac est responsable de plus de 33% des cancers chez l'homme et 10% chez la femme. 
  • 90% des cancers du poumon sont provoqués par le tabac. 
  • Un cancer de la vessie sur deux est provoqué par le tabac. 
  • Un fumeur régulier sur 2 meurt prématurément des suites de son tabagisme, dont la moitié avant l'âge de 65 ans. 
  • 80% des victimes d'infarctus du myocarde âgées de moins de 45 ans sont fumeurs. 
  • Le tabagisme passif tue chaque année 3000 à 5000 personnes qui ne fument pas, dont 2/3 de maladies cardio vasculaires. 
  • 70 000 à 100 000 personnes souffrent d'une thrombose (présence d'un caillot dans une veine) provoquée par le tabac. 
  • Le tabac représente le 1er pollueur des poumons : 20 cigarettes fumées correspondent au seuil d'alerte à la pollution en ville. 
  • 8 millions de personnes dans le monde pourraient décéder chaque année à cause du tabac d'ici 2030, selon un nouveau rapport sur la lutte antitabac publié en février 2008 par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 80% de ces décès devraient survenir dans les pays en développement précise l'OMS. 
  • 37% des adolescents de 11 à 15 ans fumeurs estiment ne pas pouvoir se passer de cigarette.

La fumée de cigarette constitue un mélange de gaz et de particules qui contient près de 4000 substances différentes dont plus de 40 sont cancérigènes. Une fois allumée, la cigarette devient une véritable usine chimique car sa combustion entraîne la formation d’oxyde d’azote, d’ammoniac, de monoxyde de carbone, de plomb, de mercure… »

Fumer à l'extérieur reste dangereux

Les dangers de l’exposition à la fumée de tabac dans l’environnement ne concernent pas uniquement les lieux clos. Le rapport de l'OMS montre qu'à l’extérieur, dans certaines conditions (nombre de fumeurs, vélocité du vent, température de l’air, configuration des lieux…), la cigarette pollue. Des études menées à Los Angeles et à Londres montrent que la fumée du tabac a un impact très mesurable sur l'air ambiant et font courir un risque aux habitants, risque invisible à l'oeil nu. D'autre part, le docteur Michel Cymes rappelait il y a quelques mois que les parents qui croient mettre leurs enfants à l'abri en allant fumer sur la terrasse se trompent : en rentrant ils vont rapporter avec eux, dansl eurs exhalaisons, sur leurs vêtements, des composés hautement toxiques. Enfin, le rapport de l'OMS en 2017 met en évidence l'aspect dangereux du « third-hand smoke ». Les fumées vont se déposer sous forme de poussières invisibles, très toxiques, augmentant les risques de cancers chez les jeunes enfants dont le système immunitaire est encore en cours de construction.

Un rapport publié au second semestre 2018 par des scientifiques de l'Imperial College de Londres montre lui aussi comment les 6 000 milliards de cigarettes produites chaque année influencent le changement climatique, la pollution de l’eau et l’acidification des sols. « Le rapport conclut que les fumeurs des pays développés brûlent littéralement et métaphoriquement les ressources des pays les plus pauvres » (Mathieu Vidard, France Inter 9 octobre 2018)

Vous pouvez télécharger ici le rapport complet de l'OMS : « Tobacco and its environmental impact: an overview » :

OMS_30_mai_2017_Impact_du_tabac_sur_l_environnement

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The television news of Antenne 2 recalled in its edition of 1 pm this Friday January 31 that ten million butts were collected every day, only in Paris. Throwing a cigarette butt on the ground is however a fine punishable by 68 euros. Although 36,000 people have been fined, that does not prevent the gutters of certain cities from being filled with cigarette butts. The two photos of the gutter that I took near the Rho Fieramilano metro station in Milan on January 6, 2020 attest to the presence of more than 600 cigarette butts, while a basket is nearby. The only butts from this gutter are about to pollute 300,000 liters of water.
The journalist gave some figures: a cigarette butt alone pollutes 400 liters of water and takes 12 years according to her to decompose. These figures are debatable: we often put forward the figure of 500 liters of water per cigarette butt thrown into the gutter (which ends up ending up at the first rain in the sewers). Here are some figures, taken from WHO by the Planetoscope website (https://www.planetoscope.com/drogues/402-consommation-mondiale-de-tabac-et-cigarettes.html): 11 billion cigarettes are toasted on land per day, or 127,314 cigarettes per second (counter). Thus 4,000 billion cigarettes are smoked worldwide each year. In 2015, according to the WHO, a little more than 20% of the world population smoked against 25% 10 years earlier.
The World Health Organization (WHO) published on May 30, 2017 its first report on the environmental impact of tobacco, concluding that tobacco has harmful consequences on the environment, in terms of waste or greenhouse gases. greenhouse (you can access it in its pdf version by a link at the bottom of this article). On World No Tobacco Day on May 31, 2017, WHO updated some of its tobacco indicators. She recalls that smoking kills 7 million people a year worldwide, and costs 1.4 trillion dollars in health care costs.

Smoking kills the environment


The WHO recalls that out of the 15 billion cigarettes sold every day around the world, 10 billion are thrown into the wild every day. Cigarette butts represent 30 to 40% of the waste collected during cleaning of cities and coasts. Indeed, a cigarette butt takes a very long time to degrade in nature: more than five years. Smoking also has indirect consequences for the environment. Tobacco production requires thousands of hectares of agricultural land: tobacco cultivation is the main cause of deforestation in some countries like Malawi. It is the rainforest that is cut down to allow crops. In addition, this production often requires the use of pesticides and weedkillers in quantity: "An estimated 1.5 billion hectares of (mainly tropical) forests have been lost worldwide since the 1970s, contributing to up to 20% of annual greenhouse gas increases. Deforestation is one of the largest contributors to CO2 emissions and climate change. Loss of biodiversity is another consequence, and has been associated with tobacco-driven habitat fragmentation in Argentina, Bangladesh, Brazil, Cambodia, Ghana, Honduras, Kenya, Malawi, Mozambique, Tanzania , Thailand, Uganda (26–30) and Zimbabwe (19, 31, 32). It is also associated with land degradation or desertification in the form of soil erosion, reduced soil fertility and productivity, and the disruption of water cycles. and curing are both direct causes (33) of deforestation, since forests are cleared for the tobacco plantations, and wood is burned to cure the tobacco leaves (in some countries, air curing is predominantly used to cure tobacco ". The report says it takes an average tree to dry enough to produce 300 cigarettes.
The WHO stresses the social consequences of smoking: "Food insecurity and poverty are present in many of the largest tobacco-producing countries, since tobacco cultivation replaces food crops". Tobacco producers are often below the poverty line, and suffer from health problems related to the use of pesticides. Tobacco once harvested should be dried. WHO estimates that this operation requires the combustion of 11.4 million tonnes of wood per year and that tobacco alone is responsible for 5% of deforestation, through the wood it requires for drying the leaves. . In terms of deforestation, we must add the millions of tonnes of wood used to create the paper used to make cigarettes and their packaging.
Rolling cigarettes, packing them and transporting them to where they are consumed also produces significant greenhouse gases. The WHO estimates that greenhouse gas emissions from tobacco represent 8.76 million tonnes of CO2 equivalent, or "almost 3 million flights from Paris to New York".
Finally, the consumption of tobacco by smokers causes polluting emissions. Tens of thousands of tonnes of carcinogens are sent into the atmosphere each year with cigarette smoke. Air quality is affected by these substances, both inside buildings and outdoors. Smokers also emit carbon monoxide CO, an extremely dangerous odorless gas, and methane, a potent greenhouse gas, into the atmosphere. In addition, tobacco waste is toxic to the environment. They contain more than 7,000 dangerous substances which sometimes end up directly in the ground or the rivers.

The ConsoGlobe site, analyzing the WHO report concludes: "In summary, the tobacco industry pollutes on a large scale. If you don't want to quit smoking for your health, do it for the environment! "(Https://www.consoglobe.com/fumer-tue-environnement-1744-cg)

Smoking has a high cost for households

According to the ConsoGlobe site, "the French are not the biggest consumers of tobacco in the European Union. With 1.7% of their budget spent on tobacco in 2004 (1.6% in 2005), they are below the average for the Europe of 25, which reaches 2.0%.
The budget shares of each country depend on the level of tobacco prices, the purchasing power of households and their consumption habits.
France is distinguished by a fairly high price and a rather lower purchasing volume compared to the European Union average. With lower prices and slightly higher consumption, the share of the budget devoted to tobacco by the Germans (1.8%) and the Italians (1.7%) is close. That of the British (2.1%) is higher, with the highest price for cigarettes in Europe of 25. Greece and Estonia stand out with a price significantly lower than in the other countries of the Union and consumption with equal purchasing power the highest in Europe. Thus, the budget shares devoted to tobacco are 4.0% in Greece and 3.0% in Estonia.
The very high purchases in Luxembourg can be explained in particular by large purchases by residents of neighboring countries, favored by some of the lowest tax rates in the Union.
According to a study carried out in 2005 for the Monitoring Center for Drugs and Drug Addiction, the OFDT, smoking represents expenditure for society of around 3% of GDP (gross domestic product)
Expenses relate in particular to medical care and prevention.
Each smoker spends on average 1000 euros each year. (INSEE 2005 figure)
All smokers cost 772 euros per inhabitant per year.

Smoking kills one in two smokers

Tobacco is responsible for more than 33% of cancers in men and 10% in women.
90% of lung cancers are caused by tobacco.
One in two bladder cancer is caused by tobacco.
One in two regular smokers dies prematurely from smoking, half of them before the age of 65.
80% of myocardial infarction victims under the age of 45 are smokers.
Passive smoking kills 3,000 to 5,000 people who do not smoke each year, 2/3 of them from cardiovascular disease.
70,000 to 100,000 people suffer from thrombosis (presence of a clot in a vein) caused by tobacco.
Tobacco represents the 1st polluter of the lungs: 20 smoked cigarettes correspond to the threshold of alert to pollution in the city.
8 million people worldwide could die from tobacco use each year by 2030, according to a new report on tobacco control published in February 2008 by the World Health Organization (WHO). 80% of these deaths are expected to occur in developing countries, says WHO.
37% of adolescents between the ages of 11 and 15 who smoke believe that they cannot do without cigarettes.
Cigarette smoke is a mixture of gases and particles that contains nearly 4,000 different substances, more than 40 of which are carcinogenic. Once lit, the cigarette becomes a real chemical factory because its combustion leads to the formation of nitrogen oxide, ammonia, carbon monoxide, lead, mercury ... "

Smoking outdoors is dangerous

The dangers of environmental exposure to tobacco smoke are not limited to confined spaces. The WHO report shows that outside, under certain conditions (number of smokers, wind speed, air temperature, configuration of the premises, etc.), cigarettes pollute. Studies carried out in Los Angeles and London show that tobacco smoke has a very measurable impact on the ambient air and puts people at risk, a risk invisible to the naked eye. On the other hand, Michel Cymes reminded a few months ago that parents who believe they are sheltering their children by going to smoke on the terrace are wrong: when they get home they will bring with them, in their exhalations, on their clothes, highly toxic compounds. Finally, the WHO report in 2017 highlights the dangerous aspect of "third-hand smoke". The smoke will deposit in the form of invisible dust, very toxic, increasing the risk of cancer in young children whose immune system is still under construction.

A report released in the second half of 2018 by scientists at Imperial College London also shows how the 6 trillion cigarettes produced each year influence climate change, water pollution and soil acidification. "The report concludes that smokers in developed countries literally and metaphorically burn the resources of the poorest countries" (Mathieu Vidard, France Inter October 9, 2018)

You can download the full WHO report here: "Tobacco and its environmental impact: an overview" :

OMS_30_mai_2017_Impact_du_tabac_sur_l_environnement

30 janvier 2020

Croisière d'entraînement en Grèce, 23-24 décembre - Porto Germeno - Galaxidhi - Navpaktos - Corinth Canal, December 23 & 24

De Galaxidhi à Navpaktos 24 décembre 2019

Lundi 23 décembre 2019. Consulté, l'équipage préfère quitter Porto Germeno très tôt, sans visiter le château, pour arriver en début de soirée à Galaxidhi. Une préférence que j'ai regrettée, mais que j'ai acceptée. Je reviendrai une autre fois à Porto Germeno avec au autre équipage. A 8h nous effectuons un départ du quai contre la garde montante pour dégager l'arrière de notre Cyclades 50.5 du quai - notre avant étant pratiquement scotché contre le bateau voisin. Une fois le port quitté, nous prenons plein ouest au près serré, sous GV et génois. A 10h40, nous remontons à 4 noeuds contre un vent d'ouest de 20 kt. La mer offre des vagues de soixante centimètres, et la visibilité est d'environ deux milles. Le baromètre du bord est remonté à 1025 hpa. Après avoir subi un premier grain, nous avons réduit la GV au deuxième ris. La journée se continuera sans autre incident jusqu'au soir. Après avoir soigneusement étudié les cartes et le guide Imray, je décide en début de soirée d'aller dormir à Galaxidhi, plus proche qu'Itea. Galaxidhi, que je ne connais pas encore, est situé pratiquement à la sortie du Golfe d'Itea, en rive droite de celui-ci. Il est présenté comme un des ports les plus agréables du Golfe de Corinthe ; son approche de nuit n'est pas recommandée. Cette solution nous fait gagner du temps ce soir, et nous en fera gagner le lendemain. J'établis un plan de navigation soigneux, et nous allons découvrir que l'approche - en respectant à la lettre les caps indiqués - se fait très facilement. Le feu à secteurs rouge et vert qui normalement devrait se trouver dans l'axe de la cathédrale n'existe plus (où était en panne ce soir-là), mais les lumières du port (en fait un chenal bordé de maisons et de bistrots) sont bien visibles, et aligner le bateau au 215° sur elles ne pose pas de réelle difficulté. L'amarrage se fait sur ancre et aussières. Le chenal n'étant pas si large que cela, nous allons mouiller l'ancre presque sur la rive E du chenal avant de reculer nous amarrer sur la rive opposée. Nous prenons la dernière place disponible, entre un petit bateau amarré cul au quai et un gros bateau de pêche rangé le long du quai, et à 20h le Sofia IV est amarré devant les tavernas de Galaxidhi.

Les manœuvres terminées, une longue conversation commence entre des équipiers qui parlent un peu grec, le patron du bateau de pêche voisin qui nous trouve trop proches de son étrave et une troisième personne, concersation dont il ressort que nous ne pouvons pas rester là. Ils ne changeront d'avis lorsqu'ils réaliseront que nous ne sommes là que pour la nuit. Tout étant rentré dans l'ordre, nous dînons, et, en fin de soirée, les autres équipiers ayant disparu, j'invite Emma à prendre un dernier café à la taverna de l'autre côté du quai. 

Galaxidhi le bar du port 1 241219

Galaxidhi le bar du port 1 241219 2

Il est déjà une heure du matin, et nous devrons nous contenter d'une eau gazeuse avec une rondelle de citron - les machines à café sont arrêtées depuis longtemps déjà. C'est aussi l'occasion pour moi de me brosser les dents aux lavabos de la taverna, plutôt qu'à bord où tout finit dans la mer (nous avons bien à bord une cuve à eaux noires, mais aucun des ports où nous allons n'est équipé pour récupérer celles-ci). Bien que le lendemain le réveil ait été fixé à huit heures (presque une grasse matinée !), nous ne nous attarderons pas et rentrerons assez rapidement à bord.

Petit déjeuner à bord du Sofia IV

Galaxidhi, le Cyclades 50

Mardi 24 décembre. Une partie importante de l'équipage a été assez fortement secouée par les deux derniers jours. Débutants découvrant la mer, ils ont navigué de nuit, traversé des grains, effectué un départ de nuit (Athènes) et deux arrivées de nuit et des des manœuvres de nuit dans des mouchoirs de poche (Porto Germano avant-hier et Galaxidhi hier soir, et tout cela les a sortis de leur zone de confort. Certains ont eu le mal de mer tout du long, et ont décidé de débarquer à Galaxidhi, entraînant avec eux d'autres équipiers qui se proposent de nous rejoindre à Preveza le samedi pour faire avec nous le retour à Athènes. C'est dommage, ils ont fait le plus dur, et la météo s'améliore nettement.

Galaxidhi, le port 241219

Galaxidhi le port 241219 2

Galaxidhi, rue et porte 241219

Galaxidhi, porte 241219

Galaxidhi 241219 1

Je profite de ce que nous ne sommes pas pressés pour noter dans le journal de bord tous les petits problèmes qu'on constate inévitablement sur un bateau de location en fin de saison : un joint est à refaire sur le capot de la cabine avant tribord, le bouton poussoir de l'évacuation d'eau dans la salle-de-bains avant tribord ne fonctionne pas, la poignée de la porte de la salle-de-bains arrière tribord fonctionne mal. Je signalerai tout cela par mail au loueur.

A 10h je me mets à l'eau, avec une combi en lycra très fine. J'ai un doute et je veux vérifier qu'hier nous n'avons pas embarqué une ligne dans notre gouvernail. L'eau est beaucoup moins froide que ce à quoi je m'attendais. Après avoir inspecté le gouvernail et l'hélice, je fais le tour du bateau et je tourne une vidéo de la coque avec la Gopro avant de remonter sur le quai, aidé en cela par un grand escalier qui descend jusqu'à l'eau, presque à côté de notre Cyclades 50.5.

Après avoir salué les personnes débarquant, Emma et moi partons visiter Galaxidhi, à la recherche d'une boulangerie. les maisons sont en pierre, les ruelles sympathiques, avec de superbes portes en bois. Nous trouvons une boulangerie, où Emma m'offre de déguster une spécialité locale. 

Galaxidhi, départ le 241220

Galaxidhi départ 241220 2

A 13h nous quittons Galaxidhi en équipage réduit. Emma est au guindeau et moi à la barre. L'ancre remonte sans difficulté, nous descendons le chenal et enroulons la tourelle qui signale un peu plus loin un écueil, en la laissant à tribord. Quelques minutes après nous sommes dans le Golfe de Corinthe. La météo confirme ce que nous savons déjà depuis plusieurs jours : Les vents de 25/30 kt de NW qui soufflent actuellement en mer Ionienne prendront fin mercredi à midi. D''ici là nous avons prévu de rester protégés dans le Golfe de Corinthe ; ce soir nous allons dormir à Navpaktos, considéré comme le plus joli port médiéval de Méditerranée.

Galaxidhi, la tourelle sur l'écueil 241219

Galaxidhi, Chapelle sur un ilôt proche 241219

Galaxidhi, la baie 241219 2A 15h20 nous faisons route à l'ouest dans le Golfe de Corinthe, sous génois et moteur 1800 trs/mn, dans des vagues de quatre-vingt centimètres environ. Le vent nous oblige à louvoyer entre le 258° et le 339°. Nous avançons au début à 5 noeuds ; notre vitesse augmentera une heure plus tard à 7 noeuds, passant à 7,6 noeuds à partir de 17h30. Dans le même temps les vagues ont diminué, ceci expliquant sans doute cela. A 18h, elles ne font plus qu'une trentaine de centimètres. 

Golfe de Corinthe, Emma à la barre 241219

Galaxidhi, la baie 241219

Golfe de Corinthe, Cyclades 50

En route vers Navpaktos 241220

Golfe de Corinthe, Coucher de soleil 241219

A 18h15, nous sommes deux milles au sud de Nisis Trizonia, et à 21h nous sommes arrivés à Navpaktos. Nous mouillons par 7 mètres de fond avec cinquante mètres de chaîne devant les remparts de l'ancienne cité médiévale, lieu de la bataille de Lépante. A la VHF, un BMS annonce 27/28 kt secteur NW Corinthe, mais pour le moment ici tout est paisible. Par précaution je mets en route un anchor watch sur mon iPhone, qui me préviendra si l'ancre dérape durant la nuit. Le départ de nos équipiers fait qu'Emma et moi avons des vivres en quantité. Je me fais un poulet au curry (si je ne le mange pas, le poulet va s'abîmer ; c'est la première fois que je fais un poulet au curry pour une personne, lol), tandis qu'Emma qui est végétarienne se prépare son repas. La veillée de Noël est soft, accompagnée d'une bouteille de Montepulciano assez quelconque. Dommage, le Montepulciano est un vin des Abruzzes habituellement délicieux ! Cela dit, le décor de Navpaktos tout illuminé est somptueux, et cette veillée de Noël est une des plus belles que j'aie connues. 

Navpaktos, arrivée de nuit 241219

December 23, 2019. Consulted, the crew decided to leave Porto Germeno very early, without visiting the castle, to arrive at Galaxidhi in the early evening. A decision that I regretted, but that I accepted. I will return another time to Porto Germeno with the other crew. At 8 a.m. we leave the quay against the rising guard to clear the back of our Cyclades 50.5 from the quay - our front being practically taped against the neighboring boat. Once the port left, we take due west tight close, under GV and Genoa. At 10:40 am, we are going up to 4 knots against a west wind of 20 kt. The sea offers waves of sixty centimeters, and visibility is about two miles. The on-board barometer rose to 1025 hpa. After having undergone a first grain, we reduced the GV to the second reef. The day will continue without further incident until the evening. After carefully studying the maps and the Imray guide, I decided at the start of the evening to go to sleep in Galaxidhi, closer than Itea. Galaxidhi, which I do not yet know, is located practically at the exit of the Gulf of Itea, on the right bank of it. It is presented as one of the most pleasant ports in the Gulf of Corinth; its approach at night is not recommended. This solution saves us time this evening, and will save us the next day. I set up a careful navigation plan, and we will discover that the approach - by strictly respecting the directions indicated - is very easy. The red and green sector light which normally should be in the axis of the cathedral no longer exists (where was broken down that evening), but the lights of the port (in fact a channel lined with houses and bistros ) are clearly visible, and aligning the boat at 215 ° on them does not pose any real difficulty. Mooring is done on anchor and hawsers. The channel is not that wide, we will anchor almost on the E bank of the channel before going back to moor on the opposite bank. We take the last available place, between a small boat moored at the quay and a large fishing boat stowed along the quay, and at 8 p.m. the Sofia IV is moored in front of the Galaxidhi tavernas.
The maneuvers completed, a long conversation begins between team members who speak a little Greek, the owner of the neighboring fishing boat who finds us too close to his bow and a third person, from whom it turns out that we cannot stay there. They will not change their mind when they realize that we are only there for the night. Everything is back to normal, we have dinner, and at the end of the evening, the other team members having disappeared, I invite Emma to have a last coffee at the taverna on the other side of the quay.

It is already one o'clock in the morning, and we will have to settle for a sparkling water with a slice of lemon - the coffee machines have been stopped for a long time. It is also an opportunity for me to brush my teeth at the taverna sinks, rather than on board where everything ends up in the sea (we do have a black water tank on board, but none of the ports where we go is not equipped to recover them). Although the alarm clock was set for the next day at eight o'clock (almost a sleep!), We will not linger and get on board quickly enough.

Tuesday December 24. A significant part of the crew has been quite shaken by the last two days. Beginners discovering the sea, they sailed at night, crossed grains, made a departure at night (Athens) and two arrivals at night and maneuvers at night in pocket handkerchiefs (Porto Germano the day before yesterday and Galaxidhi last night, and all that got them out of their comfort zone. Some of them had seasickness all along, and decided to disembark in Galaxidhi, taking with them other team members who propose to join us in Preveza on Saturday to do with us the return to Athens. It's a shame, they worked the hardest, and the weather is improving significantly.

I take advantage of the fact that we are in no hurry to note in the logbook all the small problems that we inevitably observe on a rental boat at the end of the season: a seal must be redone on the hood of the forward starboard cabin, the starboard water drain push button does not work, the starboard aft bathroom door handle does not work. I will report all this by email to the rental company.
At 10am I put myself in the water, with a very fine lycra jumpsuit. I have a doubt and I want to verify that yesterday we did not put a line in our rudder. The water is much cooler than I expected. After having inspected the rudder and the propeller, I go around the boat and I shoot a video of the hull with the Gopro before going up on the quay, helped in this by a big staircase which goes down to the water, almost next to our Cyclades 50.5.

After greeting the people disembarking, Emma and I leave to visit Galaxidhi, looking for a bakery. the houses are made of stone, the lanes pleasant, with superb wooden doors. We find a bakery, where Emma offers me to taste a local specialty.
At 1 p.m. we leave Galaxidhi with a reduced crew. Emma is at the windlass and I at the helm. The anchor goes back without difficulty, we descend the channel and wind the turret which signals a little further a reef, leaving it to starboard. A few minutes later we are in the Gulf of Corinth. The weather confirms what we have already known for several days: The winds of 25/30 kt from the NW which are currently blowing in the Ionian Sea will end on Wednesday at noon. Until then we plan to stay protected in the Gulf of Corinth; tonight we're going to sleep in Navpaktos.

At 3:20 pm we head west in the Gulf of Corinth, under genoa and engine 1800 rpm, in waves of about eighty centimeters. The wind forces us to weave between 258 ° and 339 °. We are advancing at the beginning at 5 knots; our speed will increase an hour later to 7 knots, going to 7.6 knots from 5.30 p.m. At the same time the waves decreased, this undoubtedly explaining that. At 6 p.m., they are only about thirty centimeters.
At 6:15 p.m., we are two miles south of Nisis Trizonia, and at 9:00 p.m. we arrived at Navpaktos. We anchor at 7 meters depth with fifty meters of chain in front of the ramparts of medieval city, place of the battle of Lepanto. The VHF radio announces 27/28 kt sector NW Corinth, but for the moment here everything is peaceful. As a precaution I put on an anchor watch on my iPhone, which will warn me if the anchor slips during the night. The departure of our team members means that Emma and I have plenty of food. I'm making a curry chicken (if I don't eat it, the chicken will spoil; it's the first time I make a curry chicken for one person, lol), while Emma who is a vegetarian prepare his meal. The Christmas Eve is soft, accompanied by a fairly arbitrary bottle of Montepulciano. Too bad, Montepulciano is a wine from Abruzzo usually delicious! That said, the decor of Navpaktos all lit up is sumptuous, and this Christmas Eve is one of the most beautiful I have ever known.

Golfe de Corinthe, 24 décembre 2019

Photos : Galaxidhi, fin de soirée à la taverna, 23 décembre 2019 (1 et 2) ; Galaxidhi, petit déjeuner à bord du Sofia IV, 24 décembre 2019 ; Le Cyclades 50.50 Sofia IV amarré à Galaxidhi, 24 décembre 2019 ; Galaxidhi, le quai, 24 décembre 2019 (1 et 2) ; Galaxidhi, rue et porte, 24 décembre 2019 (1 et 2) ;  Galaxidhi, petite église, 24 décembre 2019 ; Galaxidhi, départ du quai, 24 décembre 2019 (1 et 2) ; Galaxidhi, la tourelle après le chenal, 24 décembre 2019 ; Galaxidhi, chapelle sur un des îlots voisins, 24 décembre 2019 ; La baie de Galaxidhi, 24 décembre 2019 ; Emma à la barre du Sofia IV, 24 décembre 2019 ; Golfe de Corinthe, entre Galaxidhi et Navpaktos, 24 décembre 2019 (1 à 4) ; Navpaktos, mouillage devant le port illuminé, 24 décembre 2019. Dans le Golfe de Corinthe, 24 décembre 2019. Auteur.author : Philippe Bensimon. Vidéo : de Galaxidhi à Navpaktos, 24 décembre 2019. Réalisation/realization : Philippe Bensimon.

28 janvier 2020

Croisière d'entraînement en Grèce, 22 décembre - Passage du Canal de Corinthe - Training cruise, Corinth Canal, December 22

Canal de Corinthe 22 décembre 2019

21 décembre, soirée chez Vassili à Athènes flouté

Croisière d'entraînement en Grèce, Athènes, lundi 21 décembre 2019. J'avais prévu de relier Lyon à Athènes, d'abord par un Flixbus jusqu'à Milan Lampugnano, puis par deux cars de la compagnie bulgare Union-Ivkoni (Milan-Sofia, puis Sofia-Athènes, arrivée prévue vers 6h à Athènes le samedi matin). Arrivé à Milan, j'ai découvert que le Milan-Sofia avait cinq heures de retard - comme tous les cars de la compagnie bulgare Union-Ivkoni qui tous ont d'énormes retard, c'est une compagnie à éviter. Plus moyen d'attraper ma correspondance et d'arriver le samedi à Athènes. J'ai donc fini mon trajet en avion, avec Wizz - autre compagnie à éviter, je vous dirai pourquoi une autre fois. Je suis arrivé au Pier K3 de la marina d'Alimos Kalamaki à 11 h, pile à l'heure de mon rendez-vous avec le loueur. Les premiers équipiers sont arrivés pendant que je remplissais avec lui les papiers dans le cockpit du bateau. L'après-midi s'est vite passée ; j'ai réussi à retrouver le supermarché qui nous avait livré sur le quai lors d'une précédente croisière, à faire pratiquement tout le safety brief, et la soirée s'est terminée chez Vassiliu, une taverna recommandée par notre loueur pour la qualité de sa cuisine traditionnelle grecque. Il se trouve que j'avais déjà dîné en décembre 2018 dans cette taverna située à quelques minutes de la marina. Le patron est chaleureux, et se souvenait encore de moi comme de de l'extraterrestre qui vient naviguer chaque année en Grèce à Noël. Accueillant et arrangeant, il offre un digestif à l'ensemble de l'équipage. Le départ était initialement prévu à 22h, mais nous allons prendre le temps d'apprécier la soirée. La météo globale de la croisière est bonne, à l'exception des trois jours à venir dans le secteur Mer Ionienne / Golfe de Patras où sont prévus 30 kt de vent venant du NW, exactement là où nous voulons aller. Après concertation, nous décidons de passer ces trois jours à visiter le Golfe de Corinthe, et de supprimer les étapes prévues à Parga, Mourtos et Corfou, Cela nous permettra de naviguer de façon plus paisible, et d'arriver malgré tout à Preveza le samedi 28 décembre pour effectuer le changement d'équipage.

Carte de visite Vassiliu à Athènes 211219

A minuit, nous sommes de retour au bateau. J'affiche la composition des équipes de quart, et nous entamons les manœuvres de départ. J'explique à l'équipage, dont une partie n'a jamais navigué et dont l'autre - à l'exception d'Emma - n'a pas l'habitude de la Méditerranée, le fonctionnement des pendilles. Je ressors pour l'occasion mon cahier à petits carreaux et fais un schéma des manœuvres. A 1h43 nous naviguons au près serré, sous GV 1 ris et génois. Nous avons une vingtaine de nœuds de vent d'ouest, et des vagues allant de quarante à quatre-vingt centimètres. Durant la nuit, le vent forcira jusqu'à 26 kt tandis que nous contournons par le sud la grande île de Salamine. A 7h, nous avons rentré la grand-voile et le génois ; nous naviguons au moteur, contre le vent et les vagues, à deux nœuds.

Isthmia, préparation de l'accostage 221219

Deux heures plus tard nous sommes à Isthmia, l'entrée du canal de Corinthe côté Golfe Saronique. Des travaux occupent le centre et le côté nord du quai, un bateau le pêche une partie du côté Sud. Nous choisissons de nous garer juste devant lui. Ce sera la première manœuvre d'accostage réalisée par l'équipage. Le vent qui écarte le bateau du quai ne facilite pas la manœuvre, et notre apprenti-barreur s'y reprend à plusieurs reprises avant que nous puissions débarquer, sous les yeux des pêcheurs à la ligne installés sur le quai. 

Le bateau est grand, et les tarifs ont du sérieusement augmenter en un an : j'ai payé ce jour-là 304 euros pour le passage - je payerai le même prix au retour deux semaines plus tard. A 10h, la capitainerie d'Isthmia a interrompu la circulation sur le pont qui barre l'entrée du canal, a immergé le pont, et nous donne le feu vert à la VHF pour franchir le canal. Nous envoyons chercher deux de nos équipiers qui ont décidé d'utiliser les sanitaires de la capitainerie, tandis que les employés de celle s'impatientent en nous voyant toujours à quai. Trois quart d'heures plus tard, nous sortons de l'autre côté du canal, à Posidhonia, dans la partie E du golfe de Corinthe.

Canal de Corinthe 221219

Canal de Corinthe 221219 flouté

Dans le canal de Corinthe 4 221219

Dans le canal de Corinthe, 221219

Spectateurs dans le canal de Corinthe 221219

Le pont routier qui barre la sortie du canal de Corinthe 221219

 

A 11h30 nous sommes amarrés au petit port de plaisance et de pêche de Corinthe. L'entrée est toujours aussi amusante, rase-cailloux obligatoire le long du môle. Une place est disponible en bout de ponton. Nous y resterons trois heures, en profitant pour aller acheter à Corinthe du pain frais, de la paille de fer et du savon pour éviter les produits vaisselle trop toxiques pour l'environnement.

En route vers Porto Germano, peu après Ak Melangavi, 221219

A 1430 nous quittons Corinthe, en direction d'Ak Melangavi puis de Porto Germeno. C'est un tout petit port, doté d'un fort du IVe siècle avant JC, "dont les murs antiques sont impressionnants, avec deux tours toujours debout" (Rod Heikell). Je ne le connais pas encore et je me fais une joie de le découvrir. Le vent est un peu tombé. Nous avons encore 16 kt de vent d'ouest, Nous naviguons à 7 noeuds, au grand largue bâbord amures. A 16h45 nous passons à l'W d'Ak Melangavi le cap qui ferme au nord la baie de Corinthe, peu après avoir essuyé un grain. Nous avons réduit la GV à deux ris (sur trois), en conservant un peu de moteur et le génois, et nous sommes encore à 5 noeuds. 

A 17h50, nous passions au nord des îles Diaskalio. Le vent d'ouest est retombé à 17 kt, nous avons coupé le moteur et nous naviguons toutes voiles dehors à 8 noeuds, portés par la mer.

A 20h, le bateau est amarré à Porto Germeno. L'unique place disponible pour un bateau de notre taille est heureusement disponible. C'est un mouchoir de poche situé à l'extrémité du musoir ! J'y gare moi-même le bateau, jugeant l'exercice un peu compliqué pour nos équipiers. La petite station, paraît-il un peu fréquentée en été, semble déserte.

Dîner à bord à Porto Germano flouté 221219

Training cruise in Greece, Athens, Monday December 21, 2019. I had planned to connect Lyon to Athens, first by a Flixbus to Milan Lampugnano, then by two coaches of the Bulgarian company Union-Ivkoni (Milan- Sofia, then Sofia-Athens, arrival scheduled around 6 a.m. in Athens on Saturday morning). When I arrived in Milan, I discovered that Milan-Sofia was five hours late - like all the buses of the Bulgarian company Union-Ivkoni, which are all very late, it is a company to avoid. No way to catch my correspondence and arrive on Saturday in Athens. So I ended my plane trip with Wizz - another company to avoid, I'll tell you why another time. I arrived at Pier K3 at the marina of Alimos Kalamaki at 11 a.m. on time for my appointment with the rental company. The first crew members arrived while I was filling out the papers with him in the boat's cockpit. The afternoon passed quickly; I managed to find the supermarket that had delivered us on the quay during a previous cruise, to do almost all the safety brief, and the evening ended at Vassiliu, a taverna recommended by our rental company for the quality of its traditional Greek cuisine. It turns out that I had already had dinner in December 2018 in this taverna located a few minutes from the marina. The boss is warm, and still remembered me as the extraterrestrial who comes to sail every year in Greece at Christmas. Welcoming and accommodating, it offers a digestive to the entire crew. The departure was initially scheduled at 10 p.m., but we will take the time to enjoy the evening. The overall weather for the cruise is good, with the exception of the next three days in the Ionian Sea / Gulf of Patras sector where 30 kt of wind is forecast to come from the NW, exactly where we want to go. After consultation, we decide to spend these three days visiting the Gulf of Corinth, and to remove the stages planned in Parga, Mourtos and Corfu, This will allow us to navigate in a more peaceful way, and nevertheless arrive in Preveza on Saturday December 28 to change crew.
At midnight, we are back on the boat. I display the composition of the shift teams, and we begin the starting maneuvers. I explain to the crew, one part of which has never sailed and the other of which - with the exception of Emma - not used to the Mediterranean, how the pendulum works. I take out my notebook with small tiles for the occasion and make a diagram of the maneuvers. At 1h43 we sail close close, under GV 1 reefs and genoa. We have about twenty knots of west wind, and waves ranging from forty to eighty centimeters. During the night, the wind will force up to 26 kt while we bypass the large island of Salamis from the south. At 7 am, we returned the mainsail and the genoa; we sail with the engine, against the wind and the waves, at two knots.
Two hours later we are in Isthmia, the entrance to the Corinth Canal on the Saronic Gulf side. Works occupy the center and the north side of the quay, a boat catches part of the south side. We choose to park right in front of him. This will be the first docking maneuver carried out by the crew. The wind which pushes the boat away from the quay does not facilitate the maneuver, and our coxswain takes it over several times before we can disembark, under the eyes of the anglers installed on the quay.
The boat is large, and the prices have increased significantly in one year: I paid 304 euros for the passage that day - I will pay the same price on the return two weeks later. At 10am, the harbor master's office of Isthmia stopped traffic on the bridge which bars the entrance to the canal, immersed the bridge, and gave us the green light to the VHF to cross the canal. We send for two of our team members who have decided to use the sanitary facilities of the harbor master's office, while the employees of that team are impatient when they see us always at the quay. Three quarters of an hour later, we leave on the other side of the canal, at Posidhonia, in part E of the Gulf of Corinth.
At 11:30 am we are moored at the small marina and fishing port of Corinth. The entrance is always as fun, shaving stones compulsory along the pier. A place is available at the end of the pontoon. We will stay there for three hours, taking the opportunity to go and buy fresh bread, iron wool and soap in Corinth to avoid dishwashing products which are too toxic for the environment.

At 1430 we leave Corinth, in the direction of Ak Melangavi then Porto Germeno. It is a very small port, endowed with a fort of the 4th century BC, "whose ancient walls are impressive, with two towers still standing" (Rod Heikell). I do not know it yet and I am happy to discover it. The wind has dropped a little. We still have 16 kt from the west wind, We are sailing at 7 knots, with the large tack on the port tack. At 4.45 p.m. we pass the Cape of Ak Melangavi, which closes the bay of Corinth to the north, shortly after having wiped a grain. We have reduced the GV to two reefs (out of three), keeping a little engine and the genoa, and we are still at 5 knots. At 5:50 pm, we passed north of the Diaskalio Islands. The west wind dropped to 17 kt, we cut the engine and we are sailing all sails out at 8 knots, carried by the sea. At 8 p.m., the boat is moored in Porto Germeno. Fortunately, the only place available for a boat of our size is available. It is a pocket handkerchief located at the end of the head! I park the boat there myself, considering the exercise a bit complicated for our teammates. The small station, it seems a little crowded in summer, seems deserted.

Vidéo : Passage du canal de Corinthe, 22 décembre 2019. Photos : Dîner pour l'équipage à la Taverna Vassiliu à Athènes, 21 décembre 2019. Cartes de visite de la Taverna Vassiliu, 21 décembre 2019. Arrivée à Isthmia, 22 décembre 2019 ; Dans le canal de Corinthe, 22 décembre 2019 (1 à 3) ; Ponts au dessus du Canal de Corinthe, 22 décembre 2019 ; Canal de Corinthe, les spectateurs sur le pont regardent notre bateau passer, 22 décembre 2019 ; Canal de Corinthe, la sortie Posidhonia, 22 décembre 2019 ; Peu après Ak Melangavi, 22 décembre 2019 ; Dîner à bord du Sun Odyssey Quint II, Porto Germano, 22 décembre 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.