Tour des deux Amériques sur un voilier

23 septembre 2018

Le réchauffement climatique à l'œuvre - Florence arrive en France avec des rafales de 100 à 130 km/h -Florence arrives in France

 

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Première tempête de l’automne, les résidus de l’ouragan Florence sont arrivés ce samedi soir 22 septembre sur la façade Nord-Ouest de la France. Les côtes Normandes sont les premières touchées, avec un avis de coup de vent et des rafales prévues de 100 à 130 km/h. La perturbation devrait ensuite traverser la France d’ouest en est, de la Normandie aux Ardennes.

Rappelons que Florence est un ouragan qui a frappé le 14 septembre la Caroline du Sud, la Caroline du Nord et la Virginie, provoquant des inondations massives dans ces Etats, la mort de 37 personnes au moins, et celles de millions d’animaux : 3,4 millions de poulets tués et 5 500 cochons retrouvés morts, pris au piège par la montée des eaux selonle département de l'Agriculture de Caroline du Nord cité par The Guardian. Beaucoup d’agriculteurs avaient cependant déplace leurs élevages sur des zones plus en hauteur mais ils ont été surpris par la montée à un niveau inattendu des inondations. Ce sont deux fois plus de pertes que celles provoquées en 2016 par l’ouragan Matthew. Selon LePoint.fr (22/09/18) les pertes globales se chiffrent en milliards de dollars.

 

First storm of autumn, the remains of hurricane Florence arrived this Saturday night September 22 on the northwestern facade of France. The Normandy coasts are the first affected, with a gale warning and expected gusts of 100 to 130 km / h. The disturbance should then cross France from west to east, from Normandy to the Ardennes. Remember that Florence is a hurricane that hit South Carolina, North Carolina and Virginia on September 14, causing massive floods in these states, the death of at least 37 people, and millions of animals: 3 , 4 million chickens killed and 5,500 pigs found dead, trapped by the rising waters according to the North Carolina Department of Agriculture quoted by The Guardian. Many farmers, however, moved their farms to higher elevations but were surprised by the unexpected rise in flooding. This is twice as much as the losses caused in 2016 by Hurricane Matthew. According to LePoint.fr (22/09/18) the overall losses are in billions of dollars.

Photos : Florence_2018_track (Auteur/author : Master0Garfield) ; Accumulations de pluie en 5 jours avec Florence (pouces = 2,54 mm) avec un pic en Caroline du Nord de plus de 860 mm (auteur/author : NOAA)

 

Accumulations de pluie en 5 jours avec Florence (pouces = 2,54 mm) avec un pic en Caroline du Nord de plus de 860 mm (auteur:author NOAA)


19 septembre 2018

Humanity Ship : Solidarité internationale & mission humanitaire - Humanity Ship: International Solidarity & Humanitarian Mission

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Des millions de personnes vivent dans des conditions de grande pauvreté sanitaire du fait de leur situation géographique isolée. L’absence d’infrastructure sanitaire et leur inaccessibilité font de ces populations les plus vulnérables aux conséquences du réchauffement climatique.

L’idée des fondateurs d'Humanityship (un navire-hôpital à vocation humanitaire) apparaît comme une solution prometteuse pour porter assistance à ces populations. Cette nouvelle conception de la médecine humanitaire consiste à utiliser une infrastructure de soin autonome et mobile capable de se projeter dans les zones maritimes et fluviales les plus reculées du globe, pour y apporter un soutien matériel, technique et humain.

L’objectif est de renforcer les systèmes de soin des populations isolées et de permettre à ces communautés d’avoir accès aux soins les plus élémentaires.

Le volet médical unique ne suffit plus pour répondre aux problématiques actuelles de solidarité internationale. Les programmes verticaux ciblant une maladie précise tendent à disparaître au profit d’actions plus globales qui visent le renforcement des systèmes de soins et leur autonomisation. Il apparaît de plus en plus urgent de développer et de valoriser les solutions de résilience face aux conséquences du réchauffement climatique, auprès des populations les plus impactées. L’objectif de HumanityShip est de soutenir et de diffuser ces solutions à grande échelle, en mettant les capacités logistisques du bateau au service de programmes de développement aussi variés et divers que la santé, l’éco-agrologie, la télécommunication, les économies locales et circulaires, l’éducation, la bioarchitecture… Les piliers d’une gestion médicale durable reposent sur la promotion de la formation, le transfert mutuel de connaissance, la valorisation des savoirs traditionnels et le respect de l’autosuffisance. Il est fondamental de procéder à l’identification des besoins selon une logique d’approche de type bottom-up. C’est à dire que les objectifs des plans d’action et d’aide mis en place doivent toujours être formulés par les communautés qui en bénéficient.

Pour Benno Fournier, fondateur d'Humanityship, "Il apparaît clairement que le monde humanitaire et le monde maritime sont deux mondes qui seront appelés à se rapprocher de plus en plus dans les années à venir. Le mode d’intervention par la mer présente de nombreux avantages qui se voient mettre à profit avec les conséquences du réchauffement climatique, notamment parce que les populations les plus impactées sont les Etats insulaires en voie de développement et les zones enclavées du littoral. Le navire est un formidable moyen logistique pour atteindre et soutenir ces populations, et permet d’accéder facilement aux zones sinistrées. "

Des liens forts existent entre le projet Humanityship et l'expédition Tour des deux Amériques : existence d'un but humanitaire, lutte contre les conséquences du réchauffement climatique, utilisation comme moyen d'un bateau de travail, valorisation de solutions innovantes en termes de motorisation, etc. A l'issue d'une réunion de travail au café des Arts et Métiers à Paris, les fondateurs d'Humanityship et le représentant de l'expédition Tour des deux Amériques en voilier ont conclu un partenariat aux termes duquel chacune des deux ONG soutiendra l'autre dans ses actions de communication.

Logo Humanityship Capture d’écran 2018-09-19 à 00

Millions of people live in conditions of great sanitary poverty because of their isolated geographical location. The lack of health infrastructure and their inaccessibility make these populations the most vulnerable to the consequences of global warming.

The idea of ​​a humanitarian hospital ship is emerging as a promising solution for providing assistance to these populations. This new conception of humanitarian medicine consists in using an autonomous and mobile care infrastructure capable of projecting into the most remote maritime and river areas of the world, to provide material, technical and human support.

The aim is to strengthen the care systems of isolated populations and to enable these communities to have access to the most basic care.

The single medical component is no longer sufficient to meet the current issues of international solidarity. Vertical programs targeting a specific disease are tending to disappear in favor of more comprehensive actions aimed at strengthening health systems and empowering them. It is increasingly urgent to develop and promote resilience solutions to the consequences of global warming, among the most impacted populations. The goal of HumanityShip is to support and disseminate these solutions on a large scale, by putting the vessel's logistic capabilities at the service of development programs as varied and diverse as health, eco-agrology, telecommunication, local economies. and circulars, education, bioarchitecture ... The pillars of sustainable medical management are based on the promotion of training, the mutual transfer of knowledge, the valorization of traditional knowledge and the respect of self-sufficiency. It is essential to identify needs according to a bottom-up approach logic. That is, the objectives of the action and support plans put in place must always be formulated by the communities that benefit from them. For Benno Fournier, founder of Humanityship, "It is clear that the humanitarian world and the maritime world are two worlds that will have to come closer and closer in the years to come. many advantages that are being exploited with the consequences of global warming, especially because the most impacted populations are the developing island states and the isolated coastal areas.The ship is a great logistical means to reach and support these populations, and provides easy access to the affected areas. "

Strong links exist between the Humanityship project and the tour expedition of the two Americas: existence of a humanitarian goal, fight against the consequences of global warming, use as a means of a work boat, development of innovative solutions in terms of motorization etc. At the end of a working meeting at the Arts et Métiers café in Paris, the founders of Humanityship and the representative of the Tour des deux Amériques sailing expedition concluded a media partnership under which each of them NGO will support the other in its communication actions.

Photos : Benno Fournier et Philippe Bensimon, Café des Arts et Métiers, Paris 18 septembre 2018 ; Océane Puech, Benno Fournier et Philippe Bensimon, Café des Arts et Métiers, Paris 18 septembre 2018 ; Auteur/Author : Isabelle Ricaud.

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16 septembre 2018

Le réchauffement climatique à l'œuvre - Florence aux USA, Mangkut en Asie -Global warming in action - Florence and Mangkut

Florence vue de l'espace (auteur NASA)

Le réchauffement climatique à l'œuvre - Florence inonde la côte Est des USA, Mangkut dévaste Luçon et fait trembler Hong-Kong

Samedi 15 septembre, 13h. Le typhon Mangkut est sur les Philippines. Avec des vents de 330 km/h, ce typhon est le plus violent depuis le début de l’année ; il est accompagné de vagues de 4 à 6 mètres d haut, on craint de revivre la catastrophe de 2013 (6.000 victimes). Deux femmes sont déjà mortes dans un glissement de terrain, et 4 millions de personnes vivent dans des maisons construites en tôles sur le trajet du typhon.Dans le même temps, le cyclone Florence qui frappe les USA est rétrogradé au rang de tempête tropicale. (Source : JT A2).

Samedi 15 septembre, 20h15. Une partie de l’archipel des Philippines a été « littéralement emportée dans le typhon ». On dénombre déjà au moins une dizaine de victimes. Le typhon Mangkut a quitté Luçon, la plus grande des îles des Philippines, et se dirige actuellement vers Hong-Kong et Taïwan.

Aux USA, Florence, gigantesque tourbillon de 850 km de diamètre, provoque désormais des inondations. Le cyclone qui la veille se déplaçait à la vitesse de 9 km/h a encore ralenti. Sur place, la journaliste Agnès Vahramian annonce qu’il se déplace moins vite qu’un homme à pied, et ajoute parlant de Florence : « c’est dû selon les scientifiques américains au réchauffement climatique ».

En France, le climatologue Jean Jouzel explique : le nombre des cyclones ne devrait pas augmenter, mais leur violence si : "au niveau des vitesses maximales de vent qui pourront augmenter jusqu'à 10 %, et au niveau des quantités de précipitations qui accompagnent ces cyclones qui pourraient, elles, augmenter jusqu'à 20 %". Pour le sud de l’Europe et le pourtour de la Méditerranée ce sont surtout les épisodes cévenols ou méditerranéens qui sont à craindre dans les prochaines années. (Source: JT A2).

Dimanche 16 septembre, 5h. Les vents de Florence, qui étaient de 150 km/h lors de son arrivée sur les côtes vendredi matin, sont tomvés à 56 km/h. Ce chiffre est donné par le NHC le centre américain d'étude des ouragans, qui précise que « des inondations subites et des crues majeures de rivière allaient continuer à toucher une partie significative des Carolines ». Steve Goldstein, responsable à la NOAA (NB : l'agence nationale océanique et atmosphérique américaine) prévient : Florence « va provoquer des inondations catastrophiques sur des zones de Caroline du Nord et de Caroline du Sud pendant encore quelque temps », en raison notamment du caractère « lent, presque à l'arrêt » de la tempête. 800.000 personnes ont été privées de courant en Caroline du Nord. Le gouverneur de l'Etat, Roy Cooper, parle de "quantités monumentales de pluie".

Dimanche 16 septembre, 12h40. Selon La Croix « Le super typhon Mangkhut a semé dimanche le chaos à Hong Kong en faisant littéralement trembler ses gratte-ciel, après avoir frappé le nord des Philippines où il a fait au moins 49 morts. Cette tempête tropicale considérée comme la plus puissante au monde depuis le début de l'année, a ravagé des zones agricoles du nord de l'île de Luçon, la plus grande de l'archipel philippin, provoquant inondations et glissements de terrain. A Hong Kong, l'Observatoire météorologique avait émis l'alerte maximum en raison de vents enregistrés à 180 km/h sur une île au large, et de rafales à 242 km/h sur certains sommets. Si son œil est passé à une centaine de kilomètres au sud de l'ex-colonie britannique, le typhon a néanmoins semé le chaos dans la ville, pulvérisant des vitres, terrassant des arbres et faisant osciller les tours d'habitation. Une centaine de personnes ont été blessées, selon l'exécutif. Dans le nord des Philippines, les moyens de communication et l'électricité ont été coupés » (Source : https://www.la-croix.com/Monde/Le-typhon-Mangkhut-seme-chaos-Hong-Kong-49-morts-Philippines-2018-09-16-1300968885).

La confusion que fait le rédacteur de l’article entre tempête tropicale et typhon n’enlève rien à la violence du phénomène, qui a contraint plus de 100.000 habitants à fuir. Avec des rafales à plus de 330 km/h, Mangkut a dévasté les zones agricoles du nord de Luçon, la plus grande île de l'archipel philippine. A Baggao, dans le nord de l’île, le typhon a balayé des maisons, emporté des toits, arraché des lignes électrique et coupé des routes. 

Arrivée à Hong-Kong. Fort heureusement pour Hong-Kong, le typhon a perdu de son énergie en traversant les Philippines. L'Observatoire météorologique de Hong Kong a enregistré des vents de 180 km/h sur une île au large, avec des rafales à 242 km/h, bien moins que les 330 km/h qui ont frappé Luçon. Cependant, même affaibli, Mangkut reste aujourd’hui le typhon de plus grande ampleur enregistré sur Hong-Kong, avec des gratte-ciel tremblant sous l’effet du vent. Une journaliste rapporte des vagues de 14 mètres accompagnant le typhon. Beaucoup de rues et de tunnels sont complètement inondés, et la consigne a été donnée aux habitants de rester chez eux. Les vols de l’aéroport sont bien entendu supprimés, les ferries restent à l’abri et Hong-Kong se retrouve complètement isolée du continent, ses rues désertées. Les 42 casinos de Macao ont été fermés pour la première fois depuis leur création à l’approche du typhon, les autorités ne voulant pas risquer de se voir à nouveau reprocher comme en 2017 leur manque de préparation.

Passage en Chine. Mangkut devrait, encore un peu plus affaibli, terminer sa route en Chine méridionale lundi ou mardi. L'Observatoire météorologique de Hong-Kong exhorte depuis plusieurs jours la population chinoise à la plus grande prudence, parlant de "menace considérable" pour les côtes méridionales de la Chine. (Source : France info)

Florence mercredi 12 septembre 2018 à l'approche des côtes américaines (auteur NASA)

Global warming in action - Florence floods US east coast, Mangkut devastates Luzon and shakes Hong Kong

Saturday, September 15, 13h. Typhoon Mangkut is on the Philippines. With winds of 330 km / h, this typhoon is the most violent since the beginning of the year; It is accompanied by waves from 4 to 6 meters high, it is feared to relive the disaster of 2013 (6,000 victims). Two women have already died in a landslide, and 4 million people live in houses built of sheet metal on the typhoon. At the same time, hurricane Florence, which hits the US, is downgraded to a tropical storm. (Source: JT A2).

Saturday, September 15, 20:15. Part of the Philippine archipelago was "literally washed away in the typhoon". There are already at least a dozen victims. Typhoon Mangkut is currently heading to Hong Kong and Taiwan. In the USA, Florence, gigantic whirlpool 850 km in diameter, now causes floods. The hurricane that was moving at a speed of 9 km / h still slowed down. On the spot, the journalist Agnès Vahramian announces that it moves less quickly than a man on foot, and adds speaking about Florence: "it is due according to the American scientists to the global warming". In France, the climatologist Jean Jouzel explains: the number of cyclones should not increase, but their violence if: "at the level of the maximum speeds of wind that will be able to increase up to 10%, and at the level of the quantities of precipitations which accompany these cyclones that could increase by up to 20% ". For the south of Europe and around the Mediterranean it is mainly the Cevennes or Mediterranean episodes that are to be feared in the coming years. (Source: JT A2).

Sunday, September 16th, 12:40 pm. According to La Croix "The super Typhoon Mangkhut sowed Sunday chaos in Hong Kong by literally shaking his skyscrapers, after hitting the north of the Philippines where he made at least 49 dead. This tropical storm, considered the most powerful in the world since the beginning of the year, ravaged agricultural areas in northern Luzon, the largest in the Philippine archipelago, causing floods and landslides. In Hong Kong, the Meteorological Observatory had issued the maximum warning due to winds recorded at 180 km / h on an offshore island, and gusts to 242 km / h on some peaks. If its eye has passed a hundred kilometers south of the former British colony, the typhoon has nevertheless wreaked havoc in the city, spraying windows, knocking down trees and swinging high-rise buildings. A hundred people were injured, according to the executive. In the north of the Philippines, the means of communication and electricity have been cut off "(Source: https://www.la-croix.com/Monde/Le-typhon-Mangkhut-seme-chaos-Hong-Kong-49 -morts-Philippines-2018-09-16-1300968885). The journalist's confusion about the tropical storm and the typhoon does not detract from the violence of the phenomenon, which forced more than 100,000 people to flee. With gusts of more than 330 km / h, Mangkut devastated the agricultural areas of northern Luzon, the largest island in the Philippine archipelago. In Baggao, in the north of the island, the typhoon swept homes, washed away roofs, ripped power lines and cut roads. Arrival in Hong Kong. Fortunately for Hong Kong, the typhoon lost its energy crossing the Philippines. The Hong Kong Meteorological Observatory recorded winds of 180 km / h on an offshore island, with gusts at 242 km / h, far below the 330 km / h that hit Luzon. However, even weakened, Mangkut today remains the typhoon of greater magnitude recorded on Hong-Kong, with skyscrapers trembling under the effect of the wind. A reporter reports waves of 14 meters accompanying the typhoon. Many streets and tunnels are completely flooded, and residents have been instructed to stay at home. The flights from the airport are of course removed, the ferries remain safe and Hong Kong is completely isolated from the mainland, its deserted streets. The 42 casinos in Macau have been closed for the first time since their creation on the approach of the typhoon, the authorities not wanting to risk being reproached again as in 2017 their lack of preparation. Passage to China. Mangkut should, a little weaker, finish its route to southern China on Monday or Tuesday. The Hong Kong Meteorological Observatory has for several days urged the Chinese population to be very cautious, speaking of "considerable threat" to the southern shores of China. (Source: France info)

Photos : Florence vue de l'espace (auteur/author : Nasa) ; Florence mercredi 12 septembre 2018 à l'approche des côtes américaines (auteur/author : NASA) ; Florence samedi 15 septembre 2018 (auteur/author : NOAA).

Florence samedi 15 septembre 2018 (NOAA)

 

Conférence "Océan et climat : votre avenir en dépend" - 20 septembre à Versailles - Conference "Ocean and climate: your future"

 

Flyer A6 200918 R°L'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier donnera le 20 septembre une conférence de son cyle intitulé : "Océan et climat : votre avenir en dépend".

Il y a une urgence aujourd'hui à lutter pour la protection de la vie dans les océans, et à lutter contre le réchauffement climatique. Cette conférence vous montrera comment les deux sont liés. Vous y découvrirez aussi comment le réchauffement climatique a déja comencé à tuer, et pourquoi il nous affecte tous.

La conférence aura lieu le jeudi 20 septembre de 10 h à 12 h, à l'Hôtel de Madame de Pompadour, 9 rue des réservoirs, 78000 Versailles. L'entrée est gratuite. 

La conférence sera divisée en trois parties. Première partie : a) les problèmes actuels de l'océan  : surpêche, pollutions (plastiques, hydrocarbures, métaux lourds), acidification, limites du puits de carbone, circulation thermohaline, etc. b) Le réchauffement climatique, l'effet de serre et ses conséquences : fonte de l'Arctique et hausse du nivau des océans, Pacifique en particulier, fonte du pergélisol (permafrost) avec libération de bactéries toxiques, de gaz à effet de serre et de métaux lourds, cyclones plus violents, sécheresses dans des régions, inondations dans d'autres, etc. Deuxième partie : les effets de ce qui précède sur l'homme. Effets économiques, sociaux et politiques, effets physiologiques aussi. Troisième partie : les solutions actuelles et leurs limites. La conférence sera suivie d'un débat au cours duquel les intervenants répondront aux questions de l'assistance.

Intervenant principal : Philippe Bensimon, président de l'association Tour des deux Amériques solidaire en voilier.

Aidez l'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier. Si vous êtes motivé par la recherche, la lutte pour la protection de l'océan et de la biodiversité marine, et la lutte contre le réchauffement climatique, désastre qui a déjà commençé à ravager la planète, vous pouvez nous aider :

- en rejoignant l'équipe de l'expédition, en mer ou à terre,

- par vos dons (chèques libellés à l'ordre de : Association Tour des deux Amériques solidaire en voilier, adressés à Association Tour des deux Amériques en voilier, 27 Grande rue, 39190 Cousance). Vous bénéficierez d'un reçu fiscal qui vous permettra de déduire 66 % de vos dons de vos impôts. Aider l'expédition T2A, c'est aider la recherche, l'océan, le climat et les hommes.

Flyer A6 200918 V°

The conference will take place on Thursday, September 20, from 10 am to 12 am, at the Madame de Pompadour Hotel, 9 rue des reservoirs, 78000 Versailles. Free entry.
The conference will be divided into three parts. Part one: a) the current problems of the ocean: overfishing, pollution (plastics, hydrocarbons, heavy metals), acidification, carbon sink limits, thermohaline circulation, etc. b) Global warming, the greenhouse effect and its consequences: melting of the Arctic and rising levels of the oceans, especially the Pacific, melting of permafrost with the release of toxic bacteria, greenhouse gases and heavy metals, more violent cyclones, droughts in regions, floods in others, etc. Second part: the effects of the above on the man. Economic, social and political effects, physiological effects too. Part Three: current solutions and their limits.

The conference will be followed by a debate in which the speakers will answer questions from the audience. Principal speaker: Philippe Bensimon, president of the association Tour des deux Amériques solidaire en voilier (T2A).

Help the expedition Tour des deux Amériques. If you are motivated by the fight for the protection of the ocean and marine biodiversity, and the fight against global warming, disaster that has already begun to ravage the planet, you can help us: 

- by joining T2A expedition team, at sea or on shore,

- by your donations (checks to: Association Tour des deux Amériques solidaire en voilier, addressed to Association Tour des deux Amériques solidaire en voilier, 27 Grande rue, 39190 Cousance). You will receive a tax receipt that will allow you to deduct 66% of your donations from your french taxes.

Helping the T2A expedition is helping search, ocean, climate and humans. It's helping you.

14 septembre 2018

Expédition Tour des deux Amériques : record d'affluence sur le blog en août - Record attendance on the blog in August

Blog T2A évolution depuis sa création Capture d’écran 2018-09-01 à 00

 

Avec 2.456 visiteurs et 3.568 pages vues en août, le blog de l'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier a atteint un nouveau record, que nous espérons dépasser en septembre. Merci à tous ceux qui suivent nos articles ayant trait à l'océan et au climat.

With 2.456 visitors and 3.568 pages viewed in August, the blog of the Tour des deux Amériques Solidaire en Voilier expedition reached a new record, which we hope to surpass in September. We tank everyone who follows our articles on the ocean and the climate every day.

Graphiques : L'évolution du blog de l'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier depuis sa création (ci-dessus) ; Les chiffres du blog en 2018 (ci-dessous). Graphics: The evolution of the blog of the expedition Tour des deux Amériques solidaire en voilier since its creation; The statistics of the blog in 2018.
Blog T2A statistiques 2018 Capture d’écran 2018-09-01 à 00


13 septembre 2018

Bien que rétrogradé en ouragan de force 3, Florence reste extrêmement dangereux -The hurricane "Florence" remains very dangerous

Hurricane_Irma_on_Sint_Maarten_(NL)_01 (auteur Ministry of Defense, Netherlands)

Avec des températures caniculaires un peu partout dans me monde, cette année devait logiquement être une année à cyclones. 

Ce jeudi va être particulièrement difficile pour beaucoup de monde, avec un cyclone de force 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui devrait toucher les côtes Atlantiques des Etats-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi. La particularité de ce cyclone est son étendue exceptionnelle : « Florence » va frapper 450 km de côtes, de la Caroline du Sud à la Virginie, en passant par l’Etat de Washington.

Mardi le gouvernement des Etats-Unis avait demandé à un million de personnes de se préparer à l’arrivée de Florence, c’est à dire s’informer et faire des provisions. Hier soir 1,7 million de personnes avaient été priées d’évacuer les zones dangereuses, créant des bouchons tout au long des routes empruntées par les populations en fuite vers le nord. Florence devrait générer des rafales à 205km/h. « C’est un ouragan vicieux et extrêmement dangereux » (source : JT20h A2, 11/09/2018). Par précaution, les navires de la base militaire de Norfolk ont appareillé, fuyant l'ouragan qui se rapproche à une vitesse moyenne de 26 km/h.

Pour mémoire, l’échelle de Saffir-Simpson a été créée en 1969 pour décrire les caractéristiques et les effets des ouragans. Elle comporte cinq degrés (force cinq caractérise les plus violents des ouragans). Dans le cas de Florence, un ouragan rétrogradé ce mercredi après-midi de force 4 à force 3, on peut s’attendre à cela : « Les habitations dont les fondations ne sont pas solides, comme les maisons mobiles, sont habituellement détruites et les toits habituellement arrachés. Des dégâts sévères et irréparables sont faits aux maisons préfabriquées. Les inondations près des côtes peuvent détruire des constructions légères, tandis que des structures plus importantes peuvent être heurtées par des débris flottants. Des glissements de terrain peuvent également se produire. Des coupures d'électricité et un manque d'eau total ou quasi total peuvent survenir » (Source : wikipédia). Une onde de tempête d’une hauteur probable de 2,7 à 3,7 mètres devrait accompagner Florence lors de son arrivée sur la côte, avec des vents prévus de 205 km/h. « Florence est toujours considéré comme un ouragan majeur extrêmement dangereux » estime le Centre national des ouragans américain, le NHC. On peut notamment s’attendre à des précipitations très importantes et des crues en rapport sur la plupart des fleuves des Etats touchés. 

A Washington, la capitale des Etats-Unis qui devrait être elle aussi touchée, le maire a demandé la mise en place de l'état d'urgence.

En ce moment même, la Guadeloupe, Saint-Martin et la Martinique voient arriver la tempête tropicale Isaac (passage prévu dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 septembre 2018). Alimentée par la peur, une ruée sur l’eau a eu lieu ce mercredi dans les supermarchés martiniquais, tandis que les gens clouaient des planches sur leurs volets pour les protéger de la tempête. Celle-ci devrait produire des rafales à 150 km/h, et d’importantes précipitations sont redoutées. Un an presque jour pour jour après le cyclone Irma (11 morts et 3 milliards d’euros de dégâts rien qu’à Saint-Martin et Saint-Barth, 134 morts au total avec des vents de 287 km/h, la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’Outre-mer), les Antilles qui commencent tout juste à se relever se retrouvent à nouveau en alerte orange ce mercredi soir. Accompagnant Florence et Isaac, Hélène, un ouragan de force 2, poursuit sa route de façon plus discrète en restant pour le moment au-dessus de l'Atlantique.

With exceptional temperatures all over the world, this year should logically be a year in hurricanes. This Thursday is going to be particularly difficult for many people, with a cyclone of strength 3 on the Saffir-Simpson scale that should touch the Atlantic coast of the United States in the night from Thursday to Friday. The peculiarity of this hurricane is its extent: "Florence" will hit 450 km of coastline, from South Carolina to Virginia, passing through the state of Washington.

Tuesday the United States government had asked a million people to prepare for the arrival of Florence, that is to say inquire and make provisions. Last night, 1.7 million people were asked to evacuate the danger zones, creating traffic jams along the roads used by people fleeing north. Florence should generate bursts at 205km / h. "This is a vicious hurricane and extremely dangerous" (source: JT20h A2, 11/09/2018). As a precaution, the ships of the Norfolk military base sailed, fleeing the hurricane that is approaching an average speed of 26 km / h. For the record, the Saffir-Simpson scale was created in 1969 to describe the characteristics and effects of hurricanes. It has five degrees (force five characterizes the most violent hurricanes). In the case of Florence, a hurricane demoted Wednesday afternoon force 4 to force 3, we can expect this: "Houses whose foundations are not solid, such as mobile homes, are usually destroyed and roofs usually torn off. Severe and irreparable damage is done to prefabricated houses. Flooding near the coast can destroy light construction, while larger structures can be hit by floating debris. Landslides can also occur. Power cuts and lack of total or near-total water can occur "(Source: wikipedia). A storm surge with a probable height of 2.7 to 3.7 meters should accompany Florence when she arrived on the coast, with winds expected of 205 km / h. "Florence is still considered an extremely dangerous major hurricane," says the US National Hurricane Center, NHC. In particular, we can expect very heavy rainfall and floods in most of the rivers of the affected states. In Washington, the capital of the United States, which should also be affected, the mayor has called for a state of emergency.

Right now, Guadeloupe, Saint-Martin and Martinique are seeing tropical storm Isaac arrive (scheduled for the night of Wednesday 12th to Thursday 13th September 2018). Fueled by fear, a rush on the water took place Wednesday in Martinique supermarkets, while people nailed boards on their shutters to protect them from the storm. This is expected to produce gusts at 150 km / h, and significant rainfall is feared. A year almost to the day after Hurricane Irma (11 dead and 3 billion euros of damage in Saint-Martin and Saint-Barth alone, 134 dead in total with winds of 287 km / h, the natural disaster the more expensive in the history of the Overseas), the West Indies, which are just starting to recover, are again on orange alert this Wednesday evening. Accompanying Florence and Isaac, Hélène, a hurricane of strength 2, continues her route in a more discreet way while remaining for the moment over the Atlantic.

Photo : Hurricane Irma on Sint Maarten (NL) 8 septembre 2017. Auteur/author : Ministry of Defense, Netherlands.

12 septembre 2018

Réchauffement climatique et faim dans le monde: l’ONU et la FAO lancent un cri d’alarme - Global warming and hunger in the world

Rapport sur l'état de la sécurité alimentaire dans le monde 2018 de la FAO (11 septembre 2018) i9553fr (couverture)

« Après une longue période de recul, la faim dans le monde gagne de nouveau du terrain ». C’est le cri d’alarme que lançait le 15 septembre 2017 la FAO.

Un an plus tard, les choses se sont aggravées.

La faim qui semblait endiguée il y a quelques années s’est remise à progresser dans le monde. On est ainsi passé de 777 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde à 804 millions en 2016, et 821 millions en 2017, soit 17 millions de plus que lors de la dernière estimation. On se retrouve aujourd’hui dans la même situation qu’il y a dix ans. Un rapport inquiétant de l’ONU pointe aujourd’hui deux facteurs : les guerres et le réchauffement climatique. Alliés, chaleur et précarité contribuent aux épidémies (choléra au Soudan l'an passé par exemple) ce qui n’arrange pas la situation.

En 2017, l’ONU avait lancé l’alerte : il fallait trouver trouver 4,9 milliards de dollars pour couvrir les besoins de Soudan du Sud, du Yemen, de la Somalie et du Nigéria. 60 % seulement des fonds ont été trouvés, mais, sauf en ce qui concerne le Soudan du Sud, qui a reconnu un état de famine extrême dans le nord de son territoire, on peut dire que le pire a été évité. Cependant, « des millions de personnes sont toujours au bord de la falaise», insistait il y a un an Dominique Burgeon, directeur des urgences à la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), cité par Le Monde. « Le nombre de ceux classés en urgence humanitaire a même augmenté.» L’« urgence humanitaire » est la dernière catégorie sur l’échelle de la sécurité alimentaire avant la famine. A Mogadiscio, Ibrahim Hassan de l’ONG Care ajoutait : « Nous restons dans la plus grande incertitude. La moitié de la population a besoin d’aide. Des millions de personnes ont été déplacées. Les troupeaux ont été décimés. Les risques de famine ne sont pas écartés.»

Parlant de la région d’Equatoria, un responsable de la Croix-Rouge décrivait alors la situation : « Cette région méridionale, qui est le grenier du pays, a été gagnée par les violences. Les petits agriculteurs n’ont pas pu cultiver leurs champs et ont dû quitter leurs terres. Certaines familles ont été déplacées trois, quatre fois. Elles luttent pour survivre mais elles ne peuvent pas endurerdavantage ». Au Congo, ce sont 1,4 millions de personnes qui ont été déplacées dans le même temps. (source : Le Monde, 15/09/2017,  https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/15/apres-une-longue-periode-de-recul-la-faim-progresse-dans-le-monde_5186134_3244.html)

Ce mardi 11 septembre 2018, la FOA, l’organisme de l’ONU chargé de la faim dans le monde, a publié un communiqué dont vous trouverez ci-dessous un extrait important : 

« 11 septembre 2018, Rome - Selon le rapport sur l'Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018, publié aujourd'hui, de nouvelles preuves indiquent que le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde est en hausse, avec 821 millions de personnes en 2017, soit une personne sur neuf. Des progrès limités ont également été observés en matière de lutte contre les différentes formes de malnutrition, qui vont du retard de croissance chez l'enfant à l'obésité adulte, une situation qui menace la santé de centaines de millions de personnes.

La faim est en hausse depuis ces trois dernières années, marquant de ce fait une régression vers les niveaux enregistrés il y a près de dix ans. Cette régression signifie que davantage doit être fait si l'on veut atteindre l'objectif Faim Zéro d'ici 2030.

La situation s'aggrave en Amérique du Sud et dans la plupart des régions d'Afrique, tandis que la tendance vers la baisse du taux de sous-alimentation qui caractérisait le continent asiatique semble fortement ralentir.

Selon le rapport annuel de l'ONU, la variabilité climatique affectant le régime des pluies et les saisons agricoles et les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations font partie des facteurs clés expliquant la hausse de la faim, sans oublier les conflits et les crises économiques.

«Les signes alarmants de la hausse de l'insécurité alimentaire et des différentes formes de malnutrition signifient clairement que des efforts conséquents doivent être déployés afin de s'assurer de «ne laisser personne pour compte» et de réaliser les Objectifs de développement durable liés à la sécurité alimentaire et à la nutrition», ont indiqué les dirigeants de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la préface de leur rapport.

«Si nous souhaitons parvenir à un monde libéré de la faim et de toutes les formes de malnutrition d'ici 2030, il est impératif d'accélérer et d'intensifier les actions visant à renforcer la résilience et la capacité d'adaptation des systèmes alimentaires, ainsi que les moyens d'existence des populations face à la variabilité climatique et aux événements climatiques extrêmes», ont ajouté les dirigeants.

Les impacts de la variabilité et des extrêmes climatiques sur la faim

Les changements climatiques compromettent déjà la production de cultures importantes telles que le blé, le riz et le maïs dans des régions tropicales et tempérées et si l'on ne renforce pas la résilience face au climat, la situation devrait s'aggraver, tandis que les températures augmentent et deviennent plus extrêmes.

Les analyses proposées dans le rapport révèlent que la prévalence et le nombre de personnes sous-alimentées tendent à être plus importants dans les pays fortement exposés aux extrêmes climatiques.

Le taux de sous-alimentation est encore plus considérable lorsque l'exposition aux extrêmes climatiques est associée à une forte proportion de la population dépendante de systèmes agricoles particulièrement sensibles aux précipitations et à la variabilité climatique.

Affectant les zones de cultures agricoles, les températures continuent de dépasser la moyenne à long terme pour la période allant de 2011 à 2016, entraînant ainsi une multiplication des périodes de chaleur extrême ces cinq dernières années. Les saisons des pluies connaissent également une évolution avec un début précoce ou tardif et une répartition inégale des précipitations d'une saison à l'autre.

La production agricole est lourdement affectée par cette situation qui a également pour effet de provoquer des pénuries alimentaires, avec notamment des répercussions sur la hausse des prix des produits alimentaires, sur la baisse des revenus et sur l'accessibilité des populations à la nourriture. »

Le rapport sur l'Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018 pointe sans ambiguité les effets du réchauffement climatique sur la sécurité alimentaire :

- La variabilité du climat et les extrêmes climatiques ont une incidence sur les moyens d'existence et les moyens de subsistance, en particulier des pauvres, ce qui accroît le risque d'insécurité alimentaire et de malnutrition. 

- Les chocs climatiques et la dégradation environnementale limitent les biens et services dont disposent les individus et les populations locales, ce qui non seulement réduit les débouchés économiques et les possibilités de subsistance, mais modifie également leurs capacités de résilience, de faire face et de s'adapter. 

- Les extrêmes climatiques, lorsqu’ils sont prolongés ou récurrents, font que les personnes touchées n’ont plus la même capacité de faire face et entraînent la perte de moyens d'existence, des migrations de détresse et misère. 

- Les catastrophes liées au climat créent et font perdurer la pauvreté. Elles contribuent à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition, ainsi qu'à la vulnérabilité actuelle et future aux extrêmes climatiques. 

- Les événements climatiques extrêmes ont des conséquences à court, moyen et long termes sur la sécurité alimentaire et la nutrition. 

- La variabilité du climat et les extrêmes climatiques peuvent jouer sur la viabilité des moyens d'existence et contraindre ainsi les intéressés à ajuster leur stratégie de subsistance. Des chocs climatiques répétés peuvent saper la capacité des ménages de maintenir leurs actifs et moyens de subsistance ou de réinvestir dans l'agriculture, ce qui peut conduire à une insécurité alimentaire chronique, à la malnutrition, une santé précaire et à un manque de productivité économique. Des éléments prouvent que les moyens d'existence des pauvres sont particulièrement touchés. 

Le rapport insiste sur le fait que "des sécheresses graves peuvent contribuer à accroître l'instabilité sociale et déclancher des conflits".

Notant que 151 millions d’enfants dans le monde souffrent de malnutrition et accusent des retards de croissance, les auteurs du rapport 2018 qualifient de « honteux » le fait qu’une femme sur trois dans le monde en âge de procréer souffre d’anémie, avec des risques importants sur la santé et le développement ». Le rapport pointe que ce taux d’anémie ne baisse dans aucune des régions du monde. (source : FAO, http://www.fao.org/news/story/fr/item/1152102/icode/)

Vous pouvez télécharger le l'Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018 en cliquant sur le lien ou à l'adresse : http://www.fao.org/3/I9553FR/i9553fr.pdf

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Orange_ribbon (symbole de la malnutrition, auteur MesserWoland)

"After a long period of recession, hunger in the world is gaining ground again". This is the alarm call that launched on September 15, 2017 the FAO. A year later, things got worse. The hunger that seemed to be stalled a few years ago has begun to progress in the world. Thus, from 777 million people suffering from hunger in the world, to 804 in 2016, and 821 million in 2017, 17 million more than in the last estimate. We are today in the same situation as it was ten years ago. A disturbing report from the UN today points to two factors: wars and global warming. Allies, heat and precariousness contribute to epidemics (cholera in Sudan for example) which does not help the situation.

In 2017, the UN warned that $ 4.9 billion was needed to cover the needs of South Sudan, Yemen, Somalia and Nigeria. Only 60% of the funds were found, but except for South Sudan, which has recognized extreme famine in the north of its territory, it can be said that the worst has been avoided. However, "millions of people are still at the edge of the cliff", insisted a year ago Dominique Burgeon, director of emergencies at FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), quoted by Le Monde . "The number of those classified as humanitarian emergencies has even increased." The "humanitarian emergency" is the last category on the food security scale before famine. In Mogadishu, Ibrahim Hassan of the NGO Care added: "We remain in the greater uncertainty. Half of the population needs help. Millions of people have been displaced. The herds have been decimated. The risks of famine are not averted. " Speaking of the Equatoria region, a Red Cross official described the situation: "This southern region, which is the breadbasket of the country, was won by the violence. Small farmers could not cultivate their fields and had to leave their land. Some families have been displaced three or four times. They struggle to survive, but they can not endure more. " In Congo, 1.4 million people were displaced at the same time. (source: Le Monde, 15/09/2017, https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/15/apres-une-longue-periode-de-recul-la-faim-progresses- in-the-monde_5186134_3244.html)

On Tuesday, September 11, 2018, the FOA, the UN body responsible for hunger in the world, issued a statement which you will find below an important extract: "September 11, 2018, Rome - According to the State of World Food Security and Nutrition Report 2018, released today, new evidence indicates that the number of hungry people in the world is rising , with 821 million people in 2017, or one in nine people. Limited progress has also been made in combating the various forms of malnutrition, ranging from stunting in children to adult obesity, a situation that threatens the health of hundreds of millions of people. Hunger has been on the rise for the last three years, marking a decline to the levels recorded almost ten years ago. This regression means that more needs to be done to reach the Zero Hunger goal by 2030. The situation is worsening in South America and in most parts of Africa, while the trend towards a decline in the rate of undernourishment that characterized the Asian continent seems to be slowing down considerably. According to the UN Annual Report, climate variability affecting rainfall patterns and agricultural seasons and extreme weather events such as droughts and floods are among the key factors explaining rising hunger, as well as conflict and economic crises.

"The alarming signs of rising food insecurity and different forms of malnutrition clearly mean that significant efforts must be made to ensure" leave no one behind "and to achieve the Sustainable Development Goals related to poverty. food security and nutrition, "said the leaders of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), the International Fund for Agricultural Development (IFAD), the United Nations Development Fund (UNFPA) Childhood (UNICEF), the World Food Program (WFP) and the World Health Organization (WHO) in the preface to their report. "If we want to achieve a world free from hunger and all forms of malnutrition by 2030, it is imperative to accelerate and intensify actions to strengthen the resilience and adaptive capacity of food systems. as well as people's livelihoods in the face of climate variability and extreme weather events, "added the leaders.

The impacts of climate variability and extremes on hunger: Climate change is already compromising the production of important crops such as wheat, rice and maize in tropical and temperate regions, and if climate resilience is not enhanced, the situation is expected to worsen, while temperatures increase and become more extreme. The analyzes proposed in the report reveal that the prevalence and number of undernourished people tend to be higher in countries highly exposed to climate extremes. The rate of undernourishment is even greater when exposure to climate extremes is associated with a high proportion of the population dependent on agricultural systems that are particularly sensitive to rainfall and climate variability. Affecting areas of agricultural crops, temperatures continue to exceed the long-term average for the period from 2011 to 2016, resulting in an increase in periods of extreme heat in the last five years. The rainy seasons are also changing with an early or late start and an uneven distribution of rainfall from one season to another. Agricultural production is severely affected by this situation, which also has the effect of causing food shortages, including impacts on rising food prices, falling incomes, and people's access to food. "

The report on the State of Food Security and Nutrition in the World 2018 unambiguously points out the effects of global warming on food security:
- Climate variability and extremes affect livelihoods and livelihoods, especially for the poor, increasing the risk of food insecurity and malnutrition.

- Climate shocks and environmental degradation limit the goods and services available to individuals and local populations, which not only reduces economic opportunities and livelihood opportunities, but also modifies their resilience, resilience and resilience. 'adapt.

- Extreme climatic extremes, when they are prolonged or recurrent, mean that affected people no longer have the same ability to cope and lead to loss of livelihoods, migrations of distress and misery.

- Climate-related disasters create and perpetuate poverty. They contribute to food insecurity and malnutrition, as well as current and future vulnerability to climate extremes.

- Extreme weather events have short, medium and long term consequences for food security and nutrition.

- Climate variability and extremes can affect livelihood viability and constrain people to adjust their livelihood strategies. Repeated climate shocks can undermine households' ability to maintain their assets and livelihoods or reinvest in agriculture, which can lead to chronic food insecurity, malnutrition, poor health, and a lack of economic productivity. . Evidence shows that the livelihoods of the poor are particularly affected.

The report emphasizes that "severe droughts can contribute to increasing social instability and triggering conflict". Noting that 151 million children worldwide are malnourished and stunted, the 2018 report describes as "shameful" the fact that one in three women in the world of childbearing age suffers from anemia, with significant risks to health and development ". The report points out that this rate of anemia is not declining in any part of the world. (source: FAO, http://www.fao.org/news/story/item/1152102/icode/)

Image : orange ribbon, malnutrition symbol. Author : Messer Woland 

 

11 septembre 2018

Quelles contributions à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques ? Conférence at Unesco today in streaming

Capture d’écran 2018-09-11 à 10

Nous revoilà pour un événement de haut-niveau en amont de l’Ocean Decade. La prochaine conférence commence à 14h30 heures à l’UNESCO :  (14h30-17h) – Recherche académique : quelles contributions à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques ?

Vous êtes bloqués ailleurs et aimeriez quand même participer à l’événement? C’est possible! RDV sur le streaming en ligne en français à partir de 14h30 : webcast.unesco.org/live/fr2/

Here we are at UNESCO for an High-Level Scientific Conference on the road to the Ocean Decade. Today the next conference is at 14:30:00 You couldn’t make it in the room and still want to participate? It’s possible! Join the online streaming in English starting at 14:30 am today: http://webcast.unesco.org/live/en2/

 

10 septembre 2018

Expédition Tour des deux Amériques solidaire en voiler - Newsletter septembre 2018

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 Bonjour,

    Vous trouverez ci-dessus le numéro de septembre de la newsletter de l’expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier. Notre expédition scientifique et pédagogique est engagée dans la lutte pour la protection des océans (un milliard d'hommes en dépendent pour leur alimentation), et la lutte contre le réchauffement climatique, qui aujourd'hui contraint une personne à l'exil toutes les 1,6 secondes.

    Vous êtes des dizaines de milliers de personnes à vous être réunies ce week-end dans les grandes villes de France et à l’étranger ce week-end pour hurler aux oreilles des élus l’urgence d’agir pour lutter contre le réchauffement climatique. Dans le même temps, 700 scientifiques ont publié une tribune dans Libération « exhortant les gouvernants français à passer de l’incantation aux actes ».

   La démission du ministre Nicolas Hulot, las de servir à cautionner des décisions contraires à sa mission, a peut-être eu un effet de catalyseur. Cela fait en effet 46 ans que le Club de Rome a publié le rapport Meadows, indiquant que si on ne mettait pas fin à la croissance, l’humanité irait vers un désastre climatique. Tous les gouvernements le savaient, et rien n’a été fait. Pire encore, l’information, confirmée en 2012 par le MIT, a été peu diffusée.    

   Aujourd’hui, il est trop tard pour arrêter le réchauffement climatique, et notre planète court vers un désastre désormais inéluctable.

Cependant, on peut encore faire deux choses :

              - Ralentir le réchauffement, et repousser le plus tard possible les échéances,

-             - S’y préparer.

    L’exemple typique est la Suède qui a connu des incendies très violents cet été – y compris au-delà du cercle polaire – après avoir connu une température de 35°C durant plusieurs semaines. Il manquait alors 2.500 pompiers à la Suède pour maîtriser ces incendies, qui auraient dû être anticipés depuis de nombreuses années. 

    Préparer nos forêts à résister à ces canicules, préparer nos rivages à résister aux cyclones et à la montée des eaux, préparer nos villes à résister aux inondations, préparer chacun d’entre nous à des changements de mode de vie inéluctables, climatiser nos villes, nous préparer à l’accueil des 250 millions de migrants climatiques que l’ONU prévoit à l’horizon de 2050 : tout cela existe, est possible, et a un coût. C’est ce coût que les gouvernements successifs se sont refusés à payer jusqu’ici, préférant toujours remettre au lendemain l’action. Une politique à court terme qui jette aujourd’hui les gens dans la rue, indignés par le sacrifice qui a été fait du climat qui nous permet de vivre sur la planète.

    Le volet pédagogique de l’expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier s’inscrit dans cette ligne. Nous avons depuis plusieurs mois commencé un cycle de conférences pour alerter les gens sur la nécessité absolue aujourd’hui de lutter pour protéger la biodiversité marine et de lutter contre le réchauffement climatique (les deux sont liés). Notre expédition quittera la Méditerranée le 31 mars 2019 pour cinq années d’expédition autour des deux Amériques, avec passage en Antarctique et en Arctique : recherches scientifiques, tournage de documentaires et de reportages se marieront à un grand cycle de plus de 400 conférences destinées à informer et sensibiliser les individus et les élus à l’urgence de passer à l’action pour sauver ce qui peut encore l’être et protéger les populations. 

    Comme toutes les expéditions scientifiques, nous avons besoin de fonds et de soutiens. A ce jour, les hauts fonctionnaires du gouvernement français nous ont fait beaucoup de promesses, dont aucune n’a été suivie d’effet. Nous ne perdons cependant pas totalement espoir, même si la petite phrase de Nicolas Hulot (« ça fait trente ans qu’on me demande d’être patient ») résonne douloureusement à nos oreilles. Nous ferons dans les prochains mois un bilan des réponses que nous avons obtenues (ou pas) des diverses agences gouvernementales que nous avons contactées depuis un an.

   C’est donc vers les particuliers (dons en échange de reçus fiscaux, crowdfunding, prêts) et vers les entreprises (mécénat et sponsoring) que nous nous tournons aujourd’hui pour achever de boucler notre financement.

   Vous aussi pouvez nous rejoindre et apporter votre pierre à l’édifice, en tant que sponsor en participant à l’achat de notre bateau, en apportant du matériel à notre association, ou en tant que bénévole en donnant quelques heures de votre temps.

   Aider l’expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier, c’est participer à une grande cause !

   Notre dernière newsletter remonte a plus de quatre mois (avril). Quatre mois de travail intensif, de recrutement (nous sommes aujourd’hui 35 marins et 14 plongeurs), d’établissement de partenariats (23 structures et des personnalités comme François de Rugy et l’académicien Jean Jouzel soutiennent actuellement notre expédition), d’organisation de conférences (la prochaine a lieu à Versailles le 20 septembre - cf article infra), de recherche de fonds, etc. Vous trouverez dans la newsletter de septembre de l’expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier l’actualité de cet été.

    Notre association se tient à votre disposition pour tout renseignement, et également pour organiser bénévolement des conférences en milieu scolaire ou associatif sur les thèmes liés aux océans et aux rapports entre océans et climat.

   D’avance, je vous remercie de votre aide, 

   Bonne lecture !

   Philippe Bensimon

Président de l’association Tour des deux Amériques solidaire en voilier

Le numéro de janvier de la newsletter de l'expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier (T2A) est paru. Si vous souhaitez recevoir régulièrement cette newsletter dans votre boîte mail au format pdf (la qualité est évidemment bien meilleure que ci-dessus, et c'est plus facile à lire), vous pouvez inscrire vos noms, prénoms et adresse e-mail en commentaire de ce message. Nous ajouterons votre adresse mail à notre liste de diffusion - qui ne sera jamais communiquée à un tiers, nous nous y engageons. Vous pourrez vous désabonner de cette liste de diffusion sur simple demande faite sur ce blog.

Hi,

    You will find above the September issue of the newsletter of the expedition Tour des deux Amériques solidaire en voile. Our scientific and educational expedition is engaged in the fight for the protection of the oceans (a billion men depend on it for their food), and the fight against global warming, which today forces a person to exile every 1 , 6 seconds. You are tens of thousands of people who have gathered this weekend in major cities of France and abroad this weekend to scream in the ears of elected officials the urgency to act to fight against global warming. At the same time, 700 scientists published a tribune in Libération "urging the French rulers to go from mantra to deeds".

   The resignation of Minister Nicolas Hulot, tired of serving to endorse decisions contrary to his mission, may have had a catalytic effect. It's been 46 years since the Club of Rome published the Meadows Report, stating that if we did not stop the growth, humanity would go towards a climate disaster. All governments knew it, and nothing was done. Worse still, the information, confirmed in 2012 by MIT, has been poorly disseminated. Today, it is too late to stop global warming, and our planet is heading towards a disaster that is now inevitable. However, we can still do two things: - Slowing down the warming, and pushing the deadlines as late as possible, - Prepare yourself.

    The typical example is Sweden, which experienced very violent fires this summer - including beyond the Arctic Circle - after having experienced a temperature of 35 ° C for several weeks. Sweden had 2,500 firefighters to control the fires, which should have been anticipated for many years. Prepare our forests to withstand these heat waves, prepare our shores to withstand cyclones and rising waters, prepare our cities to withstand floods, prepare each of us for changes in lifestyle inevitable, air conditioning our cities, to prepare ourselves for the reception of the 250 million climate migrants that the United Nations anticipates by 2050: all this exists, is possible, and at a cost. It is this cost that successive governments have refused to pay so far, preferring always to postpone the action. A short-term policy that today throws people into the street, indignant at the sacrifice that has been made of the climate that allows us to live on the planet. The pedagogical component of the Tour des Deux Amériques Solidaire en Voilier expedition is part of this line. We have for several months started a cycle of conferences to alert people to the absolute necessity today to fight to protect marine biodiversity and fight against global warming (both are linked). Our expedition will leave the Mediterranean on March 31, 2019 for five years of expedition around the Americas, with passage to Antarctica and the Arctic: scientific research, shooting of documentaries and reports will marry a large cycle of more than 400 conferences intended for inform and sensitize individuals and elected officials to the urgency of taking action to save what can still be and protect the population. Like all scientific expeditions, we need funds and support. To date, senior officials of the French government have made many promises, none of which have been followed up. However, we do not lose hope, even if Nicolas Hulot's little phrase ("I've been asked to be patient for thirty years") resonates painfully in our ears. In the coming months, we will review the responses we have obtained (or not) from the various government agencies we have contacted in the past year.

   It is therefore to individuals (donations in exchange for tax receipts, crowdfunding, loans) and to businesses (sponsorship and sponsorship) that we are turning today to complete our financing. You too can join us and bring your contribution to the building, as a sponsor by participating in the purchase of our boat, by bringing material to our association, or as a volunteer by giving a few hours of your time.

   Helping the expedition Tour des deux Amériques solidarity in sailing, it is to participate in a great cause!

Our last newsletter is more than four months old (April). Four months of intensive work, recruitment (we are now 35 sailors and 14 divers), partnership building (23 structures and personalities like François de Rugy and academician Jean Jouzel currently support our expedition), organization of conferences (the next one is held in Versailles on September 20th - see article below), fundraising, etc. You will find in the September newsletter of the Tour des deux Amériques expedition in sailing ship the news of this summer. Our association is at your disposal for any information, and also to organize volunteer conferences in schools or associations on themes related to oceans and the relationship between oceans and climate.

   In advance, I thank you for your help. Good reading !

   Philippe Bensimon, President of the association Tour des deux Amériques

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The January issue of the Tour des deux Amériques Solidaire en Voyage (T2A) newsletter has been published. If you want to receive this newsletter regularly in your mailbox in pdf format (the quality is obviously better than above, and it's easier to read), you can enter your names, first names and e-mail address in comment of this message. We will add your email address to our mailing list - which will never be communicated to a third party, we commit ourselves. You can unsubscribe from this mailing list on simple request made on this blog.

Le réchauffement climatique à l'œuvre - Iakoutsk (309.911 habitants) en danger - Warming: Yakutsk (309911 inhabitants) in danger

Yakutsk_4_(ntx)(auteur

La république de Sakha (anciennement Yakoutie) est une des républiques de la Russie. Située au nord-est de la Sibérie, elle fait partie des endroits habités les plus froids de la planète. Sa capitale, Iakoutsk (307.911 habitants en 2017), enregistre une température moyenne en janvier de -40°C ; les températures y sont négatives d'octobre à avril. Iakoutsk est bâtie sur du permafrost (pergélisol), en d’autres termes des sols gelés qui s’enfoncent à cet endroit jusqu’à trois cent mètres de profondeur.

C’est une région où l’on trouve du pétrole, du gaz, de l’or et des diamants, ce qui explique l’afflux des gens dans ces lieux au climat inhospitalier. L’immobilier s’y est développé, les immeubles en béton remplaçant les vieilles isbas traditionnelles en bois. Le permafrost devenant meuble lorsqu’il dégèle, les immeubles de Iakoutsk ont donc été construits sur pilotis. Aujourd’hui, l’Institut du permafrost de Iakoutsk surveille avec la plus extrême attention les effets du réchauffement climatique, depuis ses locaux enterrés en partie jusqu’à douze mètres de profondeur dans le sol. Les scientifiques de l’institut ont ainsi constaté que la température moyenne du permafrost était passée de -11°C dans les années quatre-vingt à -8°C aujourd’hui. Interrogée par la journaliste Alexandra Levèque, une responsable de l’Institut du permafrost de Iakoutsk avoue : « Si la température monte, la ville va s’effondrer comme un château de cartes, avec un réchauffement colossal du territoire » (Source : France 5, Drôles de villes pour une rencontre, 09 septembre 2018, 16h15).

The Sakha Republic (formerly Yakutia) is one of the republics of Russia. Located in northeastern Siberia, it is one of the coldest inhabited places on the planet. Its capital, Yakutsk (307,911 inhabitants in 2017), records an average temperature in January of -40 ° C; temperatures are negative from October to April. Yakutsk is built on permafrost (permafrost), in other words frozen soils that sink up to three hundred meters deep.
It is a region where oil, gas, gold and diamonds are found, which explains the influx of people into these inhospitable places. Real estate has therefore developed, with concrete buildings replacing old traditional wooden isbas. As permafrost became loose when it thawed, the buildings in Yakutsk were built on piles. Today, the Institute of Permafrost of Yakutsk monitors with the utmost attention the effects of global warming, from its premises buried in part up to twelve meters deep in the soil. The scientists at the institute have found that the average temperature of permafrost has risen from -11 ° C in the eighties to -8 ° C today. Asked by the journalist Alexandra Levèque, a leader of the Institute of Permafrost of Yakutsk admits: "If the temperature rises, the city will collapse like a house of cards, with a huge warming of the territory" (Source: France 5, Drôles de villes pour une rencontre, September 09, 2018, 4:15 pm).

Photo : Yakutsk_4_(ntx) ; auteur/author : "ntx"/Natxo Rodriguez, Vitoria-Gasteiz, Basque Country.