Tour des deux Amériques sur un voilier

28 mars 2020

Croisières d'entraînement - Arrivée en Croatie - Première nuit à bord - Training cruise - Arrival in Croatia, first night aboard

Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (1)Petit déjeuner au bar Le Boonker à Rijeka, 6 mars 2020

Croatie, vendredi 6 mars 2020. Le Flixbus pris la veille à Lyon nous dépose le matin à neuf heures à la gare routière de Rijeka, le grand port du nord de la Croatie. Nous sommes deux à bord du bus, Claude et moi. Deux autres équipiers ont déclaré forfait devant les risques liés au covid -19. Au demeurant, le car est quasiment vide et les contrôles très réduits. A Rijeka, nous avons quatre heures d'escale. Claude propose que nous allions prendre le petit déjeuner au bar du port de plaisance tout proche de la gare, le Boonker.Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (3)

A 13h30, nous revoici dans un car, estampillé Brioni celui-là. Il va nous conduire au terminus de notre trajet, Biograd. Les bus croates sont moins luxueux que les Flixbus. Le conducteur nous réclame dix euros chacun pour nos valises, un supplément qui, après vérification, est bien mentionné sur notre billet acheté sur internet. La route entre Rijeka et Biograd, que j'avais déjà prise à la Toussaint 2019, est superbe et vaut largement de faire le trajet en bus. Elle longe le Velebitski Kanal que nous remonterons dans son intégralité au début de notre croisière. En début d'après-midi le ciel est plombé de lourds nuages gris. Dans l'après-midi il se dégage pour offrir de belles couleurs orangées au coucher du soleil.

Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (2)

Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (4

Velebitski Kanal, parcs à huîtres et moules, 6 mars 2020

Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (5)

A 18h35 nous arrivons à Biograd ; le chauffeur a la précision d'une horloge suisse. Mon sac de voyage de 130 litres, bourré à craquer de diverses choses destinées à nous faciliter la vie à bord, est très lourd. De mauvaise qualité, il commence à se déchirer. Le support de ses roulettes est brisé, et la toile du sac en frottant par terre se râpe et se déchire. Les renforts en mylar que j'ai posés n'ont pas résisté plus que quelques centaines de mètres. Ne voulant pas risquer d'éventrer complètement le sac en le traînant sur des trottoirs rugueux, je propose à Claude de prendre un taxi pour rejoindre la Marina Kornati où notre bateau est amarré. La station des taxis se trouve sur le trottoir en face du centre d'information de la gare routière. En y arrivant, je trouve un panneau comportant les numéros de plusieurs compagnies de taxis. Le premier qui répond parle français - un "plus" qui mérite que je mentionne ici son téléphone : +385 (0)99 3168785 (Taxi Zara). Sympathique, le chauffeur nous dépose à la marina pour quelques dizaines d'euros, nous évitant ainsi une vingtaine de minutes d'une marche pénible - tout au moins pour moi qui ai plus de quarante kilos de bagages.

Sun Odyssey 51 Quint II, retrouvailles le 6 mars 2020A dix-neuf heures nous sommes au bateau, amarré assez loin sur le ponton B6. Retrouver le carré du Quint II dont j'ai gardé d'excellents souvenirs en octobre dernier ramène toute une vague d'émotions. En moins d'une heure les trois autres équipiers qui nous accompagneront dans cette première semaine de croisière nous rejoignent : Olivier, Sébastien et Loïc qui vient d'Autriche. Tous dormiront à bord ce soir ; nous profitons de la générosité de notre loueur, et des possibilités offertes du fait que nous sommes les premiers utilisateurs du bateau cette année. En attendant, je leur propose d'aller dîner au restaurant de la marina, qui est ouvert ce soir. 

Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (6)

Croatia, Friday March 6, 2020. The Flixbus taken the day before in Lyon drops us off at nine in the morning at Rijeka bus station, the big port in northern Croatia. There are two of us on the bus, Claude and me. Two other team members forfeited the risks associated with covid -19. Moreover, the bus is almost empty and the controls very reduced. In Rijeka, we have four hours stopover. Claude suggests that we go have breakfast at the bar of the marina very close to the station, the Boonker.
At 1:30 p.m., we're back in a coach, stamped Brioni that one. He will take us to the terminus of our journey, Biograd. Croatian buses are less luxurious than Flixbuses. The driver claims ten euros each for our suitcases, a supplement which, after verification, is mentioned on our ticket purchased on the internet. The road between Rijeka and Biograd, which I had already taken at All Saints 2019, is superb and well worth the trip by bus. It runs along the Velebitski Kanal which we will go up in its entirety at the start of our cruise. In the early afternoon the sky is clouded with heavy gray clouds. In the afternoon it emerges to offer beautiful orange colors at sunset.

At 6.35pm we arrive in Biograd; the driver has the precision of a Swiss clock. My 130 liter travel bag, crammed full of various things intended to make life easier on board, is very heavy. Poor quality, it begins to tear. The support of its casters is broken, and the canvas of the bag, rubbing on the ground, grates and tears. The mylar reinforcements that I installed did not last more than a few hundred meters. Not wanting to risk completely shattering the bag by dragging it on rough sidewalks, I suggest that Claude take a taxi to reach the Kornati Marina where our boat is moored. The taxi stand is located on the sidewalk opposite the information center at the bus station. When I got there, I found a sign with the numbers of several taxi companies. The first one who speaks French - a "plus" which deserves that I mention his phone here: +385 (0) 99 3168785 (Taxi Zara). Friendly, the driver drops us off at the marina for a few dozen euros, thus saving us around twenty minutes of a strenuous walk - at least for me who has more than forty kilos of luggage.

At nineteen hours we are at the boat, moored far enough on pontoon B6. Rediscovering the Quint II saloon, of which I had great memories last October, brings back a whole wave of emotions. In less than an hour the three other team members who will accompany us in this first week of cruising join us: Olivier, Sébastien and Loïc who comes from Austria. Everyone will sleep on board this evening; We take advantage of the generosity of our charter company, and of the possibilities offered by the fact that we are the first users of the boat this year. In the meantime, I suggest they dine at the restaurant at the marina, which is open this evening.

Photos : Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (1) ; Le port de plaisance de Rijeka, 6 mars 2020 ; Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (2 à 6) ; le carré du Sun Odyssey 51 Quint II, 6 mars 2020 ; Velebitski Kanal, 6 mars 2020 (7). Auteur/author : Philippe Bensimon


27 mars 2020

Les émissions de CO2 liées à nos transports individuels - CO2 emissions linked to our individual transport

Keolys 171 g de CO2:km:voyageur

Calcul effectué en 2017 par la SNCF dont le calculateur utilise les émissions suivantes par mode, qui sont en 2017 par voyageur (calcul basé sur la consommation d'énergie et la fréquentation, https://www.transilien.com/fr/page-editoriale/le-calcul-des-emissions-de-co2) :

  • en train sur le réseau Transilien/RER : 5,2 g / km
  • en tramway : 3 g / km
  • en métro : 3,4 g / km
  • en bus : 96,6 g / km
  • en voiture : 166 g / km

Emissions d’un voyageur SNCF parcourant 1km en 2019 (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Info%20GES_Guide%20méthodo.pdf) :

  • TGV INOUI, TGV Lyria, OUIGO : 1,9g CO2e*
  • Intercités : 5,7g CO2e*
  • Eurostar : 10,1g CO2e**
  • Thalys : 13,7g CO2e**
  • Gala : 5,2g CO2e**
  • Alleo : 8,1g CO2e**
  • Transilien / RER : 4,5g CO2e*
  • TER : 26,5g CO2e*

Voiture :

  • 232,7 kg pour une personne seule
  • 116,3 kg par personne pour 2 personnes
  • 77,6 kg (232,73) par personne pour 3 personnes

Source : Base Carbone de l’ADEME (www.bilans-ges.ademe.fr), Voiture particulière - puissance fiscale moyenne, motorisation moyenne : 213 g/km

Avion :

Emissions moyennes d’un avion en vol intérieur : 172gr de CO2e / km*.
Source : Base Carbone de l’ADEME, Avion (voyageurs) - 100-180 sièges, trajet de 0-1000km.

En vols internationaux, l'avion présente un pic à 300 g de CO2/km/voyageur pour une distance de 4000 à 5000 km pacourus, pour redescendre ensuite se stabiliser vers 216 g.

19 mars 2020

Conférence "Océan et climat : votre avenir en dépend" reportée - 25 mars à Nantes - Conference delayed

Flyer A6 Nantes Icam 250320 R°

L'icam ayant décidé de fermer ses portes jusu'à fin mai, la conférence de T2A prévue le 25 mars est annulée et reportée à une date ultérieure, sans doute à la rentrée en septembre. Nous vous informerons dès qu'une date aura pu être fixée.

En attendant, il est évident que la lutte contre la dissémination du covid-19 est la priorité, et que chacun doit rester chez soi et éviter de participer à tout rassemblement quel qu'il soit - y compris les marchés traditionnels, les fêtes familliales, les réunions entre amis, etc.

06 mars 2020

Croisières d'entraînement - Nouvelles aventures en Croatie - Training cruise, new adventures in Croatia

Velebitski kanal 060320

Port de Rijeka 060320

Bus entre Rijeka et Biograd. Après une nuit passée dans un Flixbus, je suis arrivé ce matin à 9 h à Rijeka, le grand port de la Croatie. Claude et moi nous sommes installés pour travaller au Boonker. Ce bar-restaurant possède d'immenses baies vitrées avec vue sur le port. Ses pizzas margherita à 35 kunas et les spritz aperol à 44 kunas  (4,66 et 5,86 euros) ont fini de nous convaincre que la Croatie est vraiment un beau pays. Ce soir nous retrouverons le Sun Odyssey Quint II à Biograd pour une première nuit à bord. Nous ferons aussi la connaissance de deux autres équipiers.

Flixbus pour Rijeka 050320

Bus between Rijeka and Biograd. After a night spent in a Flixbus, I arrived this morning at 9:00 am Rijeka, the main port of Croatia. Claude and I settled in to work at the Boonker. This bar-restaurant has huge picture windows with a view of the harbor. His margherita pizzas at 35 kunas () and the spritz aperol at 44 kunas (4.66 and 5.86 euros) have finished convincing us that Croatia is really a beautiful country. Tonight we will find the Sun Odyssey Quint 2 in Biograd for a first night on board. We will also meet two other team members.

Phoros : Le Velebitski kanal vu depuis la car ; nous y passerons demain en bateau, 6 mars 2020 ; Rijeka, le port, 6 mars 2020 ; le Flixbus au départ de Lyon-Perrache, 5 mars 2020. Auteur/author : Philippe Bensimon.

La campagne de Greenpeace ne sera pas vue à Paris - Greenpeace campaign will not be seen in Paris

Grenpeace retoqué SNCF RATP mars 2020 IMG_9699

Sous le titre "Greenpeace refusée dans le métro et en salle", L'ONG Greenpeace publiait le 2 mars le communiqué suivant sur son site : "Greenpeace France lance aujourd’hui une nouvelle campagne de communication conçue avec l’agence Strike pour dénoncer l’inaction climatique des décideurs politiques. Malgré l’urgence de la situation, la régie Mediatransports et plusieurs cinémas n’ont pas accepté de diffuser cette campagne.

À travers un film de 60 secondes, un dispositif d’affichage et une diffusion numérique, cette nouvelle campagne illustre le décalage entre les discours et les actes des décideurs politiques.
Différentes séquences mettant en scène l’aggravation des événements climatiques extrêmes font apparaître les mots « BLA BLA » en glace, en bois, en plastique, en métal, qui s’effondrent, s’envolent dans des tornades, sont emportés par des inondations ou brûlent dans de gigantesques incendies, avec en contrepoint sonore des extraits de discours ambitieux sur le climat des présidents Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron."

Cette publicité sera vue dans des villes comme Toulouse, Montpellier, Lyon et Lille ou Bordeaux. Les Parisiens n'y auront pas accès, la régie Médiatransport s'y étant opposée, la, jugeant trop politique. Selon sa directrice juridique Sylvie Doerflinger, questionnée par le journal Le Parisien, " «Le contrat qui nous lie à la RATP et à la SNCF nous interdit de diffuser des publicités à caractère politique. Or, cette publicité ne respecte pas notre devoir de neutralité et va au-delà d'une simple interpellation car elle pointe l'inaction des décideurs politiques et lance une injonction au gouvernement à agir.». Vous pouvez voir ces documents à l'adresse suivante : 

https://media.greenpeace.org/collection/27MZIFJ83A6YT?_ga=2.17279673.1822957103.1583488493-1267754280.1583488493

Il y a effectivement une urgence à agir si nous voulons ralentir le réchauffement - il est déjà trop tard pour le stopper, nous aurions pu le faire il y a quelques années mais nous n'avons rien fait. Devant l'inaction climatique de 96 % des gouvernements sur la planète - dont le gouvernement français - nous vous engageons à relayer au maximum cette campagne. Antenne 2, en faisant un flash sur le sujet dans son JT du mardi 3 mars à 13h26 a donné un sérieux coup de pouce à la campagne interdite (photo ci-dessus).

Greenpeace retoqué SNCF RATP mars 2020 2

Under the title "Greenpeace refused in the metro and indoors", the NGO Greenpeace published on March 2 the following press release on its site: "Greenpeace France is launching today a new communication campaign designed with the Strike agency to denounce the climate inaction of political decision-makers. Despite the urgency of the situation, the Mediatransports agency and several cinemas have not agreed to broadcast this countryside. Through a 60-second film, a display and digital broadcasting, this new campaign illustrates the gap between the speeches and the actions of political decision-makers. Different sequences depicting the worsening of extreme climatic events show the words “BLA BLA” in ice, wood, plastic, metal, which collapse, fly away in tornadoes, are washed away by floods or burn in gigantic fires, with sound counterpoint extracts from ambitious speeches on the climate of presidents Nicolas Sarkozy, François Hollande and Emmanuel Macron. "

This ad will be seen in cities like Toulouse, Montpellier, Lyon, Lille and Bordeaux, but not in Paris. Parisians will not have access to it, the Médiatransport management having opposed it, deeming it too political. According to its legal director Sylvie Doerflinger, questioned by the newspaper Le Parisien, "" The contract that binds us to the RATP and the SNCF prohibits us from broadcasting advertisements of a political nature. However, this advertisement does not respect our duty of neutrality and goes beyond a simple inquiry because it points to the inaction of political decision-makers and issues an injunction to the government to act. ”. You can see these documents at the following address:

https://media.greenpeace.org/collection/27MZIFJ83A6YT?_ga=2.17279673.1822957103.1583488493-1267754280.1583488493

There is indeed an urgency to act if we want to slow down global warming - it is already too late to stop it, we could have done it a few years ago but we have done nothing. In the face of climate inaction by 96% of governments on the planet - including the French government - we urge you to relay this campaign as much as possible. Antenna 2, by making a flash on the subject in its news of March 3 at 13:26 gave a serious boost to the prohibited campaign (photo above).

Photos : Antenne 2 relaie la campagne de Greenpeace dans un flash de son JT de 13 h, mardi 3 mars 2020 (1 et 2). Auteur/author : Philippe Bensimon


02 mars 2020

Conférence "Océan et climat : votre avenir en dépend" - 25 mars à Nantes - Conference "Ocean and climate: your future"

Flyer A6 Nantes Icam 250320 R°

L'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier donnera le mercredi 25 mars à 18h30 à Nantes une conférence "grand public" de son cyle intitulé : "Océan et climat : votre avenir en dépend".

Il y a une urgence aujourd'hui à lutter pour la protection de la vie dans les océans, et à lutter contre le réchauffement climatique. Cette conférence vous montrera comment les deux sont liés. Vous y découvrirez aussi comment le réchauffement climatique a déja comencé à tuer, et en quoi il affecte déjà votre vie et menace votre avenir.

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La conférence aura lieu le mercredi 25 mars de 18h30 à 20h30, à l'Icam de Nantes, situé 35, avenue du Champ de manœuvre, 44470 Carquefou.

L'entrée est gratuite, inscription (non obligatoire) à l'adresse suivante : contact@ameriquesvoilier-expeditions.org

La conférence sera divisée en trois parties. Première partie : a) les problèmes actuels de l'océan  : surpêche, pollutions (plastiques, hydrocarbures, métaux lourds), acidification, désoxygénation, limitation du puits de carbone, circulation thermohaline, etc. b) les problèmes actuels du climat et le lien Océan / Climat. Deuxième partie : les conséquences et leurs effets sur l'homme : effets physiologiques, économiques, sociaux et politiques. Troisième partie : les solutions actuelles (individuelles, collectives, gouvernementales et économiques) et leurs limites. La conférence sera suivie d'un débat au cours duquel nous répondrons aux questions de l'assistance. 

Cette conférence est accueillie par l'association Emergence, que nous remercions pour son aide.

Intervenant : Philippe Bensimon, président de l'association Tour des deux Amériques solidaire en voilier.

Logo T2A V6

Aidez l'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier. Nous sommes une expédition à taille humaine, financée par vos dons. Si vous êtes motivé par la recherche, la protection de l'océan et de la biodiversité marine, et la lutte contre le réchauffement climatique, désastre qui a déjà commençé à ravager la planète, vous pouvez nous aider :

- en rejoignant l'équipe de l'expédition, en mer ou à terre,

- en donnant quelques euros (cartes bleues : Tour des deux Amériques solidaire en voilier - Make a donation to T2A Expeditions, ou chèques libellés à l'ordre de : Association Tour des deux Amériques solidaire en voilier, adressés à Association Tour des deux Amériques en voilier, 27 Grande rue, 39190 Cousance). Aider l'expédition T2A, c'est aider la recherche, l'océan, le climat et les hommes. Vous bénéficierez d'un reçu fiscal qui vous permettra de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts. 

26 février 2020

Collège Henri Brisson à Talence - sensibilisation aux problématiques Océan, Climat et Biodiversité marine - Popularization

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 Talence (aire urbaine de Bordeaux), 21 février 2020. Voici quelques mois, l'un des équipiers de l'expédition Tour des deux Amériques, Romain Delperrier, nous a mis en contact avec Hélène Rigaux. Professeur au collège Henri Brisson à Talence, celle-ci a monté avec ses classes des opérations de sensibilisation au danger représenté par les plastiques, et notamment les plastiques en mer. Tara expéditions - dont il faut saluer au passage le remarquable travail effectué sur les plastiques en mer lors de leur dernière campagne dédiée à cette problématique - s'étant désisté, Hélène Rigaux nous a demandé d'intervenir. Le cadre était large, les élèves ayant travaillé avec elle sur les notions d'écosystème, de chaîne alimentaire, de pollution par les plastiques (micro, macroplastiques), d'effets sur la biodiversité, sur la santé humaine. Connaissant nos spécificités, Hélène Rigaux nous a demandé aussi d'intervenir sur le réchauffement climatique, l'acidification, etc., le but étant que les élèves aient un regard critique et s'interrogent.

C'est ainsi que je me suis retrouvé ce vendredi en train d'exposer successivement devant trois classes de quatrième les problèmes de la biodiversité marine, de l'océan et du climat, avec le lien qui unit les trois via la thématique "océan, puits de carbone". Sans surprise, j'ai constaté chez les élèves une connaissance de la géographie mondiale bien meilleure que celle que j'avais à leur âge, et une connaissance partielle des problèmes actuels, grâce au travail déjà effectué par Hélène Rigaux. Mon apport s'est plus effectué à partir de notre expérience personnelle de la mer, de notre vision globale d'un sujet dont chaque point interfère avec tous les autres, et d'une vision prospective sur les effets à long terme des problématiques actuelles sur les hommes, étayée par des études scientifiques récentes.

Rappelons que ce type d'intervention (vulgarisation, sensibilisation) fait partie intégrante des missions de l'expédition Tour des deux Amériques. A ce titre, ces nterventions dans les collèges et les lycées sont effectuées gracieusement, et nous remercions le collège Henri Brisson d'avoir décidé de nous rembourser nos frais de déplacement en car.


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Talence (Bordeaux urban area), February 21, 2020. A few months ago, one of the team members of T2A expeditions, Romain Delperrier, put us in contact with Hélène Rigaux. Professor at the Henri Brisson college in Talence, she set up operations with her classes to raise awareness of the danger represented by plastics, and in particular plastics at sea. Tara Expeditions - whose remarkable work done on plastics at sea during their last campaign dedicated to this issue must be saluted - having withdrawn, Hélène Rigaux asked us to intervene. The framework was broad, the students having worked with her on the concepts of ecosystem, food chain, pollution by plastics (micro, macroplastics), effects on biodiversity, on human health. Knowing our specificities, Hélène Rigaux also asked us to intervene on global warming, acidification, etc., the aim being that the students take a critical look and ask themselves questions.
This is how I found myself this Friday successively exposing before three classes of fourth the problems of marine biodiversity, the ocean and climate, with the link that unites the three via the theme "ocean, carbon sink. " Not surprisingly, I found in the students a knowledge of world geography much better than that I had at their age, and a partial knowledge of current problems, thanks to the work already done by Hélène Rigaux. My contribution was made more from our personal experience of the sea, our global vision of a subject where each point interferes with all the others, and a prospective vision on the long-term effects of current issues on men, supported by recent scientific studies.
Remember that this type of intervention (popularization, awareness) is an integral part of T2A expeditions missions. As such, these interventions in colleges and high schools are carried out free of charge, and we thank Henri Brisson College for having decided to reimburse us for our bus travel costs.

Photos : Collège Henri Brisson, intervention T2A devant les quatrièmes, 21 février 2020 (1 et 2). Auteur/author : Hélène Rigaux.

24 février 2020

De Preveza à Nisis Oxia - Croisière d'entraînement en Grèce, 29 décembre 2019 - Training cruise in Greece, December 29, 2019

Lefkada, l'approche du chenal de Lefkas, 29 décembre 2019

Preveza, dimanche 29 décembre. 7h du matin, nous quittons le quai municipal de Preveza. Le départ s'effectue sur garde arrière (descendante), Sortis du long chenal balisé qui gagne la mer Ionienne, nous trouvons 19 kt de vent de nord, qui souffle dans notre dos. Le ciel est couvert. Nous arrivons vers 8h10 aux fortifications vénitiennes qui gardent l'entrée du chenal de Lefkas. Le pont-levis qui ferme l'accès au chenal que nous devons emprunter est ouvert aux heures pleines, et nous avons près d'une heure devant nous. Nous nous engageons dans l'avant port, avec dans l'idée d'y faire des manoeuvres d'accostage ; il y a ici un quai protégé par des bandes de caoutchouc marron propices à ce genre d'exercice. Ce n'est sans doute pas la meilleure idée que j'ai eue durant cette matinée. Le vent est devenu violent au point que, moteur à fond, le bateau est embarqué par une rafale, et nous parvenons à grand peine à faire demi-tour et éviter le crash contre le passage encore fermé. 

Voyant la situation, le capitaine de la barge qui commande le pont-levis décide d'ouvrir celui-ci sans attendre neuf heures. Pour nous faciliter la tâche, il fait pivoter sa barge, et nous dégage ainsi un large passage, beaucoup plus large que celui que celui auquel nous avons eu droit la veille. A 8h30, nous franchissons sans plus de difficulté le passage, et nous pénétrons dans le chenal qui sépare l'île de Lefkada à tribord du continent à bâbord. Nous passons ainsi successivement devant la ville de Lefkas et sa grande marina, devant sa décharge qui donne dans le chenal, puis le chenal traverse des marécages dont les berges sont jonchées de plastiques - y compris une chaise de jardin, sans doute issue de la décharge et véhiculée jusqu'ici par le courant.

A 9h15, nous débouchons à la sortie sud du chenal de Lefkas, et nous prenons le cap 148°. A 12h10, le point nous place au 155° du feu nord de la grande île Meganisi, et au 240° du sommet 1573m Akarnanika situé sur le continent. La visibilité est totale, et le ciel est devenu bleu. Nous avançons à 7 noeuds, poussés par un vent de largue, le génois sorti et deux ris pris dans la grand-voile. Depuis quelques minutes, nous faisons route au cap 187°, en vue de rejoindre Nisi Oxia, petite île sauvage et inhabitée qui fait une bonne étape quand on est en route pour rejoindre le golfe de Corinthe. Selon le vent que nous trouverons sur place, nous mouillerons sur le côté est, qui offre une anse bien décrite sur le guide Imray de Rod Keikell, ou sur la côte ouest. L'unique baie de cete côte ouest en grande partie occupée par une ferme marine, et le reste de la baie n'est pas propice au mouillage. En descendant plus au sud sur la côe ouest de Nisis Oxia, on finit cependant par trouver un banc de sable qui permet de mouiller par 10-12 m de fond, bien abrité des vents d'est par les hautes murailles de l'île.

Meganisi, la côte est, 29 décembre 2019Vers 13h30 nous naviguons cap au sud dans le bras de mer situé entre Katomeri, au nord-est de la grande île Meganisi - qu'on voit à tribord dans la photo ci dessus - et Kalamos, l'île aux roseaux. Nos équipiers tiennent la barre, le temps est superbe.

Les îles Vromonas et Makri, 29 décembre 2019A 15h45, alors que le soleil commence à baisser, nous laissons à tribord les deux îles Vromonas et Makri, pour passer entre elles et le continent. Depuis un moment, nous faisons route en oblique vers le sud-est, au cap 150°. Nous naviguons à 8 noeuds, poussés par un vent de NE de 13 kt que nous recevons bâbord amures. Le vent ici n'a pas encore eu le temps de lever les vagues, et celles-ci ne dépassent pas les vingt centimètres.

Arrivée sur la côte ouest de Nisis Oxia au coucher du soleil, 29 décembre 2019 1

Arrivée sur la côte ouest de Nisis Oxia au coucher du soleil, 29 décembre 2019 5

Nisis Oxia, côte ouest, en route vers la zone de mouillage, 29 décedmbre 2019

Nisis Oxia, côte ouest, affalage des voiles, 29 décembre 2019

A 16h30, nous sommes en vue de Nisis Oxia, à quelques encablures au nord-ouest de l'île où nous allons passer la nuit. Le vent vient du nord-est. Il est prévu qu'il vire de plus en plus à l'est durant la nuit. Le mouillage traditionnel, au pied des falaises à l'est de l'île, est complètement ouvert à l'est. Les fonds y tombent très vite - ce qui implique de mouiller près des cailloux - et si le bateau est chassé vers les rochers, nous allons manquer de temps pour réagir. La sécurité veut donc que nous mouillons sur le petit banc de sable côté ouest de l'île. Ce banc ne figure sur aucune carte, mais je l'ai trouvé il y a quelques années grâce à une photo google earth, et je me fais fort de le retrouver. Le ciel est dégagé, et le coucher du soleil s'annonce magnifique. Plus par acquis de conscience que mû par un réel espoir d'y trouver un mouillage, j'emmène mon équipage visiter l'anse nord-ouest. Elle est toujours occupée par une ferme marine - peur être moins important que dans mon souvenir, mais suffisante tout de même pour rendre la baie inexploitable. Nous descendons donc plus au sud, longeant la côte ouest de Nisis Oxia, à la recherche du banc. Une avancée de calcaire blanc en marque l'extrémité nord. Les rochers s'incendient dans des teintes de plus en plus orangées au fur et à mesure que le soleil descend sur l'horizon. A 17h30, nous mouillons l'ancre, avec  76m de chaîne dans quatorze mètres de fond. J'ai pris la précaution d'envoyer un orin avec l'ancre. En affalant les voiles, nous remarquons une petite déchirure d'une quinzaine de centimètres dans la grand-voile ; l'oeillet du deuxième ris, proche de la déchirure, est lui aussi un peu décousu. J'utiliserai la totalité ou presque d'un rouleau de Dacron adhésif pour faire une réparation de fortune. 

Dans un cadre superbe, nous nous attaquons au repas du soir. Sur le livre du bord, j'inscris : "apéritif, poulet au curry, tarte aux pommes et aux poires". 

Nisis Oxia, côte ouest, poulet au curry pour l'équipage du Sofia IV, 29 décembre 2019

Nisis Oxia, mouillage sur la côte ouest, corvée de vaisselle pour l'équipage du Sofia IV, 29 décembre 2019

Preveza, Sunday December 29. 7am, we leave the municipal wharf of Preveza. The departure is done on stern spring. Leaving the long signposted channel which reaches the Ionian Sea, we find 19 kt of north wind, which blows in our back. The sky is covered. We arrive around 8:10 am at the Venetian fortifications which guard the entrance to the Lefkas channel. The drawbridge which closes the access to the channel that we have to take is open at peak hours, and we have almost an hour in front of us. We are entering the outer harbor, with the idea of ​​carrying out docking maneuvers; There is a dock here protected by brown rubber bands suitable for this kind of exercise. It was probably not the best idea I had during this morning. The wind has become violent to the point that, engine fully down, we can hardly turn around and avoid the crash against the passage which is still closed.

Seeing the situation, the captain of the barge who commands the drawbridge decides to open it without waiting nine hours. To make our job easier, he swivels his barge, and thus gives us a wide passage, much wider than the one we were given the day before. At 8:30 am, we cross the passage without more difficulty, and we enter the channel that separates the island of Lefkada to starboard from the mainland to port. We thus pass successively in front of the town of Lefkas and its large marina, in front of its outlet which gives into the channel, then the channel crosses swamps whose banks are strewn with plastic - including a garden chair, probably from the landfill and so far carried by the current.
At 9:15 am, we arrive at the south exit of the Lefkas channel, and we take the course 148 °. At 12:10, the point places us at 155 ° from the north light of the big Meganisi island, and at 240 ° from the summit 1573m Akarnanika. The visibility is total, and the sky has turned blue. We are advancing at 7 knots, pushed by a downwind, the genoa out and two reefs caught in the mainsail. For a few minutes, we have been heading to Cape 187 °, in order to reach Nisi Oxia, a small wild and uninhabited island that makes a good stopover when we are on our way to reach the Gulf of Corinth. Depending on the wind that we will find on the spot, we will anchor on the east side, which offers a cove well described on Rod Keikell's Imray guide, or on the west coast. The only bay on this coast is largely occupied by a marine farm, and the rest of the bay is not suitable for anchoring. Descending further south on the west coast of Nisis Oxia, however, you end up finding a sandbank that allows you to anchor in 10-12 m depth, well sheltered from east winds by the high walls of the island.
Around 1:30 p.m. we sail south in the inlets located between Katomeri, northeast of the large Meganisi island - which we can see on the starboard side in the photo above - and Kalamos, the island of reeds. Our teammates are at the helm, the weather is superb.
At 3:45 p.m., as the sun begins to drop, we leave the two islands of Vromonas and Makri to starboard, to pass between them and the mainland. For a while, we have been heading obliquely to the southeast, at heading 150 °. We are sailing at 8 knots, pushed by a 13 kt NE wind that we receive on port tack. The wind here has not yet had time to lift the waves, and they do not exceed twenty centimeters.
Arrivée sur la côte ouest de Nisis Oxia au coucher du soleil, 29 décembre 2019 2At 4.30 p.m., we are in sight of Nisis Oxia, not far from the northwest of the island where we will spend the night. The wind comes from the northeast. It is expected to veer further east during the night. The traditional anchorage, at the foot of the cliffs to the east of the island, is completely open to the east. The funds fall there very quickly - which involves anchoring near the pebbles - and if the boat is chased towards the rocks, we will run out of time to react. Security therefore wants us to anchor on the small sandbank on the west side of the island. This bench does not appear on any map, but I found it a few years ago thanks to a google earth photo, and I am doing my best to find it. The sky is clear, and the sunset promises to be magnificent. More for the sake of conscience than driven by a real hope of finding an anchorage there, I take my crew to visit the northwest cove. It is still occupied by a marine farm - fear to be less important than in my memory, but sufficient all the same to make the bay unusable. We therefore descend further south, along the west coast of Nisis Oxia, in search of the bank. A projection of white limestone marks the north end. The rocks burn down in more and more orange hues as the sun descends on the horizon. At 5.30 p.m., we anchor, with 76m of chain in fourteen meters of water. I have taken the precaution of sending a rope with the anchor. As we lower the sails, we notice a small tear of about fifteen centimeters in the mainsail; the eyelet of the second reef, close to the tear, is also a little disjointed. I will use almost all of a roll of Dacron adhesive to make a makeshift repair. In a superb setting, we tackle the evening meal. On the log book, I wrote: "aperitif, curry chicken, apple and pear pie".

Nisis Oxia, côte ouest, approche de la zone de mouillage, 29 décembre 2020

Photos : Lefkada, l'approche depuis le nord du chenal de Lefkas, 29 décembre 2019 ; Meganisi, la côte est, 29 décembre 2019 ; Les îles Vromonas et Makri, 29 décembre 2019 ; Arrivée sur la côte ouest de Nisis Oxia au coucher du soleil, 29 décembre 2019 (1 et 2) ; Nisis Oxia, côte ouest, en route vers la zone de mouillage, 29 décembre 2019 ; Nisis Oxia, côte ouest, affalage des voiles, 29 décembre 2019 ; Nisis Oxia, côte ouest, dîner dans le carré du Cyclades 50.5, 29 décembre 2020 ; Nisis Oxia, mouillage sur la côte ouest, corvée de vaisselle pour l'équipage du Sofia IV, 29 décembre 2019 ; Arrivée sur la côte ouest de Nisis Oxia au coucher du soleil, 29 décembre 2019 (3) ; Nisis Oxia, côte ouest, approche de la zone de mouillage, 29 décembre 2020. Auteur/author : Philippe Bensimon

19 février 2020

Prochaines croisières d'entraînement : Venise, le Montenegro, la Dalmatie et l'Istrie (Croatie) en mars et en avril 2020

Venise 3

Nous recherchons encore quelques équipiers sur ces croisières d'entraînement, destinées en priorité aux membres de l'expédition Tour des deux Amériques. Les places restantes sont ouvertes à tous ceux qui veulent découvrir le monde de la croisière en voilier, débutants compris :

7-14 mars : Biograd-Venise :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/09/37895483.html
14-21 mars : Venise-Biograd :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/09/37895483.html
11-18 avril : Trogir-Montenegro-Trogir :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/18/37950809.html
18-25 avril : Trogir-Rab-Trogir :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/18/37950798.html

Photos et plan d'aménagement des bateaux : 
mars (Sun Odyssey 51, déjà utilisé pour nos croisières de la Toussaint 2019):
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2019/12/10/37855207.html
avril (Bavaria 50 Cruiser) :
http://www.ameriquesvoilier-expeditions.org/archives/2020/01/17/37946291.html

Renseignements au +33 (0)6 81 34 65 31 de 14h à 19h (heure française). Ce numéro peut être appelé avec WhatsApp.

Venise 2

Photos : Venise, 11 août 2013 (1 et 2). Auteur/author : Philippe Bensimon.

17 février 2020

Lefkas (Lefkada) à Preveza - Croisière d'entraînement en Grèce, 28 décembre 2019 - Training cruise, December 28, 2019

Lefkas, 28 décembre 2019

Lefkas, le quai municipal, 28 décembre 2019

Lefkas, samedi 28 décembre. Départ à 10h. Sur le livre de bord, j'inscris : "beau temps, ciel dégagé, visibilité totale, vagues de 10 cm, vent de N 10 kt". Nous remontons sans nous presser le chenal de Lefkas. Le pont levis qui ferme le chenal ne s'ouvre qu'aux heures pleines (c'est avant tout un pont routier destiné à effectuer la liaison entre l'île de Lefkada et le continent). Nous devrons de toute façon attendre un bon moment avant qu'il ne s'ouvre. La rive du chenal à bâbord est occupée par des voiliers qui stationnent. Certains rouillent, comme ce ketch à l'abandon. C'est désespérant de voir cela alors que nous recherchons un bateau de ce type pour l'expédition. Lefkas, un ketch à l'abandon, 28 décembre 2019

Chenal de Lefkas, en route vers Preveza, 28 décembre 2019

Lefkas, bateaux rangés dans le chenal, 28 décembre 2019

Chenal de Lefkas, le pont s'ouvre pour nous laisser passer, 28 décembre 2019

Arrivés au pont, nous découvrons celui-ci. C'est une barge reconvertie, dont le pont, invisible depuis notre bateau, a sans doute été reconditionné pour former une section de route. La barge s'ouvre par un pont levis de chaque côté pour laisser passer les voitures. A 11h, le pont-levis côté ouest commence à s'ouvrir. Le passage ouvert cette année est beaucoup moins large que ce qu'il était dans mes souvenirs - il est vrai qu'en 2018 j'avais un Bavaria 49, un peu moins large que notre Cyclades 50.5. Nous mettons un peu plus de pare-battages côté bâbord - c'est par là que nous emmènera le vent, Emma se charge du pare-battage volant, et je me lance dans le passage entre le quai à bâbord et la barge à tribord. Le pont-levis est complètement relevé.Lefkas, l'entrée nord du chenal, 28 décembre 2019 (1)

Le passage est terriblement étroit, moins de 10 à 15 cm de chaque côté du bateau. Pour comble, je découvre une fois engagé que le quai bâbord tourne à droite !a la sortie du passage. Pas moyen de reculer, on passe très, très juste en raclant un peu le flanc bâbord. Nous découvrirons plus tard que cela a causé une longue rayure tout le long du côté gauche du bateau. Ce n'est pas grave (un coup de gel coat fera disparaître la balafre), mais je m'interroge néanmoins. C'est la quatrième fois que je passe à cet endroit (une première fois en venant de Lefkas en septembre 2014 sur le Sun Odyssey 38 Elixir, une fois dans chaque sens en avril 2018 avec le Bavaria 49 Hellas Fos), et je n'ai jamais eu autant de difficulté qu'aujourd'hui. Le passage dans ma mémoire était beaucoup plus grand.Lefkas, l'entrée nord du chenal, 28 décembre 2019 (2)

Nous sortons dans l'avant port avec un "ouf" de soulagement, et prenons la mer en direction de Preveza. Emma et moi y avons rendez-vous avec notre nouvel équipage,et avec un technicien chargé par notre loueur d'effectuer quelques réparations à bord. Le vent a commençé à monter, et la mer est déserte, à l'exception de quelques pêcheurs dans de petites embarcations.Lefkas, les pêcheurs sont les seuls à sortir, 28 décembre 2019

A 12h15 nous arrivons à la marina de Preveza où nos rendez-vous ont été fixés par commodité. Nous espérons y bénéficier d'une franchise visiteur de deux heures, et pouvoir ensuite émigrer vers le quai municipal, moins cher et plus pratique, et plus proches des commerces où nous allons faire l'avitaillement du bateau pour la semaine qui vient. Dans l'entrée de la marina nous contactons celle-ci par VHF et un employé vient nous accueillir. Le concept de franchise n'existe pas ici : si nous accostons dans la marina, nous devrons payer la nuit complète, quelque soit le temps que nous y passerons. Nous faisons donc demi-tour et allons directement accoster au quai municipal. Nous trouvons une place entre deux bateaux, et nous garons le  Cyclades 50.5 Sofia IV sur tribord le long du quai, juste devant une banque, à moins d'une encablure de l'entrée de la Marina, en prévenant les équipiers et le technicien du nouveau point de rendez-vous. 

Preveza, le Cyclades 50

Preveza, le quai municipal, 28 décembre 2019

Preveza, 28 décembre 2019

Nos premiers équipiers nous y rejoignent presque aussitôt, et à 15h nous voyons arriver le technicien, qui va notamment refaire le joint d'étanchéité du capot de la cabine avant tribord. 

A 16h, nous partons faire l'avitaillement au supermarché voisin. Emma a trouvé une laverie, et les machines à laver tournent pendant que nous faisons les courses. Le supermarché nous ayant prêté des caddies, à 18h l'avitaillement est terminé. A 19h une partie de l'équipage part récupérer le linge propre, tandis que je prépare un "risotto du sud" aux légumes pour le dîner du soir. Le technicien a fini son travail avant notre retour du supermarché ; il a laissé la consigne de le par refermer trop tôt le capot de la cabine avant tribord, pour laisser le temps au raccord de joint silicone de sécher. Pendant que je cuisine, je demande à Emma de faire le "safety brief" aux nouveaux arrivants.

Dans la soirée je prends la météo pour les jours à venir. Elle est plutôt bonne : pour demain nous aurons des vents de NE de 5 noeuds, forcissant à 10 puis 15 noeuds dans la journée, et pour lundi des vents de 10 à 15 noeuds, venant toujours du NE. Nous devrions donc être au portant, entre grand largue et largue, pour notre descente de demain sur Nisis Oxia. Pour la journée de lundi, je suis un peu plus pessimiste : nous naviguerons plein est pour entrer dans le Golfe de Corinthe. Les effets de côte risquent fort de transformer ce qui devrait être un près agréable en vent debout, nous obligeant à tirer des bords. 

Chenal de Lefkas, le pont s'ouvre pour nous laisser passer, 28 décembre 2019 (2)

Lefkas, Saturday December 28. Departure at 10 a.m. On the log book, I write: "good weather, clear sky, total visibility, waves of 10 cm, wind of N 10 kt". We go up without hurrying the Lefkas channel. The drawbridge which closes the channel only opens at peak hours (it is above all a road bridge intended to make the connection between the island of Lefkada and the mainland). We will have to wait a long time anyway before it opens. The shore of the port channel is occupied by stationary sailboats. Some rust, like this abandoned ketch. It is desperate to see this while we are looking for such a boat for the expedition.
Arrived at the bridge, we discover this one. It is a converted barge, the deck of which, invisible from our boat, has undoubtedly been reconditioned to form a section of road. The barge opens with a drawbridge on each side to let cars pass. At 11 a.m., the drawbridge on the west side begins to open. The passage opened this year is much narrower than it was in my memories - it is true that in 2018 I had a Bavaria 49, a little narrower than our Cyclades 50.5. We put a few more fenders on the port side - that's where the wind will take us, Emma takes care of the flying fender, and I start the passage between the quay on the port side and the barge on the starboard side. The drawbridge is completely raised.
The passage is terribly narrow, less than 10 to 15 cm on each side of the boat. To make matters worse, I discovered once engaged that the port quay turns right! At the exit of the passage. No way to go back, we pass very, very just by scraping the port side a little. We will find out later that this caused a long scratch along the left side of the boat. It does not matter (a blow of gel coat will make the scar disappear), but I wonder nonetheless. This is the fourth time I have passed this place (a first time coming from Lefkas in September 2014 on the Sun Odyssey 38 Elixir, once in each direction in April 2018 with the Bavaria 49 Hellas Fos), and I have never had as much difficulty as today. The passage in my memory was much greater.
At 12:15 p.m. we arrive at the Preveza marina where our meetings have been scheduled for convenience. We hope to benefit from a two-hour visitor franchise, and then be able to emigrate to the municipal wharf, which is cheaper and more practical, and closer to the shops where we are going to refuel the boat for the coming week. In the entrance of the marina we contact it by VHF and an employee comes to welcome us. The concept of franchising does not exist here: if we dock in the marina, we will have to pay for the full night, whatever time we spend there. So we turn around and go directly to the municipal wharf. We find a place between two boats, and we park the Cyclades 50.5 Sofia IV on starboard along the quay, just in front of a bank, less than a cable from the entrance of the Marina, warning the crew and the technician of the new meeting point.
Our first team members join us there almost immediately, and at 3 p.m. we see the technician arrive, who will notably redo the seal on the hood of the starboard forward cabin.
At 4 p.m., we leave to do the refueling at the nearby supermarket. Emma found a laundromat, and the washing machines are running while we shop. The supermarket having lent us shopping carts, at 6 p.m. the refueling is finished. At 7 p.m. part of the crew leaves to collect clean linen, while I prepare a "risotto of the south" with vegetables for dinner in the evening. The technician finished his work before we returned from the supermarket; he left the instructions to close it too early on the starboard cabin cabin hood, to allow time for the silicone seal fitting to dry. While I cook, I ask Emma to give the newcomers a "safety brief".
In the evening I take the weather for the days to come. It is pretty good: for tomorrow we will have NE winds of 5 knots, forcing to 10 then 15 knots during the day, and for Monday winds of 10 to 15 knots, always coming from NE. We should therefore be downwind, between big drop and drop, for our descent tomorrow on Nisis Oxia. For Monday, I am a little more pessimistic: we will sail due east to enter the Gulf of Corinth. The side effects are very likely to transform what should be a pleasant near into a headwind, forcing us to pull edges.

Photos : Lefkas, le quai municipal, 28 décembre 2019 ; Lefkas, ketch rouillant sur le quai, 28 décembre 2019 ; Chenal de Lefkas, bateaux garés, 28 décembre 2019 (1 et 2) ; Sortie nord du chenal de Lefkas, le pont se lève pour nous laisser passer, 28 décembre 2019 (1) ; Sortie nord du chenal de Lefkas, l'avant-port, 28 décembre 2019 (1 et 2) ; Entre Lefkada et Preveza, pêcheurs, 28 décembre 2019 ; Preveza, le quai municipal, 28 décembre 2019 ; Preveza, 28 décembre 2019 ; Sortie nord du chenal de Lefkas, le pont se lève pour nous laisser passer, 28 décembre 2019 (2).