Tour des deux Amériques sur un voilier

24 juin 2019

Canicule : 40°C à Lyon cette semaine, un peu plus en Auvergne et dans l'Allier - Heat wave: 40 ° C in Lyon this week.

Vue de Lyon depuis le Rhône, à l'arrière-plan la colline de la Croix-Rousse

Avec une quarantaine de degrés dans le Lyonnais, et 41 à 42°C attendus en Auvergne et dans l'Allier, on va frôler cette semaine, voire dépasser les records de chaleur en France : on va vers la plus forte vague de chaleur enregistrée depuis 1947 en cette saison. Une dépression qui agit un peu comme une pompe aspire en effet vers nous un air chaud venu du Sahara. Nous avons enregistré deux fois plus de canicules depuis 1980 que durant la période identique précédente : c'est la marque du réchauffement climatique. Ce qui est extraordinaire dans la canicule que nous allons vivre cette semaine, c'est sa précocité. A l'horizon 2100, si on continue à ne rien faire pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre, ces vagues de chaleur pourraient survenir de fin mai à début octobre. 

Nous avons tous en mémoire la canicule de 2003. Cette fois-ci, nous y sommes un peu mieux préparés, et le nombre des morts devrait être moins important. Les conseils donnés passent en grande partie par de l'hydratation : boire beaucoup, utiliser les brumisateurs, etc. Et éviter les trop gros efforts. S'il vaut mieux ne tenir aucun compte des visuels d'Antenne 2 passant en fond d'écran de leurs conseils d'hydratation une partie de beach volley, il est intéressant de noter qu'en Allemagne, à partir de 35°C il est conseillé de cesser le travail.  En France, la seule obligation en droit du travail, quelque soit la température, est de fournir de l'eau potable aux salariés de l'entreprise. Pour nous autres Européens privilégiés, qui n'avons qu'à tourner le robinet pour avoir de l'eau, les choses sont encore faciles. Dans les pays secs (Afrique subsahélienne, Kenya, etc.) les choses vont aller en se compliquant au fil des années, notamment pour les tribus d'éleveurs. Un bref sujet du Journal de 20h d'Antenne 2 rappelait ce lundi 24 juin que cette semaine une vache française aurait besoin de boire en moyenne 100 litres d'eau par jour. 

La consommation de viende de bovins, dont l'élevage est extrêment gourmand en eau, est en constante augmentation sur une planète où l'eau potable va devenir une ressource de plus en plus rare. C'est peut-être le moment pour ceux qui ne l'ont pas encore fait de ralentir leur consommation de viande et de passer à des modes d'alimentation plus écologiques et plus adaptés au monde de demain.

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With forty degrees in the Lyonnais, and 41 to 42 ° C expected in Auvergne and Allier, it will be close to this week, even exceed the record heat in France: we are going to the largest heat wave recorded since 1947 in this season. A depression that acts a bit like a pump sucks us to hot air from the Sahara. We have recorded twice as many heat waves since 1980 as during the previous identical period: it is the mark of global warming. What is extraordinary in the heat wave that we will live this week is its precocity. By 2100, if we continue to do nothing to limit our emissions of greenhouse gases, these heat waves could occur from late May to early October. We all remember the heat wave of 2003. This time, we are a little better prepared, and the number of deaths should be less important. Much of the advice is given by hydration: drink a lot, use the foggers, etc. And avoid too much effort. If it is better to ignore the visuals of Antenna 2 in the background of their advice of young people playing Beach Volley, it is interesting to note that in Germany, from 35 ° C it is advisable to stop work. In France, the only obligation in labor law, whatever the temperature, is to provide drinking water to employees of the company. For us privileged Europeans, who have only to tap the tap to get water, things are still easy. In dry countries (sub-Sahelian Africa, Kenya, etc.) things will get complicated over the years, especially for the tribes of pastoralists. A brief subject of the Journal de 20h d'Antenne 2 recalled Monday, June 24 that this week a French cow would need to drink an average of 100 liters of water per day. The consumption of cattle, whose livestock is extremely water-hungry, is constantly increasing on a planet where drinking water will become an increasingly scarce resource. This may be the time for those who have not yet done so to slow down their consumption of meat and move to greener eating habits that are better adapted to the world of tomorrow.

Photo : Vue de Lyon depuis le Rhône, à l'arrière-plan la colline de la Croix-Rousse. Auteur/author : Nicolas.F, avril 2007.

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Expédition Tour des deux Amériques - Présence à Paris et Nantes en juillet - meetings in Paris or Nantes in July

Paris, les berges de la Seine 20 septembre 2018

Nous sommes de plus en plus nombreux dans l'association. Certains parmi les membres parisiens de l'association Tour des deux Amériques solidaire en voilier n'ont pas encore eu la possibilité de me rencontrer. Ceux qui le' souhaitent - cela me paraît important - peuvent me contacter au +33 6 81 34 65 31 pour me rencontrer à Paris en juillet dans les créneaux suivants :

Mercredi 3 juillet de 15h30 à 16h45

Jeudi 11 juillet de 14h10 à 15h45

Lundi 15 juillet de 7h à 13h45

Les rendez-vous auront lieu au Bristrot du Métro, avenue de Bercy.

Pour les Bretons et les Vendéens, je serai à Nantes sur le stand de notre expédition au salon La Mer XXL du 4 au 10 juillet.

Les autres jours de juillet je travaille en principe au siège de l'expédition Tour des deux Amériques à Cousance, sensiblement à 75 minutes au sud de Dijon et à peu près autant au nord de Lyon. Vous y serez bien sûr les bienvenus.

Amicalement, 

Philippe Bensimon

Nantes, l'entrée du Musée naval, 9 juillet 2018

Photos : Paris, les berges de la Seine 20 septembre 2018 ; Nantes, l'entrée du Musée naval, 9 juillet 2018. Auteur/Author : Philippe Bensimon

L'expédition Tour des deux Amériques au micro de Virgin Radio - International Clean Tech Week Annecy - 19 juin 2019

Logo Virgin Radio Capture d’écran 2019-06-24 à 01

L'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier était présente jusqu'au samedi 22 juin 2019 au Festival international des Technologies vertes d'Annecy (International Clean Tech Week). La journaliste Cindy Anjorand de Virgin Radio Léman a interviewé Philippe Bensimon sur le stand de l'expédition.

Le stand de T2A expedition 190619

Photo : Le stand de l'expédition Tour des deux Amériques tenu par Virginie et Juliette, 20 juin 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

 

22 juin 2019

Nicolas Bras : musiques de Nulle part à Annecy 19 juin 2019 - Concert

L'expédition Tour des deux Amériques est présente jusqu'au samedi 22 juin à l'International Clean Tech Week (Festival international des Technologies vertes d'Annecy). Mercredi nous avons pu assister à un concert de Nicolas Bras : des Musiques de Nulle part jouées sur des instruments improbables. Extrait.

T2A expedition is present until Saturday, June 22 at the International Clean Tech Week (International Festival of Green Technologies Annecy). Wednesday we were able to listen to a concert of Nicolas Bras: Music of Nowhere played on improbable instruments. Extract.

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Photos est vidéos : Nicolas Bras au Festival Clean Tech d'Annecy, 19 juin 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

20 juin 2019

International Clean Tech Week - Annecy 18 juin 2019 - Installation du stand et soirée "Avant-première".

Le lac d'Annecy à la tombée de la nuit 100619

Le lac d'Annecy à la tombée de la nuit 180619 (2)

Depuis mardi soir je suis à Annecy.  Nous y partageons un des espaces du Festival International des technologies vertes (International Clean Tech Week) avec les membres de Plastic Odyssey.

Après avoir monté le stand avec Virginie, venue prêter main forte après son travail, nous sommes allés écouter dans la grande salle "Mont-Blanc", bâtie tout exprès sur pilotis sur le lac, les interventions de Michèle Piccard venue parler de Solar Impulse, d'Isabelle Autissier (présidente de WWF France), de jeunes de plusieurs collèges environnants ayant travaillé sur des projets très intéressants en terme d'écologie,etc. 

Je ne vais pas vous faire le détail de cette soirée pré-inagurale - l'inauguration officielle a eu lieu le lendemain matin. On a parlé néanmoins de plastique, et rappelé qu'aujourd'hui, nous absorbons du plastique dans nos aliments (poisson; etc.), et que nous en inhalons tout autant : les nanoplastiques, volatils, étant charriés dans l'air que nous respirons. Quelqu'un a parlé de l'équivalent d'une carte de crédit absorbée caque année par notre organisme.

Voici lquelques photos de cette première journée annécienne : 

Isabelle Autissier 180619 DSCN9671

Solar Impulse DSCN9669

Cyrielle Hariel Journaliste, présentatrice auteur de « Faire battre le coeur du monde » DSCN9663

Michèle Piccard 180619 DSCN9659

Since Tuesday night I am in Annecy. We share one of the spaces of the International Clean Tech Week with Plastic Odyssey members. After having set up the stand with Virginie, who came to lend a hand, we went to listen in the big room "Mont-Blanc", built expressly on stilts on the lake, the interventions of Michèle Piccard came to talk about Solar Impulse, Isabelle Autissier (president of WWF France), young people from several neighboring colleges who have worked on very interesting projects in terms of ecology, etc. I will not give you the details of this pre-inagural evening - the official opening took place the next morning. However, we talked about plastic, and remembered that today we absorb plastic in our food (fish, etc.), and that we inhale as much: the nanoplastics, volatile, being carried in the air that we breathe. Someone talked about the equivalent of a credit card absorbed every year by our organization. Here are some pictures of this first Annecy day.

Photos : Le lac d'Annecy à la tombée de la nuit 180619 (1 et 2) ; Isabelle Autissier 180619 ; Solar Impulse ; Cyrielle Hariel Journaliste, présentatrice auteur de « Faire battre le coeur du monde » ; Michèle Piccard 180619. Auteur : Philippe Bensimon.

Plan stand T2A Clean Tech Week Annecy 2019 A21

Plan d'accès International Clean Tech Week Annecy 2019


17 juin 2019

De Tivat (Montenegro) à Dubrovnik (Croatie) - Jeudi 11 avril 2019 - From Tivat (Montenegro) to Dubrovnik (Croatia)

Départ du Tivatski Zaljev, 11 avril 2019 DSCN9639

Jeudi 11 avril 2019. Réveil à 7h, départ à 7h30 de Tivat, après un derniertour aux sanitaires tous neufs de la marina. On a pris un peu de retard par rtapport à l'horaire de départ que j'ai négocié hier avec les douaniers, mais personne ne vient nous faire de réflexion. Michèle est à la barre. Un bateau est juste devant nous ; nous effectuons le départ sur une garde arrière pour dégager le nez de notre voilier. Notre équipage est au complet : Thomas, qui avait mal supporté l'avant-veille la traversée de Mljet au Montenegro, a finalement décidé de poursuivre sa croisière. Le temps est encore couvert, la mer est d'huile, la visibilité totale. En l'absence de vent, nous prenons au moteur à vue la direction de Zelenika, où nous devons effectuer les formalités de départ du Montenegro.

La nouvelle marina en chantier, à l'est de Zelinca

Veille dans le Hercegnovski Zaljev, 11 avril 2019

A8h30, nous avons quitté le Tivatski Zaljev (Zaljev = bassin, NRD) pour entrer dans le Hercegnovski Zaljev, le premier bassin des Bouches de Kotor. Nous croisons deux plastiques flottants, que nous récupérons à bord ; Michèle est à la barre pour la manœuvre, Joaquin à la gaffe. Il y a un quart d'heure, un timide rayon de soleil a réussi à percer la couche nuageuse, alors que nous passions devant la nouvelle marina - en construction depuis déjà quelques années. Il confirme ce que dit la météo : nous allons vers le beau temps. Le soleil devrait être au rendez-vous à 14h à Dubrovnik, et des vents de 5 à 10 kt de SE devraient nous procurer une allure confortable une fois sortis des Bouches de Kotor. En attendant, le plafond reste important.

A 9h, nous arrivons à Zelenika.Thomas est à la barre pour l'accostage sur tribord le long du quai des douanes. Je fonce à la capitainerie, où les formalites se font très vite avec le harbour master, puis je reviens en courant sous une pluie battante au poste des douanes ! Celui-ci est conçu de telle façon que les visiteurs ne puissent pas y pénétrer ; tout se passe par un guichet vitré. Heureusement, un petit auvent au-dessus du guichet permet aux clients de s'abriter de la violence des intempéries. Les pluies méditéranéennes n'ont rien du crachin breton.

Sortie des Bouches de Kotor, 11 avril 2019 (1) DSCN9645

A 9h30 nous sommes repartis. Thomas est à la barre et quitte le quai sur une garde arrière, Michèle gère l'aussière. Nous sommes toujours au moteur, le vent n'a pas encore daigné se lever. Il arrivera une vingtaine de minutes plustard, quand nous serons à deux milles au sud-ouest de Zelenika, et nous permettra en envoyant la totalité de la toile tribord amures d'avancer à 5,7 kt. Des vaguelettes de dix centimètres animent la mer, et le baromètre du bord est remonté à 1026 hpa. En attendant, nous avons eu ce matin deux alarmes "essence", dues à la présence résiduelle d'eau dans nos réservoirs de gazole, qui nous ont obligé à stopper le moteur et purger le principal filtre eau/carburant

Le fort de la pointe Ostra, sortie des Bouches de Kotor 11 avril 2019

A 11h nous sommes à un mille au sud de Rt Ostra et de ses fortifications, en train de quitter les Bouches de Kotor et le Montenegro en suivant le cap 180°. Nous venons de passer une heure d'entraînement à la récupération de l'homme à la mer à la voile, et durant ce laps de temps le ciel s'est dégagé ; nous naviguons au près, sous génois et GV, à 4,6 kt. Sans l'abri des Bouches de Kotor, les vagues atteignent désormais 0,7 m. Durant nos manœuvres, nous n'avons pas récupéré que du plastique ; nous avons repéré aussi un gros baril métallique flottant à la surface, trop gros pour pouvoir être hissé à bord. Nous l'avons signalé à 10h40 par un appel "sécurité" sur le canal 16.

Depuis la sortie des Bouches de Kotor, nous prenons au cap 307°, route directe de 27 milles nautiques sur Dubrovnik en suivant à distance le trait de côte, au running avec les voiles en ciseaux. Cependant, cette allure devient petit à petit difficile à tenir. Je calcule que tirer un bord plein ouest suivi d'un bord de nord serait plus efficace, et à 13h10 nous prenons le cap 270°. Nous sommes à la latitude de V. Skolj (42°26N, 018°17E). Le nouveau cap nous met bâbord amures, entre grand-largue et largue, pour une vitesse fond de 7 à 8 nœuds.

Soixante-cinq minutes plus tard, nous sommes suffisamment à l'ouest pour pouvoir changer d'amures et retrouver un grand largue confortable. Nous prenons désormais le cap 351°. Depuis notre sortie des Bouches de Kotor, le ciel est resté dégagé. C'est un ciel de traîne, avec une visibilité totale. A 15h15, le vent a forci à 22 kt, le bateau file à 9 nœuds, et la barre est devenue dure. Je fais réduire d'un tiers et génois, et d'un tiers la grand-voile ; je rajoute un degré au cap. Ainsi toilé, le "Prestige" court encore à 7,5 nœuds sur le fond. Muriel à la barre, nous faisons route directe sur l'entrée du port de Dubrovnik.

En route pour Dubrovnik, carré du D&D Kufner Prestige 11 avril 2019

En route pour Dubrovnik 11 avril 2019 1

En route pour Dubrovnik 11 avril 2019 2

Devant le pont Franjo-Tudman, 11 avril 2019

A 16h38, nous arrivons tribord amures face au pont à haubans Franjo-Tudman (premier président de la République de la Croatie indépendante, NDR). Celui-ci enjambe l'embouchure de la Rijeka Dubrovnicka, qui conduit à la marina ACI de Dubrovnik. Pour y avoir loué un bateau cinq ans auparavant, je sais que cette marina est isolée, située au bout d'une route à plusieurs kilomètres de la cité historique et peu pratique pour tous ceux qui veulent visiter Dubrovnik. Ce soir, nous irons dormir au port de commerce de Gruz. Joli et très agréable, Gruz dispose de tous les commerces et d'un marché très coloré. Pour nous qui faisons face au pont Franjo-Tudman, le port de Gruz est au fond du large ria qui s'ouvre à notre droite.

L'entrée de Rijeka Dubrovacka et le pont Franjo Tudman, proche de Dubrovnik, 11 avril 2019

 

L'entrée du port de Gruz (Dubrovnik), 11 avril 2019

Nous gardons les voiles dans le ria de Gruz aussi longtemps qu'il est légalement possible de le faire, avec Joaquin à la barre. Parvenus à l'entrée du port, je reprends celle-ci pour les manœuvres d'accostage. A 16h52 nous sommes revenus au moteur, et l'équipage s'affaire à préparer aussières et pare-battages en vue d'unamarrage le long du quai côté tribord. A 16h 58 nous laissons à bâbord le navire Bios  Dva. Légèrement rouillé, il affiche fièrement sur ses superstructures "Institut za oceanografiju i ribarstvo Split" (Institut d'Océanographie et des Pêches Split). Conçu our un équipage de 6 marins et 17 scientifiques, ce bateau de 36,6 m de long pour 8,15 de large est équipé de sondes pour la recherche sur l'hydroacoustique et l'acoustique des pêches jusqu'à un millier de mètres de profondeur, treuils hydrauliques pour l'échantillonnage, et de grues, congélateurs et réfrigérateurs pour le stockage des échantillons. Classé "navire de recherche", il est destiné à travailler en Adriatique et en mer Ionienne (le 9 juin 2019, il était à Sibenik où nous étions le 14 avril, NDR).

De là, nous voyons bien la caraque Karaka, réplique d'un bateau traditionnel qui fut aussi le navire amiral du premier voyage de Christophe Colomb en 1492. Un petit voilier s'est mis à couple sur son tribord. J'ai pris l'habitude de m'amarrer devant ou derrière la caraque, en arrivant souvent tard le soir et en repartant tôt le matin. Cette année, à peine notre voilier amarré à la proue de la caraque, nous voyons arriver un employé du port, qui prétend que des ferries ont besoin de la place où nous sommes pour manœuvrer. Nous sommes obligés de quitter la place pour aller nous installer près de la capitainerie du port, entre la capitainerie et les ferries plus à l'est. Pour cela nous devons attendre que deux ferries finissent leurs manœuvres. Appartenant peut-être à la même compagnie, ils arrivent de concert et s'installent à couple le long du quai.

Le navire océanographique Bios Dva au port de Gruz, 11 avril 2019

La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019 (2)

La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019

A 18h, notre voilier est amarré à bâbord le long du quai. L'employé de la capitainerie est venu nous y retrouver et nous lui avons confié les documents du bateau. Notre timing est parfait : à 18h05, Joaquin et moi avons un rendez-vous vidéo avec Jacques Dussol, qui dirige avec Renée Dussol le Riem (Réseau Initiatives des Eco-explorateurs de la Mer). La vidéo passe bien ; à 19h nous mettons fin à la communication, et Joaquin et moi nous dirigeons vers l'arrêt de bus proche du bateau. Situé sur le quai, l'arrêt permet de prendre le bus 1B, qui mène directement à l'entrée des fortifications de la ville historique. Après avoir parcouru la Plaka depuis la fontaine d'Onofrio sur toute sa longueur, nous passons peu avant 19h30 devant la statue du chevalier Roland. Celle-ci a disparu, la colonne à laquelle elle est adossée est masquée par des palissades décorées de photos. Est-elle en rénovation ? Je l'ignore. Non loin de là nous nous attablons avec le reste de l'équipage au Café bar None Nina. Juste en face le Premier ministre chinois achève la visite du musée de Dubrovnik, provoquant un petit attroupement sur la place, devant l'entrée du bâtiment où il se trouve ; les services d'ordre sont omniprésents.

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 2

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 3

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 1

Dubrovnik 11 avril 2019

Clocher de Dubrovnik 11 avril 2019

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 4

Rassemblement pour la visite du Premier ministre chinois à Dubrovnik, 11 avril 2019

Les prix ont-ils augmenté en un an ? Nous paierons très cher nos Spritz, l'apéritif issu de la domination par les soldats autrichiens de la Vénétie et de l'Italie du nord. A base d'Apérol, de prosecco et d'eau gazeuse, le spritz dolce est généralement peu cher ; ici, nous le paierons 78 kunas le verre, soit près de 11 euros. A ce tarif, je préfère le luxe relatif du Gradska Kavana Arsenal et le charme de sa terrasse surélevée, à quelques pas de là. Cependant, en passant devant elle il y a quelques instants, j'ai noté que la foule ne permettait pas d'y accueillir les douze membres de notre équipage. 

Apéritif à Dubrovnik pour l'ensemble de l'équipage du Prestige 11 avril 2019

Spritz à Dubrovnik 11 avril 2019

Peut-être échaudé par le prix de l'apéritif, l'équipage décide de dîner à bord plutôt que dans un restaurant de la cité médiévale, et d'acheter des pizzas. Nous quittons le café None Nina, repassons devant le statue songeuse de Marin Drzic, le "Shakespeare de Dubrovnik"  et la terrasse de l'Arsenal, et quittons la ville en remontant le Stradun. A 20h30 nous sommes de retour à l'arrêt où le bus nous a déposés, Joaquin et moi, une heure et quart plus tôt. Le bus qui nous reconduira au port se prend en face de nous. Des policiers bloquent la circulation et empêchent les piétons de traverser pour libérer le passage des voitures des personnalités chinoises ; nous attendrons quelques minutes avant que le passage ne soit autorisé.Marin Drzic à Dubrovnik 11 avril 2019

Revenus au port de Gruz, nous trouverons non loin du bateau une pizzéria qui vend des pizzas à emporter, la Konoba Zrinski. A douze, la commande est un peu délicate à passer et prend un peu de temps. A 21h22, on nous a retiré de l'addition quatre pizzas supplémentaires ; il nous en reste encore quatorze sur notre note, deux de trop. Qu'importe, les pizzas ramenées au bateau sont bonnes, et les prix corrects : nous aurons payé la pizza Margarita 50 kunas, soit 6,76 euros pièce.

Parmi les petits problèmes matériels su jour, j'ai noté sur le journal du bord le store de la cabine pointe avant cassé. Nous l'avons revissé, mais il est non-fonctionnel).

 * "Méconnu en France avant que son chef-d'œuvre Dundo Maroje ne soit représenté en 1958 au théâtre des Nations, Marin Drzic (en italien Marino Darsa) est pourtant le plus grand écrivain de la Renaissance Dalmate. Abbé, organiste, comédien et auteur dramatique, secrétaire d'un comte, chapelain et conspirateur, ce Figaro ragusain, cadet de Machiavel, contemporain de Ruzzante et précurseur de Molière, dont la vie agitée, de Vienne à Istanbul et de Dubrovnik à Sienne et à Venise, témoigne de l'intense circulation des idées et des hommes sur la frange occidentale de l'empire ottoman, a su, par la vigueur de la satire sociale, renouveler les stéréotypes de la pastorale, de la farce et de la comedia erudita héritée du théâtre latin" (source : universalis.fr). La légende veut que toucher cette statue en bronze doré soit porte chance, soit garantisse un retour un jour à Dubrovnik. Le trou visible au côté droit de son cou serait l'œuvre d'une balle reçue durant la dernière des guerres qui ont agité la Croatie.

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Thursday, April 11, 2019. Wake up at 7am, departure at 7:30 from Tivat, after a finalyour sanitary brand new marina. We were a little late by the report on the departure schedule I negotiated yesterday with the customs officers, but no one comes to us to think. Michele is at the helm. A boat is right in front of us; we start on a rear guard to clear the nose of our boat. Our crew is complete: Thomas, who had not supported two days before the crossing of Mljet in Montenegro, finally decided to continue his cruise. The weather is still cloudy, the sea is oil, total visibility. In the absence of wind, we take the engine at sight Zelenika direction, where we must make the departure formalities of Montenegro.At 08.30 we left Tivatski Zaljev (Zaljev = basin, NRD) to enter Hercegnovski Zaljev, the first basin of Kotor Bay. We meet two floating plastics, which we recover on board; Michele is at the helm for the maneuver, Joaquin at the blunder. A quarter of an hour ago, a shy ray of sunshine managed to pierce the cloud layer, as we passed the new marina - under construction for some years now. It confirms what the weather says: we are heading for good weather. The sun should be at 14h in Dubrovnik, and winds of 5 to 10 kt SE should give us a comfortable pace once out of the Kotor Bay. In the meantime, the ceiling remains important. At 9 o'clock we arrive at Zelenika. Thomas is at the helm for docking on starboard alongside the customs dock. I go to the captaincy, where the formalities are done very quickly with the harbor master, then I come running back under a pouring rain at the customs station! It is designed in such a way that visitors can not enter it; everything happens through a window. Fortunately, a small awning over the counter allows customers to shelter from the violence of the weather. The Mediterranean rains have nothing of the Breton drizzle.At 9:30 we left. Thomas is at the helm and leaves the dock on a rear guard, Michèle manages the hawser. We are still driving, the wind has not yet bothered to get up. It will arrive about twenty minutes later, when we are two miles southwest of Zelenika, and will allow us to send the entire canvas starboard tack forward to 5.7 kt. Wavelets of ten centimeters animate the sea, and the barometer of the edge is raised to 1026 hpa. In the meantime, this morning we had two "gasoline" alarms, due to the residual presence of water in our diesel tanks, which forced us to stop the engine and bleed the main water / fuel filter.At 11 o'clock we are one mile south of Rt Ostra and its fortifications, leaving the Bays of Kotor and Montenegro following the 180 ° course. We have just spent an hour training the recovery of man overboard, and during this time the sky has cleared; we sail upwind, under genoa and GV, at 4.6 kt. Without the shelter of the Kotor Mouths, the waves now reach 0.7 m. During our maneuvers, we did not recover that plastic; we also spotted a big metal barrel floating on the surface, too big to be hoisted on board. We reported it at 10:40 am by a "security" call on channel 16. From the exit of Kotor Bay, we take the 307 ° heading, a 27-nautical-mile direct route over Dubrovnik, following the coastline at a distance, running with scissor sails. However, this pace is slowly becoming difficult to hold. I calculate that pulling a full west edge followed by a northern edge would be more efficient, and at 1:10 we take the 270 ° heading. We are at the latitude of V. Skolj (42 ° 26N, 018 ° 17E). The new course puts us on the port tack, between wide and wide, for a speed of 7 to 8 knots. Sixty-five minutes later, we are far enough west to change tack and find a large comfortable sail. We are now heading 351 °. Since our exit from Kotor Bay, the sky has remained clear. It is a trolling sky, with total visibility. At 15:15, the wind got stronger at 22 kt, the boat went to 9 knots, and the bar became hard. I reduce by one-third and Genoa, and a third the mainsail; I add a degree to the cape. Thus clothed, the "Prestige" still runs at 7.5 knots on the bottom. Muriel at the helm, we make direct route to the entrance to Dubrovnik harbor.  At 16:38, we arrive on the starboard tack facing the cable-stayed bridge Franjo-Tudman (first president of the Republic of Independent Croatia, NDR). It straddles the mouth of the Rijeka Dubrovnicka, which leads to the ACI marina of Dubrovnik. Having rented a boat five years ago, I know that this marina is isolated, located at the end of a road several kilometers from the historic city and impractical for all those who want to visit Dubrovnik. Tonight we will go to sleep at the commercial port of Gruz. Nice and very nice, Gruz has all the shops and a very colorful market. For us facing the Franjo-Tudman Bridge, the port of Gruz is at the bottom of the wide ria that opens to our right. We keep the sails in the Gruz estuary as long as it is legally possible to do so, with Joaquin at the helm. Arrived at the entrance of the port, I resume it for docking maneuvers. At 16:52 we returned to the engine, and the crew was busy preparing hawsers and fenders for docking along the dock on the starboard side. At 16h 58 we leave on the port side the ship Bios Dva. Slightly rusty, it proudly displays on its superstructures "Institute za oceanografiju i ribarstvo Split" (Institute of Oceanography and Fisheries Split). Designed for a crew of six sailors and 17 scientists, this 36.6-meter-long, 8.15-meter boat is equipped with probes for research on hydroacoustics and fishing acoustics up to a thousand meters away. depth, hydraulic winches for sampling, and cranes, freezers and refrigerators for storing samples. Classified as "research vessel", it is intended to work in the Adriatic and Ionian Sea (June 9, 2019, it was in Sibenik where we were on April 14, NDR). From there, we can see the caraque Karaka, replica of a traditional boat that was also the flagship of the first voyage of Christopher Columbus in 1492. A small sailboat was paired on its starboard. I am used to mooring in front of or behind the caraque, arriving often late at night and leaving early in the morning. This year, just our boat moored at the bow of the caraque, we see arrive a port employee, who claims that ferries need the place where we are to maneuver. We are obliged to leave the place to go and settle near the harbor master's office, between the harbor master's office and the ferries to the east. For this we have to wait for two ferries to finish their maneuvers. Belonging perhaps to the same company, they arrive in concert and settle together along the wharf. At 18h, our boat is moored to the port side along the wharf. The captain's clerk came to meet us there and we gave him the documents of the boat. Our timing is perfect: at 18:05, Joaquin and I have a video meeting with Jacques Dussol, who leads with Renée Dussol the Riem (Initiatives Network of Eco-explorers of the Sea). The video goes well; at 7 pm we end the communication, and Joaquin and I head for the bus stop near the boat. Located on the pier, the bus stop takes bus 1B, which leads directly to the entrance to the fortifications of the historic city. After crossing the Plaka from the fountain of Onofrio all along its length, we pass shortly before 19:30 in front of the statue of the knight Roland. This one has disappeared, the column to which it is leaned is masked by palisades decorated with photos. Is it under renovation? I do not know. Not far from here we sit with the rest of the crew at the Nina Café bar. Just opposite the Chinese Prime Minister finishes the visit of the Museum of Dubrovnik, causing a small crowd on the square, in front of the entrance of the building where it is located; the services of order are ubiquitous.  Perhaps scalded by the price of the aperitif, the crew decides to dine on board rather than in a restaurant of the medieval city, and buy pizzas. We leave the Cafe None Nina, go back to the dreamy statue of Marin Drzic, the "Shakespeare of Dubrovnik"* and the terrace of the Arsenal, and leave the city up the Stradun. At 8:30 pm we are back at the stop where the bus dropped us, Joaquin and me, an hour and a quarter earlier. The bus that will take us back to the port is in front of us. Police block traffic and prevent pedestrians from crossing to free the passage of cars of Chinese personalities; we will wait a few minutes before the passage is allowed.Marin Drzic in Dubrovnik April 11, 2019 Arriving at the port of Gruz, we will find not far from the boat a pizzeria that sells takeaway pizzas, the Konoba Zrinski. At twelve, the order is a little tricky to pass and takes a little time. At 21:22, we were removed from the addition four more pizzas; we still have fourteen on our note, two more. Anyway, the pizzas brought back to the boat are good, and the correct prices: we will have paid the pizza Margarita 50 kuna, or 6.76 euros each. Among the little material problems on the day, I noticed on the log the cabin awning tip before broken. We have screwed it again, but it is non-functional).

 *"Unknown in France before his masterpiece Dundo Maroje was represented in 1958 at the Theater of the Nations, Marin Drzic (in Italian Marino Darsa) is the greatest writer of the Dalmatian Renaissance." Abbé, organist, actor and Dramatic author, secretary of a count, chaplain and conspirator, this Ragusan Figaro, cadet of Machiavelli, contemporary of Ruzzante and forerunner of Molière, whose busy life, from Vienna to Istanbul and from Dubrovnik to Siena and Venice, testifies to the The intense circulation of ideas and people on the western fringe of the Ottoman Empire, has, by the vigor of social satire, renewed the stereotypes of pastoral, farce and comedia erudita inherited from Latin theater "( source: universalis.fr). Legend has it that touching this golden bronze statue is lucky enough to guarantee a return to Dubrovnik one day. The visible hole on the right side of his neck would be the work of a bullet received during the last of the wars that agitated Croatia.

Photos : Départ du Tivatski Zaljev, 11 avril 2019 ; La nouvelle marina en chantier, à l'est de Zelinka, 11 avril 2019 ; Veille dans le Hercegnovski Zaljev, 11 avril 2019 ; Sortie des Bouches de Kotor, 11 avril 2019 (1) ; Le fort de la pointe Ostra, sortie des Bouches de Kotor 11 avril 2019 ; En route pour Dubrovnik, carré du D&D Kufner Prestige 11 avril 2019 ; En route pour Dubrovnik  11 avril 2019 (1 et 2) ; Devant le pont Franjo-Tudman, 11 avril 2019 ; L'entrée de Rijeka Dubrovacka et le pont Franjo Tudman, proche de Dubrovnik, 11 avril 2019 ; L'entrée du port de Gruz (Dubrovnik), 11 avril 2019 ; Le navire océanographique Bios Dva au port de Gruz, 11 avril 2019 ; La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019 ; La caraque Karaka basée au port de Gruz, détail de la proue, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, 11 avril 2019 (1) ; Dubrovnik, le Stradun, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, 11 avril 2019 (2 et 3) ; Visite de Dubrovnik, le clocher, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, l'Arsenal et le musée, 11 avril 2019 ; L'équipage du Prestige à la terrasse du None Nina (1 et 2) ; Spitz dolce à Dubrovnik, 11 avril 2019 ; La statue de Marin Drzic à côté de l'Arsenal, Dubrovnik, 11 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon. Vidéo : De Tivat à Dubrovnik, 11 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

14 juin 2019

Conférence "Zéro Déchet" - Samedi 15 juin à La Garde (83) - Zero Waste Conference

Bio-spère conférence Zéro déchet 15 juin 2019 Affiche-147

Notre partenaire Bio-sphère nous informe d'une conférence interactive qu'il organise le samedi 15 juin à 17 heures à l'Auditorium de la Médiathèque, avenue Ch. Sandro à La Garde (83). Nous relayons bien volontiers cette information !

 

Comité France-Océan : première assemblée plénière - 1 juin 2019 - First plenary meeting of the France Ocean Committee

François de Rugy au CFO 110619

La première assemblée plénière du Comité France Océan s'est tenue ce mardi 11 juin 2019 dans les locaux du Ministère de la transition écologique et solidaire. Avec à sa droite le nouveau Secrétaire général à la mer auprès du Premier ministre Denis Robin, le ministre d'Etat François de Rugy a ouvert la séance devant une cinquantaine de personnes représentant les ONG ou les organismes gouvernementaux membres du CFO en évoquant l'augmentation des Aires marines protégées (AMP), la lutte contre les déchets marins, l'artificialisation, la lutte contre les freins (sujets phares du CFO qui font l'objet d'un rapport des groupes de travail), l'encadrement des activités de plaisance, le G7 de Biarritz (qui aura lieu en août), la réunion des ministres de l'environnement de ce même G7 (elle a déjà eu lieu en mai à Metz), le congrès mondial de l'UICN (2020 à Marseille), le rendez-vous de la COP 15 pour la biodiversité (prévu en Chine), et le début de la décennie des sciences océaniques de l'Unesco en 2021. Le calendrier du ministre sera chargé en ce début d'été, avec la préparation du prochain conseil interministériel de la mer (le dernier a eu lieu en novembre 2018.

Parmi les autres sujets abordés : la mort des cétacés, victimes collatérales des engins de pêche : aux 1.200 dauphins échoués le long des côtes correspondent en fait 5.000 à 6.000 morts, tous les cadavres ne parvenant pas jusqu'à nos côtes.

Parmi les bonnes nouvelles, on a relevé lors du grand débat national 350.000 contributions qui parlent de la mer et du littoral, preuve que le grand public commence à s'intéresser de près à ces problématiques.

Présentation des plastiques charriés par la Seine au CFO 110619

Déchets de la Seine (plastiques), MTES Assemblée pleinière du CFO 11 juin 2019

Le problème des déchet en mer (et notamment du plastique) aura tenu une place importante dans cette assemblée avec la présentation sur un établi d'une partie des déchets collectés par une ONG en bord de Seine. Celle-ci estime à 200 tonnes le poids des déchets plastiques transportés chaque année par la Seine jusqu'à la mer. Une feuille de route devrait être mise à l'étude sur les plastiques en mer, à laquelle le groupe « déchets marins » du CFO devrait être associé. Les lâchers de ballons ont aussi fait l'objet d'une intervention : ceux-ci participent en effet à la pollution par les plastiques.

Concernant la partie « intégralement protégée » des AMP, le concept devrait viser à en restreindre l'accès aux usages strictement récréatifs, comme par exemple la nage ou les bateaux de plaisance sans ancre de fond.

Entrée du MTES 110619

The first plenary meeting of the France Ocean Committee was held this Tuesday, June 11, 2019 in the premises of the Ministry of ecological transition and solidarity. With on his right the new Secretary General to the sea with Prime Minister Denis Robin, the Minister of State François de Rugy opened the session to about fifty people representing NGOs or government agencies members of the CFO, mentioning the increase Marine Protected Areas (MPAs), the fight against marine litter, artificialisation, the fight against the brakes (CFO's flagship subjects which are the subject of working groups), the supervision of recreational activities, the G7 Biarritz (which will take place in August), the meeting of environment ministers of the same G7 (it has already taken place in May in Metz), the IUCN World Congress (2020 in Marseille), the meeting of you from the COP 15 for biodiversity (planned in China), and the beginning of the decade of the ocean sciences of Unesco in 2021. The calendar of the minister will be charged at the beginning of summer, with the preparation of the next interministerial council from the sea (the last was held in November 2018. Among the other topics discussed: the death of cetaceans, collateral victims of fishing gear: the 1,200 dolphins stranded along the coast in fact correspond to 5,000 to 6,000 dead, all corpses not reaching our shores. Among the good news, during the great national debate, there were 350,000 contributions about the sea and the coastline, proof that the general public is starting to take a close interest in these issues. Presentation of the plastics conveyed by the Seine to CFO 110619 Waste from the Seine (plastics), MTES Full meeting of the CFO 11 June 2019 The problem of waste at sea (and especially plastic) has held an important place in this assembly with the presentation on a bench of some of the waste collected by an NGO along the Seine. It estimates that 200 tonnes of plastic waste is transported each year by the Seine to the sea. A roadmap should be put to the study of plastics at sea, to which the "marine litter" CFO should be associated. The release of balloons was also the subject of an intervention: they participate in the pollution by plastics. Regarding the "fully protected" part of MPAs, the concept should aim to restrict access to strictly recreational uses, such as swimming or pleasure craft without bottom anchors.

Photos : Denis Robin et François de Rugy à l'assemblée plénière du Comité France Océan, 11 juin 2019 ; Présentation d'échantillons des plastiques échoués en bord de Seine au CFO, 11 juin 2019 ; L'entrée du MTES, 11 juin 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

11 juin 2019

Breakthrough National Centre for Climate Restoration: le réchauffement nous laisse 30 ans à vivre - Warming leaves us 30 years

Logo_The_National_Centre_for_Climate_Restoration_(Breakthrough)

Selon l'édition web du journal belge Le soir (Le Soir.be, 9 juin 2019), reprenant des informations venues de leur confrère La Voix du Nord, les chercheurs australiens du « Breakthrough National Centre for Climate Restoration » estiment qu'« il pourrait nous rester finalement que très peu d’années à vivre. Trente ans au plus. Les chercheurs ont fait des estimations en fonction du non-respect des recommandations faites durant les Accords de Paris. Les températures devraient continuer d’augmenter et atteindre minimum 3 degrés supplémentaires. Ce qui provoquerait, à court et moyen terme, une destruction des écosystèmes de l’Arctique et de l’Amazonie. Ce dérèglement climatique entraînera alors beaucoup de sécheresse, de la famine et un sérieux trouble de l’ordre international. Plus de la moitié de la population mondiale serait soumise à vingt jours par an de « chaleur létale ».

Yves Cochet lors d'une conférence sur le pic de Hubbert à l'INSA de Toulouse le 6 février 2007

Le mathématicien et ancien ministre de l’Environnement français Yves Cochet (celui-là même qui s'est mis en « grève de la viende » lors du sommet sur le climat de 2009 à Copenhague pour faire reconnaître l'impact de la consommation de viande sur l'environnement, la souffrance animale et la sous-alimentation humaine) rejoint l’avis des chercheurs australiens : « Il y a une hypothèse selon laquelle l’humanité n’existera plus en tant qu’espèce en 2050 », expliquait-il au Parisien. « Selon les instituts de recherche, jusqu’à 24 paramètres peuvent entrer en jeu, comme la qualité et la quantité de l’eau potable, les cycles du phosphore et de l’azote, les émissions de méthane dues à la fonte du pergélisol (NDLR : des terres normalement gelées toute l’année)… Il pourrait y avoir, autour de 2026-2028, une hausse brutale de la température de 1 ºC en seulement deux ans, alors qu’elle a augmenté de 1,2 ºC depuis 1750 et la révolution industrielle.  »

Devant l'incapacité des gouvernements à tenir leurs engagements pris lors des accords de Paris (+1,5°C), Ian Dunlop, l’ancien président de l’Australian Coal Association et ancien dirigeant de l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon, et David Spratt, directeur de Breakthrough National Centre s'inquiètent : « La planète et l’humanité auront atteint un point de non-retour à la moitié du siècle (…) sans une action radicale immédiate, nos perspectives sont faibles », affirment-ils dans un rapport de dix pages. Les journalistes de Marianne, qui se sont aussi intéressés à cette étude, tempèrent : « Les auteurs du rapport australien l'admettent pourtant eux-mêmes : leurs terrifiants résultats relèvent davantage d'une "possibilité" que d'un scénario à forte probabilité et doivent avant tout servir… à alerter leurs contemporains. « Un futur apocalyptique n'est pas inévitable !, écrit ainsi Chris Barrie dans la préface du dossier. Mais sans action drastique et immédiate, nos perspectives d'avenir sont faibles. Nous devons réagir collectivement ».

Les scientifiques du Giec, eux, ne datent pas encore la fin de l'espèce humaine, mais s’accordent en revanche pour dire que les dix prochaines années sont cruciales. A l'automne dernier ils estimaient que limiter la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre à 1,5ºC était encore possible selon « les lois de la chimie et de la physique », mais au prix de « changements inédits, profonds et rapides dans les sociétés ». « Les prochaines années seront sans doute les plus importantes de l’histoire humaine », ajoutait une des expertes du groupe, citée par Michel de Muelnaere (Le Soir, 08/10/18). Le rapport spécial du Giec sur l’océan et la cryopshère dans le contexte du changement climatique (« Ocean and Cryosphere in a Changing Climate ») qui paraître à l'automne 2019 devrait être de la même veine.

Enfin, interrogée ce matin sur la validité des études australiennes, une des sommités de la Plate-forme Océan & Climat estimait qu'elles manquaient de solidité. 

De ce qui précède, que doit-on penser du rapport du Breakthrough National Centre for Climate Restoration ? A défaut de pouvoir reprendre à zéro les calculs australiens, on peut s'interroger sur le fait que tous les rapports sans exception vont aujourd'hui dans le même sens. Les climatosceptiques/climatonégationnistes ont disparu en l'espace de quelques années du paysage scientifique. Il y a un consensus évident sur le fait que l'inaction va nous mener à la catastrophe. Nous savons aujourd'hui quelles en seront les causes, et comment elle se produira - en cela, les études australiennes ne nous apprennent rien. La seule question qui reste en suspens est : "quand ?". Et là, même si les études du Breakthrough National Centre for Climate Restoration peuvent être remises en question, force est de constater qu'étude après étude, rapport après rapport, la réponse est : "de plus en plus tôt".

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According to the web edition of the Belgian newspaper Le Soir (Le Soir.be, June 9, 2019), gathering information from their colleagues La Voix du Nord, the Australian researchers of the Breakthrough National Center for Climate Restoration believe that could we finally stay that very few years to live. Thirty years at most. Researchers made estimates based on non-compliance with recommendations made during the Paris Agreements. Temperatures should continue to rise and reach a minimum of 3 additional degrees. This would cause, in the short and medium term, a destruction of the ecosystems of the Arctic and the Amazon. This climate change will then cause a lot of drought, famine and a serious disorder of the international order. More than half of the world's population would be subjected to twenty days a year of "lethal heat". The mathematician and former French Minister of the Environment Yves Cochet (the same one who went on a "strike of the coming" at the 2009 climate summit in Copenhagen to recognize the impact of meat consumption on the environment, animal suffering and undernourishment) joined the Australian researchers' opinion: "There is an assumption that humanity will no longer exist as a species in 2050," he explained. to the Parisian. "According to the research institutes, up to 24 parameters can come into play, such as the quality and quantity of drinking water, the cycles of phosphorus and nitrogen, the methane emissions due to melting permafrost ( Editor's note: Normally frozen land all year round) ... There could be, around 2026-2028, a sharp rise in temperature of 1ºC in just two years, while it has increased by 1.2ºC since 1750 and the industrial revolution". In the face of the inability of governments to meet their commitments made in the Paris Agreement (+ 1.5 ° C), Ian Dunlop, the former president of the Australian Coal Association and former leader of the oil, gas industry and coal and David Spratt, director of Breakthrough National Center are worried: "The planet and humanity will have reached a point of no return in the middle of the century (...) without an immediate radical action, our prospects are weak" they say in a ten-page report. IPCC scientists, for their part, put the end of the human race into perspective, but agree that the next ten years are crucial. Last fall they thought that limiting the rise of the average temperature on the surface of the Earth to 1.5ºC was still possible according to "the laws of chemistry and physics", but at the cost of "new, profound changes and fast in societies ". "The next few years will undoubtedly be the most important in human history," added one of the group's experts, quoted by Michel de Muelnaere (Le soir, 08/10/18). The IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in the Context of Climate Change ("Ocean and Cryosphere in a Changing Climate") to appear in autumn 2019 should be in the same vein. Finally, questioned this morning on the validity of Australian studies, one of the leaders of the Ocean & Climate Platform felt that they lacked solidity. From what precedes, what should we think about the Breakthrough National Center for Climate Restoration report? In the absence of being able to start from scratch the Australian calculations, one can wonder about the fact that all the reports without exception go in the same direction today. Climate-Skeptics / climate-conservatives have disappeared within a few years from the scientific landscape. There is an obvious consensus that inaction will lead to disaster. We know today what will be the causes, and how it will happen - in this, Australian studies do not teach us anything. The only question that remains unresolved is: "when?" And there, even if the studies of BreakThrough National Center for Climate Restoration can be questioned, force is to note that study after study, report after report, the answer is: "more and more early".

Photo : Yves Cochet lors d'une conférence sur le pic de Hubbert à l'INSA de Toulouse le 6 février 2007 (auteur/author : Guillaume Paumier)

 

 

Les grandes Aires Marines Protégées - Very large Marine Protected Areas

Les grandes aires marines protégées Marine_protected_areas_detailed_map (author MPAtlas

Cette carte des grandes Aires marines protégées date du 6 janvier 2017. François de Rugy ayant réaffirmé ce matin lors de la séance plénière du Comité France Océan la volonté du gouvernement français de placer 30 % de son littoral en AMP, cette carte devrait bientôt devenir obsolète. (Rappel : la France est la deuxième puissance maritime mondiale par la longueur de ses côtes, NDR).

This map is dated January 6, 2017. François de Rugy having reaffirmed this morning during the plenary session of the France Ocean Committee the will of the French government to place 30% of its coastline in MPA, this map should soon become obsolete. (Reminder: France is the second largest maritime power by the length of its coasts, NDR).

Carte : Les grandes aires marines protégées Marine_protected_areas_detailed_map (auteur/author : MPAtlas.org / Marine Conservation Institute).