Tour des deux Amériques sur un voilier

17 juin 2019

De Tivat (Montenegro) à Dubrovnik (Croatie) - Jeudi 11 avril 2019 - From Tivat (Montenegro) to Dubrovnik (Croatia)

Départ du Tivatski Zaljev, 11 avril 2019 DSCN9639

Jeudi 11 avril 2019. Réveil à 7h, départ à 7h30 de Tivat, après un derniertour aux sanitaires tous neufs de la marina. On a pris un peu de retard par rtapport à l'horaire de départ que j'ai négocié hier avec les douaniers, mais personne ne vient nous faire de réflexion. Michèle est à la barre. Un bateau est juste devant nous ; nous effectuons le départ sur une garde arrière pour dégager le nez de notre voilier. Notre équipage est au complet : Thomas, qui avait mal supporté l'avant-veille la traversée de Mljet au Montenegro, a finalement décidé de poursuivre sa croisière. Le temps est encore couvert, la mer est d'huile, la visibilité totale. En l'absence de vent, nous prenons au moteur à vue la direction de Zelenika, où nous devons effectuer les formalités de départ du Montenegro.

La nouvelle marina en chantier, à l'est de Zelinca

Veille dans le Hercegnovski Zaljev, 11 avril 2019

A8h30, nous avons quitté le Tivatski Zaljev (Zaljev = bassin, NRD) pour entrer dans le Hercegnovski Zaljev, le premier bassin des Bouches de Kotor. Nous croisons deux plastiques flottants, que nous récupérons à bord ; Michèle est à la barre pour la manœuvre, Joaquin à la gaffe. Il y a un quart d'heure, un timide rayon de soleil a réussi à percer la couche nuageuse, alors que nous passions devant la nouvelle marina - en construction depuis déjà quelques années. Il confirme ce que dit la météo : nous allons vers le beau temps. Le soleil devrait être au rendez-vous à 14h à Dubrovnik, et des vents de 5 à 10 kt de SE devraient nous procurer une allure confortable une fois sortis des Bouches de Kotor. En attendant, le plafond reste important.

A 9h, nous arrivons à Zelenika.Thomas est à la barre pour l'accostage sur tribord le long du quai des douanes. Je fonce à la capitainerie, où les formalites se font très vite avec le harbour master, puis je reviens en courant sous une pluie battante au poste des douanes ! Celui-ci est conçu de telle façon que les visiteurs ne puissent pas y pénétrer ; tout se passe par un guichet vitré. Heureusement, un petit auvent au-dessus du guichet permet aux clients de s'abriter de la violence des intempéries. Les pluies méditéranéennes n'ont rien du crachin breton.

Sortie des Bouches de Kotor, 11 avril 2019 (1) DSCN9645

A 9h30 nous sommes repartis. Thomas est à la barre et quitte le quai sur une garde arrière, Michèle gère l'aussière. Nous sommes toujours au moteur, le vent n'a pas encore daigné se lever. Il arrivera une vingtaine de minutes plustard, quand nous serons à deux milles au sud-ouest de Zelenika, et nous permettra en envoyant la totalité de la toile tribord amures d'avancer à 5,7 kt. Des vaguelettes de dix centimètres animent la mer, et le baromètre du bord est remonté à 1026 hpa. En attendant, nous avons eu ce matin deux alarmes "essence", dues à la présence résiduelle d'eau dans nos réservoirs de gazole, qui nous ont obligé à stopper le moteur et purger le principal filtre eau/carburant

Le fort de la pointe Ostra, sortie des Bouches de Kotor 11 avril 2019

A 11h nous sommes à un mille au sud de Rt Ostra et de ses fortifications, en train de quitter les Bouches de Kotor et le Montenegro en suivant le cap 180°. Nous venons de passer une heure d'entraînement à la récupération de l'homme à la mer à la voile, et durant ce laps de temps le ciel s'est dégagé ; nous naviguons au près, sous génois et GV, à 4,6 kt. Sans l'abri des Bouches de Kotor, les vagues atteignent désormais 0,7 m. Durant nos manœuvres, nous n'avons pas récupéré que du plastique ; nous avons repéré aussi un gros baril métallique flottant à la surface, trop gros pour pouvoir être hissé à bord. Nous l'avons signalé à 10h40 par un appel "sécurité" sur le canal 16.

Depuis la sortie des Bouches de Kotor, nous prenons au cap 307°, route directe de 27 milles nautiques sur Dubrovnik en suivant à distance le trait de côte, au running avec les voiles en ciseaux. Cependant, cette allure devient petit à petit difficile à tenir. Je calcule que tirer un bord plein ouest suivi d'un bord de nord serait plus efficace, et à 13h10 nous prenons le cap 270°. Nous sommes à la latitude de V. Skolj (42°26N, 018°17E). Le nouveau cap nous met bâbord amures, entre grand-largue et largue, pour une vitesse fond de 7 à 8 nœuds.

Soixante-cinq minutes plus tard, nous sommes suffisamment à l'ouest pour pouvoir changer d'amures et retrouver un grand largue confortable. Nous prenons désormais le cap 351°. Depuis notre sortie des Bouches de Kotor, le ciel est resté dégagé. C'est un ciel de traîne, avec une visibilité totale. A 15h15, le vent a forci à 22 kt, le bateau file à 9 nœuds, et la barre est devenue dure. Je fais réduire d'un tiers et génois, et d'un tiers la grand-voile ; je rajoute un degré au cap. Ainsi toilé, le "Prestige" court encore à 7,5 nœuds sur le fond. Muriel à la barre, nous faisons route directe sur l'entrée du port de Dubrovnik.

En route pour Dubrovnik, carré du D&D Kufner Prestige 11 avril 2019

En route pour Dubrovnik 11 avril 2019 1

En route pour Dubrovnik 11 avril 2019 2

Devant le pont Franjo-Tudman, 11 avril 2019

A 16h38, nous arrivons tribord amures face au pont à haubans Franjo-Tudman (premier président de la République de la Croatie indépendante, NDR). Celui-ci enjambe l'embouchure de la Rijeka Dubrovnicka, qui conduit à la marina ACI de Dubrovnik. Pour y avoir loué un bateau cinq ans auparavant, je sais que cette marina est isolée, située au bout d'une route à plusieurs kilomètres de la cité historique et peu pratique pour tous ceux qui veulent visiter Dubrovnik. Ce soir, nous irons dormir au port de commerce de Gruz. Joli et très agréable, Gruz dispose de tous les commerces et d'un marché très coloré. Pour nous qui faisons face au pont Franjo-Tudman, le port de Gruz est au fond du large ria qui s'ouvre à notre droite.

L'entrée de Rijeka Dubrovacka et le pont Franjo Tudman, proche de Dubrovnik, 11 avril 2019

 

L'entrée du port de Gruz (Dubrovnik), 11 avril 2019

Nous gardons les voiles dans le ria de Gruz aussi longtemps qu'il est légalement possible de le faire, avec Joaquin à la barre. Parvenus à l'entrée du port, je reprends celle-ci pour les manœuvres d'accostage. A 16h52 nous sommes revenus au moteur, et l'équipage s'affaire à préparer aussières et pare-battages en vue d'unamarrage le long du quai côté tribord. A 16h 58 nous laissons à bâbord le navire Bios  Dva. Légèrement rouillé, il affiche fièrement sur ses superstructures "Institut za oceanografiju i ribarstvo Split" (Institut d'Océanographie et des Pêches Split). Conçu our un équipage de 6 marins et 17 scientifiques, ce bateau de 36,6 m de long pour 8,15 de large est équipé de sondes pour la recherche sur l'hydroacoustique et l'acoustique des pêches jusqu'à un millier de mètres de profondeur, treuils hydrauliques pour l'échantillonnage, et de grues, congélateurs et réfrigérateurs pour le stockage des échantillons. Classé "navire de recherche", il est destiné à travailler en Adriatique et en mer Ionienne (le 9 juin 2019, il était à Sibenik où nous étions le 14 avril, NDR).

De là, nous voyons bien la caraque Karaka, réplique d'un bateau traditionnel qui fut aussi le navire amiral du premier voyage de Christophe Colomb en 1492. Un petit voilier s'est mis à couple sur son tribord. J'ai pris l'habitude de m'amarrer devant ou derrière la caraque, en arrivant souvent tard le soir et en repartant tôt le matin. Cette année, à peine notre voilier amarré à la proue de la caraque, nous voyons arriver un employé du port, qui prétend que des ferries ont besoin de la place où nous sommes pour manœuvrer. Nous sommes obligés de quitter la place pour aller nous installer près de la capitainerie du port, entre la capitainerie et les ferries plus à l'est. Pour cela nous devons attendre que deux ferries finissent leurs manœuvres. Appartenant peut-être à la même compagnie, ils arrivent de concert et s'installent à couple le long du quai.

Le navire océanographique Bios Dva au port de Gruz, 11 avril 2019

La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019 (2)

La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019

A 18h, notre voilier est amarré à bâbord le long du quai. L'employé de la capitainerie est venu nous y retrouver et nous lui avons confié les documents du bateau. Notre timing est parfait : à 18h05, Joaquin et moi avons un rendez-vous vidéo avec Jacques Dussol, qui dirige avec Renée Dussol le Riem (Réseau Initiatives des Eco-explorateurs de la Mer). La vidéo passe bien ; à 19h nous mettons fin à la communication, et Joaquin et moi nous dirigeons vers l'arrêt de bus proche du bateau. Situé sur le quai, l'arrêt permet de prendre le bus 1B, qui mène directement à l'entrée des fortifications de la ville historique. Après avoir parcouru la Plaka depuis la fontaine d'Onofrio sur toute sa longueur, nous passons peu avant 19h30 devant la statue du chevalier Roland. Celle-ci a disparu, la colonne à laquelle elle est adossée est masquée par des palissades décorées de photos. Est-elle en rénovation ? Je l'ignore. Non loin de là nous nous attablons avec le reste de l'équipage au Café bar None Nina. Juste en face le Premier ministre chinois achève la visite du musée de Dubrovnik, provoquant un petit attroupement sur la place, devant l'entrée du bâtiment où il se trouve ; les services d'ordre sont omniprésents.

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 2

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 3

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 1

Dubrovnik 11 avril 2019

Clocher de Dubrovnik 11 avril 2019

Visite de Dubrovnik 11 avril 2019 4

Rassemblement pour la visite du Premier ministre chinois à Dubrovnik, 11 avril 2019

Les prix ont-ils augmenté en un an ? Nous paierons très cher nos Spritz, l'apéritif issu de la domination par les soldats autrichiens de la Vénétie et de l'Italie du nord. A base d'Apérol, de prosecco et d'eau gazeuse, le spritz dolce est généralement peu cher ; ici, nous le paierons 78 kunas le verre, soit près de 11 euros. A ce tarif, je préfère le luxe relatif du Gradska Kavana Arsenal et le charme de sa terrasse surélevée, à quelques pas de là. Cependant, en passant devant elle il y a quelques instants, j'ai noté que la foule ne permettait pas d'y accueillir les douze membres de notre équipage. 

Apéritif à Dubrovnik pour l'ensemble de l'équipage du Prestige 11 avril 2019

Spritz à Dubrovnik 11 avril 2019

Peut-être échaudé par le prix de l'apéritif, l'équipage décide de dîner à bord plutôt que dans un restaurant de la cité médiévale, et d'acheter des pizzas. Nous quittons le café None Nina, repassons devant le statue songeuse de Marin Drzic, le "Shakespeare de Dubrovnik"  et la terrasse de l'Arsenal, et quittons la ville en remontant le Stradun. A 20h30 nous sommes de retour à l'arrêt où le bus nous a déposés, Joaquin et moi, une heure et quart plus tôt. Le bus qui nous reconduira au port se prend en face de nous. Des policiers bloquent la circulation et empêchent les piétons de traverser pour libérer le passage des voitures des personnalités chinoises ; nous attendrons quelques minutes avant que le passage ne soit autorisé.Marin Drzic à Dubrovnik 11 avril 2019

Revenus au port de Gruz, nous trouverons non loin du bateau une pizzéria qui vend des pizzas à emporter, la Konoba Zrinski. A douze, la commande est un peu délicate à passer et prend un peu de temps. A 21h22, on nous a retiré de l'addition quatre pizzas supplémentaires ; il nous en reste encore quatorze sur notre note, deux de trop. Qu'importe, les pizzas ramenées au bateau sont bonnes, et les prix corrects : nous aurons payé la pizza Margarita 50 kunas, soit 6,76 euros pièce.

Parmi les petits problèmes matériels su jour, j'ai noté sur le journal du bord le store de la cabine pointe avant cassé. Nous l'avons revissé, mais il est non-fonctionnel).

 * "Méconnu en France avant que son chef-d'œuvre Dundo Maroje ne soit représenté en 1958 au théâtre des Nations, Marin Drzic (en italien Marino Darsa) est pourtant le plus grand écrivain de la Renaissance Dalmate. Abbé, organiste, comédien et auteur dramatique, secrétaire d'un comte, chapelain et conspirateur, ce Figaro ragusain, cadet de Machiavel, contemporain de Ruzzante et précurseur de Molière, dont la vie agitée, de Vienne à Istanbul et de Dubrovnik à Sienne et à Venise, témoigne de l'intense circulation des idées et des hommes sur la frange occidentale de l'empire ottoman, a su, par la vigueur de la satire sociale, renouveler les stéréotypes de la pastorale, de la farce et de la comedia erudita héritée du théâtre latin" (source : universalis.fr). La légende veut que toucher cette statue en bronze doré soit porte chance, soit garantisse un retour un jour à Dubrovnik. Le trou visible au côté droit de son cou serait l'œuvre d'une balle reçue durant la dernière des guerres qui ont agité la Croatie.

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Thursday, April 11, 2019. Wake up at 7am, departure at 7:30 from Tivat, after a finalyour sanitary brand new marina. We were a little late by the report on the departure schedule I negotiated yesterday with the customs officers, but no one comes to us to think. Michele is at the helm. A boat is right in front of us; we start on a rear guard to clear the nose of our boat. Our crew is complete: Thomas, who had not supported two days before the crossing of Mljet in Montenegro, finally decided to continue his cruise. The weather is still cloudy, the sea is oil, total visibility. In the absence of wind, we take the engine at sight Zelenika direction, where we must make the departure formalities of Montenegro.At 08.30 we left Tivatski Zaljev (Zaljev = basin, NRD) to enter Hercegnovski Zaljev, the first basin of Kotor Bay. We meet two floating plastics, which we recover on board; Michele is at the helm for the maneuver, Joaquin at the blunder. A quarter of an hour ago, a shy ray of sunshine managed to pierce the cloud layer, as we passed the new marina - under construction for some years now. It confirms what the weather says: we are heading for good weather. The sun should be at 14h in Dubrovnik, and winds of 5 to 10 kt SE should give us a comfortable pace once out of the Kotor Bay. In the meantime, the ceiling remains important. At 9 o'clock we arrive at Zelenika. Thomas is at the helm for docking on starboard alongside the customs dock. I go to the captaincy, where the formalities are done very quickly with the harbor master, then I come running back under a pouring rain at the customs station! It is designed in such a way that visitors can not enter it; everything happens through a window. Fortunately, a small awning over the counter allows customers to shelter from the violence of the weather. The Mediterranean rains have nothing of the Breton drizzle.At 9:30 we left. Thomas is at the helm and leaves the dock on a rear guard, Michèle manages the hawser. We are still driving, the wind has not yet bothered to get up. It will arrive about twenty minutes later, when we are two miles southwest of Zelenika, and will allow us to send the entire canvas starboard tack forward to 5.7 kt. Wavelets of ten centimeters animate the sea, and the barometer of the edge is raised to 1026 hpa. In the meantime, this morning we had two "gasoline" alarms, due to the residual presence of water in our diesel tanks, which forced us to stop the engine and bleed the main water / fuel filter.At 11 o'clock we are one mile south of Rt Ostra and its fortifications, leaving the Bays of Kotor and Montenegro following the 180 ° course. We have just spent an hour training the recovery of man overboard, and during this time the sky has cleared; we sail upwind, under genoa and GV, at 4.6 kt. Without the shelter of the Kotor Mouths, the waves now reach 0.7 m. During our maneuvers, we did not recover that plastic; we also spotted a big metal barrel floating on the surface, too big to be hoisted on board. We reported it at 10:40 am by a "security" call on channel 16. From the exit of Kotor Bay, we take the 307 ° heading, a 27-nautical-mile direct route over Dubrovnik, following the coastline at a distance, running with scissor sails. However, this pace is slowly becoming difficult to hold. I calculate that pulling a full west edge followed by a northern edge would be more efficient, and at 1:10 we take the 270 ° heading. We are at the latitude of V. Skolj (42 ° 26N, 018 ° 17E). The new course puts us on the port tack, between wide and wide, for a speed of 7 to 8 knots. Sixty-five minutes later, we are far enough west to change tack and find a large comfortable sail. We are now heading 351 °. Since our exit from Kotor Bay, the sky has remained clear. It is a trolling sky, with total visibility. At 15:15, the wind got stronger at 22 kt, the boat went to 9 knots, and the bar became hard. I reduce by one-third and Genoa, and a third the mainsail; I add a degree to the cape. Thus clothed, the "Prestige" still runs at 7.5 knots on the bottom. Muriel at the helm, we make direct route to the entrance to Dubrovnik harbor.  At 16:38, we arrive on the starboard tack facing the cable-stayed bridge Franjo-Tudman (first president of the Republic of Independent Croatia, NDR). It straddles the mouth of the Rijeka Dubrovnicka, which leads to the ACI marina of Dubrovnik. Having rented a boat five years ago, I know that this marina is isolated, located at the end of a road several kilometers from the historic city and impractical for all those who want to visit Dubrovnik. Tonight we will go to sleep at the commercial port of Gruz. Nice and very nice, Gruz has all the shops and a very colorful market. For us facing the Franjo-Tudman Bridge, the port of Gruz is at the bottom of the wide ria that opens to our right. We keep the sails in the Gruz estuary as long as it is legally possible to do so, with Joaquin at the helm. Arrived at the entrance of the port, I resume it for docking maneuvers. At 16:52 we returned to the engine, and the crew was busy preparing hawsers and fenders for docking along the dock on the starboard side. At 16h 58 we leave on the port side the ship Bios Dva. Slightly rusty, it proudly displays on its superstructures "Institute za oceanografiju i ribarstvo Split" (Institute of Oceanography and Fisheries Split). Designed for a crew of six sailors and 17 scientists, this 36.6-meter-long, 8.15-meter boat is equipped with probes for research on hydroacoustics and fishing acoustics up to a thousand meters away. depth, hydraulic winches for sampling, and cranes, freezers and refrigerators for storing samples. Classified as "research vessel", it is intended to work in the Adriatic and Ionian Sea (June 9, 2019, it was in Sibenik where we were on April 14, NDR). From there, we can see the caraque Karaka, replica of a traditional boat that was also the flagship of the first voyage of Christopher Columbus in 1492. A small sailboat was paired on its starboard. I am used to mooring in front of or behind the caraque, arriving often late at night and leaving early in the morning. This year, just our boat moored at the bow of the caraque, we see arrive a port employee, who claims that ferries need the place where we are to maneuver. We are obliged to leave the place to go and settle near the harbor master's office, between the harbor master's office and the ferries to the east. For this we have to wait for two ferries to finish their maneuvers. Belonging perhaps to the same company, they arrive in concert and settle together along the wharf. At 18h, our boat is moored to the port side along the wharf. The captain's clerk came to meet us there and we gave him the documents of the boat. Our timing is perfect: at 18:05, Joaquin and I have a video meeting with Jacques Dussol, who leads with Renée Dussol the Riem (Initiatives Network of Eco-explorers of the Sea). The video goes well; at 7 pm we end the communication, and Joaquin and I head for the bus stop near the boat. Located on the pier, the bus stop takes bus 1B, which leads directly to the entrance to the fortifications of the historic city. After crossing the Plaka from the fountain of Onofrio all along its length, we pass shortly before 19:30 in front of the statue of the knight Roland. This one has disappeared, the column to which it is leaned is masked by palisades decorated with photos. Is it under renovation? I do not know. Not far from here we sit with the rest of the crew at the Nina Café bar. Just opposite the Chinese Prime Minister finishes the visit of the Museum of Dubrovnik, causing a small crowd on the square, in front of the entrance of the building where it is located; the services of order are ubiquitous.  Perhaps scalded by the price of the aperitif, the crew decides to dine on board rather than in a restaurant of the medieval city, and buy pizzas. We leave the Cafe None Nina, go back to the dreamy statue of Marin Drzic, the "Shakespeare of Dubrovnik"* and the terrace of the Arsenal, and leave the city up the Stradun. At 8:30 pm we are back at the stop where the bus dropped us, Joaquin and me, an hour and a quarter earlier. The bus that will take us back to the port is in front of us. Police block traffic and prevent pedestrians from crossing to free the passage of cars of Chinese personalities; we will wait a few minutes before the passage is allowed.Marin Drzic in Dubrovnik April 11, 2019 Arriving at the port of Gruz, we will find not far from the boat a pizzeria that sells takeaway pizzas, the Konoba Zrinski. At twelve, the order is a little tricky to pass and takes a little time. At 21:22, we were removed from the addition four more pizzas; we still have fourteen on our note, two more. Anyway, the pizzas brought back to the boat are good, and the correct prices: we will have paid the pizza Margarita 50 kuna, or 6.76 euros each. Among the little material problems on the day, I noticed on the log the cabin awning tip before broken. We have screwed it again, but it is non-functional).

 *"Unknown in France before his masterpiece Dundo Maroje was represented in 1958 at the Theater of the Nations, Marin Drzic (in Italian Marino Darsa) is the greatest writer of the Dalmatian Renaissance." Abbé, organist, actor and Dramatic author, secretary of a count, chaplain and conspirator, this Ragusan Figaro, cadet of Machiavelli, contemporary of Ruzzante and forerunner of Molière, whose busy life, from Vienna to Istanbul and from Dubrovnik to Siena and Venice, testifies to the The intense circulation of ideas and people on the western fringe of the Ottoman Empire, has, by the vigor of social satire, renewed the stereotypes of pastoral, farce and comedia erudita inherited from Latin theater "( source: universalis.fr). Legend has it that touching this golden bronze statue is lucky enough to guarantee a return to Dubrovnik one day. The visible hole on the right side of his neck would be the work of a bullet received during the last of the wars that agitated Croatia.

Photos : Départ du Tivatski Zaljev, 11 avril 2019 ; La nouvelle marina en chantier, à l'est de Zelinka, 11 avril 2019 ; Veille dans le Hercegnovski Zaljev, 11 avril 2019 ; Sortie des Bouches de Kotor, 11 avril 2019 (1) ; Le fort de la pointe Ostra, sortie des Bouches de Kotor 11 avril 2019 ; En route pour Dubrovnik, carré du D&D Kufner Prestige 11 avril 2019 ; En route pour Dubrovnik  11 avril 2019 (1 et 2) ; Devant le pont Franjo-Tudman, 11 avril 2019 ; L'entrée de Rijeka Dubrovacka et le pont Franjo Tudman, proche de Dubrovnik, 11 avril 2019 ; L'entrée du port de Gruz (Dubrovnik), 11 avril 2019 ; Le navire océanographique Bios Dva au port de Gruz, 11 avril 2019 ; La caraque Karaka basée au port de Gruz, 11 avril 2019 ; La caraque Karaka basée au port de Gruz, détail de la proue, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, 11 avril 2019 (1) ; Dubrovnik, le Stradun, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, 11 avril 2019 (2 et 3) ; Visite de Dubrovnik, le clocher, 11 avril 2019 ; Visite de Dubrovnik, l'Arsenal et le musée, 11 avril 2019 ; L'équipage du Prestige à la terrasse du None Nina (1 et 2) ; Spitz dolce à Dubrovnik, 11 avril 2019 ; La statue de Marin Drzic à côté de l'Arsenal, Dubrovnik, 11 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon. Vidéo : De Tivat à Dubrovnik, 11 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.


14 juin 2019

Conférence "Zéro Déchet" - Samedi 15 juin à La Garde (83) - Zero Waste Conference

Bio-spère conférence Zéro déchet 15 juin 2019 Affiche-147

Notre partenaire Bio-sphère nous informe d'une conférence interactive qu'il organise le samedi 15 juin à 17 heures à l'Auditorium de la Médiathèque, avenue Ch. Sandro à La Garde (83). Nous relayons bien volontiers cette information !

 

Comité France-Océan : première assemblée plénière - 1 juin 2019 - First plenary meeting of the France Ocean Committee

François de Rugy au CFO 110619

La première assemblée plénière du Comité France Océan s'est tenue ce mardi 11 juin 2019 dans les locaux du Ministère de la transition écologique et solidaire. Avec à sa droite le nouveau Secrétaire général à la mer auprès du Premier ministre Denis Robin, le ministre d'Etat François de Rugy a ouvert la séance devant une cinquantaine de personnes représentant les ONG ou les organismes gouvernementaux membres du CFO en évoquant l'augmentation des Aires marines protégées (AMP), la lutte contre les déchets marins, l'artificialisation, la lutte contre les freins (sujets phares du CFO qui font l'objet d'un rapport des groupes de travail), l'encadrement des activités de plaisance, le G7 de Biarritz (qui aura lieu en août), la réunion des ministres de l'environnement de ce même G7 (elle a déjà eu lieu en mai à Metz), le congrès mondial de l'UICN (2020 à Marseille), le rendez-vous de la COP 15 pour la biodiversité (prévu en Chine), et le début de la décennie des sciences océaniques de l'Unesco en 2021. Le calendrier du ministre sera chargé en ce début d'été, avec la préparation du prochain conseil interministériel de la mer (le dernier a eu lieu en novembre 2018.

Parmi les autres sujets abordés : la mort des cétacés, victimes collatérales des engins de pêche : aux 1.200 dauphins échoués le long des côtes correspondent en fait 5.000 à 6.000 morts, tous les cadavres ne parvenant pas jusqu'à nos côtes.

Parmi les bonnes nouvelles, on a relevé lors du grand débat national 350.000 contributions qui parlent de la mer et du littoral, preuve que le grand public commence à s'intéresser de près à ces problématiques.

Présentation des plastiques charriés par la Seine au CFO 110619

Déchets de la Seine (plastiques), MTES Assemblée pleinière du CFO 11 juin 2019

Le problème des déchet en mer (et notamment du plastique) aura tenu une place importante dans cette assemblée avec la présentation sur un établi d'une partie des déchets collectés par une ONG en bord de Seine. Celle-ci estime à 200 tonnes le poids des déchets plastiques transportés chaque année par la Seine jusqu'à la mer. Une feuille de route devrait être mise à l'étude sur les plastiques en mer, à laquelle le groupe « déchets marins » du CFO devrait être associé. Les lâchers de ballons ont aussi fait l'objet d'une intervention : ceux-ci participent en effet à la pollution par les plastiques.

Concernant la partie « intégralement protégée » des AMP, le concept devrait viser à en restreindre l'accès aux usages strictement récréatifs, comme par exemple la nage ou les bateaux de plaisance sans ancre de fond.

Entrée du MTES 110619

The first plenary meeting of the France Ocean Committee was held this Tuesday, June 11, 2019 in the premises of the Ministry of ecological transition and solidarity. With on his right the new Secretary General to the sea with Prime Minister Denis Robin, the Minister of State François de Rugy opened the session to about fifty people representing NGOs or government agencies members of the CFO, mentioning the increase Marine Protected Areas (MPAs), the fight against marine litter, artificialisation, the fight against the brakes (CFO's flagship subjects which are the subject of working groups), the supervision of recreational activities, the G7 Biarritz (which will take place in August), the meeting of environment ministers of the same G7 (it has already taken place in May in Metz), the IUCN World Congress (2020 in Marseille), the meeting of you from the COP 15 for biodiversity (planned in China), and the beginning of the decade of the ocean sciences of Unesco in 2021. The calendar of the minister will be charged at the beginning of summer, with the preparation of the next interministerial council from the sea (the last was held in November 2018. Among the other topics discussed: the death of cetaceans, collateral victims of fishing gear: the 1,200 dolphins stranded along the coast in fact correspond to 5,000 to 6,000 dead, all corpses not reaching our shores. Among the good news, during the great national debate, there were 350,000 contributions about the sea and the coastline, proof that the general public is starting to take a close interest in these issues. Presentation of the plastics conveyed by the Seine to CFO 110619 Waste from the Seine (plastics), MTES Full meeting of the CFO 11 June 2019 The problem of waste at sea (and especially plastic) has held an important place in this assembly with the presentation on a bench of some of the waste collected by an NGO along the Seine. It estimates that 200 tonnes of plastic waste is transported each year by the Seine to the sea. A roadmap should be put to the study of plastics at sea, to which the "marine litter" CFO should be associated. The release of balloons was also the subject of an intervention: they participate in the pollution by plastics. Regarding the "fully protected" part of MPAs, the concept should aim to restrict access to strictly recreational uses, such as swimming or pleasure craft without bottom anchors.

Photos : Denis Robin et François de Rugy à l'assemblée plénière du Comité France Océan, 11 juin 2019 ; Présentation d'échantillons des plastiques échoués en bord de Seine au CFO, 11 juin 2019 ; L'entrée du MTES, 11 juin 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon.

11 juin 2019

Breakthrough National Centre for Climate Restoration: le réchauffement nous laisse 30 ans à vivre - Warming leaves us 30 years

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Selon l'édition web du journal belge Le soir (Le Soir.be, 9 juin 2019), reprenant des informations venues de leur confrère La Voix du Nord, les chercheurs australiens du « Breakthrough National Centre for Climate Restoration » estiment qu'« il pourrait nous rester finalement que très peu d’années à vivre. Trente ans au plus. Les chercheurs ont fait des estimations en fonction du non-respect des recommandations faites durant les Accords de Paris. Les températures devraient continuer d’augmenter et atteindre minimum 3 degrés supplémentaires. Ce qui provoquerait, à court et moyen terme, une destruction des écosystèmes de l’Arctique et de l’Amazonie. Ce dérèglement climatique entraînera alors beaucoup de sécheresse, de la famine et un sérieux trouble de l’ordre international. Plus de la moitié de la population mondiale serait soumise à vingt jours par an de « chaleur létale ».

Yves Cochet lors d'une conférence sur le pic de Hubbert à l'INSA de Toulouse le 6 février 2007

Le mathématicien et ancien ministre de l’Environnement français Yves Cochet (celui-là même qui s'est mis en « grève de la viende » lors du sommet sur le climat de 2009 à Copenhague pour faire reconnaître l'impact de la consommation de viande sur l'environnement, la souffrance animale et la sous-alimentation humaine) rejoint l’avis des chercheurs australiens : « Il y a une hypothèse selon laquelle l’humanité n’existera plus en tant qu’espèce en 2050 », expliquait-il au Parisien. « Selon les instituts de recherche, jusqu’à 24 paramètres peuvent entrer en jeu, comme la qualité et la quantité de l’eau potable, les cycles du phosphore et de l’azote, les émissions de méthane dues à la fonte du pergélisol (NDLR : des terres normalement gelées toute l’année)… Il pourrait y avoir, autour de 2026-2028, une hausse brutale de la température de 1 ºC en seulement deux ans, alors qu’elle a augmenté de 1,2 ºC depuis 1750 et la révolution industrielle.  »

Devant l'incapacité des gouvernements à tenir leurs engagements pris lors des accords de Paris (+1,5°C), Ian Dunlop, l’ancien président de l’Australian Coal Association et ancien dirigeant de l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon, et David Spratt, directeur de Breakthrough National Centre s'inquiètent : « La planète et l’humanité auront atteint un point de non-retour à la moitié du siècle (…) sans une action radicale immédiate, nos perspectives sont faibles », affirment-ils dans un rapport de dix pages. Les journalistes de Marianne, qui se sont aussi intéressés à cette étude, tempèrent : « Les auteurs du rapport australien l'admettent pourtant eux-mêmes : leurs terrifiants résultats relèvent davantage d'une "possibilité" que d'un scénario à forte probabilité et doivent avant tout servir… à alerter leurs contemporains. « Un futur apocalyptique n'est pas inévitable !, écrit ainsi Chris Barrie dans la préface du dossier. Mais sans action drastique et immédiate, nos perspectives d'avenir sont faibles. Nous devons réagir collectivement ».

Les scientifiques du Giec, eux, ne datent pas encore la fin de l'espèce humaine, mais s’accordent en revanche pour dire que les dix prochaines années sont cruciales. A l'automne dernier ils estimaient que limiter la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre à 1,5ºC était encore possible selon « les lois de la chimie et de la physique », mais au prix de « changements inédits, profonds et rapides dans les sociétés ». « Les prochaines années seront sans doute les plus importantes de l’histoire humaine », ajoutait une des expertes du groupe, citée par Michel de Muelnaere (Le Soir, 08/10/18). Le rapport spécial du Giec sur l’océan et la cryopshère dans le contexte du changement climatique (« Ocean and Cryosphere in a Changing Climate ») qui paraître à l'automne 2019 devrait être de la même veine.

Enfin, interrogée ce matin sur la validité des études australiennes, une des sommités de la Plate-forme Océan & Climat estimait qu'elles manquaient de solidité. 

De ce qui précède, que doit-on penser du rapport du Breakthrough National Centre for Climate Restoration ? A défaut de pouvoir reprendre à zéro les calculs australiens, on peut s'interroger sur le fait que tous les rapports sans exception vont aujourd'hui dans le même sens. Les climatosceptiques/climatonégationnistes ont disparu en l'espace de quelques années du paysage scientifique. Il y a un consensus évident sur le fait que l'inaction va nous mener à la catastrophe. Nous savons aujourd'hui quelles en seront les causes, et comment elle se produira - en cela, les études australiennes ne nous apprennent rien. La seule question qui reste en suspens est : "quand ?". Et là, même si les études du Breakthrough National Centre for Climate Restoration peuvent être remises en question, force est de constater qu'étude après étude, rapport après rapport, la réponse est : "de plus en plus tôt".

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According to the web edition of the Belgian newspaper Le Soir (Le Soir.be, June 9, 2019), gathering information from their colleagues La Voix du Nord, the Australian researchers of the Breakthrough National Center for Climate Restoration believe that could we finally stay that very few years to live. Thirty years at most. Researchers made estimates based on non-compliance with recommendations made during the Paris Agreements. Temperatures should continue to rise and reach a minimum of 3 additional degrees. This would cause, in the short and medium term, a destruction of the ecosystems of the Arctic and the Amazon. This climate change will then cause a lot of drought, famine and a serious disorder of the international order. More than half of the world's population would be subjected to twenty days a year of "lethal heat". The mathematician and former French Minister of the Environment Yves Cochet (the same one who went on a "strike of the coming" at the 2009 climate summit in Copenhagen to recognize the impact of meat consumption on the environment, animal suffering and undernourishment) joined the Australian researchers' opinion: "There is an assumption that humanity will no longer exist as a species in 2050," he explained. to the Parisian. "According to the research institutes, up to 24 parameters can come into play, such as the quality and quantity of drinking water, the cycles of phosphorus and nitrogen, the methane emissions due to melting permafrost ( Editor's note: Normally frozen land all year round) ... There could be, around 2026-2028, a sharp rise in temperature of 1ºC in just two years, while it has increased by 1.2ºC since 1750 and the industrial revolution". In the face of the inability of governments to meet their commitments made in the Paris Agreement (+ 1.5 ° C), Ian Dunlop, the former president of the Australian Coal Association and former leader of the oil, gas industry and coal and David Spratt, director of Breakthrough National Center are worried: "The planet and humanity will have reached a point of no return in the middle of the century (...) without an immediate radical action, our prospects are weak" they say in a ten-page report. IPCC scientists, for their part, put the end of the human race into perspective, but agree that the next ten years are crucial. Last fall they thought that limiting the rise of the average temperature on the surface of the Earth to 1.5ºC was still possible according to "the laws of chemistry and physics", but at the cost of "new, profound changes and fast in societies ". "The next few years will undoubtedly be the most important in human history," added one of the group's experts, quoted by Michel de Muelnaere (Le soir, 08/10/18). The IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in the Context of Climate Change ("Ocean and Cryosphere in a Changing Climate") to appear in autumn 2019 should be in the same vein. Finally, questioned this morning on the validity of Australian studies, one of the leaders of the Ocean & Climate Platform felt that they lacked solidity. From what precedes, what should we think about the Breakthrough National Center for Climate Restoration report? In the absence of being able to start from scratch the Australian calculations, one can wonder about the fact that all the reports without exception go in the same direction today. Climate-Skeptics / climate-conservatives have disappeared within a few years from the scientific landscape. There is an obvious consensus that inaction will lead to disaster. We know today what will be the causes, and how it will happen - in this, Australian studies do not teach us anything. The only question that remains unresolved is: "when?" And there, even if the studies of BreakThrough National Center for Climate Restoration can be questioned, force is to note that study after study, report after report, the answer is: "more and more early".

Photo : Yves Cochet lors d'une conférence sur le pic de Hubbert à l'INSA de Toulouse le 6 février 2007 (auteur/author : Guillaume Paumier)

 

 

Les grandes Aires Marines Protégées - Very large Marine Protected Areas

Les grandes aires marines protégées Marine_protected_areas_detailed_map (author MPAtlas

Cette carte des grandes Aires marines protégées date du 6 janvier 2017. François de Rugy ayant réaffirmé ce matin lors de la séance plénière du Comité France Océan la volonté du gouvernement français de placer 30 % de son littoral en AMP, cette carte devrait bientôt devenir obsolète. (Rappel : la France est la deuxième puissance maritime mondiale par la longueur de ses côtes, NDR).

This map is dated January 6, 2017. François de Rugy having reaffirmed this morning during the plenary session of the France Ocean Committee the will of the French government to place 30% of its coastline in MPA, this map should soon become obsolete. (Reminder: France is the second largest maritime power by the length of its coasts, NDR).

Carte : Les grandes aires marines protégées Marine_protected_areas_detailed_map (auteur/author : MPAtlas.org / Marine Conservation Institute).


Plateforme Océan et Climat - Communiqué de presse - 30 % d'Aires marines protégées - 0cean & Climate Platform - Press release

 

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Plateforme Océan et Climat - Communiqué de presse - Vendredi 7 juin

La France dévoile son plan d’action pour atteindre les 30% d’Aires Marines Protégées d’ici 2022, dont 1/3 en protection forte

Le 6 mai dernier, Emmanuel Macron annonçait une série d’actions visant la protection de la biodiversité, et notamment l’augmentation du nombre et du niveau de protection des aires marines protégées (AMP). L’objectif de la France est le suivant: couvrir 30% de la Zone Economique Exclusive française d’ici 2022 (pour 20% actuellement), dont un tiers en protection forte, engagement précisé lors du premier Conseil de défense écologique, réuni à Paris le 23 mai 2019. 

En projet: la création d'une zone de protection marine autour des îles Saint-Paul et d'Amsterdam, et l’augmentation du niveau de protection autour des Iles Glorieuses, dans les Terres Australes et Antarctiques françaises. Celles-ci devraient être suivies de la création de plus de 20 nouvelles aires protégées en métropole et en outre-mer d'ici 2022, comme le confirme la récente déclaration d’Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire. La nouvelle stratégie nationale de création et de gestion des aires protégées sera construite lors du forum national des Aires protégées le 25 octobre à Biarritz, pour atteindre dès 2022 l’ambition portée par le Président de la République.

Ce sont des nouvelles importantes pour la conservation de la biodiversité, qui pourraient faire de la France un acteur majeur de la conservation de l’Océan au niveau international - à condition que le niveau de protection soit suffisant pour assurer l’efficacité écologique de ces aires. Une protection forte doit en effet se réfèrer d’abord à des niveaux de protection intégrale ou haute, seuls niveaux de protection permettant d'apporter les avantages écologiques attendus.

S’assurer que de tels engagements rencontrent les standards internationaux peut faire de la France un des acteurs moteurs de la préservation de notre Océan, et des services qu’il rend à nos sociétés. Aussi, la Plateforme Océan et Climat salue l’engagement de la France et s’engage à appuyer la démarche initiée, tout en soutenant l’adoption d’une définition de protection forte alignée avec les standards internationaux.

A propos de la Plateforme Océan et Climat

La Plateforme Océan et Climat est née d’une alliance entre des organisations non gouvernementales et des instituts de recherche et regroupe plus de 70 organisations, organismes scientifiques, universités, institutions de recherche, etc.) dont l’objectif est de valoriser l’expertise scientifique et de porter un plaidoyer sur les enjeux océan-climat auprès des décideurs politiques et du grand public.

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France unveils its action plan to reach 30% of Marine Protected Areas by 2022, of which 1/3 in strong protection

On May 6, Emmanuel Macron announced a series of actions aimed at protecting biodiversity, including increasing the number and level of protection of marine protected areas (MPAs). France's objective is to cover 30% of the French Exclusive Economic Zone by 2022 (currently 20%), including one third in strong protection, a commitment made during the first Ecological Defense Council meeting in Paris. May 23, 2019. In project: the creation of a marine protection zone around the islands of St. Paul and Amsterdam, and the increase of the level of protection around the Glorious Islands, in the French Southern and Antarctic Lands. These should be followed by the creation of more than 20 new protected areas in mainland France and overseas by 2022, as confirmed by the recent statement by Emmanuelle Wargon, Secretary of State to the Minister for Ecological Transition and solidarity. The new national strategy for the creation and management of protected areas will be built during the National Forum of Protected Areas on October 25 in Biarritz, to achieve by 2022 the ambition of the President of the Republic. This is important news for the conservation of biodiversity, which could make France a major player in ocean conservation at the international level - provided that the level of protection is sufficient to ensure the ecological effectiveness of these areas . Strong protection must first refer to levels of full or high protection, which are the only levels of protection that provide the expected ecological benefits. Ensuring that such commitments meet international standards can make France one of the driving forces in the preservation of our ocean and the services it provides to our societies. Also, the Ocean and Climate Platform welcomes the commitment of France and is committed to supporting the initiative initiated, while supporting the adoption of a definition of strong protection aligned with international standards. About the Ocean and Climate Platform : The Ocean and Climate Platform is born of an alliance between non-governmental organizations and research institutes and brings together more than 70 organizations, scientific organizations, universities, research institutions, etc.) whose objective is to promote expertise and advocate on ocean-climate issues among policy makers and the general public.

09 juin 2019

De Zelenika à Tivat sous la pluie (Montenegro) - 10 avril 2019 - From Zelenika to Tivat (Montenegro) - April 10, 2019

L'Hercegnovski Zaljev vu de Zelenika, 10 avril 19

Le D&D Kufner 50 Prestige au quai des douanes de Zelenika, 10 avril 2019

La capitainerie de Zelenika (Montenegro), 10 avril 2019

Mercredi 10 avril 2019. A 7h30 je suis devant la capitainerie de Zelenika ; je suis en cela les instruction données la veille au soir pour les policiers du port d'entrée, lorsque nous avons accosté au quai des douanes de Zelenika. La capitainerie est ouverte, mais le maître des lieux en est absent. Des chaises branlantes et un fauteuil cassé peuplent l'entrée de la maison. Une affiche ancienne invite les plaisanciers à respecter les fonds marins. Ayant peu dormi, je m'affale dans le fauteuil et m'y assoupis à moitié, en attendant l'arrivée de l'officier. Un quart d'heure plus tard celui-ci arrive, et m'informe que notre loueur n'a pas fait les formalités de départ : nous aurions du passer à la capitainerie de Trogir samedi dernier pour les informer de notre destination. L'infraction n'a pas l'air trop grave, et je suis autorisé à payer 45 euros pour la nuit au quai des douanes, les droits d'entrée du bateau (vignettes à coller des deux côtés du mât), et le pavillon du Montenegro que nous hisserons sur le bateau.

Evitez de mouiller sur les herbiers, affiche dans la capitainerie de Zelenika, 10 avril 2019

Blason à la porte d'entrée de la capitainerie de Zelenika, 10 avril 2019A 9h30 nous quittons le quai des douanes de Zelenika. Les réservoirs d'eau sont à 0%, le fuel également à 0%. La station service de Zelenika est fermée, celle de la grande marina en construction un peu plus à l'est n'est pas encore ouverte. Nous partons faire le plein à Trivat (cap 089°), au moteur car il y a très peu de vent. Un Croate sur un zodiac que nous croisons nous confirme en italien la nécessité pour nous d'aller jusqu'à Trivat pour faire le plein. 

A 10 heures j'appelle les services d'Orange : un sms m'a informé quelques minutes après mon arrivée au Monténégro, dans la nuit d'hier, de ce que je venais de dépasser de 50 € mon forfait, avec restriction de ma ligne en guise de mesure de précaution. Le Monténegro est rentré dans l'Otan en 2017, mais sa candidature à l'entrée dans l'Union Européenne n'est toujours pas acceptée, et les communications téléphoniques sont très coûteuses.  Comme j'ai besoin de pouvoir accéder à internet et également passer quelques appels vocaux, j'achète un "pass" à 25 euros proposé par un conseiller d'Orange auquel j'expose mes besoins. J'appelle ensuite notre loueur pour lui demander comment notre réservoir de carburant a pu se vider aussi vite. La réponse est simple : plein, il ne contient que 120 litres "officiels" de gazole, plus une réserve "officieuse" de trente litres, qui n'apparaît nulle part sur la jauge mais nous permet en ce moment même d'avancer. C'est la première fois que je vois un bateau aussi grand avec une autonomie en carburant aussi faible. 

En route pour Tivat, nous dépassons le navire-école Jadran, 10 avril 2019 (1)

En route pour Tivat, nous dépassons le navire-école Jadran, 10 avril 2019 (2)

A 11h nous rattrapons le "trois-mâts" Jadran. Construit à Hambourg et mis à l'eau le 25 juillet 1931, ce bateau était initialement destiné à la marine yougoslave et basé à Tivat. Avec l'invasion de la Yougoslavie en avril 1941, le bateau est saisi puis transféré à la Regia Marina, la marine italienne qui le renomme Marco Polo, avant de l'abandonner dans un canal de Venise où il servira de ponton après l'armistice de Cassibile en 1943. Restitué après la guerre à la République socialiste de Yougoslavie, le Jadran subira de multiples travaux de rénovation. Le trois-mâts goélette sert aujourd'hui de navire école à la marine du Montenegro, qui en est devenu propriétaire depuis la disparition de la Yougoslavie.

Entre Zelenika et Tivat, sous la pluie, 10 avril 2019 (2)

A 12h, nous sommes sous une pluie battante, en train de faire le plein au petit quai des carburants de Tivat. Le temps, maussade depuis le début de la matinée, ne s'est pas dégagé, et les nuages nous arrosent copieusement.. Le nable du réservoir de gazole est trop petit pour que nous puissions y faire rentrer l'embout du tuyau d'essence, et nous devons découper une bouteille d'eau minérale pour en faire un entonnoir de fortune. La Coupe du monde de voile se déroule à côté de nous, juste devant l'entrée de la marina de Tivat ; nous avons essayé de ne pas gêner les voiliers en entrant dans la marina.

Joaquin, Muriel et Thomas retournent au quai des carburants de Tivat, 10 avril 2019Retour en annexe au quai des carburants de Tivat pour Joaquin et deux équipiers, 10 avril 2019

Dans le Tivatski Zaljev, 10 avril 2019 (1)

14h : à un mille au NW de Tivat, le moteur cale. Appelé au téléphone, le technicien de Nautika Kufner dit : "pompez et re-pompez, ce doit être un problème d'eau". Nous faisons des ronds dans l'eau à la voile, un de nos équipiers paniquant presque à l'idée que nous nous rapprochions de la côte - ce qui n'est pas du tout le cas, le faible courant en provenance des bassins supérieurs nous éloignant au contraire de celle-ci. Joaquin, Thomas et Muriel se proposent de retourner à terre avec l'annexe vérifier avec la station service la qualité du carburant qui nous a été délivrée. L'idée ne me paraît pas extraordinaire, mais en l'absence de vent et de houle, elle n'est pas dangereuse et favorisera le retour du calme à bord. Nous mettons donc l'annexe à flot, et regardons nos trois équipiers s'éloigner vers la côte. Notre bateau étant très faiblement manœuvrant en l'absence de vent et de moteur, j'installe une boule de mouillage (à défaut des deux boules noires réglementaires, car nous ne disposons que d'une seule boule à bord).

Dans le Tivatski Zaljev, 10 avril 2019 (2)

18h. A a suite de quelques échanges téléphoniques décrivant les symptômes mécaniques, et le refus du moteur de redémarrer, le loueur décide de nous envoyer le "fire-boat", la vedette des secours en mer. Celle-ci va nous remorquer jusqu'au quai des douanes de Tivat, situé juste à côté du quai des carburants. Un mécanicien appelé par Nautika Kufner arrive peu après, parlant peu anglais. Il sera guidé en permanence au téléphone dans sa réparation par un collègue à terre (du chantier Kufner ?). Bilan : suivre tout le circuit du carburant pour ouvrir tous les filtres et les nettoyer (de l'eau de pluie est entrée dans les réservoirs), et changer complètement le principal filtre séparateur eau-carburant, hors d'usage. En prime, nous apprenons que l'eau dans les fonds provient des passe-coques des trois douches, qui laissent tous les trois entrer l'eau de mer. Le mécano repart chercher du silicone. A 19h30 il revient avec le matériel nécessaire (cartouches et pistolet) pour poser des joints et colmater toutes les entrées autour des tuyaux. Nous apprenons au passage que l'odeur de gazole dans l'eau douce vient d'une confusion des précédents locataires, qui ont mis du gazole dans les réservoirs d'eau du bateau. Avant de partir, le mécanicien nous remettra un filtre eau-carburant de secours, à stocker avec le petit matériel de réparation du bateau.

Démellage de drisses dans le Tivatski Zaljev, 10 avril 2019

A 20h30, nous sommes tous réunis autour de la table du carré pour une grande question que je soumets à l'équipage : tentons-nous de rallier ce soir Kotor (à deux heures de navigation au moteur environ, notre but initial de la journée) ou décidons nous de passer la nuit à Tivat ? Michèle a peur que le moteur ne retombe en panne de nuit, Olivier aussi ; l'équipage décide donc de rester à Tivat.

Je quitte le bord pour aller négocier avec les douaniers, qui m'ont bien dit tout à l'heure que nous n'avions pas le droit de passer la nuit sur ce quai. Arguant de la grande fatigue de mon équipage débutant, j'amadoue un premier douanier, qui va exposer la situation à son supérieur. Très gentiment, celui-ci va nous autoriser exceptionnellement à rester la nuit à quai, et ne nous fera rien payer pour cela. 

Les sanitaires de la marina, auxquels nous avons accès, sont tous neufs - une salle de bains complète par personne, le luxe - nous avons un bateau avec le plein de carburant et d'eau douce (nous avons mis 400 litres dans les réservoirs), et beaucoup de problèmes techniques ont été identifiés et résolus. Même si nous ne reverrons pas Kotor lors de cette croisière, la vie est belle !

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Wednesday, April 10, 2019. At 7:30 am I am in front of the captaincy of Zelenika; I am in this the instructions given the evening before for the policemen of the port of entry, when we docked at the customs dock of Zelenika. The captaincy is open, but the master of the place is absent. Rickety chairs and a broken armchair populate the entrance to the house. Having slept little, I fall into the chair and half doze, waiting for the arrival of the officer. A quarter of an hour later this one arrives, and informs me that our renter did not make the formalities of departure: we should have passed to the captaincy of Trogir last Saturday to inform them of our destination. The offense does not seem too serious, and I am allowed to pay 45 euros for the night at the customs dock, the entry fees of the boat, and the flag of Montenegro that we hoist on the boat. At 9:30 we leave the customs dock Zelenika. The water tanks are at 0%, the fuel also at 0%. The gas station Zelenika is closed, that of the large marina under construction a little further east is not yet open. We leave to refuel Trivat (heading 089 °), the engine because there is very little wind. A Croatian on a zodiac that we meet confirms in Italian the need for us to go to Trivat to refuel. At 10 am I call the services of Orange: an SMS informed me a few minutes after my arrival in Montenegro, the night of yesterday, of what I had exceeded 50 € my package, with restriction of my line as a precautionary measure. Montenegro has returned to NATO in 2017, but its application for entry into the European Union is still not accepted, and telephone communications are very expensive. As I need to be able to access the internet and also make some voice calls, I buy a "pass" at 25 euros offered by an Orange adviser to whom I expose my needs. I then call our landlord to ask him how our fuel tank was able to empty as quickly. The answer is simple: full, it contains only 120 liters "official" diesel, plus a "reserve" unofficial thirty liters, which appears nowhere but allows us at this time to even advance. This is the first time I see a boat as big with such low fuel autonomy. At 11am we catch the "three-master" Jadran. Built in Hamburg and launched on 25 July 1931, this boat was originally intended for the Yugoslav navy and based in Tivat. With the invasion of Yugoslavia in April 1941, the boat is seized and transferred to the Regia Marina, the Italian Navy which renames Marco Polo, before abandoning it in a canal of Venice where it will serve as a pontoon after the armistice Cassibile in 1943. Restored after the war to the Socialist Republic of Yugoslavia, the Jadran will undergo multiple renovations. The three-masted schooner now serves as a school ship for the Montenegro Navy, which has become its owner since the disappearance of Yugoslavia. At noon, we are in the pouring rain, filling up at the small fuel pier of Tivat. The weather, gloomy since the beginning of the morning, has not cleared, and the clouds are copiously watering us. The diesel fuel tank is too small for us to get the tip of the fuel pipe into it. and we have to cut a bottle of mineral water into a makeshift funnel. The World Cup sailing takes place next to us, just in front of the entrance to the Marina Tivat; we tried not to disturb them when entering the marina. 14:00: one mile NW of Tivat, the engine stalls. Called on the phone, Nautika Kufner's technician says: "pump and re-pump, it must be a water problem". We make rounds in the water sailing, one of our teammates almost panicking at the idea that we were getting closer to the coast - which is not at all the case, the weak current from the upper basins we away from it. Joaquin, Thomas and Muriel offer to return to shore with the annex to check with the service station the quality of the fuel that has been delivered to us. The idea does not seem extraordinary, but in the absence of wind and swell, it is not dangerous and will promote the return of calm on board. So we put the schedule afloat, and watch our three teammates move away to the coast. Our boat is very lightly maneuvering in the absence of wind and engine, I install an anchor ball (failing the two black balls regulations, because we have only one ball on board). 18:00 : after a few phone conversations describing the mechanical symptoms, and the refusal of the engine to restart, the renter decides to send us the "fire-boat", the star rescue at sea. It will tow us to the dock Customs of Tivat, located right next to the fuel quay. A mechanic called by Nautika Kufner arrives soon after, speaking little English. He will be constantly on the phone in his repair by a colleague on the ground (Kufner shipyard?). Appraisal: follow the entire fuel system to open all the filters and clean them (rain water has entered the tanks, and completely change the main water filter, out of order.) As a bonus, we learn that the water in the funds comes from the hulls of the three showers, which all three enter the seawater .The mechanic goes back to find silicone.A 19:30 he returns with the necessary equipment (cartridges and pistol) to put joints and to seal all the entries around the pipes, we learn in passing that the smell of diesel in the fresh water comes from a confusion of previous tenants, who put diesel in the water tanks of the boat. At 20:30, we are all gathered around the table for a big question that I submit to the crew: try to rally Kotor (about two hours of engine navigation, our initial goal of the day) or we decide to to spend the night in Tivat? Michele is afraid that the engine will fail overnight, Olivier too; the crew decides to stay in Tivat. I leave the edge to negotiate with the customs officers, who told me just now that we were not allowed to spend the night on this platform. Arguing the fatigue of my novice crew, I am amadding a first customs officer, who will expose the situation to his superior. Very kindly, this one will allow us exceptionally to stay the night at the dock, and will not charge us anything for it. The sanitary facilities of the marina, to which we have access, are brand new - a complete bathroom per person, luxury - we have a boat with full of fuel and fresh water (we put 400 liters in the tanks) , and many technical problems have been identified and solved: even if we will not see Kotor again during this cruise, life is beautiful!

Photos : L'Hercegnovski Zaljev vu de Zelenika, 10 avril 19 ; Le D&D Kufner 50 Prestige au quai des douanes de Zelenika, 10 avril 2019 ; La capitainerie de Zelenika (Montenegro), 10 avril 2019 ; "Evitez de mouiller sur les herbiers", affiche dans la capitainerie de Zelenika, 10 avril 2019 ; Blason à la porte d'entrée de la capitainerie de Zelenika, 10 avril 2019 ; En route pour Tivat, nous dépassons le navire-école Jadran, 10 avril 2019 (1 et 2) ; Dans le Tivatski Zaljev, 10 avril 2019 (1) ; Joaquin, Muriel et Thomas retournent au quai des carburants de Tivat, 10 avril 2019 (1 à 4) ; Démêlage de drisses dans le Tivatski Zaljev, 10 avril 2019. Auteur/author : Philippe Bensimon. Vidéo : de Zelenika à Tivat, 10 avril 2019. Réalisation : Mylène Labonne / Philippe Bensimon.

03 juin 2019

L'expédition Tour des deux Amériques en juin à Annecy - T2A expedition at Annecy in June

Salon CleanTech FR_affiche_A4_ICW2019_VERTICALE-page-001L'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier sera présente au second Festival des Technologies vertes d'Annecy (International CleanTech Week), du mercredi 19 au samedi 22 juin. L'accès au salon sera ouvert de 10h à 19h les mercredi, jeudi et vendredi, et de 10h à 18h le samedi, dans le Parc Charles Bozon, avenue d'Albigny à Annecy (parc tout proche de l'Impérial). Nous remercions vivement les organisateurs de la manifestation, qui nous offrent un stand de 8 m2 sur leur salon.

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Sur le stand de l'expédition Tour des deux Amériques, nous parlerons bien sûr beaucoup de réchauffement climatique, de biodiversité marine, de voile et de voiliers. Nous accueillerons également sur notre stand notre partenaire le Low-Tech Lab de Grenoble, qui exposera quelques innovations "low-tech" dont certaines seront testées à bord de l'expédition Tour des deux Amériques.

Le samedi 14 juin notre ONG interviendra à 14 heures à la table ronde : "Les Odyssées du futur : des explorateurs inspirants". Selon les organisateurs, "Le programme de cette année sera très riche et diversifié. De nombreuses thématiques seront en effet abordées : économie circulaire, mobilité durable, énergies renouvelables, développement durable, etc."

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T2A expedition will be present at the second Annecy Green Technologies Festival (International CleanTech Week), from Wednesday 19th to Saturday 22nd June. Access to the show will be open from 10am to 7pm on Wednesdays, Thursdays and Fridays, and from 10am to 6pm on Saturdays, in Charles Bozon Park, avenue d'Albigny in Annecy (park close to the Imperial). We warmly thank the organizers of the event, who offer us a stand of 8 m2 on their show.

At the "Tour des deux Amériques" stand, we will of course talk a lot about global warming, marine biodiversity, sailing and sailboats. We will also welcome on our stand our partner the Low-Tech Lab of Grenoble, who will expose some "low-tech" innovations some of which will be tested aboard T2A expedition.

On Saturday, June 14 our NGO will speak at 2 pm at the round table: "Odysseys of the future: inspiring explorers". According to the organizers, "This year's program will be very rich and diversified, with a number of themes being discussed: circular economy, sustainable mobility, renewable energies, sustainable development, etc."

02 juin 2019

De Vela Garska (Hvar) à Luka Polace (Mljet) via Korcula, 8 avril 2019 - From Hvar to Korcula and Mljet, April 8, 2019

De l'eau dans les fonds

A 7 h du matin, réveil du quart dans la calanque de Vela Garska, sur la côte sud de Hvar. Durant la nuit nous n'avons pas bougé, solidement amarrés sur l'ancre à l'avant et une aussière que nous avons portée à terre ; c'est du moins ce qu'indique l'application Anchor Watch que j'ai lancée hier sur mon iPad.  Le baromètre du bord indique 1021 mb ; la veille à la même heure, il était à 1022 mb. Je pars avec l'annexe et une équipière récupérer l'aussière fixée sur un rocher la veille au soir. La manœuvre se fait très vite, en téléphérique et sans utiliser le moteur de l'annexe. Nous récupérons en même temps le pare-battage que nous avons mis à l'eau pour signaler à d'éventuels bateaux le danger de notre aussière, noire et pas forcément très visible. L'ancre est ensuite remontée par Muriel, avec Marie à la barre, tandis que Joaquin s'occupe de récupérer l'orin.

A 7 h 40, nous quittons la calanque de Vela Garska. Le temps est couvert, mais la visibilité est bonne. Le vent (force 3) a levé des petites vagues d'une trentaine de centimètres Nous avançons au portant, à 6,2 kt, poussés par un vent qui vient du 330°. A 8 h 15, nous voyons au 090 l'îlôt Galisnik avec son phare, qui ferme au sud la baie le Hvar. Nous obliquons au cap 135° ; les voiles en ciseaux, complètement sorties, nous procurent une vitesse de 7 kt. Marie est à la barre.

A 9 h 15, nous passons à 100 m dans le 270 de l'ilôt Lukavci. Les vagues se sont applaties et ne font plus que 15 cm environ ; nous naviguons entre running et grand largue. Nous rectifions le cap au 110° pour viser un point légèrement au sud d'Otok Plocica dans le Korculanski Kanal. A dix heures, changement de quart. Le vent baisse légèrement, et notre vitesse tombe à six nœuds. Nous naviguons sous les nuages, mais la visibilité reste toujours bonne. Peu avant 10 h 30, nous profitons d'un moment de trnaquilité pour procéder à une inspection des fonds. On y trouve de l'eau en quantité faible mais anormale. L'ayant goûtée (mines écœurées de mes nouveaux équipiers), je lui trouve un goût douceâtre mais pas franchement salé. Il y a sans doute un peu de gazole mélangé à cette eau, que j'attribue à une fuite du circuit d'eau chaude, sans pouvoir avoir de certitude (j'ai eu un problème similaire en décembre dernier). La pompe électrique du bord, un peu haute, ne parvient pas à assécher les fonds ; la pompe à main, actionnée depuis le poste de barre, est un peu plus efficace.

A 11 h nous venons de passer au sud de l'îlot Plocica. Le vent est tombé (force 1) et nous sommes désormais au moteur ; celui-ci nous procure sans forcer une vitesse de 5 kt. Le baromètre est descendu à 1020 mb. Nous rectifions le cap au 095° ; nous visons désormais l'entrée du chenal qui sépare Otok Peljesac de Korcula.

Pluie sans vent le long des côtes Nord de Korcula

Cuisine à bord du D&D Kufner 50 Prestige le long des côtes nord de Korcula

Pendant qu'une partie de l'équipage travaille à la préparation du repas de midi, nous nous rapprochons de l'entrée du chenal. A 12 h 40 nous ne sommes plus qu'à 3,12 M à l'ouest de l'entrée du chenal (le Canale di Sabbioncello), si l'on définit cette entrée par la verticale du feu de Punta Ozit, et 5,6 M si l'on définit cette entrée par l'étroiture au niveau de la Punta Chenesa. La météo, qui annonçait pour la journée dans le secteur des vents de 5 à 10 kt de secteur E et de la pluie ne s'est pas trompée. 

L'entrée du Canale di Sabbioncello qui mène à Korcula

Le D&D Kufner 50 Prestige amarré au port historique de Korcula le temps de la visite et de quelques courses 080419

Le D&D Kufner 50 Prestige amarré au port historique de Korcula le temps de la visite et de quelques courses 080419 2

A 14 h 15 nous arrivons dans la baie ouest de Korcula. Nous tentons de joindre la capitainerie sur le canal 9 pour signaler notre arrivée, sans succès. La capitainerie doit être fermée. L'amarrage au quai historique se fait sur ancre, cul au quai. Notre bateau a tout juste 50 m de chaîne d'ancre. C'est peu pour un voilier de 15 mètres en Méditerranée, et je me fais piéger en reculant après avoir mouillé l'ancre : à moins de deux mètres du quai le bateau refuse de continuer à se rapprocher. J'ai commandé le mouillage de l'ancre un peu trop tôt et un peu trop loin dans la baie. Nous repartons remonter l'ancre ; j'en profite pour prendre des repères sur le quai des ferries à tribord, de manière à ne pas répéter la même erreur. La seconde tentative est la bonne. A 14 h 45 le bateau est amarré, les aussières réglées, les affaires rangées dans le carré, et le bateau fermé. La capitainerie située juste de l'autre côté de la route est ouverte mais déserte ; les arrivées d'eau douce sur le quai, disponibles auparavant pour les visiteurs, sont désormais bloquées, inutilisables. Ce n'est pas encore un souci : nous avons été jusque-là économes en eau, faisant la vaisselle à l'eau de mer et restreignant nos douches au minimum. Il nous reste 18 % du réservoir d'eau (58 litres)et nous aurons de l'eau douce demain soir au Montenegro. Le gazole n'est pas non plus un souci : nous n'avons consommé que le quart du réservoir.

Pour le moment, la pluie nous laisse tranquilles. Nous nous égayons dans la vieille cité, qui aurait selon certains donné naissance à Marco Polo (une autre version le fait naître à Venise). Sa maison natale est toujours visible. En cette saison elle est fermée. J'ai pu visiter il y a quelques années au mois d'août cette petite bâtisse plus haute que large, dont les pièces ont été transformées en une sorte de Musée Grévin relatant chacune un épisode de la vie du voyageur. 

Variante particulière de la Croix de Malte sur un mur de Korcula

L'équipage se rassemble au bar après la visite de Korcula 080419

Le D&D Kufner 50 Prestige à l'ancre devant les fortifications de Korcula 080419

Nous nous sommes donnés rendez-vous à 16 h 30 à la grande  terrasse du bar en contrebas de la place du marché, à côté des escaliers qui mènent au coeur de la cité. A 16 h 50 nous sommes tous réunis, et un quart d'heure plus tard l'équipage arrive au port. A 17 h 10 nous quittons le quai. Un équipier nous signale une odeur d'essence dans l'eau de la salle-de-bains arrière côté bâbord, problème constaté uniquement lors de l'utilisation de l'eau chaude. Ce qui semble confirmer que le chauffe-eau a un problème, mais n'explique pas tout.

Mylène à la barre du D&D Kufner 50 Prestige devant les remparts de Korcula 080419

En route vers Luka Polace (Mljet)

Le D&D Kufner 50 Prestige dans le Peljeski Kanal ; en face l'île de Badija 080419A 18 h, nous sommes à 200 m à l'est du Capo Speo (Raznic), l'extrémité est de Korcula. Le vent est toujours très faible. Le fait d'être sortis du Canale di Sabbioncello ne nous a rien fait gagner, et depuis Korcula nous naviguons au moteur. Le baromètre est remonté à 1024 mb ; le beau temps devrait sans doute revenir demain.  Nous attaquons la traversée de 12,4 M vers Mljet et la baie très protégée de Luka Polace où nous passerons la nuit.

Départ de Korcula pour Luka Polace (Mljet) sur le D&D Kufner 50 Prestige 080419

En route pour Korcula, première étape de la journée

A 20 h 15, nous sommes devant le feu Fl W2s11m6Nm posé sur l'écueil Hr Kula et je récupère ma place à la barre du bateau. Ce feu marque l'entrée du canal plus ou moins large (entre 130 et 270 mètres) qui serpente sur un peu plus de deux milles jusqu'à Luka Polace où nous passerons la nuit. Je me souviens avoir déjà emprunté de nuit ce chenal, avec la lune pour m'éclairer et Vénus à droite du mât pour me guider. C'était il y a quelques années ; aujourd'hui la lune n'est pas au rendez-vous, et les nuages masquent les étoiles. Il fait nuit noire. Je place Thomas et Joaquin à l'avant du bateau pour me guider. Pour y voir querlque chose, j'ai éteint ou masqué tous les instruments du poste de barre à l'exception du sondeur : le chenal est profond, et je ne crains pas de talonnnage ; mais toute remontée anormale des fonds m'indiquera que je suis en train de quitter l'axe du chenal.Tout l'équipage est rassemblé dans le cockpit, debout, en train de scruter la nuit. Je tiens dans ma main mon iPhone, et je surveille de temps en temps l'application Compas 54. Elle me montre la position du bateau sur une photo GoogleEarth que j'agrandis à ma guise : c'est beaucoup moins éblouissant que le GPS du poste de barre, même mis en mode nuit.

Arrivés dans la baie de Luka Polace, nous voyons apparaître à bâbord les lumières du village. A 21 h 15 nous jetons l'ancre dans 5-6 mètres de fond avec trente mètres de chaîne, non loin du "château", un mur de pierre éclairé qui est le dernier reste de la fortification. Un Anchor Watch sera là pour nous prévenir en cas de dérapage. Je m'attaque à la cuisine du soir : une heure plus tard, les suprêmes de poulet sauce Roquefort sont prêts. Le temps de dîner et de définir les quarts du lendemain, et la journée s'achève.

Suprêmes de poulet sauce Roquefort à Luka Polace (Mljet) à bord du D&D Kufner 50 Prestige, 080419

At 7 o'clock in the morning, wake up quarter in the cove of Vela Garska, on the south coast of Hvar. During the night, securely moored on the anchor at the bow and a hawser we carried on the ground, we did not move; at least that's what the application Anchor Watch I launched yesterday on my iPad. The barometer of the edge indicates 1021 mb; the day before at the same time it was 1021 mb. I leave with the annex and a teammate recover the hawser we brought to the ground the night before. The maneuver is done very quickly, by cable car and without using the engine of the annex. We recover at the same time the fender that we launched to alert potential boats the danger of our hawser, black and not necessarily very visible. The anchor is then reassembled by Muriel, with Marie at the helm, while Joaquin takes care of the recovery. At 7:40, we leave the creek Vela Garsk. The weather is cloudy, but the visibility is good. The wind (force 3) has raised small waves of about thirty centimeters, we go downwind, at 6.2 kt, pushed by a wind that comes from the 330 °. At 8:15, we see at 090 the island Galisnik with its lighthouse, which closes to the south the bay Hvar. We oblite to 135 °; the sails in scissors, completely out, give us a speed of 7 kt. Marie is at the helm. At 9:15, we go to 100m in the 270 of the island Lukavci. The waves are flattened and are only about 15 cm; we navigate between running and large flats. We are heading to 110 ° to aim for a point slightly south of Otok Plocica in Korculanski Kanal. At ten o'clock change of quarter. The wind drops slightly, and our speed drops to six knots. We are sailing under the clouds, but the visibility is still good. Shortly before 10:30, we enjoy a moment of trnaquilité to conduct an inspection of funds. There is water in small quantity but abnormal. Having tasted (mines nauseated my new teammates), I find it a sweetish taste but not really salty. There is probably a little diesel mixed with this water, which I attribute to a leak in the hot water circuit, without being able to be certain (I had a similar problem last December). The electric pump on the edge, a little high, can not dry the funds; the hand pump, operated from the helm station, is a little more efficient.  At 11am we have just passed south of Plocica island. The wind has fallen (force 1) and we are now at the engine; it gives us without forcing a speed of 5 kt. The barometer went down to 1020 mb. We are closing course at 095 °; we are now aiming at the entrance to the channel separating Otok Peljesac from Korcula. Windless wind along the northern coast of Korcula. While part of the crew is working on the midday meal, we are getting closer to the entrance to the channel. At 12:40 we are only 3,12 M west of the entrance of the channel (the Canale di Sabbioncello), if we define this entry by the vertical of the Punta Ozit light, and 5.6 M if we define this entry by the narrow at Punta Chenesa. The weather, which was forecast for the day in the sector of winds of 5 to 10 kt of sector E and the rain was not wrong. At 14:15 we arrive in the west bay of Korcula. We are trying to reach the harbor master's office on channel 9 to signal our arrival, without success. The captaincy must be closed. The mooring at the historic dock is done on anchor cul at the dock. Our boat has just 50 m of anchor chain. It is little for a sailboat of 15 meters in the Mediterranean, and I get trapped back after anchored anchor: less than two meters from the dock the boat refuses to continue to approach. I ordered the anchor anchorage a bit too early and a bit too far in the bay. We go back to anchor; I take the opportunity to take bearings on the ferry dock to starboard, so as not to repeat the same mistake. The second attempt is the good one. At 14:45 the boat is moored, the hawsers settled, the affairs arranged in the square, and the boat closed. The harbor master's office just across the road is open but deserted; freshwater arrivals on the wharf, previously available to visitors, are now blocked, unusable. This is not a problem yet: we have been previously water efficient, washing dishes with sea water and restricting our showers.  We still have 18% of the water tank (58 liters) and we will have fresh water tomorrow night in Montenegro. Diesel is not a problem either: we only consumed a quarter of the tank. For the moment, the rain leaves us alone. We rejoice in the old city, which according to some gave birth to Marco Polo (another version makes it come to Venice). His birthplace is still visible. In this season it is closed. I visited a few years ago in August this small building taller than wide, whose rooms were transformed into a kind of Grevin Museum each relating an episode of the life of the traveler. We met at 4:30 pm at the large terrace of the bar below the market square, next to the stairs that lead to the heart of the city. At 4:50 pm we are all together, and a quarter of an hour later the crew arrives at the port. At 17:10 we leave the dock. A crew member reports a smell of gasoline in the water in the bathroom on the port side, a problem that only occurs when using hot water. This seems to confirm that the water heater has a problem, but does not explain everything. The D & D Kufner 50 Prestige in the Peljeski Kanal; opposite Badija Island 080419A 18h, we are 200 m east of Capo Speo (Raznic), the eastern end of Korcula. The wind is still very weak. The fact of being out of the Canale di Sabbioncello did not win us anything, and since Korcula we are sailing with the engine. The barometer has risen to 1024 mb; the good weather should probably come back tomorrow. We tackle the crossing of 12.4 M to Mljet and the protected bay of Luka Polace where we will spend the night. At 20h15, we are in front of the fire FlW 2s11m6Nm on the Hr Kula rock and I get my place at the helm of the boat. This light marks the entrance to the more or less wide canal (between 130 and 270 meters) that winds for a little more than two miles to Luka Polace where we will spend the night. I remember having already borrowed at night this channel, with the moon to enlighten me and Venus to the right of the mast to guide me. It was a few years ago ; today the moon is not at the rendezvous, and the clouds mask the stars. It's dark. I place Thomas and Joaquin at the front of the boat to guide me. To see anything, I turned off or masked all the instruments of the helm station except the sounder: the channel is deep, and I'm not afraid of heeling; but any abnormal rise of the funds will indicate to me that I am leaving the axis of the channel. All the crew is gathered in the cockpit, standing, scanning the night. I hold my iPhone in my hand, and I watch from time to time the Compas 54 application. It shows me the position of the boat on a GoogleEarth photo that I enlarge as I please: it is much less dazzling than the GPS of the helm station, even put in night mode. Arrived in the Bay of Luka Polace, we see appear on the port side lights of the village. At 21:15 we anchor in 5-6 meters of bottom with thirty meters of chain, not far from the "castle", an illuminated stone wall which is the last rest of the fortification. An Anchor Watch will be there to warn us in case of slippage. I am attacking the evening cooking: an hour later, the supreme chicken sauce Roquefort are ready.

Photos :  De l'eau dans les fonds, 080419 ; En route pour Korcula, première étape de la journée, 080419 ; Cuisine à bord du D&D Kufner 50 Prestige le long des côtes nord de Korcula, 080419 ; L'entrée du Canale di Sabbioncello qui mène à Korcula, 080419 ; Le D&D Kufner 50 Prestige amarré au port historique de Korcula le temps de la visite et de quelques courses 080419 (1 et 2) ; Variante particulière de la Croix de Malte sur un mur de Korcula, 080419 ; L'équipage se rassemble au bar après la visite de Korcula 080419 ; Retour au D&D Kufner 50 Prestige amarré au port historique de Korcula ;  Mylène à la barre du D&D Kufner 50 Prestige devant les remparts de Korcula 080419 ; En route vers Luka Polace (Mljet). A bâbord, la côte sud de Peljesac, 080419 ; Le D&D Kufner 50 Prestige dans le Peljeski Kanal ; en face l'île de Badija 080419 ; Korcula s'éloigne derrière nous, 080419 ; En route pour Mljet, 080419 ; Suprêmes de poulet sauce Roquefort à Luka Polace (Mljet) à bord du D&D Kufner 50 Prestige, 080419. Vidéo : De Vela Garska (Hvar) à Luka Polace (Mljet) en passant par Korcula, 080419. Auteur/author : Philippe Bensimon.