Sun Odyssey 51 Quint II, en route pour Novigrad, 25 octobre 2019Porec. Réveil à 6h45 ce vendredi 25 octobre. Je file à la capitainerie, que le second du Harbour master est en train d'ouvrir spécialement pour nous permettre de payer de de quitter le port à sept heures du matin. C'est un Croate grand et sympathique, avec lequel j'échange quelques mots sur notre croisière et la météo de la semaine suivante. J'ai consulté dans la nuit les fichiers grib de la NOAA, qui prévoient un peu de vent en milieu de semaine prochaine : 25 noeuds dans notre secteur, rien d'affolant pour un bateau de notre taille (51 pieds). Je règle 206 kunas pour la nuit, qui comprennent l'électricité et 30 kunas pour l'eau - nous avons fait le plein de nos réservoirs d'eau.

A sept heures l'équipage de quart est prêt au départ. François précipite le départ en lâchant la dernière aussière arrière et en démarrant alors qu'une seule des deux pendilles qui retiennent le bateau a été larguée. Je réalise alors que mes explications ont été moins bien intégrées que je ne le pensais : François n'a pas assimilé le fonctionnement des pendilles, et il n'est peut-être pas le seul. On refera tous ensemble dès que possible un topo complet sur l'amarrage et les manœuvres de départ, avec schémas à l'appui. Pour le moment, je donne l'ordre de revenir près du quai pour demander à l'employé de la capitainerie si nous avons causé un dégât à la seconde pendille. Celui-ci me répond que non et à 7h15 nous sommes définitivement partis de Porec. A 7h50 nous passons à l'ouest de la cardinale Ouest Plic Civnam. Nus nous dirigeons toutes voiles dehors vers le nord, en route vers Novigrad, que je ne connais pas encore et que je veux visiter. Le nom évoque une ville nouvelle ; en fait c'est une ancienne cité moyenâgeuse, dont le village actuel a conservé quelques remparts. Il est blotti au sud d'une baie très protégée, à demi-fermée par un môle dont le côté intérieur est équipé de pendilles. Nous choisirons de nous y amarrer. Novigrad s'est dotée d'une marina, presque au coeur du village, mais d'après ma carte le chenal d'accès à celle-ci n'offre que 1,8 m d'eau. C'est insuffisant pour nous (notre tirant d'eau est de 2,10 m) et nous nous garons sur pendille sur le môle, à côté d'un autre bateau déjà amarré. Un employé de la marina vient nous aider. Matthias est à la barre, et a quelques difficultés à stabiliser le bateau, qu'un léger vent (et peut-être un peu de courant ?) ont tendance à coucher le long du quai. 

Novigrad, le Sun Odyssey 51 Quint II amarré au môle de la rade, 25 octobre 2019

Novigrad, le môle qui protège la rade, 25 octobre 2019

Novigrad, amarrage sur pendille au môle de la rade, 25 octobre 2019

A 8h45 le bateau est amarré. Nous disposons d'une franchise de deux heures pour visiter la ville. Plusieurs groupes se forment, et partent à la découverte. La consigne est de se retrouver au bateau au plus tard à 10h30. Le môle, itinéraire obligé pour aller à Novigrad, nous conduit d'abord dans une pinède ombragée. Celle-ci borde des piscines d'eau de mer, dont les bassins alternativement couverts et découverts par la marée. Lorsque nous les observons à l'aller, les murets côté mer sont submergés ; lorsque nous reviendrons une heure et demie plus tard l'eau aura baissé et ils seront devenus bien visibles (cf. photo ci-dessous). Le sentier dans la pinède nous conduit d'abord à l'église dont le clocher, émergeant de la canopée, est visible de loin en mer. Comme dans beaucoup d'endroits aujourd'hui, Dieu est parti en vacances, et a tiré la porte derrière lui. L'église est fermée, et seule une affiche est là pour nous apprendre que nous ratons ainsi la visite de la crypte de Sainte-Pélagie, et de la basilique à trois nefs datée des Ve et VIe siècles.

Les piscines d'eau de mer de Novigrad à marée basse, 25 octobre 2019

Novigrad, 25 octobre 2019

Novigrad, décoration avec des parapluies, 25 octobre 2019

Novigrad, affiche de la crypte Sainte Pélagie, 25 octobre 2019

Novigrad, bas-relief sur l'église, 25 octobre 2019

Novigrad, porte de l'église (fermée), 25 octobre 2019Nous découvrons aussi, scellée sur un des flancs de l'église, une plaque commémorant la mémoire de Calpurnius. Il s'agit sans doute du Romain Lucius Calpurnius Piso, qui avec Gaius Cassius fut chargé par le Sénat de développer la présence romaine en Istrie, et fonda la colonie romaine de Pula. La suite nous conduit par des ruelles décorées de parapluies, d'abord dans le village, puis à la marina. Les derniers remparts ont été semble-t-il rachetés par un hôtel qui en a fait sa façade. Je n'oserai pas rentrer dans la réception de l'hôtel ; un coup d'oeil par la porte vitrée sise au sommet de quelques marches me permet de juger de l'épaisseur des murs. Les constructions de l'époque étaient faites pour durer et résister aux assauts du temps et des hommes. L'influence vénitienne en Istrie est elle aussi bien présente, à travers le Lion ailé de Saint-Marc, symbole de la république des Doges.
Novigrad, entrée d'une maison, 25 octobre 2019

Novigrad, les remparts, 25 octobre 2019

Novigrad, architecture vénitienne, 25 octobre 2019

Le port de Novigrad, 25 octobre 2019

Novigrad, la marina, 25 octobre 2019

Novigrad, café avant de rembarquer, 25 octobre 2019Nos pas nous mènent à une petite placette où le reste de l'équipage est rassemblé à la terrasse d'un bar. En dégustant un café, je surprends une conversation en italien. Les Croates parlent souvent italien ou allemand, mais ici l'italien est plus présent qu'ailleurs. Le village est bilingue, et 12 % de sa population est italienne. Les liens avec Venise toute proche sont encore bien marqués (Novigrad est le port le plus au nord de la Croatie), et une régate au départ de Venise relie régulièrement les deux villes. Nous retournons par les ruelles pavées de marbre au môle où nous attend le bateau. A 10h30 pour larguons les amarres, et prenons la mer en direction du sud et de Rovinj, autre cité médiévale devant laquelle nous sommes passés hier. La mer est plate, et nous avançons avec très peu de vent. Cinq minutes après le départ, nous passons à l'ouest de Plic Val, et à 12h30 nous laissons à bâbord la tourelle Plic Mramori. Là, nous quittons notre route plein sud pour le cap 135° qui va nous amener à Rovinj. Le clocher de la cité est lui aussi visible de loin, surmontant une façade blanche au sommet d'une colline. La partie historique de Rovinj est bâtie sur une presqu'île, reliée au continent par un isthme. Nous aborderons celui-ci par le nord, quelques minutes après avoir laissé à bâbord une colonie de cormorans se dorant au soleil sur les rochers de l'Istrie. Le quai des carburants, protégé de boudins noirs, y est situé. Il est géré par une station service disposant de pompes sur le quai, et aussi d'autres pompes donnant sur la rue qui longe la mer. Nous en aurons pour 1.532 kunas. L'addition réglée, je pars avec Matthias jeter un oeil à l'anse voisine, délimitée par le retour du quai des carburants et la presqu'ile sous la cathédrale. Avant de visiter Rovinj, il nous faut trouver un lieu où amarrer le Sun Odyssey Quint II. Le mur du quai dispose ici d'un retour, sorte de marche à fleur d'eau. Pas de pendille en vue. Soit on s'y amarre sur ancre en maintenant l'arrière à distance du quai pour éviter le retour, soit on s'y amarre le long du quai, mais avec des gros pare-battages. Même si nos pare-battages sont imposants, je ne suis pas sûr qu'ils suffisent à nous écarter assez du quai dans cette anse déserte qui paraît pourtant accueillante.

Tribu de cormorans entre Novigrad et Rovinj, 25 octobre 2019

Rovinj, 25 octobre 2019

Arrivée à Rovinj, 25 octobre 2019

Rovinj (2), 25 octobre 2019

Le port de Rovinj, 25 octobre 2019

Dans le doute, je propose à mon équipage de faire avec le bateau le tour de la presqu'île et d'aller voir s'il y a une place pour nous au port. L'entrée de celui-ci est située au sud de la ville, de l'autre côté de l'isthme. Juste avant l'arrivée au port, attention à respecter la cardinale E, plantée à l'extrémité d'un haut-fond qui vient de l'île Sv Katarina : longer le môle extérieur du port. A 14h30, nous sommes devant l'entrée du port, où nous nous faisons éjecter par un employé : pas de place pour nous, si ce n'est en prenant un corps-mort. Le temps de gonfler l'annexe, mettre en place le moteur et de faire les navettes pour débarquer  et rembarquer l'équipage, nous n'aurons plus le temps de visiter. Je prends la VHF et expose mon problème au Port Authority sur le canal 10. Celui-ci, compréhensif, nous accorde deux heures de franchise au quai nord de la ville. Nous voici donc repartis pour contourner à nouveau la presqu'île, cette fois dans le sens dextrogyre. A 15h15, nous sommes de retour au quai des carburants. Nous nous y amarrons le long du quai, le plus loin possible des pompes pour ne pas gêner d'éventuels gros bateaux. Comme à Novigrad, nous nous égayons dans la ville, au gré de chacun. Cathy et Sophie décident de monter de suite à l'église, et je les suis dans les ruelles étroites qui grimpent à l'assaut de la colline. Quelques mètres avant la cathédrale-basilique qui abrite le sarcophage de Sainte Euphémie, je rentre dans une chapelle transformée en atelier d'artiste (cf. photo). J'échange quelques mots avec l'artiste qui occupe les lieux, et rejoins le groupe. Depuis le parvis de l'église la vue est superbe. Contrairement à Sainte-Pélagie à Novigrad, celle-ci est ouverte et des fidèles y sont rassemblés. Une partie de l'équipage est montée au sommet de l'église, et a découvert que la statue au sommet de celle-ci est mobile : l'effigie de Sainte Euphémie tenant une roue est en fait une girouette qui indique la direction du vent. La décoration de l'église est intéressante ; je rassemblerai les photos que j'ai prises dans un article suivant. Nous redescendons la colline et prenons la direction de la mer, côté sud de l'isthme. Nous y trouvons comme ce matin une partie de l'équipage à une terrasse et nous asseyons avec eux au soleil pour y déguster des glaces. Je prends un banana split (35 kunas), avec la nostalgie d'une précédente escale à Split d'où est originaire ce dessert. Celui qu'on me sert est correct, mais n'a rien d'exceptionnel, rien à voir en tout cas avec le souvenir que j'ai de celui dégusté à Split.

Rovinj, amarrés au quai près des carburants, 25 octobre 2019

Les ruelles étroites pavées de marbre de Rovinj, 25 octobre 2019

Rovinj, l'église Ste Euphémia, 25 octobre 2019

L'église Saint Euphémia (2), 25 octobre 2019

Rovinj, chapelle transformée en atelier d'artiste, 25 octobre 2019

 A 17h30 nous sommes de retour à bord et quittons le quai nord de Rovinj. Nous découvrons la côte au sud de la cité. Un complexe immobilier doté de sa propre marina est intégré dans la végétation. Nous passons ensuite à l'ouest d'Ivan Pucini, et, la nuit tombée, nous contournons par l'ouest puis le sud l'île Brioni proche de Pula. Le feu vert à l'extrémité nord du brise-lames en partie immergé qui protège la baie de Pula nous guide, plein ouest depuis le feu iso 4 secondes au sud de Brioni. Dans la rade, nous repassons comme l'avant-veille au sud d'Otok Andrija, et allons mouiller au même endroit, au fond de la baie. A 21h nous envoyons l'ancre par 7,6 m de fond avec une cinquantaine de mètres de chaîne. Le temps de faire voir à une équipière la pose d'une main de fer et je m'attaque à la confection du dîner : nous aurons un hachis Parmentier de thon en plat de résistance, une tarte aux pommes et aux poires en dessert, et Laura nous a fait un pain maison avec de la farine complète, cuit dans le four du bateau.

Novigrad, départ de la rade, 25 octobre 2019

Rovinj, la Croatie n'échappe pas complètement au béton, 25 octobre 2019

Rovinj, en route vers Pula, 25 octobre 2019 (1)

Rovinj, en route vers Pula, 25 octobre 2019 (2)

Porec. Wake up at 6:45 this Friday, October 25th. I go to the harbor master's office, the second at the Harbor Master is opening specially to allow us to pay to leave the port at seven in the morning. He is a big and friendly Croatian, with whom I share a few words about our cruise and the weather of the following week. I consulted at night NOAA's grib files, which predict a little wind in the middle of next week: 25 knots in our sector, nothing frightening for a boat of our size (51 feet). I pay 206 kuna for the night, which includes electricity and 30 kuna for water - we have refilled our water tanks.
At seven o'clock the shift crew is ready to depart. François rushes the start by releasing the last rear hawser and starting while only one of the two hangers that hold the boat was dropped. I realize then that my explanations were less well integrated than I thought: François did not assimilate the functioning of the pendants, and he is perhaps not the only one. We will do all together as soon as possible a complete topo on the mooring and starting maneuvers, with diagrams in support. For the moment, I give the order to return near the wharf to ask the Harbor Master's officer if we have caused a damage to the second dangle. This one answers me no and at 7:15 we definitely left Porec. At 7:50 we pass west of Cardinal West Plic Civnam. Naked we sail all the way north to Novigrad, which I do not know yet and want to visit. The name evokes a new city; in fact it is an old medieval city, whose current village has preserved some ramparts. It is nestled south of a very protected bay, half-closed by a pier whose inner side is equipped with hangers. We will choose to moor there. Novigrad has a marina, almost in the heart of the village, but according to my map the channel access to it offers only 1.8 m of water. This is not enough for us (our draft is 2.10 m) and we park on the pole on the pier, next to another boat already moored. An employee of the marina comes to help us. Matthias is at the helm, and has some difficulty stabilizing the boat, a light wind (and maybe a little bit of current?) Tend to lie along the dock.
At 8:45 the boat is moored. We have a two-hour franchise to visit the city. Several groups are formed, and go to the discovery. The instruction is to meet at the boat no later than 10:30. The mole, a necessary route to Novigrad, leads us first to a shady pine forest. It borders pools of seawater, basins alternately covered and discovered by the tide. When we observe them on the way out, the sea side walls are submerged; when we come back an hour and a half later the water will have dropped and they will have become visible (see picture below). The path in the pine forest leads us first to the church whose bell tower, emerging from the canopy, is visible from afar at sea. As in many places today, God went on vacation, and pulled the door behind him. The church is closed, and only a poster is there to teach us that we miss and visit the crypt of St. Pelagie, and the basilica with three naves dated the fifth and sixth centuries.
We also discover, sealed on one of the flanks of the church, a plaque commemorating the memory of Calpurnius. It is undoubtedly the Roman Lucius Calpurnius Piso, who with Gaius Cassius was commissioned by the Senate to develop the Roman presence in Istria, and founded the Roman colony of Pula. The suite leads us through alleys decorated with umbrellas, first in the village, then at the marina. The last walls were apparently bought by a hotel that has made its facade. I dare not go into the hotel reception; a glance through the glass door at the top of a few steps allows me to judge the thickness of the walls. The buildings of the time were made to last and resist the onslaught of time and men. The Venetian influence in Istria is also present, through the winged Lion of St. Mark, symbol of the Doge Republic.

Our steps lead us to a little square where the rest of the crew is gathered on the terrace of a bar. While enjoying a coffee, I catch a conversation in Italian. Croatians often speak Italian or German, but here Italian is more present than elsewhere. The village is bilingual, and 12% of its population is Italian. The links with nearby Venice are still well marked (Novigrad is Croatia's northernmost port), and a regatta from Venice regularly links the two cities. We return by the paved streets of marble to the pier where the boat awaits us. At 10:30 to drop the moorings, and take the sea in the direction of the south and Rovinj, another medieval city in front of which we passed yesterday. The sea is flat, and we move with very little wind. Five minutes after departure, we pass west of Plic Val, and at 12:30 we leave Port Plic Mramori on the port side. There we leave our south-facing road for 135 ° heading to Rovinj. The steeple of the city is also visible from afar, surmounting a white faça at the top of a hill. The historical part of Rovinj is built on a peninsula, connected to the mainland by an isthmus. We will approach this one from the north, a few minutes after leaving on the port side a cormorant colony basking in the sun on the rocks of Istria. The fuel quay, protected from black pudding, is located there. It is managed by a service station with pumps on the platform, and also other pumps overlooking the street along the sea We will have 1,532 kuna. The set up, I go with Matthias take a look at the nearby cove, bounded by the return of the fuel quay and the peninsula under the church. Before visiting Rovinj, we need to find a place to moor the Sun Odyssey Quint II. The wall of the quay here has a return, a kind of step at the water's edge. No dangle in sight. Either we anchor on anchor while keeping the rear remote from the dock to avoid the return, or we moor along the dock, but with large fenders. Even if our fenders are imposing, I'm not sure they are enough to separate us enough from the dock in this deserted cove that seems yet welcoming.
When in doubt, I suggest to my crew to do with the boat around the peninsula and to see if there is a place for us at the port. The entrance to it is located south of the city, on the other side of the isthmus. Just before arriving at the port, be careful to respect the cardinal E, planted at the end of a shoal that comes from the island Sv Katarina: along the outer pier of the port. At 14:30, we are in front of the port entrance, where we are ejected by an employee: no room for us, except by taking a mooring. The time to inflate the annex, set up the engine and make the shuttles to disembark and re-embark the crew, we will not have time to visit. I take the VHF and expose my problem to the Port Authority on channel 10. This one, understanding, gives us two hours of franchise to the north wharf of the city. So here we go again around the peninsula, this time in the direction of dextrogyra. At 3:15 pm, we are back at the fuel pier. We moor along the dock, as far as possible from the pumps so as not to hinder any large boats. As in Novigrad, we rejoice in the city, at the whim of everyone. Cathy and Sophie decide to go up to the church immediately, and I follow them to the narrow streets that climb the hill. A few meters before the church that houses the sarcophagus of Saint Euphemia, I enter a chapel transformed into an artist's studio (see photo). I exchange a few words with the artist who occupies the premises, and join the group. From the forecourt of the church the view is superb. Unlike Sainte-Pélagie in Novigrad, it is open and faithful are gathered there. Part of the crew climbed to the top of the church, and discovered that the statue at the top of it is mobile: the effigy of the helmsman is actually a weather vane that indicates the direction of the wind. The decoration of the church is interesting; I will collect the photos I took in a next article. We go down the hill and take the direction of the sea, south side of the isthmus. We find this morning part of the crew on a terrace and we sit with them in the sun to enjoy ice cream. I take a banana split (35 kunas), with the nostalgia of a previous stopover in Split where this dessert originated. The one served me is ok, but nothing special, nothing to do anyway with the memory I have of the one tasted in Split.
At 5.30 pm we are back on board and leave the northern pier of Rovinj. We discover the coast south of the city. A real estate complex with its own marina is integrated into the vegetation. We then go west to Ivan Pucini, and after dark, we turn west and then south to Brioni Island near Pula. The green light at the north end of the partially submerged breakwater that protects the Pula Bay guides us west due to the fire iso 4 seconds south of Brioni. In the roadstead, we go back as before two days south of Otok Andrija, and go to anchor at the same place, at the bottom of the bay. At 21h we send the anchor by 7.6 m of bottom with about fifty meters of chain. Time to show a teammate the pose of an iron fist and I attack the making of dinner: we will have a mincemeat tuna in a plate of resistance, an apple pie and pears for dessert, and Laura made us a homemade bread with whole flour, baked in the oven of the boat.

Photos : Le Sun Odyssey 51 Quint II, en route pour Novigrad, 25 octobre 2019 ; Novigrad, amarrage sur pendille au môle de la rade, 25 octobre 2019 ; Novigrad, le môle qui protège la rade, 25 octobre 2019 ; Novigrad, le Sun Odyssey 51 Quint II amarré au môle de la rade, 25 octobre 2019 ; Les piscines d'eau de mer de Novigrad à marée basse, 25 octobre 2019 ; Novigrad, la rade, 25 octobre 2019 ; L'église de Novigrad, 25 octobre 2019 ; Novigrad, affiche de la crypte Sainte Pélagie, 25 octobre 2019 ; Novigrad, bas-relief sur l'église, 25 octobre 2019 ; Novigrad, porte de l'église (fermée), 25 octobre 2019 , Novigrad, entrée d'une maison, 25 octobre 2019 ; Novigrad, les remparts, 25 octobre 2019 ; Novigrad, architecture vénitienne, 25 octobre 2019 ; Le port de Novigrad, 25 octobre 2019 ; Novigrad, la marina, 25 octobre 2019 ; Novigrad, café avant de rembarquer, 25 octobre 2019 ; Tribu de cormorans proche de Rovinj, 25 octobre 2019 ; Rovinj, côté nord, 25 octobre 2019 ; Rovinj, avant l'entrée du port, 25 octobre 2019 ; Rovinj, l'entrée du port, 25 octobre 2019 ; Rovinj, amarrés au quai nord de la ville, 25 octobre 2019 ; Rovinj, montée dans les ruelles vers l'église, 25 octobre 2019 ; Rovinj, panoramique de l'église sur la péninsule, 25 octobre 2019 ; Rovinj, la cathédrale-basilique Sainte-Euphémie, 25 octobre 2019 ; La chapelle transformée en atelier d'artiste, 25 octobre 2019 ; Rovinj, départ en fin d'après-midi, 25 octobre 2019 ; Ensemble immobilier au sud de Rovinj, 25 octobre 2019 ; Au sud de Rovinj, en route pour Pula, 25 octobre 2019 (1 et 2). Auteur/author : Philippe Bensimon.